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Pétition utile (pour une fois...)

Publié : 10 avr. 2006 20:21
par marie
Bonjour à tous,

Je transmets ici une pétition destinée à sauver une maison d'édition en danger.

Les doigts qui rêvent, c'est une association qui fait de l'édition de livres tactiles illustrés accessibles aux enfants aveugles, malvoyants et multihandicapés.

Cette association voit ses aides de l'Etat diminuer depuis 2 ans. Il faut savoir que cette association est le seul éditeur francophone qui crée des livres pour ce public particulier.

Voici l'adresse de la pétition en ligne : http://ldqr.skyblog.com/ et l'adresse du site de l'association : http://www.ldqr.org/ ou vous trouverez toutes les infos utiles sur l'éditeur et ce qu'ils font exactement.

Faites passer s'il vous plaît, il y a déjà 4000 signatures et il en faut au minimum 10 000 pour que la pétition puisse être présentée au gouvernement.

Merci beaucoup pour ceux qui ne peuvent pas dévorer les livres comme nous le faisons sans y penser.

Re: Pétition utile (pour une fois...)

Publié : 11 avr. 2006 20:51
par cécile
salut !
Je soutiens ton action. J'ai voulu signer la pétition sur le site mais concrètement comment faut-il faire, envoyer un mail ou faire autre chose...?
merci de ta réponse

les doigts qui rêvent en péril

Publié : 11 avr. 2006 23:55
par loreenax
LES DOIGTS QUI REVENT : « DES EXCLUS DU MONDE DU TRAVAIL AU SERVICE D’ENFANTS EXCLUS DE LA CULTURE »


L’ESSENTIEL :
Domaines d’activités : Édition d’albums tactiles illustrés accessibles aux enfants déficients visuels et insertion de personnes en difficulté
Statuts : association loi 1901, chantier d’insertion et Scic SA
Année de création : décembre 1994 pour l’association, 1996 pour l’atelier/chantier d’insertion, et 2004 pour la Scic SA

Réponses à quels besoins ? Répondre au besoin fondamental de lecture des enfants déficients visuels et aveugles, tout en participant à l’insertion des personnes exclues du travail.

L’INITIATIVE :
En âge d’apprendre à lire, les jeunes aveugles se trouvent exclus de l’accès à la lecture et, par conséquent, à la culture, faute de livres adaptés. C’est pour pallier ce défaut d’outils pédagogiques que Philippe Claudet a monté les Doigts Qui Rêvent, association dont la vocation est de concevoir des livres tactiles et en braille, au même prix que les autres. Les Doigts Qui Rêvent ont créé l’Atelier Pour Voir, un chantier d’insertion, pour la production (façonnage des illustrations tactiles) et Tom’s 3D, une Scic SA entreprise d’insertion, créatrice d’une technologie originale de dépôt de relief. Trois structures pour trois champs d’activité : le handicap, la culture et l’insertion par l’activité économique.

Un objectif d’intégration et d’accès à la culture
Quelques institutions scolarisant les enfants déficients visuels produisent quelques ouvrages en braille, mais uniquement à la demande, dans des délais extrêmement longs et à des prix bien trop élevés. Confronté à ce vide pédagogique, Philippe Claudet, instituteur dans l’éducation spécialisée depuis 1990, décide de créer ses propres albums tactiles à l’unité pour sa classe. Son initiative est remarquée par la direction de l’école qui choisit d’en produire un à plusieurs exemplaires. Une réussite.
En décembre 1994, il décide donc de créer l’association Les Doigts Qui Rêvent pour produire ce type de livres à plus grande échelle et part en quête de financements et partenaires.
Les objectifs : « favoriser l’intégration des enfants aveugles et banaliser l’édition de ce type de livre. Par ailleurs, nous voulons donner envie d’apprendre à lire le braille, ce qui est assez complexe, et permettre le partage avec les copains voyants, la famille. Ainsi, les livres sont toujours conçus à la fois pour les voyants et les non voyants. Enfin, notre volonté est de diminuer le prix de vente. Mais même si nous tentons de faire subventionner tous nos livres, nous ne pouvons baisser le prix que proportionnellement. »

L’insertion de personnes exclues du monde du travail
Mais l’association veut aller plus loin. Après la disparition de son premier partenaire, l’Association dijonnaise pour l’emploi des jeunes (ADEJ), elle décide de monter une structure pour la production des pages en braille, l’Atelier Pour Voir, un chantier d’insertion employant 16 personnes, en partenariat la Mission RMI de Côtes d’Or, et de créer une coopérative sous forme de Scic, Tom’s 3D, dont l’objet est double : faire de l’illustration en relief, et créer une passerelle supplémentaire pour les personnes qui, au sortir du chantier d’insertion, ne seraient pas encore prêtes à entrer durablement dans le monde du travail. Le statut Scic permet de s’inscrire encore plus sur le territoire en associant les collectivités territoriales.
De grandes réussites mais une précarité des financements. Aujourd’hui, au bout de 12 ans d’expérience, 76 titres ont pu être publiés (16 000 albums) et le projet a acquis une dimension européenne avec l’organisation d’un premier colloque européen du livre tactile illustré en 1999 et la première édition du prix européen « Tactus » en 2000.
Les projets ne s’arrêtent pas là : « nous travaillons actuellement sur le développement de livres tactiles d’artistes, la recherche scientifique sur la problématique de l’image tactile en partenariat avec des universités, des jeux informatiques tactiles, la formation de bibliothécaires pour des animations en bibliothèques, la formation à la production pour les pays en développement, et l’élaboration d’un programme européen de recherche sur la théorisation de la perception de l’image tactile pour faire en sorte que les images soient le plus lisibles possibles. ».
Cependant, alors même que l’initiative Des Doigts Qui Rêvent reste parfaitement unique en son genre en Europe, les financements ne se bousculent pas, ce qui fragilise fortement une structure à l’utilité sociale avérée.