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Pourquoi
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Mélie
Re: Pourquoi
"Mais si l'on veut être de gauche et crédible, il faut être dans la réalité collective, tout comme un gars de droite pour être crédible à mon sens doit être dans la réalité des problématiques des gens."
Euh... frédifrédo, je vois pas du tout où tu veux en venir ni même ce que cette phrase veut dire...
:AieAieAie!:
Merci
Euh... frédifrédo, je vois pas du tout où tu veux en venir ni même ce que cette phrase veut dire...
:AieAieAie!:
Merci
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marie
Re: Pourquoi
En dehors de gauche et droite que je ne comprends pas non plus... (sans doute que l'échange par le vecteur de l'écriture ne permet pas toujours de suivre le raisonnement et l'argumentation de ce que on souhaite exprimer clairement et c'est pô grave...) oui donc c'est aussi une question d'organition institutionnelle au service de la personne qui entre en considération. Pour exemple, j'ai également travaillé dans le même type de service que toi frédifrédo et nous étions tous AMP,M/E et E/S à faire le même taf et à assurer les même "fonctions,les mêmes rôles et tâches" ce qui pose la question des différences de salaire je l'accorde. Mais nous n'étions pas en équipe sur cette dimention et c'est autour de nos complémentarités que finalement l'ensemble du service s'organisé. Au final, c'est un plus pour qui??? ben pour l'usager et c'est bien là le seul et unique intérêt.
Bien sur, en formation on acquière des "savoirs faire" on se les approprie pour mieux les maîtriser et donc.... dans un "savoir être" qui nous appartient,on va vers un "savoir transfèrer" et parce-que la formation n'est pas une finalité on s'ouvre au "savoir apprendre"!
En gros cela peut donner: " le soir après ton taff autour d'un petit café (heu un déca parce -que bon, demain je prends à 6h he oui je fais le levé comme les amp! lol) bon ça donne que l'éduc étant rompu autour des écrits professionnels on aide la collègue dans l'articulation du projet en vu de la réunion de synthèse qui approche...) mais demain c'est moi qui aurais besoin d'un retour pour vérifier mes observations et elle sera là!
Bien sur, en formation on acquière des "savoirs faire" on se les approprie pour mieux les maîtriser et donc.... dans un "savoir être" qui nous appartient,on va vers un "savoir transfèrer" et parce-que la formation n'est pas une finalité on s'ouvre au "savoir apprendre"!
En gros cela peut donner: " le soir après ton taff autour d'un petit café (heu un déca parce -que bon, demain je prends à 6h he oui je fais le levé comme les amp! lol) bon ça donne que l'éduc étant rompu autour des écrits professionnels on aide la collègue dans l'articulation du projet en vu de la réunion de synthèse qui approche...) mais demain c'est moi qui aurais besoin d'un retour pour vérifier mes observations et elle sera là!
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frédifrédo
Re: Pourquoi
"Mais si l'on veut être de gauche et crédible, il faut être dans la réalité collective, tout comme un gars de droite pour être crédible à mon sens doit être dans la réalité des problématiques des gens."
c vrai ke ca demande éclaircissements.il y a plusieurs réalités collectives : en principe les problématiques de l'Etat les regroupent toutes (à l'échelle d'un Etat). Entre autre, à droite on veut faire plus d'économie quitte à casser des oeufs, au nom de certaines réalités collectives, liées à la production de richesses monnayables. A gauche, on pense que ces oeufs sont trop importants pour être cassés, quitte à ralentir le développement du pays.
Mais à droit comme à gauche, il faut trouver une alchimie pour respecter toutes les réalités quand même : la droite ne cherche pas à éradiquer le social, la gauche ne cherche pas à éradiquer la liberté d'entreprise. Et c'est pour cette raison que je pense que même qd on est à gauche (c'est mon cas mais on s'en fout), il faut être capable de reconnaitre que les travailleurs sociaux représentent un coût relativement élevé.
Mais c'est un autre débat... Je vous conseille d'ailleurs d'aller sur www.plolitest.fr, pour connaître les fondements de vos sensibilités politiques, et aussi même pour comprendre celles des autres. A mon avis la gauche a tout intérêt à ne pas tomber dans le sectarisme, à croire qu'augmenter le nombre de travailleurs sociaux soit en tout point de vue bien, et que les diminuer soit systématiquement diabolique.
A mon avis un accompagnement social optimal, auprès des personnes âgées notamment, est utopique, il nous faudra faire avec certaines limites de moyens. Reste à discuter desquelles...
