Bonjour,
j'ai choisi pour situation éducative un enfant de 3 ans qui joue à "tuer" les peluches, en "tirant dessus" ou en leur donnant des coups de pied. (jeu symbolique)
je cherche des éléments théoriques. si vous avez des pistes, je prends!
merci
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"jeux de mort"
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Cindy
Re:
Salut Laetitia
Je pense que ton sujet est le jeu symbolique. Un enfant qui joue à tuer sert davantage d'illustrations.
Pour ça je te conseille Freud (évidemment!) mais surtout, surtout, surtout, Winnicott et l'espace transitionnel, ou espace potentiel. Ce n'est pas un concept évident à saisir, mais c'est exactement là dedans qu'entre le jeu symbolique.
J'ai eu un cours récemment qui explique très clairement, enfin, pour moi et je suis en 3ème année ! J'espère que ça le sera aussi pour toi. Je vais tenter de t'en donner des éléments.
:note:
L’espace transitionnel c’est l’espace du jeu : ni la réalité, ni l’imaginaire. C’est un entre-deux.
C’est un espace potentiel : l’enfant et l’adulte peuvent s’en saisir, mais il n’est pas systématique.
Cet espace permet le jeu symbolique. C’est à la fois la mère dans l’imaginaire de l’enfant et ce n’est pas la mère dans la réalité (doudou).
Jeu symbolique : il n’a rien à voir avec des jeux éducatifs, intellectuels… Il est lié au développement psychoaffectif : il permet à l’enfant de lutter contre les angoisses par divers supports (pâte à modeler, for-da…). L’enfant n’est plus passif face à sa souffrance.
C’est un jeu sans contraintes : on peut y tuer, on peut y ressusciter
. Mais il doit être cadré : on ne joue pas n’importe où et ce qui possible dans le jeu ne l’est pas dans la réalité.
C’est l’espace le plus intéressant pour l’enfant. Il faut savoir écouter la créativité de l’enfant, lui faire confiance.
Ne pas aller trop près du réel : choisir des objets qui ressemblent le moins possible aux objets réels (épées en carton, pistolet avec les mains…). Sinon, il y a un risque qu’il confonde l’imaginaire et le réel dans sa construction psychique.
Toujours proposer du matériel complémentaire pour dialectiser le jeu, pour que l’enfant puisse choisir d'être agresseur ou agressé (loup et chaperon rouge, épée et bouclier…).
:warning!: Ce que l’enfant s’autorise dans un jeu n’est pas à dire aux parents. Parfois, ils peuvent ne pas comprendre, être effrayés. L’enfant s’adresse à une personne précise, dans un cadre précis, que les parents ne peuvent pas toujours entendre car cela peut être violent.
:note:
Voilà. Si tu ne comprends pas ou que tu veux des précisions, n'hésite pas ! En quelle année es-tu ?
Bon courage. Bye :bye:
Je pense que ton sujet est le jeu symbolique. Un enfant qui joue à tuer sert davantage d'illustrations.
Pour ça je te conseille Freud (évidemment!) mais surtout, surtout, surtout, Winnicott et l'espace transitionnel, ou espace potentiel. Ce n'est pas un concept évident à saisir, mais c'est exactement là dedans qu'entre le jeu symbolique.
J'ai eu un cours récemment qui explique très clairement, enfin, pour moi et je suis en 3ème année ! J'espère que ça le sera aussi pour toi. Je vais tenter de t'en donner des éléments.
:note:
L’espace transitionnel c’est l’espace du jeu : ni la réalité, ni l’imaginaire. C’est un entre-deux.
C’est un espace potentiel : l’enfant et l’adulte peuvent s’en saisir, mais il n’est pas systématique.
Cet espace permet le jeu symbolique. C’est à la fois la mère dans l’imaginaire de l’enfant et ce n’est pas la mère dans la réalité (doudou).
Jeu symbolique : il n’a rien à voir avec des jeux éducatifs, intellectuels… Il est lié au développement psychoaffectif : il permet à l’enfant de lutter contre les angoisses par divers supports (pâte à modeler, for-da…). L’enfant n’est plus passif face à sa souffrance.
C’est un jeu sans contraintes : on peut y tuer, on peut y ressusciter
C’est l’espace le plus intéressant pour l’enfant. Il faut savoir écouter la créativité de l’enfant, lui faire confiance.
Ne pas aller trop près du réel : choisir des objets qui ressemblent le moins possible aux objets réels (épées en carton, pistolet avec les mains…). Sinon, il y a un risque qu’il confonde l’imaginaire et le réel dans sa construction psychique.
Toujours proposer du matériel complémentaire pour dialectiser le jeu, pour que l’enfant puisse choisir d'être agresseur ou agressé (loup et chaperon rouge, épée et bouclier…).
