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petit etat des lieux
Publié : 22 févr. 2006 13:49
par liz
pendant ma formation d'eje, on m'a souvent dit (les formateurs) que nous serions 80% à travailler en creche. Or nous étions bien 80% a vouloir travailler en structures specialisées, nous avions choisi cette formation pour travailler avec des jeunes enfants en difficultées sociales, medico-sociales (j'admet qu'il y a aussi des enfants en difficultées dans les creche et qu'un travail indispensable est a faire en prévention)J'ai eu des nouvelles des minettes (désolée mais il n'y avait que des filles!!) de ma promo. Toutes ou presque travaillent dans des structures classiques comme rattrapées par les contraintes du marché du travail, la place (ou la non place) qu'on nous fait dans les structures spécialisées.....Dommage....On y a tellement un role a jouer, une place à prendre.essayons de ne pas oublier nos idéaux, ce pour quoi on a fait cette formation..meme si en attendant...
voila.
Re: petit etat des lieux
Publié : 22 févr. 2006 18:24
par Noune
Moi dans ma promo nous n'étions plus que 17 au bout des 27 mois et sur ces 17, 3 souhaitaient travailler en structures "classiques" et bien, plus d'un an après 15 travaillent en crèches et haltes!
Re: petit etat des lieux
Publié : 22 févr. 2006 19:35
par tourloupette
bonsoir Liz
merci pour ton intéressante réflexion.
Moi aussi j'ai le désir de travailler en milieu spécialisé ou alors en structure ordinaire qui intègrent des enfants porteurs de handicap.
Peut être devrions nous défendre notre rôle et notre place dns les milieux spé ou de tenter d'ouvrir des structures de ce genre ?
Re: petit etat des lieux
Publié : 22 févr. 2006 20:25
par heureuseje
salut Liz
je vais peut être t'étonner mais dans ma promo (2000), la plupart des minettes ( et oui moi aussi !) souhaitaient travailler en structure classique....pour faire un boulot " plus pépère" comme certaines aimaient à le répéter. pour le coté pépère je crois qu'elles se sont un peu planté..!
moi je voulais bosser dans un service de pédopsy qui accueille les enfants jusqu'à 6 ans et ils prenaient..des ES.
je pousse le même cri que toi : on les quand même LES spécialistes de la petite enfance mais les postes proposés sont trop fermés
a quoi c'est du ?
A la non reconnaissance de notre profession? Aux eje qui sont trop "discrètes"
en tout cas il y a des secteurs à investir
alors eje : INVESTISSONS !
bonsoir
Re: petit etat des lieux
Publié : 23 févr. 2006 10:13
par lil
bonjour
eh oui ce n'est pas évident d'être E.J.E car même en crèche, les employeurs et équipe ont du mal à saisir la pertinence de notre rôle et on ne vous laisse pas faire votre travail correctement (voir discussion démission)car vous êtes l'élément qui destabilise, qui remet en cause des attitudes et des personnes ce qui peut être vue comme agressive. (manque de professionnalisme et trop d'affect dans ce milieu très féminin)
Vous êtes contents d'apporter un regard nouveau et une approche éducative pour le bien être des enfants et vous en avez les compétences que eux n'ont pas MAIS on vous rembarre, les gens se braquent, vous allez trop vite ou êtes trop dynamique ou pas assez souple OUFFFF. A part être "une animatrice d'atelier ludique" et bien sûr une personne qui aide ses collègues auxiliaires très souvent (travail d'équipe on vous dit). Ce sont des missions moins envahissantes et moins perturbantes pour l'équipe et seulement dans ce cas vous êtes indispensable et on trouve l'e.J.E (rigolote, avec pleins d'idées !!!)
Alors comment imaginez-vous pouvoir accéder à des postes où l'on veut des travailleurs sociaux mais des vrais voyons !!!!(que nous sommes bien sûr mais que seul les eje reconnaissent)Vous faites 27 mois et maintenant 3 ans d'études pour ne pas pouvoir agir et parce que les autres ont décider que votre action n'est pas nécessaire et où il faut trop réfléchir ? quel étrange métier finalement ?
Embaucher des E.J.E pour certains restent une grande énigme ou plutôt une obligation par rapport aux textes legislatifs. Alors c'est à chacun et chacune de défendre notre spécificité sur les postes, pour ne pas s'enfermer dans un demi-métier.
A PLUS