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reflexion sur l'autorité
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sophie
reflexion sur l'autorité
je m'interroge de manière globale sur l'autorité, qui je crois est en déclins depuis déjà de nombreuses années. en effet les adultes ont parfois un positionnemnt ambü face aux enfants et adolescent, il n'y a qu'a voir le nombre d'émission télé à ce sujet. je trouve cela dramatique sur les effets engendrés sur les adultes en devenir qui sans repère et cadre clair ne pourront se construire sereinement. je pense que beaucoup d'adulte ont démissionnés de leur rôle éducatif, sous des prétextes absurdes qui trouvent leurs source dans les mouvements 68 ou par difficultés à réagir et trouver un postionnement affirmé face à leur enfants, ceux là il faut leurs venir en aide bien sure, mais quand je vois ( et de plus en plus) des mamans qui se laisse complétement dépassée par des tout jeunes enfants je me dit comment vont-elles faire plus tard et cela est grave, beaucoup culbabilise aussi d'engueuler ou du mettre du cadre à leurs enfants. un sociologue disait qu'un enfant en manque de cadre, d'autorité, donc qui ne grandit pas dans un contexte sécurisant, sera trés probablement incapable de faire des choix, d'avoir confiance en lui, je ne rappele plus de tous les termes mais en gros incapable de devenir un adulte responsable.
bref je lance la discussion j'aimerais avoir vos avis et expérience avant de continuer
bref je lance la discussion j'aimerais avoir vos avis et expérience avant de continuer
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Poireau
Re: reflexion sur l'autorité
Et bien en tant que mère de 2 petits très rapprochés, je peux te dire que cez n'est vraiment pas simple d'éduquer ses enfants. Il faut être très disponible, ce qui n'est pas souvent possible quand on travaille et surtout, pour les familles monoparentales tout est plus difficile. La fatigue de la maternité ajoutée à la fatigue du travail nous fait revoir nos ambitions à la baisse crois-moi. Quand à un certain âge (3ans), l'enfant a besoin d'être en opposition pour se construire une individualité propre, il est important de le laisser aussi. Peut être que certains parents te donnent l'impression d'un certain laxisme, mais il faut savoir aussi lâcher prise et ne se concentrer que sur ce qui est important! pas simple! Et puis engueuler n'est pas très constructif. C'est assez agressif. Poser le cadre évidemment, mais tout le monde n'a pas le recul nécessaire. Quand on est engagé affectivement et qu'il s'agit de son enfant, il faut toujours réfléchir à la portée de ses actes et même de ses paroles, et pour ça il faut du temps!
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christine
Re: reflexion sur l'autorité
Bonjour
laisse pas trainer ton fils ... si tu veux pas qu'il glisse.....
Regarde le, ecoute le , le laisse pas chercher ailleurs l'amour qui devrait y avoir dans tes yeux ..........
Vous connaissez je pense ? cette chanson est tellement vrai.
je reviendrais sur ce sujet aussi complexe qu'interessant.
Christine
laisse pas trainer ton fils ... si tu veux pas qu'il glisse.....
Regarde le, ecoute le , le laisse pas chercher ailleurs l'amour qui devrait y avoir dans tes yeux ..........
Vous connaissez je pense ? cette chanson est tellement vrai.
je reviendrais sur ce sujet aussi complexe qu'interessant.
Christine
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sophie
Re: reflexion sur l'autorité
tiens poireau est une femme!!!
il y des centaines de raisons de décrocher de son rôle éducatif, mais faut-il pour autant laisser tomber sans se questionner ? gérer les priorité ok trés bien, mais les priorités de qui? celle des parents ou celle des enfants, tu parle de l'âge inévitable de l'opposition, elle est éffectivement nécessaire , mais se qui va faire qu'il construit son individualité, c'est les réponses de l'adulte face à cela, si son opposition récurente, n'est pas expliquer,s'il ne se confronte pas par exemple au non a ce moment là ou il en a besoin, et qu'il est abandonné dans sa toute puissance donc dans l'illusion qu'il maîtrise le monde, il n'est pas certain qu'il se construise cette éventualitée.
et puis je pense que l'autorité n'est pas engueuler ou pire taper sans explication, dépourvu de sens ce qui serai plutôt de l'autoritarisme qui je crois est loin d'être constructive, mais une attitude respectueuse de l'enfant mais ferme, dans laquelle l'enfant sens qu'il n'y a pas de négociation possible, ou en tout les cas ou l'adulte est sûre de lui. je crois que c'est important d'expliquer aux enfants même trés petits les choix que nous faisons, il respectera d'autant plus les régles s'il comprend pourquoi elles sont instaurées, non?
