Attention on tue la psychologie
Publié : 06 mars 2006 01:17
Bonsoir,
J'ai lu la synthése du rapport de l'INSERM. Ce qui me choque c'est que pour ces chercheurs la delinquance n'est ni plus ni moins qu'une maladie mentale, bref le résultat d'un désordre neurologique ou physiologique et non psychologique!!
Mais le plus aggravant, c'est que cette maladie soit génétique ! Les jeunes délinquants vivent selon eux dans un environnement défavorable. Cet environnement peut certes aggraver la maladie selon eux. Mais seulement aggraver cette maladie, car les délinquants de par un procédé génétique présentent un terrain favorable à la violence !!!!! Bref on est violent par nature, on née violent et potentiellement délinquant !!!!
Allons encore plus loin dans l'horreur de ce résonnement : qui sont ces futurs délinquants ??? Au fait ??
Le texte dit plus ni moins que sont les jeunes des banlieues à risque qui présentent un terrain des plus favorable à cette violence !!! Mais oui c'est écrit noir sur blanc !!!!
Ce qui veut dire qu'un jeune ou un enfant qui vit dans une banlieue pauvre est catalogué de facto futur délinquant ou présentant un rique de future délinquance !! Exit les théorie sur la résilience de B. Cyrulnik !!!
Toi qui née dans la banlieue nord, dans une famille pauvre, entouré de dealer, et d'escrocs, tu n'as aucune chance de t'en sortir tout seul !! Pire tu es programmé génétiquement pour finir délinquant ou pour avoir 80 ou 90 % de chance de l'étre. !!
Que nous proposent ces brillants cerveau de l'INSERM ??? Parce que faut etre vraiment brillant pour nous avoir pondu un truc comme ça !!!
On nous propose ni plus ni moins que des thérapies de groupe, car l'enfant n'es pas malade tout seul, s'il est malade c'est surtout et avant tout parce que sa famille est malade!!
En voilà un beau paradoxe ???? Vous allez soigner une maladie mentale et physiologique au moyen de thérapies de groupe vous ? Curieux n'est ce pas !! C'est un peu comme si vous vouliez soigner la fracture de votre patient en lui parlant !!!
Mais ils nous reste les médicaments. Ouf ! Je me disais bien aussi qu'ils avaient forcement oublié quelque chose !!
Ben oui, faut pas se leurrer c'est surtout à base de MEDICAMENTS qu'ils vont nous soigner les futurs délinquants !!
Bandes d'hypocrites et de fascistes que ces messieurs de l'INSERM!!
Moi en tant qu'étre humain je dis non à toutes ces conneries.
Puis je réfléchis en tant que professionnelle : car le texte nous demande de surveiller particulièrement les enfants de milieux défavorisés et donc forcement les enfants issus des banlieues qui "craignent".
En tant qu'educateur de jeunes enfants je ne veux en aucun cas jeter systematiquement des coups d'oeils suspicieux sur des enfants en particulier. Parce que mon rôle n'est pas de cataloguer un tel ou un tel. Ce n'est ni mon rôle en tant que professionnel ni mon rôle en tant qu'individu respectueux de la nature humaine.
Donnons au moins au texte le mérite d'avoir dit attention aux enfants de moins de 4 ans. Car d'après le texte certains comportements qui pourraient passer comme suspects à 3 ans( susceptibles d'annoncer une future délinquance) sont tout à fait normaux : opposition, crise de jalousie...
Et le texte invite le professionnel à faire attention.
Mais bon 4 ans c'est encore petit. Est-ce que fixer une limite a-t-il un sens ?
Cela voudrait dire qu'en dessous de 4 ans certains comportements peuvent être excusables alors que d'autres ne le sont plus au delà de 4 ans ?
On pose là la question de la normalité ? Qu'est ce qui est normal ou pas chez l'enfant selon son âge en précisant quant même selon moi que tout ne peut pas être normalisé, car les critères seront forcément subjectifs.
Vouloir normaliser les comportements des enfants à tout prix, c'est nier l'individu selon moi, c'est tuer la psychologie : on nie ainsi l'individu qui pense, qui ressent, qui agit, qui subi son environnement parfois mais qui agit aussi sur son environnement, l'individu qui à aussi une histoire, qui agit en fonction de son histoire personnelle.
