Bonjour,
Je suis étudiante en 3ème année AS, j'effectue mon mémoire sur la santé mentale des femmes et notamment la dépression. Je travaille plus particulièrement sur les causes expliquant le taux de morbidité plus importante des femmes.
Socialisation, inégalités sociales ...
Si jamais vous auriez des pistes de lectures, des idées, des infos à échanger, je suis preneuse !
Bonne journée
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Questions : mémoire santé mentale femmes
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tintinmilou
Re: Questions : mémoire santé mentale femmes
renseignes toi sur les problèmes hyper thyroïdiens ...
C'est la seule supériorité que les hommes ont sur les femmes : elles sont plus sujettes qu'eux à faire une hypothyroïdie.
Ce genre de maladie a une grosse influence sur le psychisme féminin au point que, lorsque une femme est orientée en HP, la première chose qu'on fait c'est un bilan thyroïdien.
Ce post n'est pas une blague.
C'est la seule supériorité que les hommes ont sur les femmes : elles sont plus sujettes qu'eux à faire une hypothyroïdie.
Ce genre de maladie a une grosse influence sur le psychisme féminin au point que, lorsque une femme est orientée en HP, la première chose qu'on fait c'est un bilan thyroïdien.
Ce post n'est pas une blague.
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Joachim
Re: Questions : mémoire santé mentale femmes
A voir du côté de la psychanalyse.
Freud a beaucoup écrit sur les névroses féminines.
Les différences hommes femmes ne se réduisent donc pas à un problème de glande... huhu
Le psychisme féminin est traversé par des injonctions sociales difficiles à tenir. Tu peux notamment t'orienter sur la question des multiples rôles et statuts qui supposent articulation, organisation et représentation.
Du côté de chez Freud, à l'époque où l'on parlait encore d'hystérie comme d'une pathologie féminine, il était question de la moindre "résistance" de la femme aux schémas familiaux, notamment.
C'est à dire que certaines dépressions chez les femmes peuvent trouver des éléments de réponse dans cette tentative parfois délétère de s'investir dans l'activité familiale au détriment d'un moi délaissé.
La résistance masculine suppose au contraire une prise de conscience plus précoce de l'intérêt supérieur du moi. Peut-être moins d'attachement irrationnel au caractère "sacré" de la paternité, du couple, et de la cellule familiale en général.
Si l'on prête un peu de crédibilité aux théories de l'énergie psychique (la libido), alors on peut aussi lire chez Freud, que l'investissement de la libido chez la femme est presque toujours exclusivement orienté vers ses enfants.
D'où les décompensations qui surviennent aux moments clés que sont l'arrivée du premier enfant, ou leur départ du domicile.
D'un point de vue strictement sociologique, il me semble pertinent d'accentuer ton travail sur le rapport entre les demandes de différentes natures qui sont faites aux femmes (soyez belles, soyez rassurantes, soyez autonomes vis à vis des hommes, soyez de bonnes mères)et la faculté de pouvoir répondre à ces demandes.
Il y a notamment cette idée d'injonction paradoxale ou de double contrainte qui me paraît s'exercer à plusieurs niveaux. Par exemple, lors du choix des partenaires, des impératifs sociaux peuvent se contredire. Une étude publiée dans Sciences humaines il y a quelques années montrait même que les femmes avaient une image du partenaire idéal pour la présentation de soi, et une autre qui contredisait généralement toutes les attentes et toutes les préconisations, mais qui finissait par avoir beaucoup d'influence dans l'acte de choisir.
Il était notamment question d'entretiens avec un psychologue où les femmes cherchaient toutes un homme stable, rassurant, gentil et protecteur, en écartant volontairement certains critères comme l'argent ou l'ambition. Et de l'autre côté, des questionnaires anonymes qui révélaient des critères moins aseptisés, comme la violence (quand elle est dirigée vers autrui), le mépris (quand il permet de s'assurer une forme de protection), l'argent (avec le sous-critère argent licite et/ou illicite) ainsi que certains autres que j'ai oublié mais qui renvoyaient à une forme de domination sinon physique, au moins morale, intériorisée.
Tout ça pour dire que le sujet de la maladie mentale chez les femmes est loin d'être facilement synthétisé. En revanche avec un sujet pareil tu risques de te heurter à certaines réticences, à plus forte raison dans un univers féminin qui voudrait ignorer ses composantes... féminines
Freud a beaucoup écrit sur les névroses féminines.
Les différences hommes femmes ne se réduisent donc pas à un problème de glande... huhu
Le psychisme féminin est traversé par des injonctions sociales difficiles à tenir. Tu peux notamment t'orienter sur la question des multiples rôles et statuts qui supposent articulation, organisation et représentation.
Du côté de chez Freud, à l'époque où l'on parlait encore d'hystérie comme d'une pathologie féminine, il était question de la moindre "résistance" de la femme aux schémas familiaux, notamment.
C'est à dire que certaines dépressions chez les femmes peuvent trouver des éléments de réponse dans cette tentative parfois délétère de s'investir dans l'activité familiale au détriment d'un moi délaissé.
La résistance masculine suppose au contraire une prise de conscience plus précoce de l'intérêt supérieur du moi. Peut-être moins d'attachement irrationnel au caractère "sacré" de la paternité, du couple, et de la cellule familiale en général.
Si l'on prête un peu de crédibilité aux théories de l'énergie psychique (la libido), alors on peut aussi lire chez Freud, que l'investissement de la libido chez la femme est presque toujours exclusivement orienté vers ses enfants.
D'où les décompensations qui surviennent aux moments clés que sont l'arrivée du premier enfant, ou leur départ du domicile.
D'un point de vue strictement sociologique, il me semble pertinent d'accentuer ton travail sur le rapport entre les demandes de différentes natures qui sont faites aux femmes (soyez belles, soyez rassurantes, soyez autonomes vis à vis des hommes, soyez de bonnes mères)et la faculté de pouvoir répondre à ces demandes.
Il y a notamment cette idée d'injonction paradoxale ou de double contrainte qui me paraît s'exercer à plusieurs niveaux. Par exemple, lors du choix des partenaires, des impératifs sociaux peuvent se contredire. Une étude publiée dans Sciences humaines il y a quelques années montrait même que les femmes avaient une image du partenaire idéal pour la présentation de soi, et une autre qui contredisait généralement toutes les attentes et toutes les préconisations, mais qui finissait par avoir beaucoup d'influence dans l'acte de choisir.
Il était notamment question d'entretiens avec un psychologue où les femmes cherchaient toutes un homme stable, rassurant, gentil et protecteur, en écartant volontairement certains critères comme l'argent ou l'ambition. Et de l'autre côté, des questionnaires anonymes qui révélaient des critères moins aseptisés, comme la violence (quand elle est dirigée vers autrui), le mépris (quand il permet de s'assurer une forme de protection), l'argent (avec le sous-critère argent licite et/ou illicite) ainsi que certains autres que j'ai oublié mais qui renvoyaient à une forme de domination sinon physique, au moins morale, intériorisée.
Tout ça pour dire que le sujet de la maladie mentale chez les femmes est loin d'être facilement synthétisé. En revanche avec un sujet pareil tu risques de te heurter à certaines réticences, à plus forte raison dans un univers féminin qui voudrait ignorer ses composantes... féminines