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bébé constipé
Publié : 15 janv. 2005 22:36
par chrystye
Voilà j'ai une amie qui se fait beaucoup de souci pour son bébé d'un peu plus d'un mois.Le bébé est constipé, elle l'a déjà emmené plusieurs fois en rdv chez la pédiatre, mais malgrè les médocs contre la constipation et le fait qu'elle lui ait conseillé de lui donner de l'hépar la petite est toujours constipée, elle pleure beaucoup.
Elle a allaité son bébé pendant quelque temps, le bb a du lait maternisé aujourd'hui et visiblement le Doc lui a conseillé de le changer a plusieurs reprises, masi la situation ne s'améliore pas.
Que faire???
Re: bébé constipé
Publié : 16 janv. 2005 16:05
par EMMA
Bonjour, ton amie ne pourrait reprendre l'allaitement??? Ne serait-ce que pdt qques temps...
Sinon, qu'elle tente de masser la plante des pieds de sa petite avec une balle... c'est un technique de reflexologie...
Orientes-la vers l'homéopathie...3 granules de Nux vomica 5 CH fondu dans un petit d'eau 3 fois par jour...ça marche pour mon bébé.
voilà, bon courage...
EMMA
Re: bébé constipé
Publié : 16 janv. 2005 17:22
par rodin
Je pense que l'appareil digestif de ce bébé est en train de ce régler .Il faut le laisser tranquille.On connait tous des histoires de parent qui se fixe sur le caca pipi des enfants .Au début de la relation mére enfant la mère gouverne tout et s'interresse beaucoup et croit étre garante de ça aussi.Je sais que ce bébé est nourrit au lait maternisé mais Un bébé allaité peut rester jusqu'à trois semaines sans aller à la selle par exemple (reference de la leache league )et sans soucis.c'est déroutant pour une mère et même certaines professionnelles de ne pas avoir de selle dans la couche de l'enfant .Je me rappelle une maman qui était triste à la crèche parceque son enfant avait ses selles à la crèche et plus avec elle .Enfin pour moi c'est comme celà que se met en route les constipations chroniques et les emmerdements....c'est facile de dire que ce bébé pleure car il est constipé ça rassure d'un certain coté !c'est un peu comme les régurgitations et la batterie de traitement qui se trouve sur nos étageres à la crèche .
Re: bébé constipé
Publié : 16 janv. 2005 18:20
par chrystye
Je lui ai dit de ne pas faire une fixation sur cela, de ne pas s'angoisser masi c'est sans doute plus facile quand il ne s'agit pas de son enfant! de plus je m'interroge sur le fait que le pédiatre lui donne des traitements et les changent si souvent vu le jeune age de la petite.
Re: bébé constipé
Publié : 17 janv. 2005 18:54
par domi
J'ai eu le même soucis avec mon fils il y a quelques années maintenant .Sans avoir fait de "fixation" sur le problème bien sùr.De toutes façons le bébé quelquefois pleure tellement il a mal alors je pense que tu ne peux que réagir plutôt que de le laisser hurler.J'ai aussi fait les biberons à l'eau d'HEPAR ;mais le truc qui a très bien marché c'est l'ostéopathe .
C'est vraiment étonnant comme mon fils n'a jamais eu d'autres problèmes de constipation ensuite.
Bon courage :th) :tv) :blabla: :lol2:

Re: bébé constipé
Publié : 17 janv. 2005 19:58
par lola
meme conseil donne par domi : l'osteopathe peut faire des miracles!!!
Re: bébé constipé
Publié : 28 janv. 2005 11:46
par kelly
Compétences
S A N T É
N° 81 - Septembre 2002 - MÉTIERS de la petite enfance 15
Elle n’a aucun retentissement sur l’état
général ni sur la croissance et le déve-
loppement de l’enfant. Elle est très souvent
source d’inquiétude pour les parents et
peut avoir un retentissement sur la vie sociale
et la scolarité.
Comment reconnaître
la constipation ?
