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deficience & maladie mentale ?

Publié : 30 janv. 2007 20:20
par en formation
bonjour a tous,

je viens d effectuer un stage ds un foyer de vie deficiences intellectuelles avec troubles associés. je percois les besoins et les demandes de mon lieu de stage mais je viens a vous pour connaitre la difference entre la deficience et la maladie mentale ? frontiere eloignée selon les troubles ?
merci

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 30 janv. 2007 22:14
par céline
Bonsoir,

quelque chose me dérange dans ton post, c'est ceci:
"foyer de vie deficiences intellectuelles avec troubles associés"
C'est le foyer de vie qui à des déficiences avec des troubles associés?
Commence à penser que tu parles de personnes, peut être que cela d'aidera à prendre conscience du potentiel de chacun et te permettra de voir et de comprendre les différences entre les personnes ayant une pathologie mentale et celles ayant une défience.Sachant qu'un individu peut être déficient mentalement et avoir une pathologie mentale en supplément.
Demande au psy de ta structure, il t'aidera surement.

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 31 janv. 2007 08:06
par mamed
je suis choqué par ta facon d'intervenir celine, en donneuse de lecon méchante.. la personne nommée "en formation" cela se voit qu'elle est débutante, son questionnement est légitime je travaille depuis bien longtemps dans ce secteur et je peux te dire que la frontière n'est pas toujours aussi évidente, comme tu dis les personnes ne sont pas des objets et leurs pathologies ne se mesurent pas à la régle...même si elle est la plus proche possible du public cela ne l'aidera pas pour autant à connaitre les limites et les raisons de leurs patho ou maladies...

cordialement

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 31 janv. 2007 11:59
par céline
Mamed,

j'entends que tu n'es pas en accord avec ce que j'ai écris, mais fache que je ne suis en rien une donneuse de leçon, moi-même en formation, j'en ai marre de voir que plus ça va et plus les éduc parle de la maladie ou de la déficience, et non plus d ela personne. Je souhaitais juste mettre "en formation" en garde vis-àvis de cela.
Sinon, je suis d'accord avec toi la distinction entre une pathologie et une déficience n'est pas toujours facile, c'est pour cela que j'ai renvoyer "en formation" vers le psy de son établissement, qui lui doit pouvoir expliquer clairement la différence en fonction de chaque individu dont "en formation" peut avoir a accompagner.

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 31 janv. 2007 12:14
par en formation
oui je me suis appercue de mon erreur , j aurai du prendre le temps de me relire , mais j etais au tel .... pas concentrée ! ne t inkiete pas je sais que ce sont des personnes .. d ailleurs je pars en tant que responsable de sejour cet ete donc l'employeur a bien compris mon respect pour les personnes presentant une deficience intellectuelle...
Comme quoi quelques mots oubliés involontairement amènent à un jugement assez sévève selon les personnes .... a toi d y reflechir ...

Merci néanmoins pour vos réponses

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 03 févr. 2007 16:31
par T
Salut!
J'avais fais un stage dans un foyer-CAT, avec des personnes présentant les même types de pathologies que celles que tu décris.
En arrivant, je m'attachais justement à "classifier" les résidants : trisomie, déficience intellectuelle, schizophrénie, etc.
Je me suis finalement heurté à une impossibilité de dénommer chacun d'eux par une pathologie. C'est à ce moment que j'ai compris qu'il n'était finalement pas si important de savoir s'il s'agissait de personnes déficientes ou atteintes de maladie mentale, ou parfois même les 2.
Cela peut être plus rassurant pour soi-même de catégoriser la personne, mais cela ne t'aide en rien dans l'accompagnement éducatif.
Attaches-toi plutôt à la relation éducative, à la personnalité de chacun...

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 03 févr. 2007 19:10
par ségolu
Bonjour T,
je vois que tu as fait un stage en foyer-CAT, et j'aimerais avoir des renseignements sur l'insertion des handicapés mentaux ds le monde du travail. Comment se monte un projet de vie, je suppose que l'on mesure les potentialités de la personne à s'intégrer, à réaliser telle ou telle chose, que l'on pose des objectifs ac elle, le psy et tout une équipe ansi qu'ac l'employeur...
En règle générale, l'insertion se passe-t-elle bien? J'espère que tu pourras me répondre ou d'autres qui st ds le milieu depuis lgts. J'ai d'autres questions à poser, merci pr votre disponibilité.
ségolu

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 03 févr. 2007 22:42
par Al
Bonjour,
Exercant moi-même en foyer de vie, je réagis car je ne suis pas tout à fait d'accord quant aux propos de T. Je pense que même si les diagnostics ou les catégorisations ne sont pas toujours justes et adéquats, les éducateurs n'utilisent pas les mêmes techniques et méthodes en fonction des personnes. Au quotidien on intervient différemment selon que l'on est face à un autiste ou un psychotique. Je pense qu'il faut au contraire toujours tenir compte de la situation de chacun. Ne jamais oublier que l'on se trouve face à une personne avec ses capacités, sa déficience mais aussi ses envies et demandes. Tenter de différencier la déficience intellectuelle des maladies mentales est bien difficile. Parfois même les professionnels ne parviennent pas à se positionner. Ayant travailler en psychiatrie nous ne parvenions pas toujours à déterminer les troubles de chacun et à les catégoriser(schyzophréne, névrosé, psychotique, dépressif...). Le travail consistait alors à observer et écouter pour être en mesure d'aider chaque personne. Prendre conscience que chaque personne est unique me semble primordial. Pour avoir plus de notions théoriques, il me semble intéressant de se renseigner auprès de l'équipe thérapeutique.

