prevention délinquance
Publié : 08 juin 2006 21:50
Projet de loi de prévention de la délinquance
En ce moment même, un projet de loi émerge de deux rapports…
explications :
Depuis 2002, le gouvernement prépare une loi de prévention de la délinquance, dans ce but, un
rapport préliminaire a été rédigé par la Commission prévention du groupe d'étude préliminaire sur
la sécurité intérieure (Gepsi), avec à sa tête le député UMP Jacques-Alain BENISTI. La 1ére
version de ce rapport a suscité de vives réactions de la part de la population. Il est donc oublié
jusque… Septembre 2005, où le rapport INSERM intitulé « Troubles des conduites chez l'enfant et
l'adolescent » voit le jour.
Le rapport BENISTI, sollicité par Mr Sarkozy propose la mise en place d'un système de repérage
des signes précurseurs de la délinquance dans les crèches et les écoles maternelles. Les
professionnels ayant repéré ces « symptômes » auront alors l'obligation de signaler ces enfants
à une autorité supérieure. Ces « récalcitrants » feront l'objet d'un placement, auront « l'obligation
de quitter le milieu scolaire traditionnel » ou encore devront intégrer « des centres de
délinquances ».
Le rapport de l'INSERM cité précédemment insiste, quant à lui, sur les facteurs génétiques et les
facteurs de risques notamment familiaux des troubles de conduites. Il expose alors les différentes
possibilités qui se présenteront aux enfants : rééducations comportementales, thérapeutique à
base de psychotropes… gommant alors toute la singularité de ces êtres.
Quels sont les objectifs du projet de loi :
-repérer les délinquants potentiels dès l'âge de 36 mois,
-mettre en place des carnets de comportements, sortes de « casiers sociaux »,
-obliger les travailleurs sociaux à signaler au maire « toute personne en difficulté sociale,
éducative ou personnelle »,
-placer le maire au cœur d'un réseau de prévention mettant sous ses ordres les services
sociaux spécialisés, la Protection Maternelle et Infantile, les professionnels de santé intervenant
en milieu scolaire,
-désigner des « référents uniques » (de quel corps de métier ??) pour les enfants repérés,
-établir un suivi médicalisé des délinquants potentiels à partir de 5 ans,
-« créer une culture du secret professionnel partagé ».
Ce projet et toutes les législations qui peuvent en découler risquent d'entraîner :
-la stigmatisation des populations en difficultés, étrangères ou de milieux défavorisés,
-la globalisation des troubles du comportement et l'évolution immuable vers la délinquance,
-la remise en question des fondements du travail social par l'abolition du secret professionnel.
De nombreux collectifs se sont formés et ont commencé un travail d'information de la population.
Nous appelons l'ensemble des professionnels et personnes concernées par l'avenir des enfants
à se rassembler, à en prendre connaissance et à interpeller leurs employeurs et élus.
Le travail social a t'il encore sa place dans une société où la politique est de plus en plus
intolérante et où les comportements naturels de nos enfants doivent être réprimés ?
SOYONS VIGILANTS !
http://www.arretons.sup.fr/
En ce moment même, un projet de loi émerge de deux rapports…
explications :
Depuis 2002, le gouvernement prépare une loi de prévention de la délinquance, dans ce but, un
rapport préliminaire a été rédigé par la Commission prévention du groupe d'étude préliminaire sur
la sécurité intérieure (Gepsi), avec à sa tête le député UMP Jacques-Alain BENISTI. La 1ére
version de ce rapport a suscité de vives réactions de la part de la population. Il est donc oublié
jusque… Septembre 2005, où le rapport INSERM intitulé « Troubles des conduites chez l'enfant et
l'adolescent » voit le jour.
Le rapport BENISTI, sollicité par Mr Sarkozy propose la mise en place d'un système de repérage
des signes précurseurs de la délinquance dans les crèches et les écoles maternelles. Les
professionnels ayant repéré ces « symptômes » auront alors l'obligation de signaler ces enfants
à une autorité supérieure. Ces « récalcitrants » feront l'objet d'un placement, auront « l'obligation
de quitter le milieu scolaire traditionnel » ou encore devront intégrer « des centres de
délinquances ».
Le rapport de l'INSERM cité précédemment insiste, quant à lui, sur les facteurs génétiques et les
facteurs de risques notamment familiaux des troubles de conduites. Il expose alors les différentes
possibilités qui se présenteront aux enfants : rééducations comportementales, thérapeutique à
base de psychotropes… gommant alors toute la singularité de ces êtres.
Quels sont les objectifs du projet de loi :
-repérer les délinquants potentiels dès l'âge de 36 mois,
-mettre en place des carnets de comportements, sortes de « casiers sociaux »,
-obliger les travailleurs sociaux à signaler au maire « toute personne en difficulté sociale,
éducative ou personnelle »,
-placer le maire au cœur d'un réseau de prévention mettant sous ses ordres les services
sociaux spécialisés, la Protection Maternelle et Infantile, les professionnels de santé intervenant
en milieu scolaire,
-désigner des « référents uniques » (de quel corps de métier ??) pour les enfants repérés,
-établir un suivi médicalisé des délinquants potentiels à partir de 5 ans,
-« créer une culture du secret professionnel partagé ».
Ce projet et toutes les législations qui peuvent en découler risquent d'entraîner :
-la stigmatisation des populations en difficultés, étrangères ou de milieux défavorisés,
-la globalisation des troubles du comportement et l'évolution immuable vers la délinquance,
-la remise en question des fondements du travail social par l'abolition du secret professionnel.
De nombreux collectifs se sont formés et ont commencé un travail d'information de la population.
Nous appelons l'ensemble des professionnels et personnes concernées par l'avenir des enfants
à se rassembler, à en prendre connaissance et à interpeller leurs employeurs et élus.
Le travail social a t'il encore sa place dans une société où la politique est de plus en plus
intolérante et où les comportements naturels de nos enfants doivent être réprimés ?
SOYONS VIGILANTS !
http://www.arretons.sup.fr/