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Entre "voir", seulement, et puis "rien"...
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TheD
Re: Entre
Ces dernières heures pour moi, et les prochaines seront assez déterminantes. En ce moment, si je dois apprendre à "jouer le je", l'autre pense que la vie n'est pas un jeu. Pourtant, tout est jeu, absolument tout et cela ne dépend pas de nous, ça conditionne l'existence. On "joue", on apprend par la fiction et on amène cela dans nos réalités.
Décidé non pas de naître, ou renaître, mais de prendre en soi. Même pas d'accepter mais de vivre avec ses carences. Je ne parle pas d'ignorance mais bien de carence. Ce puit dont la lumière n'arrive pas au bout, cette densité au fond, le trou noir. Je me prépare un peu, bientôt, à me laisser aspirer. Trop tenu par une entièreté. Là, se trouve un morceau du problème, mais un morceau encombrant. Trop d'éléments contenus dans un même temps. Comme si je n'accordais pas une confiance à ce qui vient. Peur de perdre des particules, mais ce ne sont que des rêves. Ca reste en suspend et ça définit le malaise. Ce qui me tient, là, au bord de la falaise se brise un océan possible en d'innombrables larmes. Glacées. Eclater ce cristal.
Le hasard veut que le prénom, Karen, signifie "pureté". Mais je suis conscient de son humanité et de toute l'imperfection qui l'anime autant que nous tous. Elle est la femme que j'aurais aimé connaître. Elle est une rencontre véritablement impossible, un amour sous cloche, asphixié. Mais cependant, j'aimerais y déposer ma rose éternelle sous son verre. Lorsque j'irai beaucoup mieux, que celui qui vous écrit en ce moment ne sera plus qu'un souvenir, qu'une autre existence personnifiera un personnage occupant une vie plus saine, je me rendrai au-delà du symbolisme. Elle n'est pas une représentation, elle me rend tout un monde et je veux vivre... vivre... la vie.
Rien ne se crée sans vivre le secret.
Savoir se taire, c'est de la connerie. Non, je veux te dire, te parler, ne rien voiler.
Une parole droite, juste, vraie.
La main dans la tienne.
Décidé non pas de naître, ou renaître, mais de prendre en soi. Même pas d'accepter mais de vivre avec ses carences. Je ne parle pas d'ignorance mais bien de carence. Ce puit dont la lumière n'arrive pas au bout, cette densité au fond, le trou noir. Je me prépare un peu, bientôt, à me laisser aspirer. Trop tenu par une entièreté. Là, se trouve un morceau du problème, mais un morceau encombrant. Trop d'éléments contenus dans un même temps. Comme si je n'accordais pas une confiance à ce qui vient. Peur de perdre des particules, mais ce ne sont que des rêves. Ca reste en suspend et ça définit le malaise. Ce qui me tient, là, au bord de la falaise se brise un océan possible en d'innombrables larmes. Glacées. Eclater ce cristal.
Le hasard veut que le prénom, Karen, signifie "pureté". Mais je suis conscient de son humanité et de toute l'imperfection qui l'anime autant que nous tous. Elle est la femme que j'aurais aimé connaître. Elle est une rencontre véritablement impossible, un amour sous cloche, asphixié. Mais cependant, j'aimerais y déposer ma rose éternelle sous son verre. Lorsque j'irai beaucoup mieux, que celui qui vous écrit en ce moment ne sera plus qu'un souvenir, qu'une autre existence personnifiera un personnage occupant une vie plus saine, je me rendrai au-delà du symbolisme. Elle n'est pas une représentation, elle me rend tout un monde et je veux vivre... vivre... la vie.
Rien ne se crée sans vivre le secret.
Savoir se taire, c'est de la connerie. Non, je veux te dire, te parler, ne rien voiler.
Une parole droite, juste, vraie.
La main dans la tienne.
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TheD
Re: Entre
Dans quelques minutes, je sors...
Appréhension certaine, mais j'entends les hirondelles, elles se chamaillent les insectes dans le ciel
Karen, mon coeur bat pour toi et mes pas en seront légers. J'aimerais beaucoup t'écrire à nouveau, par courrier. J'ignore si tu prends ma lecture ici au bout du compte. Ce n'est pas évident, je complique tout pour rien finallement. Je me serais tu, nous nous serions revus depuis, mais dans ce cadre j'assume ce choix de m'être dévoilé pour toi. Je ne saurais jamais comment te dire de m'écrire, alors je ne dis rien.
La main, mienne dans la tienne.
