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Signez la déclaration de solidarité
Publié : 17 oct. 2006 10:20
par Workin Together out of Poverty
mardi 17 octobre 2006
Journée mondiale du refus de la misère
Refuser la misère, un chemin vers la paix
Née de l’initiative du père Joseph Wresinski et de celle de plusieurs milliers de personnes de tous milieux qui se sont rassemblées sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris en 1987, cette journée est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992.
(JPG) Depuis 1987, chaque année, la Journée mondiale du refus de la misère est célébrée le 17 octobre. Elle est l’occasion pour le grand public d’entendre la voix des personnes qui vivent dans la grande pauvreté et de s’interroger sur les engagements que tous nous pouvons prendre, comme citoyens, pour refuser la misère.
Le message proclamé tous les 17 octobre est le suivant : "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les Droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré."
Pour 2006 le thème proclamé par l’Assemblée Générale des Nations-Unies est :
"Working Together out of Poverty".
Re: Signez la déclaration de solidarité
Publié : 17 oct. 2006 10:39
par infos
Journée mondiale du refus de la misère
Par Martine VERON
PARIS (AFP) - Plusieurs associations françaises dénoncent, à l'occasion de la Journée mondiale 2006 du refus de la misère, mardi, et à la veille d'échéances électorales, un "recul" pour les plus démunis en matière de santé, logement ou emploi et un "manque de volonté politique" en la matière.
"Au-delà de l'affichage politique, on observe depuis plusieurs années un recul dans l'accès aux droits des plus démunis", affirme Jean Toussaint, l'un des responsables du mouvement ATD Quart Monde, dont le fondateur Joseph Wrésinski a initié en 1987 cette journée contre la misère, reconnue en 1993 par les Nations Unies au niveau mondial.
"La croissance bénéficie à certains, mais en parallèle la pauvreté s'accroît", dit-il, dénonçant aussi les discours visant "à stigmatiser les pauvres", les accusant d'être responsables de leur sort.
Mardi, à Paris, Amnesty International, le Secours catholique et la coalition Action mondiale contre la pauvreté se joindront à ATD pour lancer un appel afin que "l'accès aux droits fondamentaux devienne la priorité des politiques publiques, et que l'Etat n'abandonne pas sa responsabilité de garant du droit". "Nous allons vers la création d'un grand mouvement social exigeant que les lois soient appliquées", a affirmé Bruno Tardieu, délégué général d'ATD, qui annonce la présence également de plusieurs syndicats (CGT, CFDT et CFTC) lors de la lecture de l'appel sur le parvis du Trocadéro, où est scellée une dalle en l'honneur des victimes de la misère reproduite aujourd'hui dans 31 pays.
"On est en train de déraper par rapport à la pauvreté", ajoute Jean Toussaint, "depuis quelques années, une multitude de petites mesures, mises bout à bout, font que la vie est plus dure pour les pauvres".
Il évoque, en matière de santé, l'augmentation du forfait hospitalier, la difficulté pour les plus démunis d'accéder aux soins, et en matière d'emploi, la "diminution de durée d'indemnisation du chômage et la multiplication des contrats précaires". La politique du logement social est un exemple, dit ATD, d'un "retour en arrière". "On construit des logements, certes, mais beaucoup ne sont pas accessibles aux plus pauvres", dit-il, rappelant que, désormais, certains logements en accession à la propriété sont inclus dans les 20% de logements sociaux obligatoires sur une commune.
A l'occasion de la Journée du refus de la misère, la Fondation Abbé Pierre publie une étude qui "met en évidence l'aggravation préoccupante du poste logement dans le budget des ménages", ce poste pouvant atteindre "40%, voire 50% chez les ménages les plus modestes". ATD Quart Monde demandera mardi aux "futurs élus" de faire avancer l'idée d'un "droit au logement opposable, donc effectif", au même titre que le droit à la scolarité ou le droit à la santé.
Quelque 3 millions de personnes sont sans logement ou mal logées en France, rappelle ATD, et un million d'enfants vivent dans la grande pauvreté. Le nombre d'allocataires de minima sociaux (RMI, API, ASS...) a augmenté de 100.000 personnes (+2,9%) en 2005, pour atteindre 3,5 millions.
Plusieurs manifestations rythmeront la journée de mardi. A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), une exposition sur les "bidonvilles aux portes de Paris" évoque la population qui vit dans les terrains vagues autour de la capitale. Au niveau mondial, la réduction de moitié de l'extrême pauvreté et de la faim dans le monde est le premier des huit "objectifs du Millénaire" pour le développement à atteindre d'ici 2015, fixés par l'Onu.