Suivi RSA = néant absolu
Publié : 11 déc. 2012 15:44
Bonjour tout le monde,
Je ne suis pas ASS mais CESF en petite enfance. L'une de mes amies proches touche l'allocation RSA et j'aimerais demander des infos à toutes ASS qui sauraient me répondre :
Mon amie a 25 ans et a été maman isolée à 20 ans. Ayant démissionné pendant sa grossesse, elle a ouvert ses droits à l'API et n'est jamais revenue dans l'emploi depuis lors. Aujourd'hui, sa fille a 5 ans, et mon amie est bénéficiaire du RSA + autres allocations, pour un total d'environ 960€ par mois.
Elle a également droit aux restos du coeur, la CMU, la réduction de factures (gaz, électricité...) de chèques vacances, de primes de Noël, etc...
C'est une personne ayant un caractère assez passif et se victimisant beaucoup, pensant dur comme fer que ses allocations sont un dû de la société en contrepartie d'élever seule son enfant, sans homme.
Partant du principe qu'ayant des parents plutôt absents de sa scolarité, elle a donc été mal orientée dans sa jeunesse (BEP vente), ce qui ne lui permettrait pas aujourd'hui de faire un travail agréable et bien payé, elle ne souhaite pas revenir dans le monde de l'emploi dans le futur. Pour elle, elle gagnerait moins d'argent et n'aurait plus autant de temps libre, et, de toute façon, c'est impossible du fait d'être mère isolée (garde de sa fille, trajets de travail, etc).
Sauf que, à travers ce discours, je vois bien que ça ne va pas. Et la difficulté de cette situation résulte du fait que mon amie n'est pas suivie par un travailleur social. J'aimerais beaucoup qu'elle puisse bénéficier de rendez-vous avec des ASS de secteur, des conseillers pôle emploi, et la mission locale, mais il n'en est rien.
Elle en a eu il y a quelques années, mais ils n'ont pas demandé de nouveaux rendez-vous depuis presque 3 ans. Ni de recherche d'emploi à faire, ni rien. Il n'y a que son entourage qui pourrait la motiver, sauf que sa persistance à ne pas vouloir travailler l'éloigne socialement de ses proches.
J'essaie de rester dans l'empathie et de ne pas juger ses comportements/discours, mais je me demande si un jour, sa vie pourra prendre un nouveau tournant... Parce qu'être au RSA socle pendant si longtemps, ne lui a pas profité : suite à la naissance de sa fille sans papa, mon amie a subi une grave dépression. Durant la première année de sa vie, ma filleule a subi nombre de brimades et de tapes quand elle n'obéissait pas au doigt et à l'oeil et a beaucoup vu sa maman pleurer et être découragée de la vie (encore aujourd'hui, mon amie utilise beaucoup la gifle forte comme moyen de punition, en privé comme en public). Mon amie a atteint en 5 ans un poids qui fait d'elle une personne en obésité et en résultent des genoux/chevilles/pieds foutus.
Victime d'un manque de confiance en elle, elle a délaissé son corps et sa santé, devenant donc obèse au fur et à mesure des ans (et ça continue), avec des dents en très mauvais état.
Toujours vêtue de noir, en retrait dans la société, je me désespère qu'un jour, elle puisse retourner travailler et avoir des projets de vie, plutôt que d'attendre ... et attendre encore.
C'est une personne qui avant cette naissance bouleversante était une battante, manager dans un fast-food, mince et très coquette, toujours à faire la folle et à sortir, un vrai soleil ambulant.
Je ne la reconnais plus du tout et je persiste à penser qu'il est nécessaire de suivre TOUTES les personnes allocataires de la CAF car derrière l'enveloppe d'argent se cachent de vraies souffrances qui pourraient prendre fin grâce à un accompagnement complet et personnalisé.
Un jour, va-t-elle ENFIN devoir des comptes à quelqu'un pour sa recherche d'emploi ? Ou toujours passer dans les mailles du filet ?
Elle ne changera jamais sa situation d'elle même, déjà trop fatiguée pour nettoyer son intérieur (rempli de poussières, tâches, objets/linge sales, ...) et pour faire les trajets d'école à pied (trajet appart/école = 60 mètres).
