fatigue, dépression, burn out??
Publié : 29 juil. 2015 08:22
Bonjour à toutes,
Je suis diplômée depuis 1993 et j'ai travaillé dans plusieurs structures : 5 crèches collectives pendant 17 ans et depuis 7 ans en halte-garderie. Je n'ai pas exercé de postes à responsabilités.
J'ai un tempérament calme, optimiste mais anxieux, ce qui fait que je ne vis pas très bien les bas de ma vie professionnelle qui me stressent beaucoup.
D'ailleurs, j'ai vécu des bas, voire des très bas (boule au ventre, angoisses, contractures, mal de dos, arrêts...) dans une structure où je n'étais pas du tout acceptée et dans laquelle j'ai tenu 4 ans.
Puis j'ai vécu 6 années idéales au sein d'un multi-accueil (halte garderie-crèche) au sein duquel je me suis reconstruite. Et puis, suite à la maladie d'une collègue et à l'arrivée d'autres (turn over de CEA...), tout s'est gâtée.
Depuis deux ans, c'est la dégringolade. J'ai eu à plusieurs reprises à me justifier, à me défendre en faisant intervenir la directrice qui m'a soutenue, à m'excuser de mes défauts (je suis très étourdie). Par les nouvelles et par les anciennes collègues. Aujourd'hui, je ne me sens plus respectée ni en tant qu'EJE ni en tant que personne. Apporter des nouveautés, des changements, lutter contre les résistances alors que je suis stressée, démoralisée, me sentant dévalorisée, mise à l'écart de certaines décisions, mise devant le fait accompli sans être écoutée, traquée pour mes oublis (même quand c'est les autres qui oublient de ranger un pinceau!! le coupable c'est moi). Harcelée pour des choses qui me semblent simplement un manque de tolérance de la part des autres. J'en viens à me demander si j'ai les compétences pour gérer une équipe, si je sais faire ou si je suis nulle.
Je suis fatiguée par la "méchanceté" de certaines collègues, par l'indifférence d'autres. Je supporte moins les bruits, même les locaux mal adaptés m'agressent; l'agitation des enfants et les "perturbateurs" qui me mettent en difficulté, ce qui ne me vaut les critiques de mes collègues. Je suis fatiguée. Je ne parviens plus à me réjouir des petits bonheurs ni à me projeter pour l'année prochaine qui peut être une nouvelle année pleine de surprises. En fait, mon optimisme naturel a disparu. Je n'ai plus confiance en moi ni en les autres.
Je ne sais pas si c'est le ras-le bol de tout ça, le début d'une dépression ou d'un burn out. Je ne sais pas si j'aime encore mon métier mais souvent, j'ai envie de tout plaquer. je ne sais pas ce que je pourrais faire d'autre.
J'ai postulé pour changer mais j'ai peur. Peur que tout continue ou recommence ailleurs. Peur de ne plus avoir envie de ce métier. Peur de ne plus être une bonne EJE ni faite pour exercer tout simplement ce travail.
Voilà je ne sais pas si vous avez traversé ce genre de difficultés. J'ai l'impression que c'est tellement du vécu des EJE en général que je le supportais, les yeux fermés. Mais pus le temps passe, plus je me demande...
Mon constat au bout de plus de 20 ans: Etre EJE, c'est un beau métier qui peut finir par être douloureux. Et je ne sais pas comment ça finit.
Merci
Je suis diplômée depuis 1993 et j'ai travaillé dans plusieurs structures : 5 crèches collectives pendant 17 ans et depuis 7 ans en halte-garderie. Je n'ai pas exercé de postes à responsabilités.
J'ai un tempérament calme, optimiste mais anxieux, ce qui fait que je ne vis pas très bien les bas de ma vie professionnelle qui me stressent beaucoup.
D'ailleurs, j'ai vécu des bas, voire des très bas (boule au ventre, angoisses, contractures, mal de dos, arrêts...) dans une structure où je n'étais pas du tout acceptée et dans laquelle j'ai tenu 4 ans.
Puis j'ai vécu 6 années idéales au sein d'un multi-accueil (halte garderie-crèche) au sein duquel je me suis reconstruite. Et puis, suite à la maladie d'une collègue et à l'arrivée d'autres (turn over de CEA...), tout s'est gâtée.
Depuis deux ans, c'est la dégringolade. J'ai eu à plusieurs reprises à me justifier, à me défendre en faisant intervenir la directrice qui m'a soutenue, à m'excuser de mes défauts (je suis très étourdie). Par les nouvelles et par les anciennes collègues. Aujourd'hui, je ne me sens plus respectée ni en tant qu'EJE ni en tant que personne. Apporter des nouveautés, des changements, lutter contre les résistances alors que je suis stressée, démoralisée, me sentant dévalorisée, mise à l'écart de certaines décisions, mise devant le fait accompli sans être écoutée, traquée pour mes oublis (même quand c'est les autres qui oublient de ranger un pinceau!! le coupable c'est moi). Harcelée pour des choses qui me semblent simplement un manque de tolérance de la part des autres. J'en viens à me demander si j'ai les compétences pour gérer une équipe, si je sais faire ou si je suis nulle.
Je suis fatiguée par la "méchanceté" de certaines collègues, par l'indifférence d'autres. Je supporte moins les bruits, même les locaux mal adaptés m'agressent; l'agitation des enfants et les "perturbateurs" qui me mettent en difficulté, ce qui ne me vaut les critiques de mes collègues. Je suis fatiguée. Je ne parviens plus à me réjouir des petits bonheurs ni à me projeter pour l'année prochaine qui peut être une nouvelle année pleine de surprises. En fait, mon optimisme naturel a disparu. Je n'ai plus confiance en moi ni en les autres.
Je ne sais pas si c'est le ras-le bol de tout ça, le début d'une dépression ou d'un burn out. Je ne sais pas si j'aime encore mon métier mais souvent, j'ai envie de tout plaquer. je ne sais pas ce que je pourrais faire d'autre.
J'ai postulé pour changer mais j'ai peur. Peur que tout continue ou recommence ailleurs. Peur de ne plus avoir envie de ce métier. Peur de ne plus être une bonne EJE ni faite pour exercer tout simplement ce travail.
Voilà je ne sais pas si vous avez traversé ce genre de difficultés. J'ai l'impression que c'est tellement du vécu des EJE en général que je le supportais, les yeux fermés. Mais pus le temps passe, plus je me demande...
Mon constat au bout de plus de 20 ans: Etre EJE, c'est un beau métier qui peut finir par être douloureux. Et je ne sais pas comment ça finit.
Merci