il y des centaines de raisons de décrocher de son rôle éducatif, mais faut-il pour autant laisser tomber sans se questionner ? gérer les priorité ok trés bien, mais les priorités de qui? celle des parents ou celle des enfants, tu parle de l'âge inévitable de l'opposition, elle est éffectivement nécessaire , mais se qui va faire qu'il construit son individualité, c'est les réponses de l'adulte face à cela, si son opposition récurente, n'est pas expliquer,s'il ne se confronte pas par exemple au non a ce moment là ou il en a besoin, et qu'il est abandonné dans sa toute puissance donc dans l'illusion qu'il maîtrise le monde, il n'est pas certain qu'il se construise cette éventualitée.
et puis je pense que l'autorité n'est pas engueuler ou pire taper sans explication, dépourvu de sens ce qui serai plutôt de l'autoritarisme qui je crois est loin d'être constructive, mais une attitude respectueuse de l'enfant mais ferme, dans laquelle l'enfant sens qu'il n'y a pas de négociation possible, ou en tout les cas ou l'adulte est sûre de lui. je crois que c'est important d'expliquer aux enfants même trés petits les choix que nous faisons, il respectera d'autant plus les régles s'il comprend pourquoi elles sont instaurées, non?
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magali 17
Re: reflexion sur l'autorité
bonjour,
Je trouve ce sujet fort interessant car on parle d'une réalité plus que jamais d'actualité!
Hier soir, j'ai encore regardé une émission sur les enfants et l'autorité!
Faut il retourner aux anciennes formules éducatives? quelle autorité faut il mettre en application auprès des jeunes?
Moi, je découvre un peu tout cela! cela fait qques mois que je travaille en temps qu' aide à la vie scolaire dans un collège en zone zep.
Je ne connaissais strictement rien à l'autorité, aux jeunes et aux conflits qu'il pouvait bien y avoir dans un collège zep en 2006!
Rapidement, je me suis rendue compte que l'autorité de mon époque (et je ne suis pas très vieille je vais avoir 25 ans) était bien loin!!!
les enfants changent! jamais je ne me serai permise de répondre à un prof ou à un surveillant! on a l'impression, que les gamins n'ont plus peur de l'autorité et que ca les amusent!
maintenant, j'ai appris à moins hurler comme au départ (ca ne sert pas à grand chose et je me suis brisée les cordes vocales!lol) et à avoir un discours beaucoup plus personnalisé. Je connais les gamins et je commence à les cerner, personnellement et pédagogiquement.
Je reste persuadé qu'il faut se montrer dès le départ, et montrer qui commande! certainement pas eux.
Je ne suis pas du genre timide et je ne me laisse pas monter sur les pieds, et les élèves le savent maintenant! et c'est pas pour ca qu'ils me détestent , bien au contraire!!!!
Je n'ai pas encore d'enfant, mais je dois avouer que tout cela me fait bien peur!!!
je me destine au métier d'educ spé et les gamins que je vois tous les jours, me démontrent que je suis incapable de faire autre chose que ce boulot!!!!et je les remercie pour tout ca , et tout ce qu'il me donne!
merci pour le sujet!
bon courage à toutes et à tous!!!
mag :th)
Je trouve ce sujet fort interessant car on parle d'une réalité plus que jamais d'actualité!
Hier soir, j'ai encore regardé une émission sur les enfants et l'autorité!
Faut il retourner aux anciennes formules éducatives? quelle autorité faut il mettre en application auprès des jeunes?
Moi, je découvre un peu tout cela! cela fait qques mois que je travaille en temps qu' aide à la vie scolaire dans un collège en zone zep.
Je ne connaissais strictement rien à l'autorité, aux jeunes et aux conflits qu'il pouvait bien y avoir dans un collège zep en 2006!
Rapidement, je me suis rendue compte que l'autorité de mon époque (et je ne suis pas très vieille je vais avoir 25 ans) était bien loin!!!
les enfants changent! jamais je ne me serai permise de répondre à un prof ou à un surveillant! on a l'impression, que les gamins n'ont plus peur de l'autorité et que ca les amusent!
maintenant, j'ai appris à moins hurler comme au départ (ca ne sert pas à grand chose et je me suis brisée les cordes vocales!lol) et à avoir un discours beaucoup plus personnalisé. Je connais les gamins et je commence à les cerner, personnellement et pédagogiquement.
Je reste persuadé qu'il faut se montrer dès le départ, et montrer qui commande! certainement pas eux.
Je ne suis pas du genre timide et je ne me laisse pas monter sur les pieds, et les élèves le savent maintenant! et c'est pas pour ca qu'ils me détestent , bien au contraire!!!!
