Livre de François Hébert: collection Vuibert
" On propose ici d'explorer des pistes qui peuvent ouvrir une brèche dans le mur qui semble nous séparer d'eux : supports, attitudes spécifiques, façon de leur parler, détours qui évitent de faire intrusion dans leur monde et tentent de les rejoindre dans un espace commun."
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Rencontrer l'Autiste et le psychotique
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chestnut
Re: Rencontrer l'Autiste et le psychotique
Peut-être que ce qui marque le mur dont tu parles, c'est l'intitulé de ton sujet: "rencontrer l'Autiste et le psychotique"..........................Au départ il s'agit plus de personne que de la stigmatisation d'un sujet par sa pathologie ou d'un élément de son handicap.:za!ar:
-Je serai le premier à bruler le livre de celui qui écrira un manuel intitulé: "10 leçons pour communiquer avec l'autiste "
-Le positionnement de l'éducateur ne serait-il pas de se demander quels sont les besoins de la personne?
Etablir un diagnostic en fonction des éléments théoriques mais aussi à partir de ce que la personne dit d'elle même.
-De plus je me demande si le fait d'admettre que l'on puisse "faire intrusion dans leur monde" ne vient pas légitimer l'idée qu'il y a "un mur" nous séparant. Ne sommes nous pas tous du même monde malgré nos singularités?
-Pourquoi vouloir trouver un espace commun? Pour ce dire que l'on est pas comme les autres? Que l'on est un professionnel? le professionnel serait celui qui arrive à se sentir lui aussi psychotique? bizarre non?
loi 2002-02 du code de l'action social et des familles: (Article L114-1-1)
"La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie.
Cette compensation consiste à répondre à ses besoins.[...]Les besoins de compensation sont inscrits dans un plan élaboré en considération des besoins et des aspirations de la personne handicapée tels qu'ils sont exprimés dans son projet de vie, formulé par la personne elle-même ou, à défaut, avec ou pour elle par son représentant légal lorsqu'elle ne peut exprimer son avis."
Article L116-1
"L'action sociale et médico-sociale tend à promouvoir, dans un cadre interministériel, l'autonomie et la protection des personnes[...]"
la question n'est peut-être pas de savoir comment je vais franchir ce mur (je laisse ça à ceux qui utilisent des outils comme la communication facilité pour leur épanouissement personnel
), mais la réflexion de l'éducateur srait de plutôt de savoir ce que veut dire autonomie: quelle est la différence entre autonomie et dépendance? et que veut dire protéger une personne: contre qui? contre quoi?
:za!ar: Il est possible que je viens d'affirmer des aberrations, je suis près à le econnaitre si l'on m'apporte les preuves.
Chestnut.
-Je serai le premier à bruler le livre de celui qui écrira un manuel intitulé: "10 leçons pour communiquer avec l'autiste "
-Le positionnement de l'éducateur ne serait-il pas de se demander quels sont les besoins de la personne?
Etablir un diagnostic en fonction des éléments théoriques mais aussi à partir de ce que la personne dit d'elle même.
-De plus je me demande si le fait d'admettre que l'on puisse "faire intrusion dans leur monde" ne vient pas légitimer l'idée qu'il y a "un mur" nous séparant. Ne sommes nous pas tous du même monde malgré nos singularités?
-Pourquoi vouloir trouver un espace commun? Pour ce dire que l'on est pas comme les autres? Que l'on est un professionnel? le professionnel serait celui qui arrive à se sentir lui aussi psychotique? bizarre non?
loi 2002-02 du code de l'action social et des familles: (Article L114-1-1)
"La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie.
Cette compensation consiste à répondre à ses besoins.[...]Les besoins de compensation sont inscrits dans un plan élaboré en considération des besoins et des aspirations de la personne handicapée tels qu'ils sont exprimés dans son projet de vie, formulé par la personne elle-même ou, à défaut, avec ou pour elle par son représentant légal lorsqu'elle ne peut exprimer son avis."
Article L116-1
"L'action sociale et médico-sociale tend à promouvoir, dans un cadre interministériel, l'autonomie et la protection des personnes[...]"
la question n'est peut-être pas de savoir comment je vais franchir ce mur (je laisse ça à ceux qui utilisent des outils comme la communication facilité pour leur épanouissement personnel
:za!ar: Il est possible que je viens d'affirmer des aberrations, je suis près à le econnaitre si l'on m'apporte les preuves.
Chestnut.
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Logos
Re: Rencontrer l'Autiste et le psychotique
Rencontrer une PERSONNE autiste et UNE PERSONNE psychotique; comme ça c'est mieux je pense.
