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Entre "voir", seulement, et puis "rien"...

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TheD

Re: Entre

Message non lu par TheD » 06 juil. 2005 05:05

Bah tu ne me liras pas ici. En tout cas, c'est trop réduit, cela ne représente pas tout ce qui m'a un peu "décomposé" dans le temps. Mais tu le sais déjà je suppose. Je m'en veux de ne pouvoir mener ma barque, comme on dit.

TheD

Re: Entre

Message non lu par TheD » 07 juil. 2005 04:13

J'ignore au fond si j'ai rdv avec Karen aujourd'hui ou non, je tourne, je ne parviens pas à dormir. Comme ça, à brut pourpoint, j'aimerais la revoir. Ca vaut bien tout de la vie, une telle rencontre. Karen, si vous passez ici me lire, sachez que j'ai appri ces derniers temps. Encore un peu plus. Je tends à élargir non pas uniquement mes connaissances mais surtout ma compréhension. Important d'avoir un retour sur soi même, vital même. Il m'est primordial de vous exprimer le fait que mon souhait de vous fréquenter plus personnellement est quelque chose de positif. Je suis en mesure de comprendre vos craintes ou bien certaines imprécisions qui peuvent vous laisser penser que cette relation ne serait pas souhaitable entre nous. Ce n'est pas pour vous raconter ma vie. Ni pour vous "charger émotionnellement" d'un mauvais poids. J'apprends et je décortique le fonctionnement systémique de ma famille à travers le temps. En effet, ceci pour sonder en moi certaines forces et les neutraliser "naturellement". Comprenez alors que ma conscience me déconseille une médication. On me donne à comprendre le contraire mais encore une fois, de visu je "parais" plus malade que je ne le suis, et je suis enclin à admettre que j'en suis responsable puisque je suis ce que je suis au moment même où j'existe subjectivement dans le regard de l'autre. Aussi professionnel et compétent soit-il, il observe des faits. Cependant, j'en suis certain, je me crois moi même plus atteint et je me suis enlisé dans une identification très malsaine. En effet, cela fait des années que je ne sors plus, puis auparavant l'on ne me donnait nullement l'occasion de vivre "un échec", car pour en vivre un, il faut pouvoir aller au bout des choses. Pas simple lorsque vous n'accédez pas même à une formation. Mon tort, avec le recul, est le fait que je me tenais uniquement à trouver une formation "professionnelle" (rémunérée ou non) et puis ensuite par alternance. Ce fut un tort en effet de ne passez par le cned par exemple, mais budgétairement parlant c'était innenvisageable. Bon, mais je ne tiens plus à ressacer le passé.

Je suis d'accord et j'accepte le fait que nous ne pouvons nous entretenir un jour plus personnellement. Mais il me fallait vous l'écrire, si vous me lisez ici. Il y a de nombreux schémas que je ne veux pas appliquer et c'est une volonté personnelle que d'avancer en me fixant des objectifs, en suivant une quotidienneté évolutive. C'est dans ce cadre là que vous m'apparaissez, dans une découverte enrichissante et non conflictuelle. Bien évidemment, vous ne me connaissez pas, moi non plus, et même si je ne crois plus en une possibilité puisque votre entourage est informé de mon débordement, c'est cela que je tenais à vous écrire. Le fait de rester seul ne détruit pas pour moi ma vie, le chemin que je tracerai. J'ai bien eu dans ma vie quelques coups de coeur, plus jeune, mais nullement à ce point, aucunement aussi intense et si "vrai". Remarquez bien que l'erreur est possible, que cela n'engage à rien si vous aimeriez m'aborder. Evidemment, aujourd'hui je ne suis pas véritablement accessible pour entamer une rencontre aussi désirée soit-elle et simplement vivre des moments communs. C'est cela qui importe pour moi, nullement ce que l'on croit connaître de l'autre, mais la vie, l'émotion, l'instant, la fidélité sont pour moi toujours de grandes valeurs parmi d'autres qui formulent notre intégrité et construisent dans le temps ce que nous apprenons à connaître l'un de l'autre.

Merci à vous Karen, pour votre douceur et votre gentillesse. Votre présence tout simplement.

TheD

Entre verts

Message non lu par TheD » 08 juil. 2005 03:28

Je suis heureux, l'instant d'un regard, un bonjour peut être monotone. Je ressentais de la tristesse en vous. Juste l'instant de nous accorder au bout du regard à distance. Votre vert lumineux refletait le mien un peu plus sombre. Nous étions cependant clairs tout deux. Couleur de l'espérance, nous portions tout deux.

Je sais nous nous sommes seulement entrevus l'instant sans mot, juste un bonjour. Mon coeur est joyeux :

Juste ceci pour vous, Karen.

