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actes éducatifs
Publié : 08 mars 2006 12:12
par lol
Je suis en première année éduc spé et j'ai un problème sur un devoir de psychopéda concernat les actes éducatifs. Il y a des questions qu'on ferait mieux de se poser et que je crois on oublie. Du genre qu'est ce qu'un acte éducatif? Un acte qui permet au public avec lequel on travaille de se reprendre en main, de se relever, de se sentir soutenu? Les toilettes peuvent être un acte éducatif, mais les éducs bossant dans le monde du handicap les font elles passer comme telles? Où préférent ils ne s'occuper que des activités de sorties, de courses, de sport, laissant les toillette aux AMP et oubliant la définition d'actes éducatifs? Les actes qui semblent plus ingrats dans notre travail ne sont ils pas aussi essentiels et compatibles avec les autres activités que nous mettons en place pour permettre aux personnes avec lequelles nous travaillons de mieux vivre?
Re: actes éducatifs
Publié : 08 mars 2006 18:14
par Simon
Avé
Je ne suis pas sur de saisir exactement ce que tu fais: pousser une gueulante, questionner, te questionner, donner ton opinion?...
Voir un peu de tout çà...
Aussi vais-je te répondre un peu tit peu dans le même genre: moi (et je n'engage que ma personne) je considère que l'acte éducatif est l'action (ou l'inaction) la parole ou encore le silence par lequel un travailleru social exprime sa posture éducative par rapport à son éthique, ses principes, la situation, le cadre d'intervention et pour finir surtout par rapport à une personne (ou un groupe).
Cette espèce de définition large est autant applicable à un "simple" espace d'écoute, qu'un accompagnement administratif, qu'un entretien semi-directif ou encore de frotter le dos à un résident...
En revanche il ne me viendrait pas à l'idée de les comparer ou de les hiérarchiser car en fonction de l'instant et des circonstances (personne, lieu, cadre...)chacun d'eux peu revétir une qualité d'obligatoire, nécessaire voir vitale. Oui vital, car même un sourire peut devenir le détonateur de ce qui stoppera une personne dans son programme de suicide.
Dire qu'une douche mérite moins d'attachement à la fonction éducative qu'un accompagnement chez le juge, dans l'absolu pourrait paraître vrai (en fonction de la répétition de cet acte quotidien), mais dans la réalité de l'éducateur au contact des humains (pour moi) c'est un manque total de résponsabilité professionnelle. Souvent c'est dans l'infiniment petit, du quotidien informel qu'on trouve le Juste (par rapport à un entretien d'ordinaire organisé de manière formelle); donc disai-je c'est dans le riquiqui de la répétition que souvent je remarque que se dessine les plus importants éléments d'information: car ils sont exempts de la guangue étouffante du formalisme. C'est-à dire qu'il n'est plus question de répondre à môssieur l'éducateur par rapport à ce qui'il peut m'apporter mais seulement de dire ce qui est important, point. Et si l'éduc est schlérosé par sa mission,s'il est trop autostigmatisé par ce qu'il espère apporter de bien-être à autrui, alors que dire de l'autre qui lui vit dans ce lieu, le soir ne rentrant pas chez lui satisfait d'avoir travaillé (voir bien travaillé).
Pour moi chaque jour remettre à neuf ma pratique c'est pouvoir travailler à m'emerveiller toujours. De sorte que si quelque chose est émis ou proposé par la personne je veux avoir suffisement de naïveté, d'erreur, de faute pour pouvoir y être réceptif.
Je pense comme toha que la disponibilité ne se mesure pas seulement à des actes éducatifs ronflants et distingués. Certes ils sont extrêmement importants (je les pratique) mais eux ne font pas d'abord la démonstration de la disponibilité de l'éducateur (naissance de la relation); comme quand il faut "torcher un cul": pourtant cet instant, peu reluisant, est justement l'occasion de créer quelque chose de tangible en terme de relation. Alors qu'au cour d'une sortie du fait de la perturbation occasionné par le média (un jeu, le parc d'attraction, les descentes à ski) il faut d'autant plus cravacher pour raccrocher la relation-vraie. Mais effectivement c'est plus plaisant une activité, car on s'y retrouve mieux, on flatte son égo devant la réusite des objectifs, c'est plus facile de passer un bon moment avec un ballon de foot qu'à aider quelqu'un à manger son mixé!
Bon tâchons de pas se fâcher, MMMMMpfffffff, Zen!
Il faut modérer mon propos que dans le vaste domaine du sociale ce type d'acte éducatif au plus proche, voir qui touchent à l'intimité, n'existent que par ce qu'ils sont compris dans la relation éducative. Ce que je déplore suelement c'est qu'ils pourraient ne plus être pratiqué par des éducaterus lesquel y perdraientt une richesse, selon moi. Pour autant dans le référentiel métier ce type d'acte éducatif est-il visé?
Au final chacun fait comme y peu (et pas uniquement par rapport à lui... fonctionnement, structure...). Mais celui qui a le malheur de me dire que son suivi en atelier informatique est plus meilllleur éducatif que quand j'aide un adulte en foyer d'hebergement à se raser, j'y souris pendant que ma main vient claquer mon front (tout en pensant que je préfèrerais que le-dit front rencontre sa trite figure), Diantre !
Dépitémment Eviltween.
Re: actes éducatifs
Publié : 10 mars 2006 19:07
par lol
Merci Simon pour cette réponse détaillée et réfléchis qui m'aide dans ma réflexion. Car c'est surtout une réfléxion que je fais par ce message. bonne continuation