retour à domicile d'une personne vulnérable, que faire ?
Publié : 18 mars 2015 22:12
Ass depuis peu dans un SSR, je suis confrontée à une situation où je ne sais que faire et dois pourtant réfléchir et agir vite. Une patiente de 60 ans en rééducation depuis plusieurs mois a décidé de retourner à son domicile avec son compagnon. Elle en a assez de la rééducation, refuse les séances. Elle ne souhaite qu’une chose, le retour à domicile que tout contre indique : logement vétuste et inadapté et dépendance. En effet elle marche peu, se déplace la plupart du temps en fauteuil et surtout elle est atteinte d’aphasie, il est très difficile pour elle de se faire comprendre. Elle pourra difficilement sortir car habite à l’étage sans ascenseur et pas moyen de monter les escaliers. Déjà avant son hospitalisation, cette dame avait tendance à s’alcooliser ainsi que son ami. Cette personne se braque facilement, peut vite être opposante, agressive. Malgré tout, elle et son compagnon ont pris la décision d’un retour à domicile en fin de semaine, en prenant de court toute l’équipe. Selon le médecin du service, on ne peut pas l’en empêcher : dans la mesure où elle a des troubles de la communication mais pas de compréhension, on ne peut la contraindre. Loin de moi cette idée mais je m’interroge vraiment sur ce retour plus que fragile alors que Madame est vulnérable du fait de sa dépendance et son aphasie. A cela s’ajoute l’éthylisme et la fiabilité moyenne de l’ami…
Refusant toute aide au début, Madame a accepté les IDE, la téléalarme… je négocie en ce moment l’APA mais Madame est pour l’instant dans le refus… Il ne me reste qu’un jour, celui de sa sortie, pour finaliser les choses avec le couple.
Malheureusement, pas de collègues ni de cadre sur lesquels m’aider suite à un concours de circonstances.
Faire un signalement au Procureur, en parler un minimum avec la dame et son compagnon, cela me paraît difficile vu le peu de temps qu’il me reste. En ne le faisant pas, je crains la non assistance à personne en danger bien que le docteur affirme qu’il n’y a pas de péril imminent. En le faisant, c’est mon éthique qui est interrogée, je me demande jusqu’où on peut aller dans le respect de la volonté de la personne…
Pour moi il est indispensable de faire au moins le lien avec le secteur. Question bête mais puis-je faire ce lien si Mme et son compagnon s’y opposent ?
J’avoue n’avoir plus aucun recul sur cette situation. Vos conseils seront les bienvenus, je vous en remercie d’avance…
Refusant toute aide au début, Madame a accepté les IDE, la téléalarme… je négocie en ce moment l’APA mais Madame est pour l’instant dans le refus… Il ne me reste qu’un jour, celui de sa sortie, pour finaliser les choses avec le couple.
Malheureusement, pas de collègues ni de cadre sur lesquels m’aider suite à un concours de circonstances.
Faire un signalement au Procureur, en parler un minimum avec la dame et son compagnon, cela me paraît difficile vu le peu de temps qu’il me reste. En ne le faisant pas, je crains la non assistance à personne en danger bien que le docteur affirme qu’il n’y a pas de péril imminent. En le faisant, c’est mon éthique qui est interrogée, je me demande jusqu’où on peut aller dans le respect de la volonté de la personne…
Pour moi il est indispensable de faire au moins le lien avec le secteur. Question bête mais puis-je faire ce lien si Mme et son compagnon s’y opposent ?
J’avoue n’avoir plus aucun recul sur cette situation. Vos conseils seront les bienvenus, je vous en remercie d’avance…