"Vert

Le vert, couleur de la nature, est doué d’un pouvoir de régénération, car il capte l’énergie solaire et la transforme en énergie vitale. Il est le symbole de le régénération spirituelle. Couleur des bourgeons printanier, signalant la fin de l’hiver, il symbolise l’espérance. En Egypte, la couleur verte est attribuée à Phtah, le créateur et le stabilisateur, et à l’eau, parce que dans la cosmogonie égyptienne, l’eau était l’élément primordial de la création. Elle désignait la fondation du temps, la création du monde et symbolisait la naissance matérielle et spirituelle, c’est à dire les mystères de l’initiation.

Produit de l’association du jaune et du bleu, le vert possède une dualité : c’est la couleur de Vénus, symbole de renouveau, mais aussi de la vengeance ; du dieu-serpent aztèque, inventeur des arts, identifié au Thot-Mercure égypto-latin et au Lug gaulois, médecin, magicien, satiriste et artisan ; du Kirs musulman qui avait pour fonction de concilier les extrêmes (fonction synthétisée par le Caducée). En Chine, le vert désigne l’Est, le printemps, le bois et la charité ; dans le christianisme, la régénération dans les actes, c’est à dire la charité, et par antinomie la dégradation morale et la folie, le désespoir. Teinté de jaune (la couleur des yeux du dragon et des serpents) le vert est la couleur des eaux mortes, de la putréfaction et a une influence néfaste.

Sur le plan psychologique et dans les rêves, le vert, couleur de la vigueur sexuelle, reflète le besoin d’épanouissement, d’estime, de valorisation, de culture et de connaissance."


Je veux vraiment m'en sortir. Cet été ne sera pas inactif et vous aurez prochainement de mes nouvelles si seulement à vos yeux je puisse être une personne pas seulement à soigner. Ce que je ressens pour vous, c'est tout. Et chacune de vos présences me confirme ce "bien" en moi, comment l'expliquer autrement... tout ce qui se passe en moi, c'est bien ce que je nommerais de l'amour. Je commence à ressentir une réelle envie de vivre. Même si vous ne souhaitez me rencontrer, ce que je respecte. J'apprends à aimer vraiment, à aimer sans frustration. Même si par moment, je l'avoue, vous êtes si proche.

Je vous embrasse infiniment.

Thierry.

vasy

Re: Entre

Message non lu par vasy » 08 juil. 2005 14:50

Salut Thed,

Tu te tortures car tu ne sors jamais....tout simplement....c est bien de se remettre toujours en question mais ne perd pas ton temps lache toi et lance toi mais pas que dans tes pensees, aussi dans la vie, avec les autres !

Un Posteur

Re: Imposteur

Message non lu par Un Posteur » 08 juil. 2005 16:20

Bonjour theD,

juste une passation d'un refrain d'une chanson amplement diffusées sur les ondes radio actuellement...
So little time
Trying to understand that I'm
Trying to move just to stay in the game
Trying to accross and to remember my name
Cause everything's changing
And I don't feel the same...
Ton combat pour la vie est exemplaire, merci de partager cet espace avec nous...

TheD

Re: Entre

Message non lu par TheD » 08 juil. 2005 18:52

Bonjour, merci, c'est par moment dans le désir d'être lu par Karen. Pas seulement parce que je n'ai pas l'impression que c'est cet échange là que j'aimerais partager avec elle. Mon combat pour la vie, non, je pense que j'ai laissé tombé le guerrier. Je vois les choses autrement, juste vivre et projeter dans le réel, soit "se libérer" dans l'accomplissement. Se libérer des envies pour apprécier l'instant sans illusions, sans ambitions. Je n'en suis pas là, et même lorsque je pensais ne plus avoir assez d'illusions pour vivre ma jeunesse, je me hantais, je me dévorais. Ce passage sur le net de cette façon m'est sans doute un moyen de trouver une expression suffisament cohérente pour être lu. Pour ne pas partir trop dans mes délires comme si je pourrais m'écrire seulement sans trouver "l'autre pour me lire" et ainsi m'écrire par moment. Ceci pour accepter l'attachement, en ce sens que nous sommes toujours "attachés" à quelque chose, ne serait-ce qu'à la vie par exemple.

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"Cette culture du détachement est l'aboutissement de la souffrance, de la douleur. Vous voulez échapper à la douleur de l'attachement et votre fuite consiste à trouver quelque chose à quoi vous croyez pouvoir vous attacher. Il n'y a donc rien d'autre que l'attachement."
- Jiddu Krishnamurti -

A propos en apparté j'aimerais partager ce texte...

