Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
-
Sabine
Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Bonjour,
Je suis actuellement ASS en entreprise. J'aime beaucoup mon métier mais j'aimerais bien travailler auprès d'adolescents.
J'envisage de passer le concours de l'Education Nationale.
Je souhaiterais connaître vos ressentis sur cette profession ? Comment vivez-vous vos journées dans les collèges ou lycées? Quels sont les points positifs et négatifs que vous voyez ?
Merci beaucoup pour vos avis et conseils à ce sujet.
Je suis actuellement ASS en entreprise. J'aime beaucoup mon métier mais j'aimerais bien travailler auprès d'adolescents.
J'envisage de passer le concours de l'Education Nationale.
Je souhaiterais connaître vos ressentis sur cette profession ? Comment vivez-vous vos journées dans les collèges ou lycées? Quels sont les points positifs et négatifs que vous voyez ?
Merci beaucoup pour vos avis et conseils à ce sujet.
-
Ass
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Bonjour,
Je suis ASS au SSFE. J'apprécie mon travail, mais j'avoue que la charge de travail est considérable et qu'il m'arrive d'avoir envie de faire autre chose.
Il est difficile aussi de faire sa place au sein des établissements scolaires et les ados ne sont pas toujours évidents.
Je suis ASS au SSFE. J'apprécie mon travail, mais j'avoue que la charge de travail est considérable et qu'il m'arrive d'avoir envie de faire autre chose.
Il est difficile aussi de faire sa place au sein des établissements scolaires et les ados ne sont pas toujours évidents.
-
CC
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
si vous passé le concours faites attention à un point : le service social scolaire c'est trois services : le crous, le personnel et les élèves.
Perso j'ai travaillé 7 en secteur et 5 ans au CROUS, en scolaire je retrouve un véritable espace de travail social où l'accompagnement prime sur l'administratif ( les Fonds sociaux c'est minime par rapport au secteur). Là je vais entamer ma 6ème année sans épuisement professionnel, ravie d'être en vacances, très fatiguée à la fin de l'année mais sans crainte quand à la rentrée, avec déjà des tas de choses à faire.
Le travail le plus important au départ c'est celui de lien avec les partenaires internes, avec un rôle important d'expliciter ses fonctions, parfois des tensions quand on fait pas d'IP, parce que nous évaluons que la situation ne relève pas d'une problématique éducative.
Après certains partenaires sont justes géniaux et comme m'avait dit un jour une collègue, travailler avec des gens qui ne sont pas travailleurs ça fait du bien. L'approche est souvent plus directe et ancrée dans le concret.
Il faut avoir envie de bosser avec les gamins et les écouter, on se découvre. En commençant j'ai bossé en lycée pro et pour me rapprocher de chez moi accepté un poste en collège (avec un lycée pro) à contre cœur et finalement j'adore , j'adore bosser avec des gamins de 11 13 ans, parce que l'on peut vraiment jouer un rôle à ce moment là.
Oui les journées sont chargées mais je ne vois pas le temps passé.
Pour les horaires je reprends le conseil d'une collègue arriver le plus tard possible parce que l'on part rarement à l'heure prévue ( et renoncer à partir tôt le vendredi après midi )
Dans les points négatifs je mettrais quand même la violence propre aux établissements scolaires, notamment en terme de jugement vis à vis des élèves , parfois très cassants et des profs parfois très mal à l'aise et à coté de la plaque
Perso j'ai travaillé 7 en secteur et 5 ans au CROUS, en scolaire je retrouve un véritable espace de travail social où l'accompagnement prime sur l'administratif ( les Fonds sociaux c'est minime par rapport au secteur). Là je vais entamer ma 6ème année sans épuisement professionnel, ravie d'être en vacances, très fatiguée à la fin de l'année mais sans crainte quand à la rentrée, avec déjà des tas de choses à faire.
Le travail le plus important au départ c'est celui de lien avec les partenaires internes, avec un rôle important d'expliciter ses fonctions, parfois des tensions quand on fait pas d'IP, parce que nous évaluons que la situation ne relève pas d'une problématique éducative.
