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le placement

Publié : 18 janv. 2007 07:36
par nini
Bonjour
Ce message s'adresse aux éducateurs qui travaillent en internat, ou auprès d'enfants placés,(avec en arrière fond la loi du 2 janvier 2002 qui donne de nouveaux droits aux familles).
Pour affiner un écrit sur le placement en général j'ai besoin de connaître :
-les représentations que les travailleurs sociaux ont des familles, que l'enfant soit placé sur décision juridique ou non.

Merci à ceux qui voudront bien répondre
Nini

:chine:

Re: le placement

Publié : 18 janv. 2007 11:33
par soso
Bonjour nini,
vaste sujet, difficile d'avoir une image d'avoir une représentation positive des parents quand les enfants ont été maltraité, et sont cassés.
Tout se passe dans la tête mais je pense que personne n'est dupe.
bon courage

Re: le placement

Publié : 18 janv. 2007 12:04
par dominique
bonjour nini,
Peu importe comment sont les parents des jeunes que j'accompagne car une chose est sur c'est que les jeunes doivent apprendre à composer avec leur histoire. Tu peux être un super éducateur (bien que pour moi cela n'existe pas)tu dois travailler avec les parents qu'il soit présent ou absent.Le but est qu'il arrive (le jeune)à se construire ou se reconstruire dans un bien vivre et un bien être.Pour moi les familles font parties des éléments qu'il faut prendre en compte, j'ai pu remarquer au cours de ma carrière et ce malgré que le placement soit administratif ou judiciaire que si tu n'obtenais pas un minimun de partenariat avec les parents alors tu avais beaucoup de difficultés pour travailler l'accompagnement. le rôle de l'éduc n'est pas d'être jugeant mais de prendre en considération la problématique familiale et ou individuelle. pour finir le dirais que la loi de 2002 redonne les droits aux parents ce qui n'était pas forcément le cas avant.

Re: le placement

Publié : 19 janv. 2007 17:32
par nini
Bonjour,
Merci à vous deux, mais je n'ai pas assez de réponse, personne n'a de représentations ?
Merci de prendre cinq minutes pour y réfléchir.
Nini
:chine:

Re: le placement

Publié : 27 janv. 2007 09:05
par nini
bonjour,
je relance le débat parce que j'aimerai bien si possible avoir un peu plus de réponse à mon questionnement. Mais bon je comprends que cela ne dois pas être facile d'avoir quelques ressentis.
Merci si vous passez par là de me laisser une petite trace.
Nini

Re: le placement

Publié : 27 janv. 2007 12:37
par suzanne
salut nini,
Je passe par là, et je ne sais vraiment pas quoi te dire... Pour moi, cette question dépend vraiment du jeune, je considère les choses au cas par cas : par exemple, j'ai travaillé auprès d'une fratrie placée parce que la mère est handicapée mentale et le père n'a rien à foutre de ses enfants... Je travaillais beaucoup avec la mère puisqu'elle était très proche de ses enfants.
un autre exemple : j'ai travaillé avec une fratrie qui, par décision de justice, ne doit avoir aucun contact avec leur mère (ni écrit, ni téléphone, rien)à cause de l'énorme maltraitance qu'elle leur a fait subir. Leur père n'avait le droit d'avoir des contacts qu'avec ses garçons, pas sa fille... je te laisse imaginer pourquoi... Quelle représentation veux-tu qu'on ait de ses parents-là, sachant que les enfants sont détruits et ne comprennent même pas les injustices entre eux (leur soeur qui ne peux pas avoir de contact avec leur père qu'ils apprécient !)?
J'espère que je suis un peu claire dans ce que je veux te montrer!
Bon courage
Suzanne

Re: le placement

Publié : 27 janv. 2007 15:33
par bonne question
La plus part du temps tu es confrontée à des situations de maltraitance donc oui il est difficile de ne pas avoir des représentation négative de ces parents (Comment a-t-il ou a-t-elle pu faire ça à son enfant? Quel C....!!!). Il m'est arrivé malgré un situation de maltraitance de la part du père de ne pas avoir cette représentation négative mais plutot de comprendre (sans excuser ni cautionner) comment il avait pu en arrivé là au vu de son histoire.
J'ai aussi eu de la "compassion", de la "pitié" pour certains parents dans l'incapacité de répondre de manière satisfaisante mais que essayent de bien faire...
De toute façon il ne faut pas oublié que les représentations de chacun d'entre nous dépendent de notre vécu personnel et de ce que les actes posés par ces familles nous renvoient. Il n'y a pas une représentaiton qui soit identique pour tout le monde c'est subjectif.
Bon courage

Re: le placement

Publié : 27 janv. 2007 21:03
par nini
Bonsoir,
Et merci à tous les deux.
nini

Re: le placement

Publié : 28 janv. 2007 14:51
par sabine
SAlut à toi !