L’interrogatoire et l’examen clinique permettent
le plus souvent, dès la première consultation,
d’affirmer le diagnostic. L’interrogatoire
retrouve la notion de selles trop rares, trop
volumineuses ou trop dures et la palpation
abdominale et le toucher rectal peuvent percevoir
des fécalomes (1). La diminution de la
fréquence des selles doit être appréciée en
fonction de l’âge.
On parle de constipation chez le nourrisson
lorsqu’il a moins de trois selles par semaine et
chez le grand enfant lorsqu’il a moins de deux
selles par semaine.
La constipation du nourrisson allaité par sa
mère est un cas particulier. Classiquement,
l’enfant nourri au sein a une selle liquide, jaune
d’or, à chaque change. De façon non exceptionnelle,
l’allaitement maternel peut entraîner
une raréfaction du nombre de selles. L’enfant
peut n’avoir qu’une selle par semaine. Il
n’y a pas d’autre symptôme et la croissance
est normale. Cette constipation au lait de
femme pourrait être liée à la qualité du lait qui
est totalement absorbé. Ce symptôme doit de
toute façon être respecté sans exploration ni
traitement.
Plus rarement, ce n’est pas la constipation qui
est le motif de consultation mais une complication
ou un effet secondaire, la constipation
elle-même étant méconnue. On pourra alors
s’aider d’une radiographie de l’abdomen sans
préparation qui permettra, en mettant en évidence
l’encombrement stercoral colique, de
rattacher les symptômes à leur cause.
C’est la cas fréquemment dans les services d’accueil
et d’urgences pédiatriques chez les enfants
adressés pour syndrome douloureux abdominal.
Le motif de la consultation peut aussi être des
douleurs à la défécation ou des rectorragies (2)
expliquées par une fissure provoquée par les
selles trop dures. Le mode de révélation d’une
constipation importante souvent méconnue et
négligée peut être, chez l’enfant de plus de quatre
ans, une encoprésie (3) secondaire. Il peut aussi
s’agir d’un prolapsus (4) rectal qui devra faire
éliminer une mucoviscidose.
La constipation peut également être découverte
à l’occasion d’énurésie, de troubles mictionnels
ou d’infections urinaires à répétition,
conséquences de la compression des voies urinaires
par un côlon ou un rectum remplis de
matières. Une diarrhée par rengorgement,
fausse diarrhées des constipés, doit être reconnue
: elle ne guérira qu’avec la prise en charge
de la constipation.
Enfin, il faut savoir que les troubles généraux fréquemment
rapportés par les parents (asthénie,
anorexie, mauvaise haleine, fébricule,
baisse du rendement scolaire…) n’ont aucun
rapport de cause à effet avec la constipation.
Il faudra d’ailleurs noter le retentissement psychologique
de la constipation sur le comportement
de l’enfant et sur son entourage. Il est fréquent
que la symptomatologie soit majorée par
les parents méconnaissant la physiologie qui
guettent avec anxiété la selle quotidienne de leur
enfant. La recherche coûte que coûte de la selle
journalière peut être parfois le point de départ
Constipation de l’enfant :
diagnostic et prise en charge
La constipation est presque toujours d’origine
fonctionnelle. C’est un motif très fréquent de
consultation : 5% des consultations de pédiatrie
générale et jusqu’au quart des consultations
des gastro-entérologues pédiatres. C’est une
pathologie bénigne dont la symptomatologie
se limite à l’émission de selles trop rares.
➜
J.-L. Giniès
Département de pédiatrie
CHU, Angers
1• Fécalome : Matières fécales
très solides, en rapport avec
le ralentissement du transit
intestinal, pouvant simuler
une tumeur et entraîner
des signes d’occlusion.
2• Rectorragie : Emission de
sang par l’anus.
3• Encoprésie : Défécation
incontrôlée chez un enfant,
signe d’un comportement
régressif.
4• Prolapsus : Glissement d’un
organe vers le bas.