PS : je ne vois pas ce qui raisonnablement pose problème si un ES prend en charge des vieux ! Car je considère que l'éducation au sens large ne s'arrête qu'à la mort, c'est comme une foi personnelle.
c vrai ke ca demande éclaircissements.il y a plusieurs réalités collectives : en principe les problématiques de l'Etat les regroupent toutes (à l'échelle d'un Etat). Entre autre, à droite on veut faire plus d'économie quitte à casser des oeufs, au nom de certaines réalités collectives, liées à la production de richesses monnayables. A gauche, on pense que ces oeufs sont trop importants pour être cassés, quitte à ralentir le développement du pays.
Mais à droit comme à gauche, il faut trouver une alchimie pour respecter toutes les réalités quand même : la droite ne cherche pas à éradiquer le social, la gauche ne cherche pas à éradiquer la liberté d'entreprise. Et c'est pour cette raison que je pense que même qd on est à gauche (c'est mon cas mais on s'en fout), il faut être capable de reconnaitre que les travailleurs sociaux représentent un coût relativement élevé.
Mais c'est un autre débat... Je vous conseille d'ailleurs d'aller sur www.plolitest.fr, pour connaître les fondements de vos sensibilités politiques, et aussi même pour comprendre celles des autres. A mon avis la gauche a tout intérêt à ne pas tomber dans le sectarisme, à croire qu'augmenter le nombre de travailleurs sociaux soit en tout point de vue bien, et que les diminuer soit systématiquement diabolique.
A mon avis un accompagnement social optimal, auprès des personnes âgées notamment, est utopique, il nous faudra faire avec certaines limites de moyens. Reste à discuter desquelles...
PS : je ne vois pas ce qui raisonnablement pose problème si un ES prend en charge des vieux ! Car je considère que l'éducation au sens large ne s'arrête qu'à la mort, c'est comme une foi personnelle.
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anna
Re: Pourquoi
En la matière, l'avis des medecins gériatres serait intéressant.
J'ai connaissance d'une structure médicalisée pour personnes âgées ou deux gériatres interviennent : le premier garde le monopole de la définition du projet de vie de ses patients : il donne des consignes très précises aux infirmières, aux aide-soignantes, au kiné et à l'ergothérapeute. Il refuse l'intervention des stagiaires à son étage (et notamment d'une stagaire musicothérapeute), ainsi que celle des bénévoles qui propose des visites ou des animations aux personnes non grabataires.
Le second gériatre, dont le service est à l'étage supérieur, valorise toutes les sources de stimulation des patients. C'est lui qui a accepté le premier l'intervention des associations d'animation et le conventionnement en lieu de stage pour la musicothérapeute (faute de budget pour créér un poste fixe). Il organise des réunions de synthèse pour l'adaptation du projet de vie de ses patients en réunissant les soignants, la kiné, l'ergothérapeute et la musicothérapeute stagaire. Il valorise les initiatives de son équipe tant qu'elles sont prises dans l'objectif de la stimulation du patient.
Ces deux médecins sont en conflit et l'administration demande une harmonisation des pratiques, sans pour autant en imposer l'une plutôt que l'autre, alors qu'elle est informée des chiffres : âge moyen du décès dans le 1er service : 74.3 ans, dans le 2nd service : 79.6 ans, sans compter les questionnaires satisfaction renseignés par les familles, qui sont parfois éloquents (loi 2002-2 oblige..).
Il y a du coup des tiraillements énormes entre les 2 équipes, et ceux qui en font les frais sont le kiné et l'ergothérapeute, qui sont les seuls professionnels de la structure à intervenir sur les deux étages.
Au vu de cet exemple, je pense qu'il est effectivement très intéressant d'être dans une démarche de construction de projet individuel pour la personne âgée dépendante. Je suis convaincue que, dans le cadre d'une coordination d'équipe, la participation d'un professionnel de l'éducation serait intéressante, pour notamment une meilleure prise en compte de l'histoire personnelle (et non uniquement médicale) de chaque patient.
Toutefois, l'expérience montre que cette démarche, pour être reconnue et adoptée, doit être insufflée par l'administration, et pas seulement par l'un ou l'autre des professionnels, au risque d'être considéré comme corporatiste...
J'ai connaissance d'une structure médicalisée pour personnes âgées ou deux gériatres interviennent : le premier garde le monopole de la définition du projet de vie de ses patients : il donne des consignes très précises aux infirmières, aux aide-soignantes, au kiné et à l'ergothérapeute. Il refuse l'intervention des stagiaires à son étage (et notamment d'une stagaire musicothérapeute), ainsi que celle des bénévoles qui propose des visites ou des animations aux personnes non grabataires.
Le second gériatre, dont le service est à l'étage supérieur, valorise toutes les sources de stimulation des patients. C'est lui qui a accepté le premier l'intervention des associations d'animation et le conventionnement en lieu de stage pour la musicothérapeute (faute de budget pour créér un poste fixe). Il organise des réunions de synthèse pour l'adaptation du projet de vie de ses patients en réunissant les soignants, la kiné, l'ergothérapeute et la musicothérapeute stagaire. Il valorise les initiatives de son équipe tant qu'elles sont prises dans l'objectif de la stimulation du patient.
Ces deux médecins sont en conflit et l'administration demande une harmonisation des pratiques, sans pour autant en imposer l'une plutôt que l'autre, alors qu'elle est informée des chiffres : âge moyen du décès dans le 1er service : 74.3 ans, dans le 2nd service : 79.6 ans, sans compter les questionnaires satisfaction renseignés par les familles, qui sont parfois éloquents (loi 2002-2 oblige..).
Il y a du coup des tiraillements énormes entre les 2 équipes, et ceux qui en font les frais sont le kiné et l'ergothérapeute, qui sont les seuls professionnels de la structure à intervenir sur les deux étages.
Au vu de cet exemple, je pense qu'il est effectivement très intéressant d'être dans une démarche de construction de projet individuel pour la personne âgée dépendante. Je suis convaincue que, dans le cadre d'une coordination d'équipe, la participation d'un professionnel de l'éducation serait intéressante, pour notamment une meilleure prise en compte de l'histoire personnelle (et non uniquement médicale) de chaque patient.
Toutefois, l'expérience montre que cette démarche, pour être reconnue et adoptée, doit être insufflée par l'administration, et pas seulement par l'un ou l'autre des professionnels, au risque d'être considéré comme corporatiste...
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pat
Re: Pourquoi
oui justement ! Je pense que là aussi ça à tout son sens. C'est bien de développer lorsqu'on a quelque chose à dire non ?!
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anna
Re: Pourquoi
Je nuancerais mon dernier message en réalisant qu'un travail de coordination dans les équipes et de co-construction d'un projet de vie pour les personnes âgées pourraient également être pertinent s'il était coordonné par un psychologue, une AS ou une CESF.
En fait, je ne suis pas tellement sure que ce soit ici la place d'un éducateur spécialisé, à moins peut-être d'un parcours de spécialisation en matière de relation d'aide, de méthodologie de projet et/ou d'accompagnement de fin de vie.
Encore une fois, c'est la politique de l'établissement et l'avis de son administration, ainsi que des médecins, q'il serait intéressant de questionner.
En fait, je ne suis pas tellement sure que ce soit ici la place d'un éducateur spécialisé, à moins peut-être d'un parcours de spécialisation en matière de relation d'aide, de méthodologie de projet et/ou d'accompagnement de fin de vie.
Encore une fois, c'est la politique de l'établissement et l'avis de son administration, ainsi que des médecins, q'il serait intéressant de questionner.
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pat
Re: Pourquoi
Comme tu l'as si bien souligné plus haut, le souci est que l'avis des gériatres, psycho-géronto etc divergent. Maintenant on sent bien une ouverture sur la personnalisation. Pour ma part je me posais la question de la place de l'ES suite à l'expérience d'une directrice d'EHPAD. IL est clair de toute manière que l'ES n'a de place que si l'établissement est pour et croit en son utilité.
Maintenant je me posais aussi la question pour le domicile pour certaines situations type "maltraitance" familiale etc...
Maintenant je me posais aussi la question pour le domicile pour certaines situations type "maltraitance" familiale etc...
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anna
Re: Pourquoi
pour le domicile, je pense que le besoin est couvert, puisque ça rentre à 100% dans les compétences des assistantes sociales (conseil général et mairie) d'assurer l'accompagnement et la protection des personnes âgées vulnérables, un peu sur le même schéma de fonctionnement que pour la protection de l'enfance, d'ailleurs (en tout cas, dans mon département), avec du partenariat spécifique avec la psychogériatrie, les associations tutélaires et les associations d'aide au maintien à domicile.
La réforme des tutelles devrait d'ailleurs renforcer ça, avec un rôle d'accompagnement social global accru, que les conseils généraux auront à assurer d'ici peu.
La réforme des tutelles devrait d'ailleurs renforcer ça, avec un rôle d'accompagnement social global accru, que les conseils généraux auront à assurer d'ici peu.