J'ai lu la synthése du rapport de l'INSERM. Ce qui me choque c'est que pour ces chercheurs la delinquance n'est ni plus ni moins qu'une maladie mentale, bref le résultat d'un désordre neurologique ou physiologique et non psychologique!!
Mais le plus aggravant, c'est que cette maladie soit génétique ! Les jeunes délinquants vivent selon eux dans un environnement défavorable. Cet environnement peut certes aggraver la maladie selon eux. Mais seulement aggraver cette maladie, car les délinquants de par un procédé génétique présentent un terrain favorable à la violence !!!!! Bref on est violent par nature, on née violent et potentiellement délinquant !!!!
Allons encore plus loin dans l'horreur de ce résonnement : qui sont ces futurs délinquants ??? Au fait ??
Le texte dit plus ni moins que sont les jeunes des banlieues à risque qui présentent un terrain des plus favorable à cette violence !!! Mais oui c'est écrit noir sur blanc !!!!
Ce qui veut dire qu'un jeune ou un enfant qui vit dans une banlieue pauvre est catalogué de facto futur délinquant ou présentant un rique de future délinquance !! Exit les théorie sur la résilience de B. Cyrulnik !!!
Toi qui née dans la banlieue nord, dans une famille pauvre, entouré de dealer, et d'escrocs, tu n'as aucune chance de t'en sortir tout seul !! Pire tu es programmé génétiquement pour finir délinquant ou pour avoir 80 ou 90 % de chance de l'étre. !!
Que nous proposent ces brillants cerveau de l'INSERM ??? Parce que faut etre vraiment brillant pour nous avoir pondu un truc comme ça !!!
On nous propose ni plus ni moins que des thérapies de groupe, car l'enfant n'es pas malade tout seul, s'il est malade c'est surtout et avant tout parce que sa famille est malade!!
En voilà un beau paradoxe ???? Vous allez soigner une maladie mentale et physiologique au moyen de thérapies de groupe vous ? Curieux n'est ce pas !! C'est un peu comme si vous vouliez soigner la fracture de votre patient en lui parlant !!!
Mais ils nous reste les médicaments. Ouf ! Je me disais bien aussi qu'ils avaient forcement oublié quelque chose !!
Ben oui, faut pas se leurrer c'est surtout à base de MEDICAMENTS qu'ils vont nous soigner les futurs délinquants !!
Bandes d'hypocrites et de fascistes que ces messieurs de l'INSERM!!
Moi en tant qu'étre humain je dis non à toutes ces conneries.
Puis je réfléchis en tant que professionnelle : car le texte nous demande de surveiller particulièrement les enfants de milieux défavorisés et donc forcement les enfants issus des banlieues qui "craignent".
En tant qu'educateur de jeunes enfants je ne veux en aucun cas jeter systematiquement des coups d'oeils suspicieux sur des enfants en particulier. Parce que mon rôle n'est pas de cataloguer un tel ou un tel. Ce n'est ni mon rôle en tant que professionnel ni mon rôle en tant qu'individu respectueux de la nature humaine.
Donnons au moins au texte le mérite d'avoir dit attention aux enfants de moins de 4 ans. Car d'après le texte certains comportements qui pourraient passer comme suspects à 3 ans( susceptibles d'annoncer une future délinquance) sont tout à fait normaux : opposition, crise de jalousie...
Et le texte invite le professionnel à faire attention.
Mais bon 4 ans c'est encore petit. Est-ce que fixer une limite a-t-il un sens ?
Cela voudrait dire qu'en dessous de 4 ans certains comportements peuvent être excusables alors que d'autres ne le sont plus au delà de 4 ans ?
On pose là la question de la normalité ? Qu'est ce qui est normal ou pas chez l'enfant selon son âge en précisant quant même selon moi que tout ne peut pas être normalisé, car les critères seront forcément subjectifs.
Vouloir normaliser les comportements des enfants à tout prix, c'est nier l'individu selon moi, c'est tuer la psychologie : on nie ainsi l'individu qui pense, qui ressent, qui agit, qui subi son environnement parfois mais qui agit aussi sur son environnement, l'individu qui à aussi une histoire, qui agit en fonction de son histoire personnelle.