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peur archaique
Publié : 30 mai 2006 23:26
par soso
bonjour, est ce que quelqu'un a déjà entendu parler des "peurs archaiques de l'enfance " par freud (je crois) et si oui est ce que vous pourriez m'eclairer sur ce sujet????? merci par avance :tv)
Re: peur archaique
Publié : 31 mai 2006 11:38
par Fanny
Coucou:)
Je ne me souviens plus très bien de ce thème. Mais je suis sur kil doit étre expliké ds un des livres de Freud: "Cinq leçon sur la psychanalyse": c'est un livre vraiment passionnant, qui est tiré de ses conférences, et qui regroupe toutes les idées et tous les thèmes psychanalitiques développés par Freud... Cela fait en gros un bin résumé de tout ce qu'il pense et de tout ses livres. C'est très intéressant. Je ne sais pas si tu l'as déjà lu...
Voila, Bon courrage!
Re: peur archaique
Publié : 31 mai 2006 20:44
par Pomme
Les angoisses archaiques : angoisses de morcellement, démantelement, de perte, de chute, de transformation corporelle, de dévoration, d'abandon, de persécution, tomber sans fin, couler...Ce sont des angoisses du bébé liées à son immaturité psychologique (état de dépendance, fusion...). Les enfants psychotiques ont souvent ce type d'angoisses. Pour plus d'info, fais une recherche sur le net.
Re: peur archaique
Publié : 31 mai 2006 22:01
par merci Google !
Les peurs archaïques
La peur des animauxLa peur est un sentiment pénible qui se traduit en présence d'un objet ou d'une personne qui existe réellement et que l'enfant, à tort ou à raison, considère comme dangereux. Les peurs archaïques (Freud) sont pratiquement constantes : peurs du noir, de la solitude, des étrangers, des objets nouveaux, des situations insolites, des chiens... Lorsque la peur se reproduit systématiquement en présence d'un objet ou d'une situation très précis, toujours le même, objectivement inoffensif, on parle de "phobies". Celles-ci apparaissent en général vers 5 ou 6 ans.
Certaines peurs sont si fréquentes qu'elles doivent être considérées comme normales. L'absence de peurs entre 2 et 5 ans peut avoir une signification pathologique : l'arriéré mental par exemple n'a pas peur. Le nouveau-né a peur du bruit et des bruits soudains. Le très jeune enfant a peur d'être séparé de ses parents. La peur de l'étranger apparaît vers 8 mois. A 1 an, le nourrisson a peur des bruits (l'aspirateur, le mixer, la sonnerie du téléphone, etc.). A deux ans, les bruits violents lui font toujours peur (sirènes d'ambulances, chasse d'eau des toilettes, aboiements d'un chien, etc.). Vers 3 ans, l'enfant commence à craindre les animaux surtout s'il n'en a pas à la maison. Cette frayeur peut être causée par l'animal lui-même qui, agressif et jaloux, peut avoir manifesté des signes d'hostilité répréhensibles. Si le comportement de l'animal est effectivement dangereux, il faut s'en débarrasser.
Une peur qui disparaît progressivement
Le plus souvent cependant, l'enfant présente une peur phobique de l'animal qui n'a rien fait pour la mériter. Certaines attitudes des parents augmentent le sentiment de peur de l'enfant. Il faut éviter les menaces du genre : "Si tu ne fais pas ceci, je te donne à manger au chien !" Lorsque l'enfant a peur, il est inutile de le ridiculiser, de le gronder ou de se moquer de lui. Essayer de le persuader qu'il a tort ou de le forcer à aller vers l'animal dont il a peur ne marche jamais. L'enfant a besoin de pouvoir compter sur la compréhension de ses parents. Il faut essayer d'habituer l'enfant progressivement aux choses qui l'effraient. Il peut dans un premier temps regarder le chien de loin, voir d'autres enfants jouer sans crainte avec lui... La peur des chiens n'est pas sélective : l'enfant a aussi peur d'un berger allemand que d'un bébé épagneul. Il ne sert à rien de le forcer à caresser l'animal. On peut par contre lui raconter des histoires dont le héros est un chien gentil et courageux. Cette peur passe progressivement sauf si elle est provoquée par une agression.