Après certains partenaires sont justes géniaux et comme m'avait dit un jour une collègue, travailler avec des gens qui ne sont pas travailleurs ça fait du bien. L'approche est souvent plus directe et ancrée dans le concret.
Il faut avoir envie de bosser avec les gamins et les écouter, on se découvre. En commençant j'ai bossé en lycée pro et pour me rapprocher de chez moi accepté un poste en collège (avec un lycée pro) à contre cœur et finalement j'adore , j'adore bosser avec des gamins de 11 13 ans, parce que l'on peut vraiment jouer un rôle à ce moment là.
Oui les journées sont chargées mais je ne vois pas le temps passé.
Pour les horaires je reprends le conseil d'une collègue arriver le plus tard possible parce que l'on part rarement à l'heure prévue ( et renoncer à partir tôt le vendredi après midi )
Dans les points négatifs je mettrais quand même la violence propre aux établissements scolaires, notamment en terme de jugement vis à vis des élèves , parfois très cassants et des profs parfois très mal à l'aise et à coté de la plaque
-
MPM
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Je quitte cette année l’Éducation Nationale après y avoir travaillé pendant quatre ans (service social en faveur des élèves, car comme le précise CC, il y a aussi le service du CROUS, et le service du personnel)
J'ai décidé de partir après avoir postulé pour travailler ailleurs, donc c'est surtout un concours de circonstance qui m'amène aujourd'hui à changer d'institution.
J'ai vraiment adoré mon travail au sein de l'EN, très varié, des problématiques très diverses, comme le dit CC où l'administratif ne prend que peu de place (rédaction de rapports et fonds sociaux). L'important, c'est d'être identifié(e) par les partenaires internes (CPE, infirmière, principal, AED) mais aussi externes (AED/AEMO, Conseil Départemental, PJJ, etc).
Il faut une grande connaissance des cursus scolaires parce qu'une grande partie de notre travail, notamment en lycée, est le lien avec les élèves absentéistes et décrocheurs, et l'aide qu'on leur apporte passe très souvent par une réorientation, en lien avec la conseillère d'orientation.
J'ai par contre énormément souffert de la solitude, du fait de ne pas avoir de travailleurs sociaux autour de moi, de pouvoir difficilement s'appuyer sur une hiérarchie (du fait qu'elle n'est pas présente à tes côtés), c'est aussi ça qui me fait décider d'aller ailleurs, dans une équipe où on a des réunions, où on peut échanger.
Je pense que les AS à l'EN souffrent d'une mauvaise image qui est loin de la réalité : on pense qu'il n'y a rien à faire, or, le travail est conséquent, le temps scolaire n'est pas le temps des familles, on nous balance des flots d'informations lors des réunions point élève, à nous de faire le tri (je ressortais de ces réunions hebdomadaires avec parfois une liste de 50 noms!) et de savoir où est-ce qu'on se situe, si ça ne relève pas de nous, vers qui orienter les jeunes.
Et enfin, je dirais comme CC qu'il est difficile de travailler avec des gens qui ne connaissent rien de notre métier (les profs par exemple), puisque si un prof veut que tu fasses une IP et que tu n'en fais pas, tu passes pour celle qui ne veut pas se mouiller, alors que l'IP n'est justifiée que dans les cas où nous ne parvenons pas à être en lien avec la famille, ou alors que malgré ce lien la situation du jeune ne s'améliore pas. Souvent, il faut renvoyer aux autres corps de métier, leurs responsabilités (je ne fais pas d'IP, mais si toi tu estimes qu'il faut le faire, alors mouille-toi, ou appelle le 119...)
Aujourd'hui, je souffre aussi de ce manque de reconnaissance, de ce salaire de misère (1200€ nets en tant que contractuelle), d'avoir l'impression d'être transparente...
Ceci dit, je m'en vais pour de nouvelles aventures, mais qui sait, peut-être qu'un jour, j'y reviendrai, et sûrement avec plaisir
A disposition pour répondre à tes questions!
A+
J'ai décidé de partir après avoir postulé pour travailler ailleurs, donc c'est surtout un concours de circonstance qui m'amène aujourd'hui à changer d'institution.
