Accompagner après l'ASE
Publié : 22 janv. 2017 22:10
Bonjour à tous,
Assistante sociale en poly depuis 2 ans, je constate que les situations où je m'épuise le plus rapidement, celles qui me pèsent, qui me poursuivent le soir, sont celles où la personne a été suivie par l'ASE durant sa minorité.
Je ne sais pas exactement à quoi c'est dû... Ce sont toutes des femmes jeunes, qui peuvent se positionner dans une exigence, dans un discours type "c'est votre travail de me trouver un logement".
Je culpabilise beaucoup et, lors de mes échanges avec les anciens référents ASE, j'ai le sentiment de n'avoir aucun relationnel avec ces jeunes, de ne pas savoir m'y prendre, de ne pas être investie par elles...
Il est vrai que je "marque" la différence avec le suivi ASE: on ne m'appelle pas par mon prénom, je ne fais pas la bise. Je tente de leur véhiculer le fait qu'elles sont des femmes adultes qui ont le droit au même respect que des personnes plus âgées. Mais peut-être qu'en faisant cela j'empêche la relation de se nouer?
Avez-vous connu ce sentiment? J'espère que oui, je me sentirais moins seule
j'essaye de prendre de la distance mais honnêtement je le vis très mal...
Assistante sociale en poly depuis 2 ans, je constate que les situations où je m'épuise le plus rapidement, celles qui me pèsent, qui me poursuivent le soir, sont celles où la personne a été suivie par l'ASE durant sa minorité.
Je ne sais pas exactement à quoi c'est dû... Ce sont toutes des femmes jeunes, qui peuvent se positionner dans une exigence, dans un discours type "c'est votre travail de me trouver un logement".
Je culpabilise beaucoup et, lors de mes échanges avec les anciens référents ASE, j'ai le sentiment de n'avoir aucun relationnel avec ces jeunes, de ne pas savoir m'y prendre, de ne pas être investie par elles...
Il est vrai que je "marque" la différence avec le suivi ASE: on ne m'appelle pas par mon prénom, je ne fais pas la bise. Je tente de leur véhiculer le fait qu'elles sont des femmes adultes qui ont le droit au même respect que des personnes plus âgées. Mais peut-être qu'en faisant cela j'empêche la relation de se nouer?
Avez-vous connu ce sentiment? J'espère que oui, je me sentirais moins seule