ASS : manque de reconnaissance = Ras le bol
Publié : 30 mai 2016 14:05
Bonjour,
Ce message s'adresse aux collègues ASS en poste. Je suis ASS depuis bientôt 4 ans maintenant (juillet 2012), et je souhaite par ce message vous faire part de mon ressenti de plus en plus négatif vis-à-vis de notre profession.
Après l'obtention de mon DE, je n'avais qu'une seule envie : mettre en lumière ces compétences toutes fraiches qui venaient de m'être reconnues. Premier obstacle : la difficulté à trouver un emploi. J'ai donc cumulé les CDD dans différentes institutions (toujours aujourd'hui je cumule toujours les CDD dans diverses structures qui cherchent des remplacements). Ma première prise de poste fut une grosse claque : même si la relation avec les usagers et le métier en lui-même me plaisait, j'ai eu affaire aux exigences voire aux ordres (appelons un chat un chat) des médecins... qui me traitaient comme leur esclave bonne à remplir la paperasse. C'était genre : "pour celui-là, il faut que tu fasses une demande de mesure de protection ! Il est urgent de lui trouver une place dans telle EHPAD! Appelle la structure !" etc. En gros, le travail d'évaluation que l'ASS doit effectuer avant d'intervenir, c'était les médecins qui me le faisaient ! Et moi je n'avais qu'à exécuter, et très vite !
Les heures supplémentaires s'enchainent sans être rémunérées, pas de chance car le salaire est déjà bien minable (j'avais 1230€ net à temps plein++). Heureusement, les usagers sont là pour voir que notre travail a parfois du sens.
je vous passe les autres postes que j'ai occupé : réduite à de l'administratif.
J'ai de plus en plus la certitude que nos responsables divisent de plus en plus les tâches qui devraient nous incomber, pour ne nous laisser que la partie la plus inintéressante à mes yeux : des dossiers administratifs à remplir. Pas question d'aller au-delà, plus en profondeur, ça c'est le responsable qui s'en occupe. Et dès que ça devient un peu intéressant, moins plan-plan, un responsable dans la toute-puissance s'en saisi.
Bref, au vue de l'avilissement de notre profession, je souhaite devenir formatrice en institut, car je n'ai pas (plus) la force de me battre contre ce système pyramidale qui nous rajoute toujours plus de chefs au-dessus de nos têtes, pour nous octroyer de moins moins de responsabilités et + d'ordres et de mini-tâches dépourvues de sens.
Ce message s'adresse aux collègues ASS en poste. Je suis ASS depuis bientôt 4 ans maintenant (juillet 2012), et je souhaite par ce message vous faire part de mon ressenti de plus en plus négatif vis-à-vis de notre profession.
Après l'obtention de mon DE, je n'avais qu'une seule envie : mettre en lumière ces compétences toutes fraiches qui venaient de m'être reconnues. Premier obstacle : la difficulté à trouver un emploi. J'ai donc cumulé les CDD dans différentes institutions (toujours aujourd'hui je cumule toujours les CDD dans diverses structures qui cherchent des remplacements). Ma première prise de poste fut une grosse claque : même si la relation avec les usagers et le métier en lui-même me plaisait, j'ai eu affaire aux exigences voire aux ordres (appelons un chat un chat) des médecins... qui me traitaient comme leur esclave bonne à remplir la paperasse. C'était genre : "pour celui-là, il faut que tu fasses une demande de mesure de protection ! Il est urgent de lui trouver une place dans telle EHPAD! Appelle la structure !" etc. En gros, le travail d'évaluation que l'ASS doit effectuer avant d'intervenir, c'était les médecins qui me le faisaient ! Et moi je n'avais qu'à exécuter, et très vite !
Les heures supplémentaires s'enchainent sans être rémunérées, pas de chance car le salaire est déjà bien minable (j'avais 1230€ net à temps plein++). Heureusement, les usagers sont là pour voir que notre travail a parfois du sens.
je vous passe les autres postes que j'ai occupé : réduite à de l'administratif.
J'ai de plus en plus la certitude que nos responsables divisent de plus en plus les tâches qui devraient nous incomber, pour ne nous laisser que la partie la plus inintéressante à mes yeux : des dossiers administratifs à remplir. Pas question d'aller au-delà, plus en profondeur, ça c'est le responsable qui s'en occupe. Et dès que ça devient un peu intéressant, moins plan-plan, un responsable dans la toute-puissance s'en saisi.
Bref, au vue de l'avilissement de notre profession, je souhaite devenir formatrice en institut, car je n'ai pas (plus) la force de me battre contre ce système pyramidale qui nous rajoute toujours plus de chefs au-dessus de nos têtes, pour nous octroyer de moins moins de responsabilités et + d'ordres et de mini-tâches dépourvues de sens.