Bonjour,
A la crèche où je travaille,2 enfants sont confrontés à la mort.
Un,a perdu sa maman losqu'il était bébé (rupture d'anévrisme).Il a maintenant 2 ans et 4 mois et il se montre agressif et jaloux des autres enfants:il ne supporte pas que 2autres enfants s'entendent bien et essait de s'imiscer entre eux par la force.Nous demandent beaucoup d'attention...
L'autre enfant vient de faire son adaptation à la crèche elle a 2ans.La maman nous a dit que son père(papy de la petite) était décédé au mois d'aout mais la maman lui a dit qu'il dormait!!!!
Je recherche de la documentation,livres ou articles concernant la mort et l'importance de la verbalisation pour l'enfant,sur les non dits pour y travailler en équipe et avoir des supports.
Et évidemment,je suis preneuse de tous conseils.
C'est un sujet qui ne me met pas trés à l'aise mais j'aimerais en savoir plus pour pouvoir accompagné ces familles le mieux possible en collaboration avec la psychologue de la crèche.
Merci de votre aide.
Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
la mort et l'enfant
-
Claire
Re: la mort et l'enfant
Bonjour Valy,
Francoise Dolto a écrit un petit livre très bien qui s'appelle "parler de la mort" aux éditions Mercure de France. J'ai également lu "La mort pour de faux et la mort pour de vrai" de Dana Castro aux éditions Albin Michel qui permet de mieux comprendre comment l'enfant perçoit la mort.
C'est vrai, c'est un sujet délicat à aborder et les enfants n'ont pas la même image irrevercible que nous. Un petit garçon de 4 ans m'a dit un jour en parlant du décès de sa petite soeur (aux environs de Noël) "c'est pas grave, elle reviendra l'année prochaine avec le père Noël" ! En tout cas dans toutes les situations les enfants ont droit à la vérité alors d'un mort qu'il dort, je ne pense pas que ça soit la solution !!
Francoise Dolto a écrit un petit livre très bien qui s'appelle "parler de la mort" aux éditions Mercure de France. J'ai également lu "La mort pour de faux et la mort pour de vrai" de Dana Castro aux éditions Albin Michel qui permet de mieux comprendre comment l'enfant perçoit la mort.
C'est vrai, c'est un sujet délicat à aborder et les enfants n'ont pas la même image irrevercible que nous. Un petit garçon de 4 ans m'a dit un jour en parlant du décès de sa petite soeur (aux environs de Noël) "c'est pas grave, elle reviendra l'année prochaine avec le père Noël" ! En tout cas dans toutes les situations les enfants ont droit à la vérité alors d'un mort qu'il dort, je ne pense pas que ça soit la solution !!
-
nadine
Re: la mort et l'enfant
Bonjour Valy,
Il est toujours délicat d'aborder ce sujet de la mort que ce soit avec les membres de l' équipe qui ont chacun ses apréhensions, ses craintes et avec les enfants qui souvent ne demandent rien.
Pour le premier enfant que tu cites, il se situe aussi à un âge en pleine opposition et peut-être que ses réactions excessives découlent plutôt de cela.... La vignette est mince.
Pour la petite fille, c'est plus délicat puisque quelque chose à déjà été formulé par la mère. Que l'on soit en accord ou pas n'a pas vraiment d'importance; il me semble que l'équipe se doit de respecter la parole de la mère. Si l'enfant ne pose pas de question, il n'y a aucune raison d'aller au devant. Si l'enfant pose des questions, tu peux toujours lui demander ce que lui a dit sa maman car toi tu ne sais pas. (Ce qui est vrai, tu ne sais pas ou se trouve ce grand-père). Si les questions se renouvellent souvent, c'est s'en doute que les réponses n'ont pas satisfaites la petite et là il sera temps d'en discuter avec la mère sur ce qui peut être dit à cette enfant.
Les parents font ce qu'ils pensent être au mieux, à un moment donné où ils sont eux aussi dans la peine, et pense que c'est trop dur (ou trop tôt) pour l'expliquer à l'enfant.
Un petit garçon dans ma crèche n'a pas connu son père décédé pendant la grossesse de sa compagne. Il a néanmoins dès ses premiers mois fait "connaissance" avec lui par le biais de photos, puis vers 2 ans sa mère lui a montré où était son papa (au cimetière) car les questions de son fils devenaient plus précises. Ayant eu réponse à ses questions, il n'en a plus reparlé à la crèche ensuite.
Une petite fille a perdu son papa (d'un accident de voiture)et sa mère lui a dit que son papa avait cassé la voiture et était au ciel.
En discutant avec cette mère, elle nous a dit que c'était la seule chose qu'elle pouvait lui dire tant la douleur était forte pour elle.
Nous avons respecté son choix et lorsque N. nous parlait de son papa qui avait cassé la voiture et qui était au ciel; nous ne faisions que l'écouter et acquiesser sans plus.
Pour ce qui est des livres (pour les enfants), il me semble important de décider en équipe de les mettre ou non à disposition. Il me semble aussi judicieux qu'ils soient à disposition tout le temps comme n'importe quel livre traitant d'un tout autre sujet. La mort fait partie intégrante de la vie et le livre ne doit pas être sorti uniquement lorsqu'un deuil survient autour d'un enfant. Il me semble important de laisser l'enfant questionner l'adulte et non à l'adulte d'anticiper les questions de l'enfant.
"Bonjour Madame la mort", Adieu Blaireau... IL y en a d'autres mais j'ai oublié les titres...
Pour l'équipe : "Parler la mort" de Françoise Dolto est très bien écrit. Si vous avez une psychologue, elle devrait être de bons conseils et un soutien important pour l'équipe.