Je n'ai pas encore d'enfant, mais je dois avouer que tout cela me fait bien peur!!!
je me destine au métier d'educ spé et les gamins que je vois tous les jours, me démontrent que je suis incapable de faire autre chose que ce boulot!!!!et je les remercie pour tout ca , et tout ce qu'il me donne!
merci pour le sujet!
bon courage à toutes et à tous!!!
mag :th)
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sophie
Re: reflexion sur l'autorité
mag, je ne suis pa sure qu'il faille retourner au ancienne méthode, car comme tu le dis les enfants ont changés, ils questionnent beaucoup plus il cherche notre cohérence, ils ont la parole et ça je crois que c'est qu'avant ou on ne leur demander par leurs avis c'était non et point barre !!! mais c'est justement parceque les enfants ont changer que les adultes ne savent pas réagir fasse à leurs prise de position. moi je m'occupe d'ados dans les quartier et comme tu dis ils vaut avoir du tempérement et ne pas se laisser marcher sur les pieds, mais il faut aussi trouver le ton juste, comme tu l'as vite remarquer hurler ne sert pas à grand chose en revenche il faut qu'il comprenne qui donne les régles ou plus vaste qui donne la loi, et même si il est vrai que c'est plus dure qu'avant, il est indispensable que l'ordre des choses perdure. en dehors de cela je suis maman, et je trouve que si les régles sont clair et cohérente dés le début ce n'est pas si difficile. mais je remarque aussi que ce n'est pas si évident que cela, puisque beaucoup échoue. ce qui m'effrait dans tout ça c'est que vont devenir tous ces gamins qui croient être maître du monde ou les parents et adultes ne leurs proposent pas ce cadre si nécessaire à la construction j'associe ça à de la non assistance à personne en danger... et c'est trés grave...
il faut réagir, les aiders, leurs apprendrent? mais je crois aussi que c'est une attitude inné est-ce qu'elle s'apprend?
il faut réagir, les aiders, leurs apprendrent? mais je crois aussi que c'est une attitude inné est-ce qu'elle s'apprend?
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christine
Re: reflexion sur l'autorité
Re-bonjour,
Donc oui sujet aussi interessant complexe que vaste !
Alors dans un premier temps, je voudrais dire que entre ce que montre la télévision et la réalité, ce n'est plus un fossé mais bien un océan (pour la majorité des chaines).
Effectivement les phrases souvent retenues la aussi de maniere globale et qui en arrangent plus d'un sont : ya plus d'autorité, les parents démissionnent, ya plus de respect, etc etc .....
Tout d'abord, chaque famille est differente, de part le lieux de vie, l'histoire, le contexte, la culture etc ... à partir de la difficile de tout résumer en une phrase.
Le monde change (et pas forcement en bien) les modes de vies aussi et les êtres humains avec !
L'éducation apres guerre était très très stricte, les enfants étaient à peine considerer commes des êtres à part entière, ils étaient là, et obeissaient aux ordres donnés sans broncher et bien souvent paradoxalement etaient considérés comme des adultes pour des travaux en tout genre et particulierement dans les provinces. Ensuite est venu la génération dont je fais partie (38 ans aie aie aie), moins dure, aussi aimante, mais peu démonstrative, les enfants ne participaient pas aux débats des grands, ne donnaient pas leurs avis (tu comprendras quand tu seras grand, ou t'es trop petit tu peux pas comprendre), ne faisaient pas de choix, c'etait comme ça et pas autrement, on se levait quand le directeur entrait en classe, on ne répondaient surtout pas à ces parents et on avaient peur de la police. On peut noter aussi que le systeme avait également des difficultés, mais il y avait à peu pres du boulot meme pour les non bacheliers, et surtout que les gens vivaient encore une fois à peu pres bien. Est venue ensuite la génération " on arrete de se faire endormir" ....