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Le Détachement

Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons. Il n'y a aucune noblesse dans l'attachement. L'attachement au savoir ne diffère en rien de toute autre forme de dépendance agréable. Dans l'attachement, le moi s'absorbe en lui-même, que ce soit au niveau le plus bas ou le plus élevé. L'attachement est l'illusion du moi, une tentative de fuir le vide du moi. Les choses auxquelles nous sommes attachés -biens, personnes, idées- deviennent de la plus haute importance, car, privé des multiples choses qui comblent sa vacuité, le moi n'existe pas. La peur de n'être rien incite à posséder, et la peur engendre l'illusion, l'asservissement aux conclusions. Les conclusions, matérielles ou idéologiques, font obstacle à l'épanouissement de l'intelligence, à cette liberté sans laquelle la réalité ne peut pas se faire jour; et sans cette liberté, l'habileté passe pour de l'intelligence. Les voies de l'habileté sont toujours complexes et destructrices. C'est cette habileté, protectrice du moi, qui conduit à l'attachement; et lorsque l'attachement cause la souffrance, c'est cette même habileté qui recherche le détachement et jouit de l'orgueil et de la vanité de la renonciation. La compréhension des voies de l'habileté, des voies du moi, est le commencement de l'intelligence.

Le détachement n'existe pas: seul l'attachement existe. L'esprit invente le détachement par réaction face à la douleur de l'attachement. Lorsque nous réagissons à l'attachement en devenant "détaché", c'est que nous sommes attaché à quelque chose d'autre. Tout ce processus est donc celui de l'attachement. Nous tenons à notre femme ou à notre mari, à nos enfants, à des idées, à la tradition, à l'autorité, et ainsi de suite; et notre réaction contre cet attachement est le détachement. Cette culture du détachement est l'aboutissement de la douleur, de la souffrance. Nous voulons échapper à la douleur de l'attachement, et notre fuite consiste à trouver quelque chose à quoi nous croyons pouvoir nous attacher. Il n'y a donc rien que de l'attachement, et seul un esprit stupide cultive le détachement. Toutes les écritures disent: "Soyez détachés", mais quelle est la vérité en la matière? Si nous observons notre propre esprit, nous verrions une chose extraordinaire -qu'en cultivant le détachement, notre esprit finit par se trouver un autre objet d'attachement, à savoir le détachement.

- Jiddu Krishnamurti -

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J'ai voulu me lancer en trouvant une part de Karen. Elle me donne déjà une énergie et j'aurais souhaité un peu sortir avec elle. Cet été par exemple. J'aimerais aller quelque part avec elle. Je pensais à la médiathèque, je n'y suis pas allé. Peut être a t elle trouvé déjà son amour, cela je l'ignore. Peut être aussi qu'elle m'aime bien, un peu plus que sa distance. Peut être voudrait elle me rencontrer dans une autre situation, lorsque je serai "guéri" dirons nous.

C'est vrai que j'aimerais lui écrire plus personnellement. Entendre ses mots, parce qu'elle a peut être des choses à me dire, des conseils peut être, je ne sais pas... souvent, j'aimerais lui téléphoner, juste pour entendre sa voix, lui dire bonjour.

Je me dis ceci, j'ai su me "dévoiler" pour cette personne, aller au bout de mes émotions, alors ça signifie bien que je peux aller au bout des choses à nouveau. Soit, me faire confiance dans la vie.

Il y a celui, en moi, l'amoureux mais aussi l'être qui souhaite sortir, qui aurait voulu donner cela à comprendre pour Karen. Je suis certain, au delà des "barrières" qui nous séparent, que nous voudrions toujours en savoir plus l'un à l'autre. Que nos instants communs seraient de petites lignes de poésie grandes de vie.

TheD

Re: Entre

Message non lu par TheD » 13 juil. 2005 02:03

Influençable, non, tous les regards ne peuvent me parler jusqu'au fond. En l'heure, un seul regard m'a vaincu, parce que j'ai senti qu'il m'aimait. Peut être qu'il acceptait ma différence. Même si en l'instant ce regard a déjà trouvé une raison de m'oublier. Je pleure cet oubli. Mais je revois ces yeux surpris de me croiser ce jeudi passé, ce regard que j'aime si empreint de tout ce que je ressens pour elle.

La femme prend forme dans une personne. Difficile de faire abstraction. C'est ça être adulte, entre autres, faire abstraction, et cela n'est en rien lié à l'âge, mais à l'être. Je parlerai du "moi enfant", celui qui me tient mais dont je prends conscience à travers ce vécu. J'espère que je ne subirai pas à venir mes "années mortes"...

Il arrive que je me relis, que je digère les différentes interventions. Et je me trouve barré, le seul moyen de me rattraper serait de me lâcher.

ThY

Entre fins.

Message non lu par ThY » 13 juil. 2005 22:22

Faut-il nous "manquer" ?