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 03 févr. 2007 23:15
par galla
Bonsoir T,

Je ne suis pas d'accord avec toi lorsque tu dis que connaître leur pathologie était secondaire. j'adapte mon action éducative en fonction de divers paramètres dont leur pathologie. En effet, je ne vais pas avoir la même attitude éducative, ni demander des choses impossibles à réaliser aux personnes résidant dans telle ou telle structure. Je précise que je travaille dans un ESAT et qu'il y a donc des personnes déficientes intellectuelles, des personnes trisomiques, des psychotiques.... .Certaines personnes sont capables de comprendre telle ou telle demande mais d'autres en sont incapables et ce n'est pas par mauvaise volonté.
Je pars du principe où tout élément concernant la personne est bonne à prendre, à comprendre et à analyser pour les aider à s'intégrer et à aller vers un mieux être.

Re: deficience & maladie mentale ?

Publié : 04 févr. 2007 17:27
par T
Bonjour à tous!
Je viens de voir que plusieurs messages m'étaient adressée.
En premier lieu, je souhaiterai répondre à AI et galla.
Je crois que j'ai peut-être dû mal m'exprimer, vu vos réactions!
Ce que je voulais dire en fait (en espérant que cette fois je le reformulerai mieux...) c'est que de catégoriser une pathologie peut certes donner des indications dans la prise en charge, mais cela ne fait pas tout, car l'individu n'est pas réduit à une pathologie.
Pour être plus claire, je vais vous donner un exemple. Dans cette institution, une éduc (très pro, d'ailleur) avait eu un conflit avec un résident atteint de trisomie. suite à cela, elle lance "Ah, les trisomiques, ils sont très têtus!". Perso, cela m'a choquée, car elle a réduit cette personne à un seul trait de son être, c'est-à-dire sa pathologie.
Certes, l'entêtement peut effectivement faire partie des caractéristiques trisomiques, mais tous les trisomiques sont-ils têtus? non, j'en ai rencontré qui ne l'étaient pas. Je connais également de nombreuses personnes non trisomiques qui le sont aussi. Ce genre de réaction (très humaines d'ailleurs...je ne jette pas la pierre) est pour moi une façon de se rassurer soi-même et en même temps on ne va pas chercher plus loin. Le refus de l'usager à répondre favorablement à la demande de l'éduc ne s'est finalement expliqué par le fait que l'entetement est un trait de caractère des trisomiques. Mais peut-être qu'en cherchant plus loin, il aurait pu y avoir une autre raison à ce refus.
Ce que je veux dire par là, c'est que définir une pathologie, influence (inconsciemment) parfois notre action éducative auprès de certains.
Je suis d'accord qu'il est bien souvent utile de connaître la personne, mais la personne en tant que telle, tenir compte de sa pathologie est inévitable, mais qu'importe qu'on y mette un nom ou pas derrière, qu'il s'agisse de névrose ou de psychose ou de déficience.Ce que je veux dire, c'est qu'en catégorisant les personnes, on arrive inévitablement aux stigmatisations.
Là où je veux en venir c'est que les représentations sociales ne doivent pas être une fin en soi, sinon cela limite la relation à l'autre, mais également la compréhension de l'autre dans sa globalité.
Je ne dit pas qu'on ne doit pas tenir compte de la pathologie de l'autre, mais que celle-ci est uniquement un trait de l'individu et que dans la relation éducative, il faut considérer l'autre dans tout son être, avec son identité propre, ses réactions et comportements, ses potentialités et ses difficultés.
J'espère que vous avez mieux compris ce que je voulais dire, il n'a jamais été question dans mes propos précédents de dire qu'il faut complètement zapper la pathologie de chaque usager.

Pour répondre enfin à Ségolu,lorsque tu parles d'insertion dans le monde du travail, parles-tu en milieu ordinaire ou protégé?
Parce que ce n'est pas les même démarches, ni le même accompagnement, ni le même suivi...
Dans le cas du travail protégé, il s'agit d'une décision de la COTOREP, qui s'appuie généralement (en partie) sur une demande de reconnaissance de travailleur handicapé, document joint d'un rapport éducatif.
Pour le milieu ordinaire c'est encore différent, sauf si la personne se fait embaucher en tant que travailleur handicapé.
Désolé le post est un peu long....
Bon dimanche à tous!