J'ai un fils de 16 ans, que j'ai élévée seule pendant 10 ans, j'ai bosser jour et nuit pour avoir le choix de mon lieu de vie (autrement dit pour éviter d'habiter en cité) un entourage ou addiction en tout genre sont présentes, je vis dans un département sombrement connu (merci les médias)!! Ca en fait des bonnes raisons de lacher l'affaire, et pourtant ça se passe bien, il n'y a pas de recette miracle ça peut déraper à tout moment, je me suis battue et continue encore comme une lionne pour mon fils, j'essaye d'etre la, d'ecouter de voir, de ressentir, de deviner, de lui parler de l'ecouter, d'essayer de le comprendre, de lui mettre des limites, de lui dire non quand il va trop loin etc etc .. ya pas de recette miracle, effectivment j'ai mis ma vie en retrait c'etait lui et son bonheur avant tout ! Mais aussi parce que je suis d'origine francaise, je sais lire, ecrire, compter, parler , je n'ai eu qu'un seul enfant, toujours eu un travail, et n'habitait pas en cité !!! et ça ça pese dans la balance ! ce ne sont pas des excuses mais bien des réalités à vivre au quotidien, le métier de parent est tellement tellement difficile, c'est tous les jours 24h/24h, les momes d'aujourd'hui sont des sales gosses (dixit la chanson les sales gosses de Dadoo),ils sont malins, intelligents, ils voient comment ça se passe, comprennent vite, vont vite, ils savent le biz des adultes, jouent à des jeux violents ou tout est permis, il "kiffent" les films ou les dealers sont les rois du monde, l'économie actuelle repose sur eux (vetements, baskets, teléphonie etc ..) ça a bien changer hein !!! que faire ? quelle est la solution ? Je ne parle pas de l'éducation nationale qui s'en tape mais alors .......(toujours aussi pour la plupart) , combien de fois je leurs aient dit au college qu'ils faisaient mal leurs boulot, quand j'entendais " votre fils il est gentil malgré tout et il est sensible (autrement dit il y arrivera) et puis vous etes la (moi) je sais que vous le tenez, je leurs disait super, et vous ? vous faites quoi? quel est votre role? certains diront qu'ils ne sont pas payés pour ça, certes ils sont aussi payer pour leurs donner leurs chances, les écouter, les comprendre, les aider la ou ils ont des difficultés, les orienter, bref, je termine parce que j'ai fait tres long et je m'en excuse, tout ça pour dire que ce n'est pas aussi simple beaucoup de choses sont à changer, modifier, améliorer, peut etre les mentalités dans un premier temps !!
Christine
Donc oui sujet aussi interessant complexe que vaste !
Alors dans un premier temps, je voudrais dire que entre ce que montre la télévision et la réalité, ce n'est plus un fossé mais bien un océan (pour la majorité des chaines).
Effectivement les phrases souvent retenues la aussi de maniere globale et qui en arrangent plus d'un sont : ya plus d'autorité, les parents démissionnent, ya plus de respect, etc etc .....
Tout d'abord, chaque famille est differente, de part le lieux de vie, l'histoire, le contexte, la culture etc ... à partir de la difficile de tout résumer en une phrase.
Le monde change (et pas forcement en bien) les modes de vies aussi et les êtres humains avec !
L'éducation apres guerre était très très stricte, les enfants étaient à peine considerer commes des êtres à part entière, ils étaient là, et obeissaient aux ordres donnés sans broncher et bien souvent paradoxalement etaient considérés comme des adultes pour des travaux en tout genre et particulierement dans les provinces. Ensuite est venu la génération dont je fais partie (38 ans aie aie aie), moins dure, aussi aimante, mais peu démonstrative, les enfants ne participaient pas aux débats des grands, ne donnaient pas leurs avis (tu comprendras quand tu seras grand, ou t'es trop petit tu peux pas comprendre), ne faisaient pas de choix, c'etait comme ça et pas autrement, on se levait quand le directeur entrait en classe, on ne répondaient surtout pas à ces parents et on avaient peur de la police. On peut noter aussi que le systeme avait également des difficultés, mais il y avait à peu pres du boulot meme pour les non bacheliers, et surtout que les gens vivaient encore une fois à peu pres bien. Est venue ensuite la génération " on arrete de se faire endormir" ....
J'ai un fils de 16 ans, que j'ai élévée seule pendant 10 ans, j'ai bosser jour et nuit pour avoir le choix de mon lieu de vie (autrement dit pour éviter d'habiter en cité) un entourage ou addiction en tout genre sont présentes, je vis dans un département sombrement connu (merci les médias)!! Ca en fait des bonnes raisons de lacher l'affaire, et pourtant ça se passe bien, il n'y a pas de recette miracle ça peut déraper à tout moment, je me suis battue et continue encore comme une lionne pour mon fils, j'essaye d'etre la, d'ecouter de voir, de ressentir, de deviner, de lui parler de l'ecouter, d'essayer de le comprendre, de lui mettre des limites, de lui dire non quand il va trop loin etc etc .. ya pas de recette miracle, effectivment j'ai mis ma vie en retrait c'etait lui et son bonheur avant tout ! Mais aussi parce que je suis d'origine francaise, je sais lire, ecrire, compter, parler , je n'ai eu qu'un seul enfant, toujours eu un travail, et n'habitait pas en cité !!! et ça ça pese dans la balance ! ce ne sont pas des excuses mais bien des réalités à vivre au quotidien, le métier de parent est tellement tellement difficile, c'est tous les jours 24h/24h, les momes d'aujourd'hui sont des sales gosses (dixit la chanson les sales gosses de Dadoo),ils sont malins, intelligents, ils voient comment ça se passe, comprennent vite, vont vite, ils savent le biz des adultes, jouent à des jeux violents ou tout est permis, il "kiffent" les films ou les dealers sont les rois du monde, l'économie actuelle repose sur eux (vetements, baskets, teléphonie etc ..) ça a bien changer hein !!! que faire ? quelle est la solution ? Je ne parle pas de l'éducation nationale qui s'en tape mais alors .......(toujours aussi pour la plupart) , combien de fois je leurs aient dit au college qu'ils faisaient mal leurs boulot, quand j'entendais " votre fils il est gentil malgré tout et il est sensible (autrement dit il y arrivera) et puis vous etes la (moi) je sais que vous le tenez, je leurs disait super, et vous ? vous faites quoi? quel est votre role? certains diront qu'ils ne sont pas payés pour ça, certes ils sont aussi payer pour leurs donner leurs chances, les écouter, les comprendre, les aider la ou ils ont des difficultés, les orienter, bref, je termine parce que j'ai fait tres long et je m'en excuse, tout ça pour dire que ce n'est pas aussi simple beaucoup de choses sont à changer, modifier, améliorer, peut etre les mentalités dans un premier temps !!