Je ne suis pas ASS mais CESF en petite enfance. L'une de mes amies proches touche l'allocation RSA et j'aimerais demander des infos à toutes ASS qui sauraient me répondre :
Mon amie a 25 ans et a été maman isolée à 20 ans. Ayant démissionné pendant sa grossesse, elle a ouvert ses droits à l'API et n'est jamais revenue dans l'emploi depuis lors. Aujourd'hui, sa fille a 5 ans, et mon amie est bénéficiaire du RSA + autres allocations, pour un total d'environ 960€ par mois.
Elle a également droit aux restos du coeur, la CMU, la réduction de factures (gaz, électricité...) de chèques vacances, de primes de Noël, etc...
C'est une personne ayant un caractère assez passif et se victimisant beaucoup, pensant dur comme fer que ses allocations sont un dû de la société en contrepartie d'élever seule son enfant, sans homme.
Partant du principe qu'ayant des parents plutôt absents de sa scolarité, elle a donc été mal orientée dans sa jeunesse (BEP vente), ce qui ne lui permettrait pas aujourd'hui de faire un travail agréable et bien payé, elle ne souhaite pas revenir dans le monde de l'emploi dans le futur. Pour elle, elle gagnerait moins d'argent et n'aurait plus autant de temps libre, et, de toute façon, c'est impossible du fait d'être mère isolée (garde de sa fille, trajets de travail, etc).
Sauf que, à travers ce discours, je vois bien que ça ne va pas. Et la difficulté de cette situation résulte du fait que mon amie n'est pas suivie par un travailleur social. J'aimerais beaucoup qu'elle puisse bénéficier de rendez-vous avec des ASS de secteur, des conseillers pôle emploi, et la mission locale, mais il n'en est rien.
Elle en a eu il y a quelques années, mais ils n'ont pas demandé de nouveaux rendez-vous depuis presque 3 ans. Ni de recherche d'emploi à faire, ni rien. Il n'y a que son entourage qui pourrait la motiver, sauf que sa persistance à ne pas vouloir travailler l'éloigne socialement de ses proches.
J'essaie de rester dans l'empathie et de ne pas juger ses comportements/discours, mais je me demande si un jour, sa vie pourra prendre un nouveau tournant... Parce qu'être au RSA socle pendant si longtemps, ne lui a pas profité : suite à la naissance de sa fille sans papa, mon amie a subi une grave dépression. Durant la première année de sa vie, ma filleule a subi nombre de brimades et de tapes quand elle n'obéissait pas au doigt et à l'oeil et a beaucoup vu sa maman pleurer et être découragée de la vie (encore aujourd'hui, mon amie utilise beaucoup la gifle forte comme moyen de punition, en privé comme en public). Mon amie a atteint en 5 ans un poids qui fait d'elle une personne en obésité et en résultent des genoux/chevilles/pieds foutus.
Victime d'un manque de confiance en elle, elle a délaissé son corps et sa santé, devenant donc obèse au fur et à mesure des ans (et ça continue), avec des dents en très mauvais état.
Toujours vêtue de noir, en retrait dans la société, je me désespère qu'un jour, elle puisse retourner travailler et avoir des projets de vie, plutôt que d'attendre ... et attendre encore.
C'est une personne qui avant cette naissance bouleversante était une battante, manager dans un fast-food, mince et très coquette, toujours à faire la folle et à sortir, un vrai soleil ambulant.
Je ne la reconnais plus du tout et je persiste à penser qu'il est nécessaire de suivre TOUTES les personnes allocataires de la CAF car derrière l'enveloppe d'argent se cachent de vraies souffrances qui pourraient prendre fin grâce à un accompagnement complet et personnalisé.
Un jour, va-t-elle ENFIN devoir des comptes à quelqu'un pour sa recherche d'emploi ? Ou toujours passer dans les mailles du filet ?
Elle ne changera jamais sa situation d'elle même, déjà trop fatiguée pour nettoyer son intérieur (rempli de poussières, tâches, objets/linge sales, ...) et pour faire les trajets d'école à pied (trajet appart/école = 60 mètres).