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sas de defoulement
Publié : 07 nov. 2006 11:52
par fabien
Bonjour,
je suis en seconde année de formation d'ES et j'effectue mon stage en foyer de l'enfance. Je recherche des documents, des sites internet, des articles, des livres parlant de sas ou de pièce de défoulement (lieu neutre ou l'enfant peut s'isoler quand il sent qu'il est en crise, mais également lieu ouvert à la discussion entre l'enfant et l'adulte).
Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider.
Re: sas de defoulement
Publié : 08 nov. 2006 13:37
par Foutche
Bonjour,
Trés vieil éducateur (je vais prendre ma retraite après 164 trimestres de bons services) j'ai utilisé longtemps le "SAS de déconditionnement".
Nous appelions cela le DECONODROMME.
Un endroit où les éducateurs avaient promis de ne jamais mettre les pieds (tu parles si on se génait...) et où les jeunes de l'institut de rééducation psychologique (de mon groupe, je précise) avaient le droit de se réunir, de s'isoler et de faire ce qu'ils voulaient.
J'avais "innové" cela en constatant combien le vie collective peut être chiante, pesante, quand on y est condamné pendant 11 mois sur 12;
Ca marchait bien.
C'était dans une autre vie, il y aurait beaucoup à raconter sur ce déconnodrome. Ou en rapport avec lui. Par exemple, une histoire récente (sans rapport direct avec le déconodromme, mais quand même...) : ce directeur de foyer pour adultes se vantait de savoir tout ce qui se passait dans sa maison. TOUT ? lui disais-je, c'est impossible. Et lui de se mettre en colère quand je lui disais cela.
Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, au fond du grenier, de petites cellules construites avec de vieilles valises et autres choses, et utilisées en BAISODROME... (loupiottes, bougies, serviettes de toilette, préservatifs etc...) Et lui qui affirmait aux parents gestionnaires de l'association que, NON, il ne donnait pas la pillule puisque les résidents du foyer ignoraient tout de la chose du sexe.
Moralité : quand les SAS n'existent pas, les résidents savent les inventer.
J'espère que malgrés ma briévete, tu m'as compris.
Allez, à plus.