Christine
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sophie
Re: reflexion sur l'autorité
je ne sais pas si tu as lu les autres post de ce sujet? mais malgrés tout ton expérience témoigne bien de ce que nous disions sur les temps qui changent et la difficulté des adultes a avoir une juste attitude face à ces enfants qui nécessite un cadre. moi mon souci c'est comment intervenir quand on est confronté à ces parents qui ne savent pas comment faire sans être donneur de leçon car c'est toujours difficile d'aborder la question des enfants, beaucoup le prênne mal et je peu le comprendre, pour autant laisser faire n'est pas une solution.je tarvail pas mal avec les collèges(zep) et sur la question je suis à fond d'accord avec toi, la prise en charge des gamins est inadaptée la plupart du temp, c'est une catastrophe.
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Claire
Re: reflexion sur l'autorité
Il faut être clair, l'autorité est une bonne chose, contrairement à l'autoritarisme.
L'autorité, c'est ne pas avoir besoin de crier pour être entendu, pour être respecté.
L'autorité, c'est montrer intelligemment, en tout premier lieu par l'EXEMPLE qu'on donne, la QUALITE D'ECOUTE qu'on apporte, jusqu'où il est correct et permis d'aller : quelles sont les LIMITES du cadre dans lequel peut naviguer la LIBERTE, l'INITIATIVE.
C'est quand on connait ces limites qu'on peut les dépasser : la prise de risque, constructive de l'identité, flirte alors avec ces limites, c'est quand celles-ci ne sont pas claires ou fluctuantes selon les humeurs ou les circonstances qu'il y a dérive et danger.
L'autorité, c'est, dans l'estime, le respect, l'amour ou l'amitié, selon la situation, la main de fer dans un gant de velours. L'autorité, c'est l'assise de la liberté.
L'autorité, c'est dans un cercle donné, savoir et faire savoir OU EST SA PLACE et LA TENIR, c'est respecter la place des autres.
C'est sur ces repères que l'enfant étayera ses valeurs, ses guides de vie, ses choix.
J'ai 50 piges et 2 garçons de 21 et 24 ans, élevés tous les deux dans cette autorité du père et de la mère, baignée immensément d'amour et de respect.
Il y a eu beaucoup d'amour, des moments de contestation normale à l'adolescence mais gérés de manière pondérée et équilibrée.
Nous avions 4 atouts en plus ,il est vrai :
- nous étions deux parents,
- en parfaite harmonie dans leurs valeurs,
- nous avions 2 salaires (ça aide...)
- et nous vivions à la campagne, pas choix, pour justement l'éducation de nos enfants.
Ce choix a indiscutablement aidé car la dépendance des garçons dans leurs déplacements nous a permis, dans la douceur et la délicatesse, d'avoir un oeil sur ce qu'ils faisaient globalement, en sachant, nous ne sommmes pas dupes, qu'il y a eu des écarts, normaux pour des ados et surlesquels nous faisions semblants de ne pas voir, c'était leur jardin secret d'évolution et de tatonnement avec la vie. Toute cette éducation leur a permis de jouer à des jeux dangereux (sport à hauts risque) en toute connaissance de cause. Aujourd'hui, ils sont géniaux, nous n'avons eu que des compliments de leur façon d'être, toute leur vie. Ils sont hyper épanouis et n'arrêtent pas de nous dire merci et qu'ils nous aiment... C'est une bien jolie récompense que nous envient bien des gens...
Mais Bon Dieu ! qu'est ce cela a été dur parfois ! Ne pas céder, à se planquer pour en pleurer... quand ce n'était pas notre entourage qui, dans une position jugeante face à nos petits qui commençaient à parler et à s'affirmer, nous envoyait des : "tu leur parles trop, tu expliques trop, laisse les faire ce qu'ils veulent, t'es vache...", ça c'est dur, surtout quand on voit le résultat de leur éducation à eux, basée sur : "il faut les laisser faire...". Bilan : aujourd'hui, leurs gosses sont paumés, en dérive totale, "fumette" dit-on avec dérision, alcool, errance, babacool +++, désoeuvré, 2 sont devenus clodos. C'est fou...