:warning!: Ce que l’enfant s’autorise dans un jeu n’est pas à dire aux parents. Parfois, ils peuvent ne pas comprendre, être effrayés. L’enfant s’adresse à une personne précise, dans un cadre précis, que les parents ne peuvent pas toujours entendre car cela peut être violent.
:note:
Voilà. Si tu ne comprends pas ou que tu veux des précisions, n'hésite pas ! En quelle année es-tu ?
Bon courage. Bye :bye:
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Cindy
Re:
Désolée nadia, mais je n'ai pas lu entièrement "jeu et réalité" de Winnicott. En plus, quand je l'ai lu je ne l'avais pas vraiment saisit et c'était l'année dernière. alors je ne peux rien te dire sur ce livre.
Laetitia, si tu veux des précisions sur Winnicott : handling, holding, mère suffisamment bonne, la psy nous l'a bien dégrossit également. Ca n'est plus franchement le jeu symbolique, mais si ça t'intéresse... Nadia aussi. n'hésitez pas !
:bye:
Laetitia, si tu veux des précisions sur Winnicott : handling, holding, mère suffisamment bonne, la psy nous l'a bien dégrossit également. Ca n'est plus franchement le jeu symbolique, mais si ça t'intéresse... Nadia aussi. n'hésitez pas !
:bye:
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Cindy
Re:
Salut nadia
Je ne sais pas trop ce que tu entends par "reve assez longtemps" : est-ce qu'il joue, est-ce qu'il ne fait rien, a-t-il le regard dans le vide, semble-t-il triste
Je ne sais pas trop quoi te répondre. En fait, je ne connais ni l'enfant ni la situation. Tu es en stage ou en emploi ?
Ce que j'ai envie de te répondre c'est qu'il faut peut-être le laisser ne rien faire ou rêver un peu, mais si sa situation est difficile, il ne faut pas le laisser s'enfermer. Peut-être peux-tu essayer de poser des questions du style "tu penses à ta maman" ou des choses qui peuvent lui permettre de s'exprimer sur ce qu'il ressent. Mais ça, je pense que c'est à l'équipe et à toi de voir.
Mais tout dépend de l'enfant : est-il toujours triste ou rêveur, est-il parfois joyeux, pleure-t-il souvent, fait-il des colères...
Je pense que pour ce qui est des colères, il faut lui laisser le temps d'exprimer ses colères. Pour ne pas effrayer ou énerver les autres enfants, l'écarter et l'autoriser à taper sur des coussins, par terre, sur des poupées etc... En posant l'interdit de s'attaquer à lui-même, à l'adulte ou aux enfants.
Mais tu n'as pas de possibilités d'en parler avec un psychologue ? Y en a-t-il un dans ta structure ou dans tes cours qui puisse te répondre ?
Voilà. Je ne sais pas si je t'avance beaucoup, mais je ne crois pas pouvoir aller plus loin. Je t'ai donné des pistes auxquelles je pensais, à toi de choisir celles qui semblent te convenir...
Bye et bon courage
:bye:
Je ne sais pas trop ce que tu entends par "reve assez longtemps" : est-ce qu'il joue, est-ce qu'il ne fait rien, a-t-il le regard dans le vide, semble-t-il triste
Je ne sais pas trop quoi te répondre. En fait, je ne connais ni l'enfant ni la situation. Tu es en stage ou en emploi ?
Ce que j'ai envie de te répondre c'est qu'il faut peut-être le laisser ne rien faire ou rêver un peu, mais si sa situation est difficile, il ne faut pas le laisser s'enfermer. Peut-être peux-tu essayer de poser des questions du style "tu penses à ta maman" ou des choses qui peuvent lui permettre de s'exprimer sur ce qu'il ressent. Mais ça, je pense que c'est à l'équipe et à toi de voir.
Mais tout dépend de l'enfant : est-il toujours triste ou rêveur, est-il parfois joyeux, pleure-t-il souvent, fait-il des colères...
Je pense que pour ce qui est des colères, il faut lui laisser le temps d'exprimer ses colères. Pour ne pas effrayer ou énerver les autres enfants, l'écarter et l'autoriser à taper sur des coussins, par terre, sur des poupées etc... En posant l'interdit de s'attaquer à lui-même, à l'adulte ou aux enfants.
Mais tu n'as pas de possibilités d'en parler avec un psychologue ? Y en a-t-il un dans ta structure ou dans tes cours qui puisse te répondre ?
Voilà. Je ne sais pas si je t'avance beaucoup, mais je ne crois pas pouvoir aller plus loin. Je t'ai donné des pistes auxquelles je pensais, à toi de choisir celles qui semblent te convenir...
Bye et bon courage
:bye: