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pascal le grand frere

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faye

Re: pascal le grand frere

Message non lu par faye » 04 juin 2007 10:43

Chère Corinne, si tu es éduc, tu sais forcément qu'il n'y a pas de code de déontologie pour nous les éducs... pas comme les AS... Tu l'as faite ou ta formation ?

Corine

Re: pascal le grand frere

Message non lu par Corine » 04 juin 2007 14:33

Pendant ma formation, j'ai beaucoup appris et je répond tout comme toi à des règles d'éthiques, de deontologie dans mon travail, même si nos professions ne sont pas les même!
Mon métier me passionne et je répond à toutes ses exigences, même si quelques fois, j'ai du mal à suivre moralement et physiquement, et que certains jours je craque...c'est le lot de la plupart des educs et c'est ainsi.
Je soutiens cette émission car même si elle est assez incompatible avec les réalités du travail de l'éduc, elle peut s'avérer utile, je le constate très bien moi-même lorsque des jeunes m'en parlent.

faye

Re: pascal le grand frere

Message non lu par faye » 04 juin 2007 16:55


Salut, ton discours est un peu flou sur ces questions d'éthique... Dommage, on aborde là quelque chose d'intéressant. Donc , si j'ai saisi, tu juges cette émission peu réaliste, mais tu t'en sers comme d'un support, c'est bien ça ? Peux tu m'éclairer là dessus concrètement, car me concernant, je bosse plutôt avec des adultes en errance. Mon expérience avec les jeunes est moindre. Par ailleurs, je n'ai pas la télé et vomit TF1 et autres machines à temps de cerveaux dispo.
Merci de me faire découvrir la réalité de ton taf et en quoi cette émission t'es utile... ciao

Leo

Re: pascal le grand frere

Message non lu par Leo » 04 juin 2007 17:00

Moi je vous trouve dur avec cette émission certes c'est de la télé réalité pas franchement "réaliste" mais si ces ados en difficultées resolvent leurs problematiques interieures moi je trouvent ca pas mal. Le principal n'est ce pas d'aider les autres avec nos compétences quelles qu'elle soient ?

Corine

Re: pascal le grand frere

Message non lu par Corine » 04 juin 2007 19:48

re Faye!
Comme je le disais dans mon premier message, je suis educ dans une MECS, à Nice, depuis environ 2 ans.
Les conditions de pratique de ce boulot ne sont pas excellentes et les moyens sont très limités ce qui est très frustrant, et je reviendrai sur ce point dans un instant...
Tu interprète mal mes propos. Je ne la juge pas peu réaliste, j'estime simplement que les cas qui y sont traités ne sont pas aussi "difficiles" que ceux que l'on retrouve en tant qu'educateurs spe au quotidien.
En tout cas, personnellement parlant, les ados que je cotoie sont moins dociles que ces jeunes.

Je ne l'utilise pas non plus comme support, je la juge utile en quelques sortes, car même si certains aspects me dérangent, (notamment le fait de présenter l'éducateur specialisé comme un super héros capable de régler tout les cas en 8 jours), il y'a des côtés positifs qui sont non négligeables.
Donc, elle permet d'aborder la question de nos moyens qui ne sont certainement pas adequats pour permettre un suivi educatif efficace, car jusqu'a maintenant, le travail d'educ spe etait dans l'ombre.
Deuxiemement, je ne mens pas en te l'affirmant,j'ai constaté qu'elle permet de faire reflechir certains jeunes sur leur comportement, et egalement aussi des parents, sur leur méthode d'éducation.

faye

Re: pascal le grand frere

Message non lu par faye » 05 juin 2007 10:52


J'ai largement conscience que le travail d'éducateur est méconnu voire fantasmé ("ah ouais tu bosses avec des jeunes dans la rue")...
Mais qu'une image soit renvoyée par TF1,ça ne vous gêne pas ? Noyé dans des émissions abrutissantes, bas de plafond, tirant vers le bas et jouant inlassablement sur nos pulsions, ça ne vous gêne pas ? Ne renvoyant pas l'image du quotidien (base de nôtre taf quand même !!) ça ne vous gêne pas ?
Je ne crois pas (ou alors l'esprit de ce pays est mal barré)que ce soit avec une émission qu'on va régler nos problèmes de moyens, de visibilité... Mélanger divertissement et réalité/revendication professionnelle, ça brouille les pistes, ça noie les problèmes dans une espèce de mélasse malsaine mixant image/audimat/réalité du travail...
J'ai une trentaine d'années et j'ai presque l'impression de tenir un discours d'un autre temps. J'ai un peu la sensation qu'il faut tout accepter parce qu'il y aurait un ou deux points positifs... Non, je redis non, regardez tout ce qu'il y a derrière, mettez en perspective...

En fait Corinne, je te demandais des exemples précis, en situation... Tes propos plutôt généralistes ne m'éclairent pas vraiment...
ciao

Sushi

Re: pascal le grand frere

Message non lu par Sushi » 07 juin 2007 15:34

Malheureusement, j'ai bien peur que si...

La seule manière de se faire réellement entendre de nos jours c'est l'image, l'audimat, rendre la chose attractive médiatiquement...

C'est bien triste, je te l'accorde, mais c'est ainsi.

Sushi

Re: pascal le grand frere

Message non lu par Sushi » 07 juin 2007 16:02

Alexiane,au cas ou tu passerai sur ce sujet, je viens de lire tes messages.

Si tu tiens vraiment à affirmer ton mécontentement à l'égard de ma conduite, je t'encourage à le faire par mails, j'en ai déja reçu quelques uns et je répondrai au(x) tiens très volontiers.

Tu peux également m'ajouter à tes contacts msn, nous en discuterons (calmement) et tu pourra me soumettre tes opinions et tes critiques, sans agressivité.

J'accepte les critiques lorsqu'elles sont constructives et qu'elles n'ont pas pour but de blesser une personne, ce n'est que de cette façon que je me remet en question.;)

(désolée pour le hs)

Bonne journée à tous
Bises

faye

Re: pascal le grand frere

Message non lu par faye » 08 juin 2007 13:57


Bonjour,
Ce fatalisme... Ce sera sans moi. Je crois que c'est avec ce genre de propos et d'attitude qu'on ouvre des boulevards au nivellement par le bas et qu'on légitime tout et n'importe quoi (TF1)... Cette défaite de la pensée... Très peu pour moi. Pour ma part je continuerais à lutter contre cette misère culturelle qui tente de nous envahir insidieusement et nous rabaisser chaque jour un peu plus. Putain, relevons-nous !
ciao

eviltween

Re: pascal le grand frere

Message non lu par eviltween » 11 juin 2007 09:33

Avé
Question comment ce sujet fait-il pour susciter autant de prise de position sans pour autant dire en quoi sur le fond cette émission est utile ou nuisible ou un peu des deux à la fois?
L’argumentaire suivant qui défend le concept de l’émission du fait qu’elle permette de discuter avec les jeunes de leur situation me semble quelque peu vaseux :
- D’abord parce que cette émission pas plus qu’une autre est sujet à discussion, l’éducateur n’a-t-il pas justement la faculté de pouvoir se saisir de tout et parfois n’importe quoi pour entrer en relation ou se servir de points d’appuie pour permettre aux personne de faire des choix, de s’exprimer ; depuis les résultat en foot, en passant par ceux des législative, à un concert… voir un embrouillamini avec le commerçant du coin…
- A ce titre je trouve d’ailleurs les sujets plus élaborés et intéressant ceux issus de l’actualité déversée par les médias, je cause des infos en général ! Car ce sont sur ces éléments que se fonde en partie désormais le choix social, hélas (vox populi ou opium du peuple dixit Colucci) ;
- Par ailleurs, n’est-ce pas Bourdieu comme Lacan qui a expliqué que nos nivaux de perceptions ne sont pas suffisamment élaborés (en matières des outils employés, de propagande surtout) pour que nous puissions se « détacher » des informations reçues ?
Ainsi se servir de cette émission peut être sans doute un moyen, mais en ce qui me concerne à cour terme car il faut d’abord décrypter le rendu télévisuel, les intentions de ceux qui sont réellement au commandes (pas le Pascal mais plutôt monsieur Audimat !) avant d’en arriver à ce qui raconte la situation. D’autant qu’une situation n’en vaux pas une autre (bonjour la constitution de stéréotype !). Alors après avoir déconstruit la machine télé, ses enjeux reste la situation en tant que telle et les outils éducatifs du grand frère, et c’est là que surtout cela coince.
- Car d’abord je ne trouve pas pertinent les manières de faire dudit bonhomme, certes cela n’engage que moi, mais il n’empêche que lorsque je pense cela je démonte pas seulement sa pratique à lui mais celle de tous les éducs, car pour discuter j’emplois les même arguments que tout éduc, en somme j’emploie la langue. Du coup solution au syllogisme, seul les éducs sont susceptible de débattre de la question. Certes non combien de jeunes savent mieux que leur éducs où ils vont, ils les devinent intuitivement… Là encore je livre un argument au rabais (cf : la relation dissymétrique entre l’éduc et l’usager).
Car et là encore c’est un propos de Tonton Bourdieu, la difficulté de l’exercice (de se saisir de cette émission) est de ne pas la discuter avec la langue éducative, comment la télé peut-elle faire son autocritique avec les même outils qu’elle fustigent par ailleurs (comment peut-on croire que l’émission « arrêt sur image » puisse fournir une réflexion sur la télé quand elle-même est soumise au même fonctionnement…)
- Ainsi déjà se défaire du format de l’émission c’est complexe mais pouvoir s’en saisir en croyant échapper à ce qu’elle véhicule insidieusement je dis chapeau ou andouille de béni-oui-oui ! (c’est au choix, vive la démocratie).
- Car on ne pourrait que très difficilement me convaincre que lorsque qu’une ado s’habille olé-olé, le populo réagit en disant « si c’était ma môme une bonne paire de claque », ou le jeune « toute façon la daronne elle peut pas comprendre », je me demande si ce n’est pas se confronter à de nouveaux obstacles en matière de représentations qui se trouvent renforcé par l’émission plutôt que de faire vraiment réfléchir !
- On se demande pas quelle est la place du père aujourd’hui, on ne s’interroge pas sur l’impact de la pub dans nos comportement ce qui serait un comble en soi pour une chaîne qui fonde son marketing dessus !


Alors que reste-t-il de bon ? pourrait-on me demander, rien si ce n’est que peut-être on me forcera à argumenter sur mon métier et sur mes position en faisant référence au gentil gars de la téloch’, car je peut pas lui enlever çà comme on dit par chez moi il est bien brave mais faute de ne pas faire de mal quel bien fait-il et çà c’était la question essentielle posée au début du post. Je me le demande mais j’ai dans l’idée qu’il nous éloigne des questions fondamentales du genre :
Quelle société on veut partager ? Comment se fait-il que bien qu’on ait jamais eu autant les moyens de communiquer on vive dans l’angoisse des lendemain triste ? (et j’écris cela bien au-delà du programme du despote élu, lisez les manchettes des années trente en Allemagne et comparez les avec les actuelles, touchant de ressemblance…) Pourquoi ce métier d’éduc ne dispose-t-il pas d’une infrastructure collective viable ? Que fait-on des émotions de la personne ? Va-t-on se limiter à la seule image (d’épinal) que nous distribue cette téléréalité dans des psyshow plus abjects et indécents que la perte d’humanité dans le secteur social ?

Il y a maintenant quelques années un formateur de l’IRTS PACA a dit l’éducateur spécialisé c’est le bras armé de l’Etat, je commence à le croire quand je lies les post, posture de certain qui entrent pleinement dans le contrôle.

eviltween, « personne n’est son métier » (Tyler Durden, remanié)

PS : je ne connaît pas Pascal d’Adam ou Eve selon la formule consacré aussi n’est-ce pas après lui que j’en ai mais après des producteurs inconscients et objet des leurs centration financière, ceci écrit il n’était pas obliger de prêter son image…
PS2 : (ceci n’est pas un encart publicitaire), ce n’est pas parce que des imbécile m’entourent que je suis forcé de m’adapter et par conséquent de reproduire leur bêtise, si le système est naze on le remplace, on ne tente pas de le sauvegarder ou de s’en contenter fataliste, sinon il faut accepter l’idée d’être appelé collaborateur…

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