bonjour
je vais faire un peu long..
ex ass sociale ssr j'étais fréquemment face au problème que tu énonces. J'avais mené une réflexion (avec moi même

) et j'en ai fait un constat sur ça j'ai mis en place un fonctionnement clair avec l'équipe, mais je me suis pas mal battue pour faire respecter tout ça
En SSR la dms est relativement courte , séjour 1 mois renouvelable 1 mois max et parfois plus si situation complexe comme personne isolée.
les patients viennent majoritairement de l’hôpital, les familles pensent avoir le temps de le réflexion quant au devenir de leur proche en ssr or ce n'est pas le cas
l'admission en SSR est souvent du à une chute, les familles sont prisent de court même si ils savent que la perte d'autonomie se serait posée à un moment ils ont en général pas voulu voir ou pas eu le temps d'y penser, trop compliqué surtout quand ils travaillent (vie à s'occuper de leurs parents et de leurs petits enfants)
l'ehpad reste très onéreux, quand il y a des fratries c'est parfois source de conflit. quand c'est l'aide sociale idem (soumise à récupération), pris aussi souvent dans une culpabilité énorme face à ce placement.
mes actions :
ce que je faisais après avoir accueillie les familles à plusieurs reprises, les écouter, leur donner toutes les informations possibles, les accompagner dans leurs démarches, discuter avec l'équipe médicale en transmission, est un positionnement clair avec selon kiné quant à l'impossibilité de récupération, médecin sur l'évolution ou non médicale, stabilisation de l'état général, cadre sur la date de sortie, c'est à dire que la pec (prise en charge) des patients lourds dès leur arrivée en ssr faisait l'objet d'un repérage spécifique, d'une information soutenue et de démarches régulières en les appelant ou en leur laissant des messages écrits par exemple.(par mail si possible très bon moyen on ne me disait plus qu'on avait pas eu l'information.....)
quand la date était fixée ça voulait dire que tout avait été mis en place et qu'ils ne pouvaient pas reculer avec prise de contact de ma part et du cadre. évidemment sauf cas où la patient rechute en ssr par exemple ou aggravation de son état de santé.
à la fin après avoir travaillé comme ceci j'avais moins de problèmes. on s'adaptait à l'évolution médicale du patient à l'approche de la date de sortie et même si ça reste du cas par cas selon les situations on se retrouvait moins au dépourvu.
Je faisais comprendre clairement et parfois fermement aux familles leur responsabilités surtout quand celles ci ne répondaient plus ou faisaient l'autruche, je sollicitais le cadre qui était là pour les sorties et qui était très molle il fallait que je la pousse pour qu'elle agisse. (le boulet)
quand tout avait été réfléchi, je me tenais à disposition des familles si besoin, organiser des réunions avec l'équipe médicale quand c'était possible pour des cas compliqués afin d'avoir la parole de médecins qui se positionnaient aussi fermement. (toujours mieux d'avoir des médecins face aux familles...)
j'ai eu des cas très complexes sur des rad ou placement mais trop longs à expliquer ici
en ce qui concerne le contrat d'accueil, on y avait aussi pensé face à des familles ou patients qui ne voulaient plus sortir ou qui menaçaient de porter plainte mais c'était compliqué à mettre en place, déontologiquement aussi.
le cadre voulait parfois leur faire signer un document comme quoi toutes les aides avaient été mises en place, l'information donnée et que donc le patient pouvait sortir telle date. j'ai fait ça avec l'accord direction pour une patiente qui posait d'énormes problèmes et qui voulait porter plainte , ce qui ne l'a pas empêché de le faire à la sortie d'ailleurs, mais professionnellement ça m'a gêné et je ne l'ai plus jamais refait.
il est plus utile d'élaborer un plan d'aide dès l'arrivée de ces patients et avec l'expérience on les repère très vite !
je dirais donc que le positionnement avec le gériatre et l'équipe est très important (équipe cohérente dans l'information) quand l'accompagnement a été fait correctement et que les aides mises en place.
les sorties en ssr se faisaient non sans difficultés mais elles pouvaient se faire, le ssr n'étant pas là pour palier aux carences des familles, ce n'est pas un ehpad, les assistantes sociales ne sont pas là pour tout supporter, l'équipe médicale jour un rôle fondamental, ce qui manque cruellement aux équipes actuellement se positionner qui se repose malheureusement trop souvent sur les assistantes sociales pour faire tout le travail et à qui on donne trop de responsabilités.
j'espère avoir répondu à ta question sans t'embrouiller