depot de plainte d'un jeune
Publié : 22 juin 2006 17:01
Bonjour, un jeune de lIR où j'ai travaillé pendant quelques années a déposé plainte contre un des éducateurs sur le groupe où je travaillé pour attouchements sexuels à caractère sadique lors des contentions, un autre éduc du groupe est lui aussi concerné pour n'avoir pas dénoncé ces faits.Je viens d'être auditiionné en gendarmerie, je sais que ce jeune ne fabule pas contrairement à tout ce qui a été dit par mes anciens collègues, tout ce que le jeune a dit est vrai!! Hélas, j'ai lutté contre les contentions des éducateurs faites non pour protéger qui que ce soit mais pour montrer à l'ado aux ados "l'autorité" de l'adulte,sa supériorité...
Vu le passé de l'institution qui a déjà vécu une enquête judiciaire et de la dass sans suite pour l'éduc concerné qui est le même que celui que le jeune dénonce je me demande à quoi cela va servir que ce jeune ait eu le courage de porter plainte, j'ai vécu l'enquête le soutien des educs plaigant l'éduc mais pas du tout les jeunes, je sais que tous se sont mis d'accord pour dire la même chose face aux différents enquêteurs, les educs ayant été auditionnés cette fois sont les mêmes que ceux ayant déposé il y a quelques annés... Ils ont tous dit la même chose cette fois encore!sauf moi entendue pour la première fois de ma vie dans un bureau de gendarmerie. Je suis abasourdie, je suis pas folle et le jeune non plus, je sais que là bas les gamins étaient malmenés pour pas dire maltraités, même les services généraux me l'ont dit à l'époque mais tous se couvrent.
le pire est de m'entendre dire par l'OPJ que je n'étais pas obligée de venir au rdv...C'est sûr je n'y étais pas obligée mais quand même j'ai un profond respect pour les jeunes que j'ai accompagnés et le sens des responsabiltés et une conscience personnelle et professionnelle.J'ai aussi des valeurs et le gout de la vérité, de la justice.
Je sais que les IR sont des lieux où la violence existe, j'ai travaillé ce thème tout au long de ma formation mais je me demande pourquoi on y laisse exercer les mêmes personnes alors que celles ci ont "péter les plombs" et sont passées à l'acte sur des gamins? pourquoi on ne s'intéresse pas plus à une institution qui a fait l'objet de nombreuses plaintes, signalement, qu'est ce qu'on attend.
savez vous combien de temps prend une enquête suite à un dépôt de plainte d'un jeune pour ce genre de fait.
Je ressors dépitée, voire dégoutée de constater que le silence demeure une règle si présente chez mes anciens collègues qu'ils sont toujours dans les mêmes optiques, mêmes fonctionnements alors qu'ils demandent aux jeunes de "changer" les leurs!!
Quelle vie a ce jeune que mes collègues de groupe ont si souvent humillié et contraint au silence quand il parlait de ses peurs, de quelqu'un qui lui faisait mal sans jamais réussir à le nommer, comment pouvais je l'aider sur ce point sans savoir.comment aurais je réagi si j'avais su.
Je suis satisfaite qu'il ait pu en parler ailleurs, à d'autres éducateurs et que ceux ci l'aient écouté, aiguillé. Mais je souhaite que sa plainte soit entendue en justice et qu'ainsi il puisse se reconstruire.Ce soir, je suis paumée, déboussolée quant au mutisme des éducs.
Vu le passé de l'institution qui a déjà vécu une enquête judiciaire et de la dass sans suite pour l'éduc concerné qui est le même que celui que le jeune dénonce je me demande à quoi cela va servir que ce jeune ait eu le courage de porter plainte, j'ai vécu l'enquête le soutien des educs plaigant l'éduc mais pas du tout les jeunes, je sais que tous se sont mis d'accord pour dire la même chose face aux différents enquêteurs, les educs ayant été auditionnés cette fois sont les mêmes que ceux ayant déposé il y a quelques annés... Ils ont tous dit la même chose cette fois encore!sauf moi entendue pour la première fois de ma vie dans un bureau de gendarmerie. Je suis abasourdie, je suis pas folle et le jeune non plus, je sais que là bas les gamins étaient malmenés pour pas dire maltraités, même les services généraux me l'ont dit à l'époque mais tous se couvrent.
le pire est de m'entendre dire par l'OPJ que je n'étais pas obligée de venir au rdv...C'est sûr je n'y étais pas obligée mais quand même j'ai un profond respect pour les jeunes que j'ai accompagnés et le sens des responsabiltés et une conscience personnelle et professionnelle.J'ai aussi des valeurs et le gout de la vérité, de la justice.
Je sais que les IR sont des lieux où la violence existe, j'ai travaillé ce thème tout au long de ma formation mais je me demande pourquoi on y laisse exercer les mêmes personnes alors que celles ci ont "péter les plombs" et sont passées à l'acte sur des gamins? pourquoi on ne s'intéresse pas plus à une institution qui a fait l'objet de nombreuses plaintes, signalement, qu'est ce qu'on attend.
savez vous combien de temps prend une enquête suite à un dépôt de plainte d'un jeune pour ce genre de fait.
Je ressors dépitée, voire dégoutée de constater que le silence demeure une règle si présente chez mes anciens collègues qu'ils sont toujours dans les mêmes optiques, mêmes fonctionnements alors qu'ils demandent aux jeunes de "changer" les leurs!!
Quelle vie a ce jeune que mes collègues de groupe ont si souvent humillié et contraint au silence quand il parlait de ses peurs, de quelqu'un qui lui faisait mal sans jamais réussir à le nommer, comment pouvais je l'aider sur ce point sans savoir.comment aurais je réagi si j'avais su.
Je suis satisfaite qu'il ait pu en parler ailleurs, à d'autres éducateurs et que ceux ci l'aient écouté, aiguillé. Mais je souhaite que sa plainte soit entendue en justice et qu'ainsi il puisse se reconstruire.Ce soir, je suis paumée, déboussolée quant au mutisme des éducs.