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paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 11 avr. 2007 09:31
par Marie-Ad.
je recherche des infos pour mon memoire qui porte sur la demande paradoxale des jeunes majeurs : le fait que ce soit eux qui font la demande et qu'a un moment donné dans leur prise en charge, ils refusent l'accompagnement...
Merci bcp.
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 11 avr. 2007 10:37
par ababakar
Salut
Tu vois apparemment un paradoxe dans le fait de refuser un accompagnement demandé auparavant?
C'est oublier qu'un être humain n'a pas un avis, une demande figée: toi même tu n'accepterais peut être plus auj les contraintes qui t'étaient hier supportables.
On peut aussi penser que le "refus" dont tu parles est un refus du type d'accompagnement proposé..en gros pour parler libéral l'offre effective ne correspond pas à l'offre théorique, et donc pas à la demande.
On peut aussi ajouter que la demande d'accompagnement (et de prise en charge financière) du jeune, à sa majorité, repose sur l'absence de solution personnelle alternative aussi "complète" / "solide" / "sûre" je ne sais pas.. que celle proposée par les services sociaux, et en l'occurence les départements.
Ababakar
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 11 avr. 2007 13:23
par Tony
il y a un autre paradoxe. Lorsqu'on travaille avec des jeunes majeures, on est "préssé", dans l'urgence. On veut que le jeune s en sorte aprés la fin de prise en charge (c est la fin d'un parcours institutionnel les contrats jeune majeurs). Normal en quelque sorte. C'est quand mieux d avoir un bon bagage pour commencer sa vie. Cependant, on peut tomber dans le piege des injonctions "faut que tu change, faut que tu trouve un boulot" et dans des questionnement du type "mais qu'est ce qui fout lui? il glande, se reveille à midi..c'est pas comme ça qu'il va trouver du boulot!". Oui mais, et le sujet dans tout ça? D'où il vient, où il en est? On a un peu tendance à l'oublier... C'est vrai que c'est desormais un adulte car il a plus de 18 ans, mais quand meme... nous ne devons pas faire peser le poids de nos propres attentes.
Après, sans exemple, il est difficle de dire si ton (ou tes jeunes) refuse réellement l'accompagnement
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 26 sept. 2007 18:49
par patrick
bonjour,
avez vous reçu des elements pertinents sur le sujet?
suis aussi trés concerné par le sujet
nous pouvons dial si vous soutaitez sur la notion de paradoxe
bien a vous
patrick
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 26 sept. 2007 21:29
par pascale
je suis d'accord avec ababakar, ce sont effectivement les jeunes majeurs qui font la demande d'APJM, souvent ils n'ont pas le choix et n'ont pas de réels projets (ils font la demande avec les éducateurs de circonscription), une fois que l'APJM commence, alors on travaille sur leur vrai projet (il arrive qu'il soit complètement en opposition avec ce qu'ils voulaient au départ), c'est au bout d'un certain temps qu'on est dans le vrai. Certains se découragent, pour d'autres ils ont pris ce qu'ils avaient à prendre et ne peuvent plus aller au delà, bref tout ça n'est pas simple. Dans notre service d'accompagnement pour jeunes majeurs, peu de jeunes ont eu un parcours institutionnel.... mais c'est vrai qu'on est pressé par le temps, 21 ans est l'âge limite, et dans l'idéal, ils doivent avoir leur propre appartement et un travail...
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 20 oct. 2007 17:52
par sophie
Bonjour,
je suis en pleine recherche de sujet de mémoire, et travaille avec des jeunes majeurs sur des apartements extérieurs. Ce qui m'a frappé, c'est le décalage qui peut y avoir entre le désir du jeune, et la réponse institutionnelle qui lui est apporté. Certains auraient des projets trop abstrait selon le CG qui s'engage que sur des projets sur. Donc on peut remodeler mais jusqu'où, jusqu'au moment ou on s'écartera tellement du projet du jeune que celaz ne sera plus le sien. Un projet tout fait, pour que cela rentre dans les objectifs du CG. Et puis y'a ceux qui n'en sont pas là, et qui pressés par le temps, doivent trouver un projet, mais bien souvent il y'a tout un travail en amont qui doit être fait.
je n'arrive pas trop à trouver un sujet, je sais que cela tourne autour des politiques sociales, des financements qui limiteraient l
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 21 oct. 2007 10:12
par fanfan
bonjour,
On voit des paradoxes partout aujourd'hui. des qu'un truc n'est pas linéaire, c'est un paradoxe!