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Compétences
S A N T É
16 MÉTIERS de la petite enfance - N° 81 - Septembre 2002
d’une situation psychologique de refus d’exonération
et d’une pérennisation des troubles.
Comment reconnaître
la cause de la constipation ?
La quasi-totalité des constipations de l’enfant
est d’origine fonctionnelle. La constipation est
exceptionnellement secondaire à une cause
organique digestive ou extra-digestive et sa
présentation est alors très différente.
Schématiquement, trois types de situations
peuvent se présenter :
• dans le premier cas, la constipation est le
seul trouble. La croissance et l’examen clinique
de l’enfant sont normaux. La constipation est
d’origine fonctionnelle. Aucune exploration
complémentaire n’est nécessaire ;
• dans le deuxième, la constipation a débuté
tôt dans la vie et s’accompagne d’autres troubles
digestifs : vomissements, ballonnement abdominal,
et retentit sur la croissance : il faut chercher
une pathologie organique digestive à l’origine
de la constipation et éliminer une maladie
de Hirschsprung ;
• dans la troisième situation, la constipation
est une conséquence attendue d’une maladie
non digestive. Elle est au second plan derrière
la maladie qui l’a entraînée et son origine ne
fait aucun doute.
L’interrogatoire devra préciser les antécédents
familiaux et personnels, notamment chirurgicaux
de l’enfant. Le régime et le mode d’alimentation
doivent être soigneusement étudiés de
même que les traitements mis en oeuvre. Il faudra
déterminer la date et le début de la constipation,
dès la naissance ou avec un intervalle
libre, et d’éventuelles circonstances déclenchantes
à l’origine de la constipation (changement
de régime, événement familial ou personnel,
début de la scolarité, apprentissage
de la propreté…). L’aspect des selles doit être
noté. Enfin des signes associés (ballonnement
abdominal, vomissements) doivent être recherchés
ainsi que d’éventuelles complications ou
manifestations secondaires de la constipation
(énurésie, infection urinaire, troubles de la miction,
fissure, rectorragie, fuites anales). Il faut
peser, mesurer l’enfant et reconstituer sa courbe
de croissance.
Comment traiter
la constipation de l’enfant ?
La prise en charge d’une constipation doit toujours
débuter par un entretien prolongé avec
la famille et avec l’enfant. Il faut expliquer que
le constipation est une maladie fréquente qui
n’aura pas de retentissement grave sur la santé
ou sur la croissance de l’enfant et qu’elle ne
peut en aucun cas être responsable de com-
plication aiguë. Il faut bien expliquer que la
constipation ne se complique jamais d’épisode
d’occlusion aiguë.
• L’entretien doit expliquer à l’enfant et aux
parents, en s’aidant au besoin de schémas, les
mécanismes de la constipation et leurs impli-
cations thérapeutiques. Très schématiquement,
la constipation correspond à la constitution de
selles dures déshydratées qui stagnent dans
le côlon et qui sont très difficiles à exonérer.
Cette déshydratation des selles peut être la
conséquence d’une anomalie de la motricité
colique ou d’erreurs de régime : trop pauvre
en fibres et apportant une ration hydrique
insuffisante. La prise en charge repose sur la
réhydratation des selles et leur ramollissement
pour favoriser leur exonération.
© BSIP/Laurent/Best
“C’est aussi un ajustement des habitudes alimentaires qu’il faut proposer...”
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S A N T É
N° 81 - Septembre 2002 - MÉTIERS de la petite enfance 17
Il est important aussi de préciser très clairement
les objectifs du traitement en sachant qu’en
aucun cas on ne pourra obtenir l’émission d’une
selle normale par jour. Le but du traitement est
d’obtenir deux à trois selles par semaine et la
disparition d’éventuelles douleurs abdominales
ou de fuites fécales.
• Les mesures diététiques sont essentielles. Elles
doivent être clairement annoncées. Il faut bien
savoir que leur réalisation correcte est difficile.
