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Note ecrite

Publié : 02 déc. 2005 23:43
par me2
Voila est ce que quelqu un pourrait merenseigner sur quelques bouquins a lire concernant le moment du coucher en internat, sujet sur lequel je souhaiterai develpper plein dechose
Je vous remercie a lavance

Re: Note ecrite

Publié : 03 déc. 2005 14:56
par philippe gaberan
salut ME2,
j'ai une grande affection pour les Meuh, pour leur trajectoire de vie, souvent chaotiques, et leur personnalité, toujours flamboyante, qui les amènent deux ans en formation. Ceci dit je suis toujours un peu intrigué par le manque de méthodo dont ils disposent pour attaquer ce formidable travail de mémoire. J'ai indiqué quelques pistes méthodologiques dans les pages "événements" ou "forum" de mon site http://philippegaberan.free.fr.
Le coucher en internat est donc le thème de ton mémoire (ce que j'appelle le niveau 0, c'est àdire le tout début du commencement de ton travail). De là le réflexe, souvent partagé par beaucoup d'entre vous, de chercher une bibliographie pour le traiter avec le désir un peu secret qu'il y ait déjà un livre tout fait sur ce thème; mais je crains de te décevoir. Pour trouver un étayage bibliographique il faut d'abord que tu trouves la question que tu veux traiter. Quels constats tu as fait sur le terrain? Quelle réponse veux-tu apporter en tant qu'éducateur ? Maintenant si tu veux absolument un livre nous avons abordé cette question avec Patrick Perrard dans notre ouvrage "Moniteur éducateur, un professionnel du quotidien" publié aux éditions érès. Allez bon courage...

Re: Note ecrite

Publié : 04 déc. 2005 20:42
par ME2
Merci philippe pour tous ses eclaircissement, votre bouquin je l'ai deja lu et jy fais souvent reference, il est comme une petite bible de l'educateur pour moi. J'ai visité votre site pour avoir une idée de la methodologie que je dois suivre pour etayer ma note ecrite. Pour etrplus precise sur le niveau 0 que jai choisi, cest a dire le theme du coucher en internat. J'ai reflechi a une question plus precise qui ma posé problemes sur mon lieu de stage et je voulais savoir si elle etait soutenable. Jai été tres surprise de la rapidité a laquelle les educateurs "envoie" les enfants au lit et leur dise furtivement 'bonne nuit'. Donc par rapport a cela je me demande comment en tant qu'educateur on pourrait agir pour utliser correctement ce temps du coucher et essayer de prendre le temps avec chacun commme le ferait des parents avec leurs enfants? J'ai bien entendu laisser tomber l'idée de trouver un livre tout fait sur le theme du coucher!!! Merci pour tout de prendre le temps de repondre a des etudiants en difficulté

Re: Note ecrite

Publié : 04 déc. 2005 21:35
par philippe gaberan
Bonsoir ME2,
Bien sûr que tu tiens là un excellent sujet de mémoire. Formulée de façon simple la question est : comment faire du coucher un temps éducatif ? Très rapidement, il est aisé d’élaborer une réponse de ce type : Avec des enfants placés en internat la création par l’éducateur d’un espace temps transitionnel au moment du coucher peut aider à faire face à l’angoisse de rupture et de la répétition de la séparation. La notion d’espace temps transitionnel est incontournable. Il serait bon aussi d’évoquer la mise en place de « doudou » et l’idée d’imago parental, etc. Bref, il y a de la matière à réfléchir la pratique éducative et par des exemples concrets tirées de l’expérience de stage et par des références théoriques. Bon courage à toi.

Re: Note ecrite

Publié : 05 déc. 2005 22:33
par ME2
bonsoir en vue de ma soutenance aupre de mes formateur sur lebauche de ma situation qui pose probleme jai reussi a "pondre" ceci, pouvez vous y jeter un oiel et me conseiller.
Je vous remercie
La Maison de l’Enfance existe depuis janvier 1993. C’est un établissement accueillant des enfants ayant des difficultés sociales, habilitée par le Conseil Général des Alpes Maritimes elle accueille 43 enfants de 6 à 18 ans; elle est gérée par l’Association du patronage St Pierre ACT.E.S (ACTion Éducative et Sociale)
La Maison de l’Enfance est habilitée à recevoir des jeunes au titre de l’article 375 du code civil qui stipule que « (…) tout mineur en danger dans sa famille doit être pris en charge par les services sociaux afin de lui assurer une sécurité physique et morale (…) »
Dans cette maison, seuls des enfants placés par le juge sont présents.
Les objectifs de la Maison de l’Enfance sont d’apporter un soutient matériel, éducatif et psychologiques aux enfants accueillis, veiller à leur éducation et ce en partenariat avec la famille. Pour ceci un projet individuel est discuté puis mis en place au maximum un mois après l’arrivée d’un enfant.
J’effectue mon stage sur le groupe 2; groupe de 14 filles âgées de 10 à 15 ans.
Les principales problématiques familiales des enfants accueillis sur ce groupe découlent de l’addiction des parents (alcoolémie, pharmaco - dépendance…) ou de problèmes d’ordres sexuels( attouchement…).