La phobie des chats (ailurophobie) est plus rare. La vue d'un chat déclenche chez la personne qui souffre de cette phobie pâleur, nausées, crises de nerfs. Quelques cas célèbres : Jules César, Henri III, Charles IX et Napoléon.
Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso
Re: peur archaique
Publié : 31 mai 2006 22:14
par soso
merci pour vos réponses, mais Pomme si je m'adresse à vous sur ce site c'est que j'ai déjà fait mes petites recherches sur le net sans être convaincue...En fait c'est par rapport à une situation éducative où un enfant à peur des animaux et on m'a demandé de parler des fameuses peurs archaiques... mais je n'arrive pas à voir le rapport ni surtout à comprendre d'où elles viennent et pourquoi... voili voilou...
Re: peur archaique
Publié : 31 mai 2006 22:34
par julie
Pomme a raisbn et dans ces peurs il y a aussi celle liée a la sexualité, le garçon a peur qu'on lui coupe le pénis et la petite fille croit qu'on lui a enlevé au moment de la différenciation des sexes.
Pour ce qui est des psychotiques leur peur se traduit par une non compréhension de leur enveloppe corporelle, ils ne distinguent pas le dehors du dedans ce qui se traduit par exemple par la peur d'aller aux toilettes (ils croient que leurs selles font parties d'eux même)
Re: peur archaique
Publié : 31 mai 2006 23:01
par lune
Ce n'est pas freud mais winnicott
Re: peur archaique
Publié : 01 juin 2006 07:36
par Pomme
Je suis pas tout à fait d'accord avec merci google même si visiblement c'est ce qu'il a trouvé écrit sur le net. Mais en formation, on distinguait angoisses archaiques de phobies qui se développent plus tard. Les angoisses archaiques touchent vraiment le bébé alors que les phobies apparaissent plus tard et seraient des déplacements d'angoisses sur des objets (cf cas du petit Hans de Freud :déplacement de l'angoisse de castration à la période du complexe oedipien sur phobie des chevaux...).
J'ai trouvé un texte sur le net par rapport à la peur et les livres. Dans le premier paragraphe, l'auteur reprend ces notions de peurs et angoisses archaiques :
" Il existe toutes sortes de peurs: celle qu'on aime et qui fait frissonner, celle qui fait grandir, celle qui prévient ou qui protège, celle qu'on espère ou encore la peur programmée, annoncée. Il y a aussi celle qui dépasse, déloge et qui change alors de nom pour devenir angoisse, dont on ne sait plus se débrouiller, qu'on ne peut plus maîtriser, une peur- souffrance. Le ressort de la peur est de se tenir autant que possible sur une sorte de ligne de crête entre peur et angoisse, juste au bord de l'abîme, à la limite de la bascule. La peur est ainsi une construction qui prend appui de façon apparemment paradoxale sur le bord de ce trou. Cet abîme, ce puits sans fond dans lequel il arrive que nous nous sentions tomber comme une pierre, c'est la mémoire transformée, déformée de l'archaïque qui nous constitue. C'est la mémoire du travail colossal qui a été nécessaire à chacun pour se sortir du néant, pour se faire exister. Les angoisses archaïques du début, des premières organisations psychiques sont difficiles à imaginer pour tout sujet parlant si ce n'est dans certains cauchemars ou dans la rencontre avec. la folie. Ce sont toutes des angoisses liées à la prématurité du petit homme. Celle-ci. à la fois prématurité motrice et prématurité d'expression, plonge le bébé dans une détresse et dans une dépendance absolue à sa mère et à ceux qui s'occupent de lui. Ces angoisses qui sont en lien avec les temps originaires sont des angoisses de morcellement, de perte, de chute, de transformation corporelle, de dévoration : le dedans et le dehors ne sont pas constitués, et le corps de la mère et de l'enfant sont, pour lui, imbriqués. La parole appartient exclusivement à la mère, à cet Autre primordial qui le parle. Il est relativement facile de trouver une transposition de ces éléments dans tous les livres qui parlent de la peur : les transformations corporelles, que l'on retrouve dans nombre de contes, comme celui de la belle et la bête, jusqu'à