Bonne continuation
Nadine
Il est toujours délicat d'aborder ce sujet de la mort que ce soit avec les membres de l' équipe qui ont chacun ses apréhensions, ses craintes et avec les enfants qui souvent ne demandent rien.
Pour le premier enfant que tu cites, il se situe aussi à un âge en pleine opposition et peut-être que ses réactions excessives découlent plutôt de cela.... La vignette est mince.
Pour la petite fille, c'est plus délicat puisque quelque chose à déjà été formulé par la mère. Que l'on soit en accord ou pas n'a pas vraiment d'importance; il me semble que l'équipe se doit de respecter la parole de la mère. Si l'enfant ne pose pas de question, il n'y a aucune raison d'aller au devant. Si l'enfant pose des questions, tu peux toujours lui demander ce que lui a dit sa maman car toi tu ne sais pas. (Ce qui est vrai, tu ne sais pas ou se trouve ce grand-père). Si les questions se renouvellent souvent, c'est s'en doute que les réponses n'ont pas satisfaites la petite et là il sera temps d'en discuter avec la mère sur ce qui peut être dit à cette enfant.
Les parents font ce qu'ils pensent être au mieux, à un moment donné où ils sont eux aussi dans la peine, et pense que c'est trop dur (ou trop tôt) pour l'expliquer à l'enfant.
Un petit garçon dans ma crèche n'a pas connu son père décédé pendant la grossesse de sa compagne. Il a néanmoins dès ses premiers mois fait "connaissance" avec lui par le biais de photos, puis vers 2 ans sa mère lui a montré où était son papa (au cimetière) car les questions de son fils devenaient plus précises. Ayant eu réponse à ses questions, il n'en a plus reparlé à la crèche ensuite.
Une petite fille a perdu son papa (d'un accident de voiture)et sa mère lui a dit que son papa avait cassé la voiture et était au ciel.
En discutant avec cette mère, elle nous a dit que c'était la seule chose qu'elle pouvait lui dire tant la douleur était forte pour elle.
Nous avons respecté son choix et lorsque N. nous parlait de son papa qui avait cassé la voiture et qui était au ciel; nous ne faisions que l'écouter et acquiesser sans plus.
Pour ce qui est des livres (pour les enfants), il me semble important de décider en équipe de les mettre ou non à disposition. Il me semble aussi judicieux qu'ils soient à disposition tout le temps comme n'importe quel livre traitant d'un tout autre sujet. La mort fait partie intégrante de la vie et le livre ne doit pas être sorti uniquement lorsqu'un deuil survient autour d'un enfant. Il me semble important de laisser l'enfant questionner l'adulte et non à l'adulte d'anticiper les questions de l'enfant.
"Bonjour Madame la mort", Adieu Blaireau... IL y en a d'autres mais j'ai oublié les titres...
Pour l'équipe : "Parler la mort" de Françoise Dolto est très bien écrit. Si vous avez une psychologue, elle devrait être de bons conseils et un soutien important pour l'équipe.
Bonne continuation
Nadine
-
emyfa
Re: la mort et l'enfant
j'ai lu recemment " detache-moi" de marcel rufo ou celui-ci detaille chaque sorte de séparation dont la mort... si cela peut vous aider!
-
valy
Re: la mort et l'enfant
Bonjour,
Merci pour vos réponses et vos références de lecture.
Nadine,
Pour le petit garçon,c'est vrai qu'il est à un age où l'opposition et l'agressivité sont importantes.
Mais ce qui nous inquiète un peu c'est qu'il y a un changement (attitude,au niveau hygiène,et relationnel) de la prise en charge de cet enfant par son père.On sait que la maman est trés présente dans la maison,beaucoup de photos....et que l'absence est difficile pour ce papa.(elle est décédée avant Nöel il y a bientôt 2ans)
Pour la petite fille,il est en aucun cas question que nous lui parlons de son grand-père,ce n'est pas à nous de le faire.Mais de conseiller la maman,sans la juger.
Notre réunion avec la psy est pour la semaine prochaine,on aurait aimé qu'elle soit plus tôt!
Ce qui m'a interpellé c'est que son entrée en crêche était difficile et que le moment ou elle était contente,sans angoisse,avec le sourire,c'était le moment d'aller à la sieste.Alors que pour beaucoup ce moment là est une séparation justement difficile!
Bon, pour l'instant ses journées se passent mieux mais cela reste fragile.
A bientôt!
valy
Merci pour vos réponses et vos références de lecture.
Nadine,
Pour le petit garçon,c'est vrai qu'il est à un age où l'opposition et l'agressivité sont importantes.
Mais ce qui nous inquiète un peu c'est qu'il y a un changement (attitude,au niveau hygiène,et relationnel) de la prise en charge de cet enfant par son père.On sait que la maman est trés présente dans la maison,beaucoup de photos....et que l'absence est difficile pour ce papa.(elle est décédée avant Nöel il y a bientôt 2ans)
Pour la petite fille,il est en aucun cas question que nous lui parlons de son grand-père,ce n'est pas à nous de le faire.Mais de conseiller la maman,sans la juger.
Notre réunion avec la psy est pour la semaine prochaine,on aurait aimé qu'elle soit plus tôt!
Ce qui m'a interpellé c'est que son entrée en crêche était difficile et que le moment ou elle était contente,sans angoisse,avec le sourire,c'était le moment d'aller à la sieste.Alors que pour beaucoup ce moment là est une séparation justement difficile!
Bon, pour l'instant ses journées se passent mieux mais cela reste fragile.
A bientôt!
valy