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paul
Re: Rencontrer l'Autiste et le psychotique
oula Chestnut....tu devrais d'abord lire le livre..ensuite on causera. C'est facile de parler dans le vent avec un ton de défenseur des droits de la personne handicapé..les personnages qui illustres tes phrases sont particulièrement agressifs. Je ne comprends pas une telle énergie négative. Je crois qu'il est possible de communiquer dans un esprit plus pacifique.
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paul
Re: Rencontrer l'Autiste et le psychotique
Au fait,
Rencontrer l'Autiste et le Psychotique..c'est le titre du livre. L'idée du forum est d'échanger sur le contenu du livre et pas sur la première de couverture. Pour revenir à ton message. J'avoue avoir un peu peur de ton raisonnement..tes arguments ne sont pas clairs..tu as peut être manqué de temps pour écrire..
Je vais également te dire que tes "affirmations"(comme tu dis) sont particulièrement maladroites. Je vais me donner un peu de temps pour te répondre et te montrer l'intérêt d'avoir une véritable réflexion sur nos pratiques( c'est le but du livre....)Au delà des textes de droits...il y a la pratique et le concret...
Patiente un peu..et surtout...ramasses tes armes.
a bientot
Rencontrer l'Autiste et le Psychotique..c'est le titre du livre. L'idée du forum est d'échanger sur le contenu du livre et pas sur la première de couverture. Pour revenir à ton message. J'avoue avoir un peu peur de ton raisonnement..tes arguments ne sont pas clairs..tu as peut être manqué de temps pour écrire..
Je vais également te dire que tes "affirmations"(comme tu dis) sont particulièrement maladroites. Je vais me donner un peu de temps pour te répondre et te montrer l'intérêt d'avoir une véritable réflexion sur nos pratiques( c'est le but du livre....)Au delà des textes de droits...il y a la pratique et le concret...
Patiente un peu..et surtout...ramasses tes armes.
a bientot
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Chestnut
Re: Rencontrer l'Autiste et le psychotique
Milles excuses, il est vrai que j'ai répondu de manière un peu attive et que j'ai utilisé ton message plus pour revendiqué une éthique dans la parole plutôt que sur le contenu du livre.
En fait même si je n'ai pas lu le livre et que je ne connais même pas l'auteur, je pense que mon souhait principal, audelà d'exprimer un ras le bol face à tant d'aberration que jai pu observer dans le handicap et à ma propre impuissance, c'était d'interroger les lecteurs sur ce que voulais dire un titre de la sorte. Je m'explique: il me semble que le choix des mots prend toute son importance dans nos pratiques ainsi que la maniière dont on nomme les personnes.
Loin de moi l'envie d'enfoncer des portes ouvertes..........et pourtant c'est ce que j'ai fait, je l'accorde. Je te rejoindrai donc sur ta phrase: "il y a la pratique et le concret". Le titre du livre me semblait faire l'aphologie de la théorie et je voulais évitait que ce sujet se rajoute à la longue liste des sujets bateaux que je vois sur ce forum, (oups! est ce que mon message sera censuré?)
J'ai fait l'inverse et j'en rigole déjà.
Bonne semaine.
Chestnut
En fait même si je n'ai pas lu le livre et que je ne connais même pas l'auteur, je pense que mon souhait principal, audelà d'exprimer un ras le bol face à tant d'aberration que jai pu observer dans le handicap et à ma propre impuissance, c'était d'interroger les lecteurs sur ce que voulais dire un titre de la sorte. Je m'explique: il me semble que le choix des mots prend toute son importance dans nos pratiques ainsi que la maniière dont on nomme les personnes.
Loin de moi l'envie d'enfoncer des portes ouvertes..........et pourtant c'est ce que j'ai fait, je l'accorde. Je te rejoindrai donc sur ta phrase: "il y a la pratique et le concret". Le titre du livre me semblait faire l'aphologie de la théorie et je voulais évitait que ce sujet se rajoute à la longue liste des sujets bateaux que je vois sur ce forum, (oups! est ce que mon message sera censuré?)
J'ai fait l'inverse et j'en rigole déjà.
Bonne semaine.
Chestnut
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paul
Re: Rencontrer l'Autiste et le psychotique
Bonjour,
Je comprends parfaitement ta première réaction. Il est vrai que le titre peut paraitre très stigmatisant. Le côté étiquette(L'Autiste/ le Psychotique) est qlq chose qui peut choquer notament pour des gens qui ont travaillés dans des lieux comme l'école expérimentale de bonneuil sur Marne par exemple..
A bientôt,
Cordialement
Je comprends parfaitement ta première réaction. Il est vrai que le titre peut paraitre très stigmatisant. Le côté étiquette(L'Autiste/ le Psychotique) est qlq chose qui peut choquer notament pour des gens qui ont travaillés dans des lieux comme l'école expérimentale de bonneuil sur Marne par exemple..