J'ai vraiment adoré mon travail au sein de l'EN, très varié, des problématiques très diverses, comme le dit CC où l'administratif ne prend que peu de place (rédaction de rapports et fonds sociaux). L'important, c'est d'être identifié(e) par les partenaires internes (CPE, infirmière, principal, AED) mais aussi externes (AED/AEMO, Conseil Départemental, PJJ, etc).
Il faut une grande connaissance des cursus scolaires parce qu'une grande partie de notre travail, notamment en lycée, est le lien avec les élèves absentéistes et décrocheurs, et l'aide qu'on leur apporte passe très souvent par une réorientation, en lien avec la conseillère d'orientation.
J'ai par contre énormément souffert de la solitude, du fait de ne pas avoir de travailleurs sociaux autour de moi, de pouvoir difficilement s'appuyer sur une hiérarchie (du fait qu'elle n'est pas présente à tes côtés), c'est aussi ça qui me fait décider d'aller ailleurs, dans une équipe où on a des réunions, où on peut échanger.
Je pense que les AS à l'EN souffrent d'une mauvaise image qui est loin de la réalité : on pense qu'il n'y a rien à faire, or, le travail est conséquent, le temps scolaire n'est pas le temps des familles, on nous balance des flots d'informations lors des réunions point élève, à nous de faire le tri (je ressortais de ces réunions hebdomadaires avec parfois une liste de 50 noms!) et de savoir où est-ce qu'on se situe, si ça ne relève pas de nous, vers qui orienter les jeunes.
Et enfin, je dirais comme CC qu'il est difficile de travailler avec des gens qui ne connaissent rien de notre métier (les profs par exemple), puisque si un prof veut que tu fasses une IP et que tu n'en fais pas, tu passes pour celle qui ne veut pas se mouiller, alors que l'IP n'est justifiée que dans les cas où nous ne parvenons pas à être en lien avec la famille, ou alors que malgré ce lien la situation du jeune ne s'améliore pas. Souvent, il faut renvoyer aux autres corps de métier, leurs responsabilités (je ne fais pas d'IP, mais si toi tu estimes qu'il faut le faire, alors mouille-toi, ou appelle le 119...)
Aujourd'hui, je souffre aussi de ce manque de reconnaissance, de ce salaire de misère (1200€ nets en tant que contractuelle), d'avoir l'impression d'être transparente...
Ceci dit, je m'en vais pour de nouvelles aventures, mais qui sait, peut-être qu'un jour, j'y reviendrai, et sûrement avec plaisir
A disposition pour répondre à tes questions!
A+
-
sabine
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Merci pour ces informations concernant votre profession.
Vos conseils sont importants pour moi, car même si j'aspire à devenir ASS à l'Education Nationale j'avoue avoir quelques appréhensions. En effet j'apprécie beaucoup mon travail d'ASS au service du personnel en entreprise. Si j'obtiens mon concours à l'EN et que je quitte mon emploi actuel, j'ai peur de le regretter.
C'est pour cela que je suis avide de votre expérience et de vos ressentis.
Vos conseils sont importants pour moi, car même si j'aspire à devenir ASS à l'Education Nationale j'avoue avoir quelques appréhensions. En effet j'apprécie beaucoup mon travail d'ASS au service du personnel en entreprise. Si j'obtiens mon concours à l'EN et que je quitte mon emploi actuel, j'ai peur de le regretter.
C'est pour cela que je suis avide de votre expérience et de vos ressentis.
-
Delphine
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Bonjour,
J'ai été ASS au SSFE pendant 5 ans.
Personnellement je n'ai pas vraiment apprécié cette expérience. Difficile de travailler seule en tant qu'ASS dans des établissements où il règne souvent un climat tendu et violent.
J'étais extrêmement sollicitée, je n'avais pas de temps pour souffler et je ne parle pas des réunions le soir qui sont fréquentes.
Malgré de nombreuses vacances, J'étais épuisée et je ne me suis pas vraiment épanouie au sein cette institution. Mais peut-être suis-je l'une des seules à avoir ressenti cela...
J'ai été ASS au SSFE pendant 5 ans.
