Page 1 sur 1

les limites du concept de résilience

Publié : 05 déc. 2005 17:59
par edelweiss
j'aborde en ouverture de mon mémoire, le concept de résilience mais celui-ci est plutôt controversé. Apparemment j'ai pris un risque !
d'après vous quelles sont les limites de ce concept si controversé ?

Est-ce que je peut rapprocher le concept de résilience de Cyrulnik, du processus de compensation de VYGOTSKY? qu'en pensez-vous ?

merci de votre aide.

Re: les limites du concept de résilience

Publié : 06 déc. 2005 12:46
par Mouahh
Tu peux aller sur le site http://www.psychasoc.com/ de Rouzel. C'est un educ spé devenu psychanalyste. Apparemment ses ouvrages sont des références pour les ES. Lui il est contre le concept de résilience. Tu trouveras sur ce site plusieurs articles dans lesquels il expose ses arguments.
Sinon, il y a trois conditions nécessaires dans lesquelles Cyrulnik considère qu’un enfant peut développer une résilience c'est-à-dire surmonter un traumatisme, bien que ce dernier reste inscrit dans le psychisme de l’individu :
- avoir acquis une stabilité interne dans les premiers mois de la vie, qui permette au sujet de s’être construit une confiance primitive, de pouvoir repérer la constance des objets et de se sentir aimable,
- avoir été soumis à une forme de traumatisme assez repérable, alors que dans les situations d’inadéquation parentale, le traumatisme est constant, insidieux, non datable,
- avoir bénéficié de la présence d’un adulte « tuteur de résilience », qui va proposer un lien signifiant à l’enfant, et l’aider à « historiser », c'est-à-dire à donner un sens à ce qui lui est arrivé.
Déjà ça réduit la validité du concept et exclue donc certaines situations traumatisantes, notamment des très jeunes enfants ayant vécu des traumatismes précoces ne leur ayant pas permis d'avoir une "stabilité interne".
J'espère que ça t'aideras un peu. Par contre Vygotsky c'est qui ? et c'est quoi le processus de compensation ?

Re: les limites du concept de résilience

Publié : 06 déc. 2005 13:14
par aline
Effectivement c'est eput être une prise de risque, j'ai également ouvert mon mémoire sur ce concept.

Je crois que l'on eput argumenter cette ouverture en disant que l'EJE n'est pas tout puissant dans ce concept de résilience et que ce n'est pas lui qui va déterminer si l'enfant va "s'en sortir" ou non. En revanche, on peut quand même croiser le rôle de l'EJE avec cela , en disant que notre rôle allant dans le sens du bien-être de l'enfant est de favoriser l'épanouissement de l'enfant.
On eput rapproche r la notion de résilience de Cyrulnik à celle de Vigostky. Je te souhaite bon courage et je crois savoir qui tu es...

Re: les limites du concept de résilience

Publié : 06 déc. 2005 13:16
par julie
je pense que ce concept est vérifiable, certains enfants ayant vécu des traumatisme arrive par la suite à se détacher, à prendre du recul et à mener une vie comme tout le monde. il faut également s'en méfier car certains adultes disent avoir fait une résilience alors qu'aucun suivi psychologique n'a été fait, les traumatismes se font alors sentir dans leur vie quotidienne mais ils les nient (crise d'angoisse etc)

Re: les limites du concept de résilience

Publié : 06 déc. 2005 16:40
par yep
salut!
d'abord, Cyrulnic est très controversé comme tu dis car apparemment il n'a rien inventé mais s'est contenté de piquer les idées à droite et à gauche.
ensuite ses bouquins sont selon moi brouillons, on a l'impression qu'il n'y a pas de plan, çà part ds tout les sens, il ne définit jamais vraiment ce concept (du coup chacun le définit personnellement selon son histoire). Je trouve que lire une intro de ses bouquins apporte autant que d'en lire un entier. Et puis il a écrit 4 ou 5 bouquins pour dire la même chose: un peu commercial l'idée du coco non?
Enfin, et là je n'irai pas ds les détails car je ne paitrise pas du tout:
Une de nos prof psy (qui est absolument géniale) critique ce concept et cet auteur car selon elle, Cyrulnic se réfère à la théorie freudienne en oubliant 50% de ce que nous a appris Freud: le plaisir provoqué par le symptome ( le symptome n'est pas que source de mal-être mais il est ambivalent sinon chacun voudrait plus facilement renoncer à ce symptome).
Ce concept de résilience selon ma prof est complètement faux. Voilà ce qu'elle en a dis: certaines personnes auraient la résilience et tant mieux pour eux, tant pis pour les autres!!
Moi, ce que j'en pense, c'est que ce concept fait bien plaisir aux travailleurs sociaux car il légitime leur rôle auprès d'un public en souffrance: une bonne rencontre, quelqu'un pour considérer cette personne et hop! résilience! hop çà va mieux!
Pour avoir lu "les vilains petits canards", j'affirme que ce concept est un peu léger!
bon j'avoue que j'assure pas trop ds ma démonstration, je suis au top niveau psychanalyse, mais je suis sure que d'autres personnes le feront mieux que moi!

En tout cas, oui c'est risqué de parler de ce concept qui fut très "mode", mais si tu sais défendre ton bifteck y a pas de soucis!

a+

Re: les limites du concept de résilience

Publié : 06 déc. 2005 23:06
par elfy
je trouve aussi que ce sujet est à risque, mais encore faudrait-il savoir de quoi traite ton mémoire. Cela me parait à risque car:
- notion récente promulguée en france essentiellement par cyrulnik qui, comme Dolto, souffre d'une surmédiatisation.
- notion très contreversée car utilisée, interprétée de différentes façons. Pour certains, c'est un fait, pour d'autre un leurre.
- de plus, tu n'as pas vraiment de recul pour aborder cette notion, du moins sur un plan pratique.. tu peux toujours aborder cette notion d'un point de vue purement théorique, en comparant divers points de vues, diverses théories, mais enfin, c'est un travail fastidieux où ta pratique en tant qu'EJE sera très limitée.
- pour avoir une vraie opinion faudrait-il encore que tu l'aie vérifié, or aucun stage ne te permets cela, de par sa durée. Comment vérifier la véracité de ce concept de ta place?
- par contre, parler de la "parole" apportée à l'enfant, de son impact, des mots, du langage dans la construction de l'enfant pourra faire intervenir cette notion de résilience.
-mais là encore attention!!! en matière de psychanalyse et de ses courants, le monde est très partagé. Et si tu tmobes face à un examinateur qui ne partage pas ton opinion, il faudra que tu aies des arguments convaincants!!!

voilà! ce n'est que mon avis! le thème que tu souhaites aborder est très intéressant, et je ne te dis pas de ne pas le suivre, c'est ton choix. Saches aussi qu'il ne faut pas non plus trop se prendre la t^te sur le sujet du mémoire, l'important est de faire un lien pertinent entre la théorie et ta pratique et que tu saches bien défendre ta position, avec des arguments objectifs convaincants. Au plaisir et bon courage, elfy.