Nous ne regrettons pas le choix d'éducation que nous avons fait.
Cette autorité, nous l'avons appliquée dès leur plus jeune âge, dans la régularité des rythmes des repas, des couchers, des toilettes, etc... Dès qu'ils ont fait du 4 pattes, sous forme de jeux où nous étions allongés près d'eux, à leur niveau, ils participaient au rangement de leur chambre.
Ainsi, ils étaient stimulés très tôt sur des tas de repères, ils pouvaient marcher dans leur environnement en toute sécurité. Dès qu'ils ont su marcher, ils participaient, certes sans grande efficience (ce n'était pas le but) à aider à mettre la table, pousser les chaises, des petites choses comme cela, qui très tôt les ont rendus UTILES à la vie familiale. Ils n'étaient pas consommateurs mais membres actifs de la famille.
A l'adolescence, ils avaient un minimum argent de poche : 10f par mois au tout début (cela ferait 10 euros aujourd'hui), ce n'est pas lourd, mais cela leur permettait d'apprendre à gérer, économiser ou se faire plaisir. S'ils voulaient plus, ils savaient qu'ils devaient "travailler", comme nous on le faisait pour notre salaire. Alors, il y avait le coup d'aspirateur, le nettoyage de la voiture, des petites choses comme cela. Cela ne les empêchait pas de rendre service de manière spontanée. Grace à cela, ils ont aujourd'hui acquis ce sens du travail. Ils voulaient de la marque, pas de porblème, on leur donnait le prix d'une paire de tennis correcte mais sans marque, et ils mettaient au bout. Ils assumaient leur choix. Jamais on a cédé dans un caprice de magasin, ils savaient très bien que lorsqu'on disait non, c'atait non. Quand, quelque fois, ils se risquaient à "juggérer" un achat, ils le demandaient avec délicatesse, et quand parfois mais surtout pas systèmatiquement, allez, si cela te fait vraiment, plaisir, alors là, le Bonheur qu'ils avaient, c'était immense.
Car c'était l'autre secret de nos convictions d'éducateurs : l'attente, source du désir, source de bonheur. Lorque les garçons demandaient quelque chose, sauf quand répondait à un besoin urgent bien sûr, nous leur répondions oui, ou non, si non, pourquoi. Si oui, nous leur demandions par principe d'attendre un petit peu, soit que nous devions encore réfléchir, soit qu'il fallait rechercher d'autres modèles, soit que ce mois ci, ce n'était pas possible. Par contre, ils avaient une réponse, et si celle ci était positive, nous tenions notre parole.
Nous n'avons jamais menti à nos enfants. Nous avions comme autre principe : quelque soit la question, quelque soit l'âge, nous répondions "vrai", certes avec leurs mots, mais on ne se foutait pas d'eux. Nous savions leur dire, "excuses moi, je t'ai mal répondu ou je me suis contrarié, tu n'y es pour rien, je suis fatigué, viens me faire un gros calin, ça ira mieux demain, après une bonne nuit". Par contre, comme tout le monde, on a été contrarié, boulot, famille, etc... on leur disait qu'on avait un souci dans le boulot par exemple, mais on se gardait bien de leur faire porter le fardeau du ras le bol, ça, c'était notre problème d'adulte, pas un problème d'enfant. Mais on leur disait qu'on se sentait pas bien pour pas qu'ils se sentent responsables. Voyez, c'était plein de dialogue qui n'auraient pas été d'aussi bonne qualité sans cette bonne autorité. En plus, avec nos enfants, nous leur faisons des petites farces, des plaisanteries, il y avait beaucoup de rire, de chants, de gaité... Je ne vous dit pas le sens de l'humour qu'ils ont...
Ouh la la, je m'arrête, je suis trop bavarde, mais nous avons eu tellement à coeur de faire de nos garçons des gens bien, et nous avons réussi, alors quelque part, cela me fait plaisir de le raconter...
Si cela peut nourrir le débat...
L'autorité, c'est ne pas avoir besoin de crier pour être entendu, pour être respecté.
L'autorité, c'est montrer intelligemment, en tout premier lieu par l'EXEMPLE qu'on donne, la QUALITE D'ECOUTE qu'on apporte, jusqu'où il est correct et permis d'aller : quelles sont les LIMITES du cadre dans lequel peut naviguer la LIBERTE, l'INITIATIVE.
C'est quand on connait ces limites qu'on peut les dépasser : la prise de risque, constructive de l'identité, flirte alors avec ces limites, c'est quand celles-ci ne sont pas claires ou fluctuantes selon les humeurs ou les circonstances qu'il y a dérive et danger.