Personnellement je n'ai pas vraiment apprécié cette expérience. Difficile de travailler seule en tant qu'ASS dans des établissements où il règne souvent un climat tendu et violent.
J'étais extrêmement sollicitée, je n'avais pas de temps pour souffler et je ne parle pas des réunions le soir qui sont fréquentes.
Malgré de nombreuses vacances, J'étais épuisée et je ne me suis pas vraiment épanouie au sein cette institution. Mais peut-être suis-je l'une des seules à avoir ressenti cela...
-
Sonia
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Bonjour,
Moi qui est été ASS dans différentes structures dont le SSFE( actuellement), je peux te dire que pour moi ce que je préfère est bien ce service.
J'ai du travail, certes mais je ne me sens pas débordée. J'ai le temps de mener mes accompagements de manière judicieuse. Je ne trouve pas le rythme vraiment très soutenu.
Pour avoir bosser ailleurs, je préfère largement mon boulot d'Ass scolaire.
Moi qui est été ASS dans différentes structures dont le SSFE( actuellement), je peux te dire que pour moi ce que je préfère est bien ce service.
J'ai du travail, certes mais je ne me sens pas débordée. J'ai le temps de mener mes accompagements de manière judicieuse. Je ne trouve pas le rythme vraiment très soutenu.
Pour avoir bosser ailleurs, je préfère largement mon boulot d'Ass scolaire.
-
as 63
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
merci pour les differents avis..sonia tu fais quels horaires stp? et sur combien d etablissement? est ce que la.protection de l enfance domine? et les reunions le soir c est a quelle frequence?
merci par avance...
merci par avance...
-
pas simple
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Pour moi cette expérience je l'ai vécu un peu comme Delphine. Beaucoup trop sollicité/débordé et des réunions à perte de vue qui se terminaient tard le soir. Je ne suis jamais partie à l'heure et un sentiment d’inachevé chaque jour. Je crois que cela dépend du Département d'exercice. Là ou j'étais c'était beaucoup de protection de l'enfance ce qui demande du temps pour faire le lien avec les parents, le secteur et la rédaction des écrits. Avec tout ça il faut tenir le programme prévu par le projet de service avec des ISIC qui là encore nécessitent du temps. Des profs qui ont des attitudes inadaptés et tiennent des propos inappropriés vis à vis des élèves. L'isolement puisque chaque collègue est sur ses établissements et se trouve aussi débordé que vous alors on se voit rarement. A la base j'aime être avec les collègues pour échanger et plaisanter aussi c'est important pour moi et bien là je n'avais pas tout ça. J'avais le sentiment que le temps filait tellement vite que je n'ai pas le temps de réalisé tout ce que je voulais faire. L'impossibilité de prendre une journée quand je veux sauf en demandant une autorisation d'absence qu'il fallait rattraper bien sûre avec tout le boulot derrière. A la veille des grandes vacances le stress de devoir restituer ses stats et son rapport d'activité en temps et en heure. Pour moi bien mitigé le bilan même si j'ai beaucoup mais alors vraiment beaucoup apprécié travailler avec les ados.
Question horaires je devais faire officiellement du 38H00 par semaine mais dans les faits beaucoup plus sur 4 jours et demi (mercredi 1/2 journée) si je peux appeler cela ainsi. Il faut savoir qu'on a les mêmes vacances que les profs moins 1 semaine.
Evidemment chaque expérience est vécue différemment là je te présente la mienne.
Question horaires je devais faire officiellement du 38H00 par semaine mais dans les faits beaucoup plus sur 4 jours et demi (mercredi 1/2 journée) si je peux appeler cela ainsi. Il faut savoir qu'on a les mêmes vacances que les profs moins 1 semaine.
Evidemment chaque expérience est vécue différemment là je te présente la mienne.
-
Sabine
Re: Avis sur la profession d'Ass à l'Education Nationale
Merci pour vos témoignages.
Je constate que pour la plupart vous avez beaucoup de travail et que vous sentez un peu isolée au sein des établissements scolaires.
Je constate que pour la plupart vous avez beaucoup de travail et que vous sentez un peu isolée au sein des établissements scolaires.