Lors de ce stage j’ai pu me retrouver face à des situations qui m’ont posé questions. Notamment sur un des moments de la vie quotidienne qu’est le coucher. Je me demande comment faire du coucher un temps éducatif? Je vais vous faire-part de la situation qui m’a questionné;

Un soir, lors du coucher, je vais dans les chambres de chacune, je fais un bisou et je sors de la chambre. Et puis comme d’habitude P. papote avec sa camarade de chambre. Le son de sa voix étant assez élevé je vais à plusieurs reprises dans sa chambre afin qu’elle se taise. Au bout d’un moment, elle ouvre la porte et m’appelle pour que je vienne. Une fois dans sa chambre je remarque que sa camarade s’est enfin endormi, puis elle me demande de rester un petit avec elle pour qu’on parle.
Je le lui accorde volontiers en lui expliquant qu’il se fait tard et que je ne m’éterniserai pas pour qu’elle s’endorme rapidement. Je pensais qu’elle voulait que je lui raconte une petite histoire, mais pas du tout elle voulait discuter.
Elle commence à me raconter qu’elle ne désire pas aller à l’école le lendemain. Je pensais qu’elle avait eu une mauvaise note ou un mot qu’elle n’avait pas fait signer. Mais elle me répond que ce n’est pas ça du tout. Et puis elle me demande « qui travaille demain? » Ensuite elle enchaîne en m’avouant que ce soir elle a préparé son sac d’école mais que demain elle veut sortir de l’école pour rejoindre maman car elle ne veut plus dormir au foyer.
Ma réponse a été de lui rappeler qu’elle avait été placée ici pour sa sécurité, que sa famille se trouvait actuellement face à des problèmes qui ne lui permette pas de dormir près de sa mère. Mais peut être qu’un jour les adultes résoudront leurs problèmes et qu’à ce moment elle pourrait alors retrouver sa vie auprès de sa maman.
A la suite de cela, elle me demande si j’ai déjà dormi dans un foyer et si oui ou non j’aimerai dormir à la Maison de l’Enfance.
Je lui explique donc que c’est n’est pas une punition qu’on lui donne de vivre au foyer, qu’elle n’y ait absolument pour rien quant à son placement. Elle finit par comprendre et me dit qu’elle est fatiguée, je lui fais donc des bisous et m’assure quelques temps après qu’elle se soit bien endormie.


Il faut savoir que la Maison de l’Enfance fonctionne avec une organisation bien précise qui permet aux enfants d’avoir certains repères selon les différents actes quotidiens de la vie. Les différentes prises en charges (lever, coucher, repas, devoirs…) permettent à l’enfant de donner un sens aux actions de l’éducateur.
L’écart d’âge présent sur ce groupe a donné naissance a 2 sous groupes; celui des petites 10/12 ans et les grandes 12/15.
D’après le fonctionnement mis en place par l’équipe éducative, les plus petites doivent être au lit à partir de 20h30 et ont la permission de lire jusqu’à 20h45; selon les différents éducateurs présents, ceci souligne une certaine souplesse du règlement ce qui rappelle entre autre le mode de fonctionnement d’une famille.
Tandis que les plus grandes ont la permission de 21h ou 21h30 selon l’heure à laquelle elle se réveille le lendemain. Ceci dit elles ne font pas de véritables efforts, dans le sens où elles restent assez bruyantes bien que les plus jeunes soient déjà couchées. Mais le cadre est tout de même posé par l’équipe éducative, ce qui me paraît essentiel aussi pour que l’enfant se situe dans un cadre et puisse ainsi avoir le droit de grandir et évoluer dans de bonnes conditions.

Pour moi le coucher est un moment du quotidien, répétitif, peut être banal pour certaines, anecdotiques pour d’autres, angoissant pour quelques-unes unes mais aussi un moment où se construit un rituel qui s’inscrit dans l’histoire d’une vie.
Durant mon stage j’ai été interpellé par les différentes manies, habitudes… que chacune met en place pour se préparer à dormir; que ce soit en rappelant plusieurs fois l’éducateur pour qu’il vienne l’embrasser, où les portes qui restent ouvertes pour entendre quelques bribes de conversations des éducateurs afin d’être plus rassurée.
Il me semble que de par leurs différentes histoires les enfants ont besoin d’un cadre, de repères, de limites mais aussi d’attention et d’affection.
Certaines ont l’habitude, une fois que la lumière est éteinte, de parler un long moment avec leur copine de chambre pour combler ce vide affectif, d’autres, petites ou grandes de laisser la porte ouverte afin de se rassurer de par la présence des éducateurs. J’ai remarque celle aussi qui se plongent dans la lecture pour penser à autre chose à ce moment là.
Il y en a même qui vont jusqu’à appeler cinq fois l’éducateur en l’espace d’une heure. Je ressens cela comme un appel à l’adulte pour qu’il prenne un peu plus de temps à rester auprès d’elle afin qu’elle apaise son angoisse.

J’imagine que si leurs habitudes sont bousculées, cela peut devenir l’élément déclencheur d’une crise d’angoisse. La première chose que j’ai pu mettre en place à donc consisté à être vigilante dans le respect de leurs différentes habitudes afin d’éviter de générer de l’angoisse.
Il est évident de noter que l’angoisse présente à ce moment chez quelques-uns unes est due à la rupture de la famille. Ici ce moment du coucher ramène sans cesse l’enfant à la séparation de ses parents.

Il est alors nécessaire à l’éducateur de créer pour le coucher un espace temps transitionnel qui permettrait d’apaiser l’enfant. Mon questionnement m’amène à réfléchir sur les moyens qu’un éducateur peut mettre en place lors de cet espace temps afin d’éviter une crise.
Je ne pense pas pour autant que l’éducateur soit le remplaçant momentané de la maman ou du papa.

Pour la situation de P. je me suis demandé si je n’avais pas pris assez de temps avec elle pour qu’elle se couche paisiblement, il y a sans doute quelque chose que je n’aie pas fait qui a déclenché cette crise. A t elle un « doudou » dont je n’aurai pas pris soin ou un rituel du coucher que j’aurais bousculé, voir pas respecté?