Plus qu’un régime, c’est un ajustement des habi-
tudes alimentaires qu’il faut proposer. Il ne faut
pas qu’un enfant petit, déjà traumatisé par l’heure
du pot, soit aussi mis systématiquement devant une
assiette de haricots verts. Il faut essayer d’obtenir
une prise quotidienne de fibres suffisante : de
l’ordre de 5 g par jour entre 6 mois et 2 ans, ensuite
la quantité théorique à apporter est égale à l’âge
de l’enfant +5g par jour. En pratique, il faut dire
aux parents de proposer au moins une fois par
jour des légumes cuits et deux fois par jour des
crudités et des fruits. La ration hydrique doit aussi
être suffisante. L’enfant doit boire de l’eau nature
à chaque repas et un verre d’eau le matin au réveil.
Il faut éviter les sirops et les sucres d’absorption
rapide.
• Les mesures d’hygiène doivent être aussi
détaillées. Il faut conseiller une présentation
régulière à la selle au calme à un moment où
l’enfant se sent bien, par exemple le matin après
le petit déjeuner, pour utiliser au mieux le réflexe
gastrocolique. Il faut insister pour que l’enfant
se présente également à la selle dès qu’il en ressent
le besoin. Il ne faut pas qu’il se retienne.
Enfin, il faut regarder dans quelles conditions
l’enfant va à la selle. Il faut qu’il soit bien installé
dans une position facilitant l’éxonération, c’està-
dire les cuisses fléchies sur le bassin et les
pieds en appui. On pourra être amené en fonction
de la morphologie de l’enfant à préconiser l’emploi
d’un réducteur de siège ou d’un petit banc
sur lequel il appuiera ses pieds.
• Lorqu’il existe un fécalome (1), la vacuité du rectum
doit être obtenue par des lavements. C’est
un préalable aux autres mesures thérapeutiques.
• Les mesures hygiénodiététiques sont habituellement
suffisantes dans les constipations occasionnelles.
Dans les constipations chroniques, ou
lorsque les parents n’arrivent pas à appliquer
suffisamment, pour avoir un résultat, les conseils
hygiénodiététiques, ces derniers doivent être
associés à des traitements médicamenteux.
Deux classes de médicaments sont utiles dans
la constipation de l’enfant : les huiles minérales
et les disaccharides osmotiques. Les
huiles minérales sont utilisées à la posologie
de 1,5 à 5 mL/kilo. La dose est augmentée progressivement
jusqu’à provoquer des fuites
anales puis diminuée jusqu’à obtenir une normalisation
du transit et la disparition des fuites.
Ces fuites sont l’inconvénient de l’utilisation
des huiles minérales et on peut leur préférer
les disaccharides osmotiques. Il s’agit du lactitol
et du lactulose. Ils peuvent être donnés
en une prise, ce qui améliore la compliance au
traitement. Ils sont habituellement bien acceptés
par les enfants. Les posologies efficaces
sont importantes, de l’ordre chez l’enfant de
celles données aux adultes.
Les autres prescriptions ne sont indiquées
qu’en cas de constipation réfractaire à un traitement
symptomatique bien conduit, lorsqu’on
est certain de la compliance de l’enfant et des
parents au traitement et après avoir exploré
les mécanismes de la constipation.
Dans tous les cas, il faut insister sur la nécessité
d’un traitement au long cours, de plusieurs
mois voire plusieurs années. La constipation est
une maladie chronique. L’interruption trop précoce
du traitement, même après plusieurs
mois, expose à une rechute.
•
La constipation est un symptôme fréquent.
Elle correspond presque toujours à une pathologie
fonctionnelle et est essentiellement responsable
d’un inconfort digestif. Le médecin
doit savoir dédramatiser la situation et éviter
des explorations inutiles et des thérapeutiques
inadéquates.
Les mesures hygiénodiététiques, éventuellement
associées à un traitement par un agent
osmotique, permettent pratiquement toujours
d’obtenir la guérison. Il faut éviter la répétition
de manoeuvres endorectales qui, à la
longue, risquent de pérenniser la situation en
retardant l’acquisition d’une autonomie défécatoire.