Appréhension certaine, mais j'entends les hirondelles, elles se chamaillent les insectes dans le ciel
Karen, mon coeur bat pour toi et mes pas en seront légers. J'aimerais beaucoup t'écrire à nouveau, par courrier. J'ignore si tu prends ma lecture ici au bout du compte. Ce n'est pas évident, je complique tout pour rien finallement. Je me serais tu, nous nous serions revus depuis, mais dans ce cadre j'assume ce choix de m'être dévoilé pour toi. Je ne saurais jamais comment te dire de m'écrire, alors je ne dis rien.
La main, mienne dans la tienne.
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TheD
Entre nu...
Voilà, je suis un peu dégouté de n'avoir pu être "moi même", ou plutôt insuffisament à l'écoute pour transmettre mon expérience. C'était un silence très difficile pour moi, des mots isolés très incertains. On se sent à l'ouest et je me dis avoir beaucoup de travail à faire pour me sentir moi même. C'est le cas de le noter, "se sentir soi"... je suis un peu sous le coup de la sortie, la tête tournante. C'était bien, et je me sens triste de ne plus m'accorder ces moments d'air. Ces courants d'ères nouvelles pour avancer. Lorsque je sors et que je me retrouve ici, je reviens dans ma tristesse, c'est plus fort que moi. Mais je ne veux pas l'entretenir, je laisse passer, je laisse fluide. Il y a un miroir dans l'ascenseur, je me suis vu, je ne me suis pas reconnu. Je n'arrive plus à me reconnaître et j'en ai plus rien à foutre. Il me vient ce désir de te revoir un jour, Karen. Je t'écrirai une petite lettre, pour toi seulement, juste pour toi.
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TheD
Entre mer...
Je n'en puis plus. Ces mots m'échappent... rien ne sert de résister.
"Je n'aimerai qu'elle.
J'aimerais qu'elle me tienne la main, parfois ; et adoucir la mienne sur son visage. Aller partout ensemble sur le corps, aller au bout de nos doigts d'or. Aller partout ensemble ! Egratigner quelques peaux mortes, et divaguer jusqu'à nos côtes, et puis trouver le fruit de mer, l'amie, l'amante au visage brûlant sous la vague de mes paroles ; sans aucun mot, la langue vole au ras de la marée. Elle se pose et son oeil luit, humidifié. Les yeux se closent à demie lune, mon désir ouvre la voie, sa voix ouvre la porte. Tout s'accorde et nous emporte."
"Je n'aimerai qu'elle.
J'aimerais qu'elle me tienne la main, parfois ; et adoucir la mienne sur son visage. Aller partout ensemble sur le corps, aller au bout de nos doigts d'or. Aller partout ensemble ! Egratigner quelques peaux mortes, et divaguer jusqu'à nos côtes, et puis trouver le fruit de mer, l'amie, l'amante au visage brûlant sous la vague de mes paroles ; sans aucun mot, la langue vole au ras de la marée. Elle se pose et son oeil luit, humidifié. Les yeux se closent à demie lune, mon désir ouvre la voie, sa voix ouvre la porte. Tout s'accorde et nous emporte."
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TheD
Entre mieux...
Aujourd'hui, une sensation étrange, comme une concentration de forces, difficile à mieux l'écrire. Mon esprit semble me parler, j'entends à nouveau, comme il y a bien longtemps. C'est fort et c'est bien. Pourtant, je ne peux encore m'empêcher de témoigner ici, mais je crois arriver au bout. Au bout des mauvaises pensées. Au bout aussi de ma crainte de ne plus jamais te revoir, t'entendre et ressentir ta présence. Maintenant, je sais... que tu ne me prends par pour "un malade", on va dire dans le sens péjoratif du terme. Je t'écoute un peu plus, j'entends très fort que tu ne veux que le meilleur pour moi, et que je m'en sorte. C'est ce que je souhaite aussi et plus, lassé de mon existence présente, je veux couper les liens, me détacher une bonne fois pour toute avec tout ce qui m'incarnait de mauvais. Bien sûr, n'ai crainte, j'ai conscience de mes défauts, des points à prendre en compte. Je t'avoue appréhender de t'adresser une lettre à ton lieu de travail. Je crois que ce n'est plus un espace pour nous. En attendant, je travaille à "revenir" ou plutôt "venir", mais je pense quotidiennement à toi, mais à venir d'une façon plus heureuse et moins douloureuse. Autant que tu le saches, tu ne me fais aucun mal. Si un jour, tu veux m'écrire, m'envoyer un mail par exemple, ce sera avec plaisir de te lire. Si tu cliques sur mon pseudo, tu pourras m'écrire par messagerie. Maintenant, je comprends que tu veuille de moi des actes plus concrets et c'est justement ce que je veux. Je vais profiter de mon mieux être pour avancer. Je vais voir ce médecin une fois par semaine, le samedi, et je ne serai pas sous psychotropes, j'ai simplement quelques vitamines pour enrayer ma fatigue. Cette personne m'a même "donné" ce médicament "parce que ça coûte cher" m'a t il dit en sourire. En bref, on s'entend bien et je sais que son geste est une ouverture pour le revoir de nouveau. J'n suis conscient. Un geste qui me dit que j'existe encore un peu pour les autres, mais surtout pour moi même. Dans le cadre du contrat d'insertion, ne t'inquiète pas, je réfléchis à tout cela et comme je te l'indique, pour le moment je travaille à reprendre pied mais... vraiment !
A nous découvrir.
A nous découvrir.
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TheD
Re: Entre
Rectification : de mon point de vue, ce sont les autres qui existent, et moi à travers eux. Mais c'est ce que je vis qui me rend la vie. Tu vois, je progresse ? Je te partage mon sourire.
J'aimerais te dire que par moment, je doutais de ma propre vie... mais c'est évaporé. Je ne doute pas mais j'ai un peu peur, non de toi. Je t'ai éloigné par sincérité, sans doute dans un avenir possible de nous rapprocher. Je comprends, aujourd'hui, que nos "petites peurs" ne sont pas à effacer, bien au contraire. Je commence à les apprécier. J'apprécie la vie quand je crois perdre notre rencontre, parce que ça signifie tant de choses à vivre.
Bon, il me faut aussi apprendre à laisser le fil de la vie se dérouler d'elle même, alors je vais laisser ce topic, qui m'a fait du bien, s'éloigner tout doucement dans les profondeurs. J'espère t'avoir écrit tout le respect que je ressens pour toi, et au bout toute l'attention que j'aimerais un jour te donner.
Tendrement.
J'aimerais te dire que par moment, je doutais de ma propre vie... mais c'est évaporé. Je ne doute pas mais j'ai un peu peur, non de toi. Je t'ai éloigné par sincérité, sans doute dans un avenir possible de nous rapprocher. Je comprends, aujourd'hui, que nos "petites peurs" ne sont pas à effacer, bien au contraire. Je commence à les apprécier. J'apprécie la vie quand je crois perdre notre rencontre, parce que ça signifie tant de choses à vivre.
Bon, il me faut aussi apprendre à laisser le fil de la vie se dérouler d'elle même, alors je vais laisser ce topic, qui m'a fait du bien, s'éloigner tout doucement dans les profondeurs. J'espère t'avoir écrit tout le respect que je ressens pour toi, et au bout toute l'attention que j'aimerais un jour te donner.
Tendrement.
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TheD
Re: Entre
juste précision que ma mère (je suis logé chez ma mère) ne sait rien de tout ça mais simplement elle est méfiante lorsqu'on m'appelle car :
1 - personne ne m'appelle,
2 - si tel est le cas, elle pense de suite à une personne qui veut sous tirer des informations pour les rapporter à mon père que je n'ai vu depuis 4 ans. D'où parfois une attitude "vive" de sa part...
Mais moi, je n'ai rien à voir avec tout ça et mon père n'a plus grande emprise psychique sur moi. Il ne pourra plus projeter ses propres peurs en moi, comme il le faisait avant. Quand aux réactions vives de ma mère, elles sont justifiées et nullement en relation avec ma vie...
Et l'anpe, depuis que je sors plus et ma radiation, je ne m'y rends plus. Ca va bien faire deux années je crois.
Il me semblait bon d'apporter ces précisions.
1 - personne ne m'appelle,
2 - si tel est le cas, elle pense de suite à une personne qui veut sous tirer des informations pour les rapporter à mon père que je n'ai vu depuis 4 ans. D'où parfois une attitude "vive" de sa part...
Mais moi, je n'ai rien à voir avec tout ça et mon père n'a plus grande emprise psychique sur moi. Il ne pourra plus projeter ses propres peurs en moi, comme il le faisait avant. Quand aux réactions vives de ma mère, elles sont justifiées et nullement en relation avec ma vie...
Et l'anpe, depuis que je sors plus et ma radiation, je ne m'y rends plus. Ca va bien faire deux années je crois.
Il me semblait bon d'apporter ces précisions.