L'autorité, c'est, dans l'estime, le respect, l'amour ou l'amitié, selon la situation, la main de fer dans un gant de velours. L'autorité, c'est l'assise de la liberté.
L'autorité, c'est dans un cercle donné, savoir et faire savoir OU EST SA PLACE et LA TENIR, c'est respecter la place des autres.
C'est sur ces repères que l'enfant étayera ses valeurs, ses guides de vie, ses choix.
J'ai 50 piges et 2 garçons de 21 et 24 ans, élevés tous les deux dans cette autorité du père et de la mère, baignée immensément d'amour et de respect.
Il y a eu beaucoup d'amour, des moments de contestation normale à l'adolescence mais gérés de manière pondérée et équilibrée.
Nous avions 4 atouts en plus ,il est vrai :
- nous étions deux parents,
- en parfaite harmonie dans leurs valeurs,
- nous avions 2 salaires (ça aide...)
- et nous vivions à la campagne, pas choix, pour justement l'éducation de nos enfants.
Ce choix a indiscutablement aidé car la dépendance des garçons dans leurs déplacements nous a permis, dans la douceur et la délicatesse, d'avoir un oeil sur ce qu'ils faisaient globalement, en sachant, nous ne sommmes pas dupes, qu'il y a eu des écarts, normaux pour des ados et surlesquels nous faisions semblants de ne pas voir, c'était leur jardin secret d'évolution et de tatonnement avec la vie. Toute cette éducation leur a permis de jouer à des jeux dangereux (sport à hauts risque) en toute connaissance de cause. Aujourd'hui, ils sont géniaux, nous n'avons eu que des compliments de leur façon d'être, toute leur vie. Ils sont hyper épanouis et n'arrêtent pas de nous dire merci et qu'ils nous aiment... C'est une bien jolie récompense que nous envient bien des gens...
Mais Bon Dieu ! qu'est ce cela a été dur parfois ! Ne pas céder, à se planquer pour en pleurer... quand ce n'était pas notre entourage qui, dans une position jugeante face à nos petits qui commençaient à parler et à s'affirmer, nous envoyait des : "tu leur parles trop, tu expliques trop, laisse les faire ce qu'ils veulent, t'es vache...", ça c'est dur, surtout quand on voit le résultat de leur éducation à eux, basée sur : "il faut les laisser faire...". Bilan : aujourd'hui, leurs gosses sont paumés, en dérive totale, "fumette" dit-on avec dérision, alcool, errance, babacool +++, désoeuvré, 2 sont devenus clodos. C'est fou...
Nous ne regrettons pas le choix d'éducation que nous avons fait.
Cette autorité, nous l'avons appliquée dès leur plus jeune âge, dans la régularité des rythmes des repas, des couchers, des toilettes, etc... Dès qu'ils ont fait du 4 pattes, sous forme de jeux où nous étions allongés près d'eux, à leur niveau, ils participaient au rangement de leur chambre.
Ainsi, ils étaient stimulés très tôt sur des tas de repères, ils pouvaient marcher dans leur environnement en toute sécurité. Dès qu'ils ont su marcher, ils participaient, certes sans grande efficience (ce n'était pas le but) à aider à mettre la table, pousser les chaises, des petites choses comme cela, qui très tôt les ont rendus UTILES à la vie familiale. Ils n'étaient pas consommateurs mais membres actifs de la famille.
A l'adolescence, ils avaient un minimum argent de poche : 10f par mois au tout début (cela ferait 10 euros aujourd'hui), ce n'est pas lourd, mais cela leur permettait d'apprendre à gérer, économiser ou se faire plaisir. S'ils voulaient plus, ils savaient qu'ils devaient "travailler", comme nous on le faisait pour notre salaire. Alors, il y avait le coup d'aspirateur, le nettoyage de la voiture, des petites choses comme cela. Cela ne les empêchait pas de rendre service de manière spontanée. Grace à cela, ils ont aujourd'hui acquis ce sens du travail. Ils voulaient de la marque, pas de porblème, on leur donnait le prix d'une paire de tennis correcte mais sans marque, et ils mettaient au bout. Ils assumaient leur choix. Jamais on a cédé dans un caprice de magasin, ils savaient très bien que lorsqu'on disait non, c'atait non. Quand, quelque fois, ils se risquaient à "juggérer" un achat, ils le demandaient avec délicatesse, et quand parfois mais surtout pas systèmatiquement, allez, si cela te fait vraiment, plaisir, alors là, le Bonheur qu'ils avaient, c'était immense.