la série récente Animorphs, mettent en scène une image du corps non stable; la communication directe de pensée à pensée, est aussi un élément fondamental de la communication de la mère envers son bébé ; les monstres dévorants de beaucoup d'histoires peuvent être tout aussi bien les tensions qui surgissent lorsque l'enfant est tordu par la faim ou par les coliques. Ce sont là des hypothèses et des représentations construites après-coup, car à cette époque de la vie, le bébé n'a pas à sa disposition la capacité de créer des images. Ce n'est que plus tard. avec le langage, que cette fonction se créera pour lui. Dans les premiers mois, il est totalement dépendant et à la merci de l'Autre, et des tensions ou des besoins de son propre corps. C'est petit à petit, et grâce aux interactions entre la mère et le bébé, que la représentation de ce qui est moi et de ce qui ne l'est pas va se construire. Pour en revenir à la peur elle-même, on peut dire qu'elle est une sorte de mise en forme, de mise en représentation de l'angoisse. Elle est une mise en scène, un texte de l'angoisse ; elle est un au-delà à l'angoisse. Les récits de peur s'appuient sur cela. Dans la peur, on a peur de quelque chose. Il est donc possible d'aimer avoir peur, dans la mesure où la peur est déjà une mise à distance de l'angoisse. où elle est rituel, répétition d'un déjà connu. La peur joue d'ailleurs de ce franchissement par rapport à l'angoisse, elle joue sur la frontière qui n'est pas totalement étanche entre le dedans et le dehors , on retrouve au dehors ses propres angoisses liées à des désirs inconscients. C'est un des ressorts principaux de la peur dans les textes : ce qui est écrit dans le livre est quelque chose qui est au dehors de moi mais prend forme de ce qui est au dedans. Les livres qui font peur ne s'adressent pas tous aux mêmes lecteurs, ni aux mêmes âges. Il serait plus juste d'ailleurs de dire qu'en fonction des âges, il y a les livres sur la peur et les livres qui font peur." J'espère que ça t'aide un peu plus que mon premier post !!!
Re: peur archaique
Publié : 01 juin 2006 12:43
par merci Google
Pomme tu n'es pas tout à fait d'accord avec Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso, pas avec mon pseudo.
Le garçon dans sa peur de castration n'a pas peur qu'on lui coupe son pénis mais qu'on l'en prive, c'est différent : qu'on le prive d'avoir des relations sexuelles (notamment avec sa mère) et cela de façon inconsciente.
L'angoisse de castration se comprend comme un concept central de la psychanalyse. Elle peut se formuler comme complexe de castration, et repose sur un fantasme originaire, celui de la castration, comme expliquant la différence des sexes.
Comme fantasme, la castration se distingue en ce qu'elle organise la vie fantasmatique. Comme complexe, elle est liée au complexe d'Œdipe - Œdipe se crevant les yeux étant compris comme symbole de ce châtiment. Comme angoisse, elle caractérise la névrose par son opposition à l'angoisse de mort.
Le petit garçon interprète la castration comme menace : celle d'une autorité paternelle réprimant la sexualité. Ce complexe de castration survient donc au sortir de l'Œdipe, comme renoncement à l'objet maternel et comme marquant le début de la période de latence et de la formation du surmoi. Des auteurs postérieurs à Sigmund Freud ont cependant compris le surmoi comme instance bien plus précoce.
La petite fille interprète la castration comme ayant eu lieu, et se doit donc de la réparer. Ce moment marque alors l'entrée dans l'Oedipe.
Selon Jacques Lacan, la castration est le manque symbolique d'un objet imaginaire. L'objet imaginaire de la castration est le phallus imaginaire, le membre viril des fantasmes ; le manque en est pourtant symbolique, relatif au discours, au signifiant.
Par ailleurs, l'agent de la castration est le père réel, le père comme réalité extérieure à laquelle la mère fait référence au travers de sa parole.
Tout cela est de l'ordre symbolique et ne pas être réduit à "peur qu'on la lui coupe", c'est trop simpliste !!