Je suis de passage dur le forum.
En effet, cet histoire de placement est difficile.
Sur le sujet que l'on peut avoir comme représentation, je dirai que ceci est très complexe. On ne peut pas se basé sur UNE représentation. L'histoire de chaque jeune est bien différente. Je viens d'étudier un livre sur la maltraitance : il est dit dans ce bouqin que le passé du jeune lui appartient et que nous, nous nous devons de l'aider à construire sa vie avec ce fardeau qu'il ara a trainer toute sa vie. Quand on lit ce livre, ce qui est bien souvent le cas pour les jeunes : c'est que les enfants victimes de maltraitance ne voit pas en leur pere un méchant. Au contraire, c'est pour eux un modèle et si le pere les frappe, c'est normal. Le problème est jstement là. Les enfants ayant subit de la violence dans leur enfance voit cette violence banalisée.
Juste pour info : il a été étudié par des psychanalyste que la maltraitance de l'enfant sera reproduite par cet enfant sur ses propres enfants ! Reproduction inconsciente meme contre son gré.
Bon voilà, je ne sais pas si je t'ai aidé, ou si tu as des questions plus précises, je travaille en MECS en ce moment...
Bon courage !
A fait, c'est quoi ton écrit ? Un mémoire, un exposé ? tu fais quoi comme filière ou études ?
A+

Re: le placement

Publié : 28 janv. 2007 19:33
par Lyzzie
Salut,

Je travail en AEMO, de fait, les enfants placés que je connais sont ceux dont j'ai demandé le placement. Avant la demande de placement, j'ai travaillé quelques temps (plusieurs mois, quelques fois plusieurs années) avec la famille. Nous avons forcéments des représentations sur les familles "maltraitantes" en général. Pourtant l'essence même de notre métier, et pour aider au mieux les enfants et les protéger, c'est de pouvoir les dépasser. quelles représentations? comment dire... il s'agit plutôt de ce à quoi ça nous renvoie, à nous en tant qu'être humain (l'horreur de la maltraitance physique, des abus sexuels), en tant que parents ou futur parents (fait-on mieux? sommes nous vraiment à l'abris de faire souffrir malgré nous nos enfants, lorsqu'ils s'agit de "défauts d'éducations") et surtout, cela fait écho à notre propre enfance, à ce que l'on a vécu. Alors OUI on a des représentations sur ce que devrait être un bon parent (si cela existe). seulement, montrer du doigt et juger n'a jamais aider personne et certainement pas les enfants en danger qui aiment leurs parents et doivent se construire et grandir avec les parents qu'ils ont. Par conséquent, lorsque je travail avec une famille, mais que le travail en AEMO ne suffit pas, qu'il y a le besoin d'éloigner l'enfant de la cellule familiale, soient pour le protéger physiquement, soit pour lui permettre de grandir sereinement (il ne faut pas oublier que la majorité des enfants placés ne sont pas des enfants maltraités dans le sens de violences physiques), je met mes représentations de côté. Ca se fait simplement pour certaines situations parceque ma sensibilité me permet de comprendre (toujours sans excuser ni cautionner) ou ça se fait plus difficilement, dans ce cas je le travaille, en supervision, en groupe d'analyse des pratiques. tout ça dans un seul et même but, soutenir l'enfant et sa famille en vue de réduire le danger, ou, tout au moins de permettre à l'enfant de grandir, de se construire avec les parents qu'il a (la résilience). d'autre part, ce qui aide à prendre de la distance par rapport aux représentations que nous pouvons avoir, c'est que ces familles, pères et mères, sont eux mêmes en grande souffrance.
Les représentations sont non seulement différentes selon les familles et les situations mais aussi selon le travailleur social. Le fait de devoir les dépasser, ça n'est pas seulement un discours 'politiquement correct", c'est une nécessité. et je pense réellement qu'il est de notre devoir, dans le cas ou on ne peut pas les dépasser (dans certaines situations) de demander un relais. ça n'est pas forcément possible dans tous les services mais je sais, pour l'avoir déjà fait, qu'en foyer et en AEMO cela est possible.

Voilà, j'espere que j'ai au moins partiellement répondu à ta question. cela complete ou répete certaine choses déjà dites dans les réponses précédentes... bon d'accord en fait j'ai copié!!!! Bonne continuation