A bientôt,
Cordialement
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françois
Re: Rencontrer l'Autiste et le psychotique
bonjour,
C'est moi, l'auteur, le coupable d'un titre discutable ! Un mot d'explication donc : il est vrai que dire "l'autiste", "le psychotique" a qq chose de violent, d'enfermant (c'est souvent ainsi que parlent les psy, pour indiquer qu'il s'agit d'une "structure" profonde de la personne). Cela dit, "la personne autiste" etc. sonne à mes oreilles comme assez artificiel, du politiquement correct un peu facile. Je précise que j'ai proposé cependant cette deuxième solution à l'éditeur, qui l'a refusé. (il fallait un titre simple et direct). Faut-il préciser quand même que le titre complet parle bien de "rencontre", et que cela va de soi qu'on ne peut "rencontrer" des pathologies, mais seulement des humains. Tout mon livre est pour dire qu'il est possible de rentrer en contact, en relation réciproque avec les uns et les autres, et qu'il existe dans une certaine mesure des "chemins", qui ne sont pas des autoroutes, pour tenter de les rejoindre dans le plaisir partagé de l'échange : je parle surtout de la recherche de jeux, de relation ludique du moins. C'est une recherche, je le répète, et pas un catalogue de recettes. Mais j'ai appris en travaillant auprès d'éduc comme formateur, qu'il y a bien des attitudes, des supports, des façons de leur parler etc. qui peuvent favoriser cette rencontre. Il me semble que ces personnes sont profondément souffrantes, solitaires, et que les aider à sortir de cette situation en leur "montrant" que la relation est possible, c'est une tâche urgente, difficile, mais passionnante aussi. A mes yeux, on ne peut le faire seul, il faut s'apprendre les uns les autres, à partir de nos trouvailles ponctuelles. En tout cas, c'est comme ça que moi j'ai eu envie d'écrire ce livre, pour témoigner de ce que j'apprends en m'intéressant de près à telle ou tel façon de faire : lorqu'on obtient un regard, un sourire, voire un mot d'un "autiste", c'est une joie très grande, et je crois qu'on lui rend service : ces personnes n'ont guère l'occasion de jouer, de rire,avec qq'un, et d'apprendre le monde ainsi. Je n'ai pas trop envie de polémiquer contre tel et tel courant, mais plutôt de dire très fort que cette recherche d'une rencontre authentique avec "eux", vaut la peine.A suivre...
Cordialement,
François Hébert
C'est moi, l'auteur, le coupable d'un titre discutable ! Un mot d'explication donc : il est vrai que dire "l'autiste", "le psychotique" a qq chose de violent, d'enfermant (c'est souvent ainsi que parlent les psy, pour indiquer qu'il s'agit d'une "structure" profonde de la personne). Cela dit, "la personne autiste" etc. sonne à mes oreilles comme assez artificiel, du politiquement correct un peu facile. Je précise que j'ai proposé cependant cette deuxième solution à l'éditeur, qui l'a refusé. (il fallait un titre simple et direct). Faut-il préciser quand même que le titre complet parle bien de "rencontre", et que cela va de soi qu'on ne peut "rencontrer" des pathologies, mais seulement des humains. Tout mon livre est pour dire qu'il est possible de rentrer en contact, en relation réciproque avec les uns et les autres, et qu'il existe dans une certaine mesure des "chemins", qui ne sont pas des autoroutes, pour tenter de les rejoindre dans le plaisir partagé de l'échange : je parle surtout de la recherche de jeux, de relation ludique du moins. C'est une recherche, je le répète, et pas un catalogue de recettes. Mais j'ai appris en travaillant auprès d'éduc comme formateur, qu'il y a bien des attitudes, des supports, des façons de leur parler etc. qui peuvent favoriser cette rencontre. Il me semble que ces personnes sont profondément souffrantes, solitaires, et que les aider à sortir de cette situation en leur "montrant" que la relation est possible, c'est une tâche urgente, difficile, mais passionnante aussi. A mes yeux, on ne peut le faire seul, il faut s'apprendre les uns les autres, à partir de nos trouvailles ponctuelles. En tout cas, c'est comme ça que moi j'ai eu envie d'écrire ce livre, pour témoigner de ce que j'apprends en m'intéressant de près à telle ou tel façon de faire : lorqu'on obtient un regard, un sourire, voire un mot d'un "autiste", c'est une joie très grande, et je crois qu'on lui rend service : ces personnes n'ont guère l'occasion de jouer, de rire,avec qq'un, et d'apprendre le monde ainsi. Je n'ai pas trop envie de polémiquer contre tel et tel courant, mais plutôt de dire très fort que cette recherche d'une rencontre authentique avec "eux", vaut la peine.A suivre...
Cordialement,
François Hébert