Non, non,attention un paradoxe ce n'est ni une contradiction, ni un changement d'attitudes (prévisibles vu le contexte). Un paradoxe tel que l'a définit Grécory Bateson c'est deux ordres inverses donnés en même temps à des niveaux de communication différent. Par exemple, le fameux "sois spontané!" qui à la fois vous demande d'être naturel et en même temps vous met dans l'impossibilité de l'être (essayez d'être spontané tout de suite , maintenant). Il n'y a pas de possibilité de se sortir d'un paradoxe puisque pour y obéir il faut désobéir, si ce n'est en affirmant qu'il s'agit d'un paradoxe.
Le jeune majeur n'a pas d'autre solution que de demander la contractualisation. Il est sacrémant dans la merde. Alors il dit "oui, je vais demander de l'aide, je rentre dans la case, la seule que l'on me propose, sinon c'est la rue." Mais il ne dit pas forcément "oui, j'ai un véritable projet, bien ficelé, et je vais m'y atteler".
La résistance que tu évoques est peut être simplement une information. Cette information t'indique que soit l'objectif, soit les moyens d'arriver à l'objectif sont pas les bons pour ce jeune en particulier.
Je le répète il n'y a pas de paradoxe. Il y a une acomodation du jeune au système.
Bonne journée.
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 21 oct. 2007 21:18
par pascale
quels projets peuvent être abstraits, donne moi des exemples, j'aimerais échanger avec toi, donne moi ton adresse e-mail, je travaille dans un service d'accompagnement jeunes majeurs depuis 4 ans et je serais heureuse d'en parler avec toi et de t'aider dans ta réflexion, à bientôt
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 22 oct. 2007 21:25
par yannick
18 ans la majorité..Des droits, des devoirs mais concrètement que représente la majorité qu'elles sont les réelles possibilités de ces jeunes majeurs qui n'ont pas eu la chance d'être accompagner par des parents aimants et suffisamment costauds pour affronter la vie???C'est en amont qu'il faut travailler la notion de demande, mais pour avoir des demandes ne faut il pas avoir en soi la notion de désirs???Et c'est cette notion qu'il faut refaire vivre chez ces jeunes...un vaste programme auquel je m'accroche depuis 16 ans en tant qu'éduc...Bon courage
Re: paradoxe de la prise en charge jeune majeur
Publié : 23 oct. 2007 17:47
par deviers
Bonjour,
les projets abstraits dont je parle sont en fait des projets que le CG ne valide pas car pas assez prés de la norme qu'ils ont l'habitude de financer ('ex: une ado qui arrête sa scolarité en lycée, puisque trop angoissante, et qui décide suivre les cours par le cned et être suivi par la MGI. c'est en ça que je me disais que les politiques sociales telles qu'elles sont aujourd'hui limite la spontanéité des projets, projets qui sont parfois plus vraiment le leur, tant ils sont passés par des cases. Mon référent mémoire estime que je me trompe dans ma réflexion, et que ce n'est pas le contrat ou les politiques sociales qui limitent mais au contraire qui favorisent l'espace de négociation. Alors j'ai une autre idée! ce serait de travailler sur comment on passe de l'accompagnement(du faire avec) à l'autonomie. Comment entre liberté et contrainte le jeune accède à une prise de responsabilité nécéssaire à son autonomie. qu'est ce que t'en penses? Est ce un sujet trop ambitieux ou trop déjà vu, ou encore dont la réponse tombe sous le sens?
voici mon amil:
sophie_deviers@hotmail.com