Car c'était l'autre secret de nos convictions d'éducateurs : l'attente, source du désir, source de bonheur. Lorque les garçons demandaient quelque chose, sauf quand répondait à un besoin urgent bien sûr, nous leur répondions oui, ou non, si non, pourquoi. Si oui, nous leur demandions par principe d'attendre un petit peu, soit que nous devions encore réfléchir, soit qu'il fallait rechercher d'autres modèles, soit que ce mois ci, ce n'était pas possible. Par contre, ils avaient une réponse, et si celle ci était positive, nous tenions notre parole.
Nous n'avons jamais menti à nos enfants. Nous avions comme autre principe : quelque soit la question, quelque soit l'âge, nous répondions "vrai", certes avec leurs mots, mais on ne se foutait pas d'eux. Nous savions leur dire, "excuses moi, je t'ai mal répondu ou je me suis contrarié, tu n'y es pour rien, je suis fatigué, viens me faire un gros calin, ça ira mieux demain, après une bonne nuit". Par contre, comme tout le monde, on a été contrarié, boulot, famille, etc... on leur disait qu'on avait un souci dans le boulot par exemple, mais on se gardait bien de leur faire porter le fardeau du ras le bol, ça, c'était notre problème d'adulte, pas un problème d'enfant. Mais on leur disait qu'on se sentait pas bien pour pas qu'ils se sentent responsables. Voyez, c'était plein de dialogue qui n'auraient pas été d'aussi bonne qualité sans cette bonne autorité. En plus, avec nos enfants, nous leur faisons des petites farces, des plaisanteries, il y avait beaucoup de rire, de chants, de gaité... Je ne vous dit pas le sens de l'humour qu'ils ont...
Ouh la la, je m'arrête, je suis trop bavarde, mais nous avons eu tellement à coeur de faire de nos garçons des gens bien, et nous avons réussi, alors quelque part, cela me fait plaisir de le raconter...
Si cela peut nourrir le débat...
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sophie
Re: reflexion sur l'autorité
et oui claire, c'est de cette autorité là dont je parle, moi j'ai 35 ans et je me reconnais pas mal dans ce que tu décrit, mes parents ont agis selon les même principes, et je confirme cela a fait de moi quelqu'un d'équilibré, qui connais ses limites, relativement sure de moi et je les remercie tous les jours, d'avoir été un peu dure selon mes idées de l'époque. aujourd'hui je suis maman et mon éducation est un exemple que je tente naturellement de perpétrer, je pense que nous avons une responsabilité énorme face à nos enfants, comme tu dis même si des fois cela te brise le coeur de dire non, c'est important de leur faire passer ces valeurs de l'effort, de valeurs de l'argent, valeurs de respect qui ne peuvent s'apprendre que dans la "frustration". il est bien plus facile de laisser faire et aujourd'hui beaucoup ont fait se choix là, je parle de manière excessive de non assitance à persnne ne danger mais c'est un peu ça, d'ailleurs tu donne l'exemple de tes amis qui ont laisser faire et le resultat est là. je crois vraiment comme tu dis que les régles sont induite dès le plus jeunes âge, manger comme il faut à table dire merci, dire bonjour, ranger sa chambre et participer à la vie collective trés tôt chacun à son niveau etc... j'ai moi-même des amis qui me disent pareil "oh il auront bien le temps de respecter les régles, ils sont trop petits.." et bien non, plus tard c'est déjà plus dure quand tout petit il n'y en avait pas, s'il ces régles sont posées dés le plus jeune âge elles sont d'autant plus naturelle par la suite. la mienne a 9 ans maintenant et cela fait bien bien longtemp que je n'ai pas eu besoin de lever le ton parceque beaucoup de choses sont déjà intégrés. ne crions pas victoire l'adolescence arrive !!!
les amis dont je parle leur fille à 5 ans et c'est un vrai démond elle ne respecte rien, n'écoute rien de se qu'on lui demande c'est vraiment un calver, j'en ai déjà parlé avec les parents car je suis la marraine et ont se vois souvent, et quand elle est là c'est insuportable pour tous le monde à tel point que j'évite même les visites de plus en plus, parceque selon mes principes c'est pour moi trop dure, elle inspire même le rejet vis à vis de beaucoups d'adultes, mais pour autant cela me boulverse de la laisser dans cet etat là. c'est ne pas aimer ses enfants que de les privée d'éducation nécessaire et constructive.
les amis dont je parle leur fille à 5 ans et c'est un vrai démond elle ne respecte rien, n'écoute rien de se qu'on lui demande c'est vraiment un calver, j'en ai déjà parlé avec les parents car je suis la marraine et ont se vois souvent, et quand elle est là c'est insuportable pour tous le monde à tel point que j'évite même les visites de plus en plus, parceque selon mes principes c'est pour moi trop dure, elle inspire même le rejet vis à vis de beaucoups d'adultes, mais pour autant cela me boulverse de la laisser dans cet etat là. c'est ne pas aimer ses enfants que de les privée d'éducation nécessaire et constructive.