Maintenant, en ce qui concerne l'attachement, personnellement j'accepte de m'attacher affectivement à des personnes et de créer des sentiments en vivant des situations communes. Ce qui va plus loin que des mots sur un forum, évidemment, même si selon moi une correspondance collective est tout autant réelle, même si l'écriture nous éloigne les uns des autres lorsqu'on se rend compte de l'attachement... alors qu'en amont, l'écriture créait un rapprochement plutôt des individus, avant qu'ils n'aillent plus loin dans la connaissance. Ces phénomènes sont très forts en nous, ce sont des forces à ressentir pour comprendre la façon dont on vit nos relations. Et j'insiste sur relation, personnellement je veux enrayer le rapport, ou plutôt l'utiliser pour construire quelque chose, et non pour avoir le dessus, le dernier mot comme on dit. Une relation sans rapports néfastes, c'est en moi la meilleure approche avec l'autre. Maintenant, je sais très bien que si la méconnaissance peut "attirer", l'ignorance peut parfois "repousser", je n'oserai jamais vraiment parler de connaissance à propos d'une relation avec l'autre. En effet, comment connaître quelqu'un ? En vivant avec lui le plus souvent possible ? Même dans ce cas là, la connaissance est construire de morceaux de soi même, ce qu'on veut bien préter à son prochain se trouvent être nos propres illusions. Le plus important en moi même est ceci, c'est le produit notamment de mon si grand coup de coeur pour Karen - J'y ai longuement pensé en tâtant au plus proche ces émotions qu'elle me renvoie - c'est ce que nous trouvons en nous même de mieux lorsqu'on vit en présence de quelqu'un. Peu importe, au fond, si je n'en connais si peu d'une personne. Si ce que je vis avec ce quelqu'un, dans un moment commun, me donne du bien... c'est le plus important, c'est l'essentiel. Le manque, c'est déjà une présence.

Et la présence est un manque...
Ce qui crée le partage, ce qui formule "l'objet" à inventer ou ce qui bâtit comme nommé ce château de sable entre chacun... sable parce que c'est si fragile, et même dans les meilleures histoires l'écume connait déjà la fin. Ce qui me rend si nostalgique. Je ne me refais pas, entre la nostalgie des moments vécus et la mélancolie des moments non vécus. Pourtant, toutes ces bribes de rien à partager... à créer.

fil- au -sauf-hi!!!

Re: Entre fins.

Message non lu par fil- au -sauf-hi!!! » 15 juil. 2005 20:45

je me permet de joindre un article que j'ai a mon sens trouvé assez bon:le voici: le titre s'intitule passion brulante...danger...ensuite:le début d'une relation se vit en général sur un mode fusionnel car tout simplement on ressent l'autre comme son double:c'est un peu notre moitié...trés vite on s'entend dire qu'il ou elle comble nos manques,et qu'il ou elle est le soleil de notre vie qu'on ne serait plus vivre sans lui ou elle...le coté positif c'est que l'on se sent pousser des ailes a se sentir déplacer des montagnes...un certain temps écoulé ...,la magie disparait...on voit l'autre tel qu'il est et c'est à ce moment la en quelque sorte qu'il faudrait apprendre à l'aimer une deuxieme fois...si la decéption est totale ,et que la perception que l'on s'est fait(e) est trop différente a ce que l'on avait de lui ou d'elle,on réalise que l'on sait trompé ...si on n'arrive pas a ètre "lucide"c'est peut etre que l'on est plus amoureux(se) de l'"amour" que de l'autre...fin de l'article...je sais pour ma part que l'on ne peut aussi facilement vivre une rupture et que le temps est nécéssaire.( ne pas esperer oublier totalement l'histoire)mais plutot apprendre a vivre autrement et differement(vivre une autre histoire d'amour que l'on ne soupconne meme pas au début)et un jour on apprend que l'on avait pas tout vécu et que l'on n'avait surement pas tout vu et tout compris...l'amour si fort et si cruelle est toujours synonyme de changement et pour etre durable y faut accepter d'une part l' imprévu et mystére car personne ne peut controler ni meme dompter l'amour...a chaqu"un de trouver sa facon d'aimer et etre aimer...y a pas de régle mais seulement des expériences vécus..

TheD

Entre nouveau...

Message non lu par TheD » 16 juil. 2005 05:28

Pour en revenir sur l'article, il est regrettable que la source ne soit mentionnée :

- "Le début d'une relation se vit en général sur un mode fusionnel"

La fusion n'est pas forcément la marque du "début d'une relation", je trouve ce propos bien trop "général" et surtout subjectif. De plus, c'est justement une "distance" avec Karen que j'aimerais à l'avenir réduire et c'est une proximité de nos entrevus trop brèves qui m'ont révélé ce que je pensais avoir enterré.

- "car tout simplement on ressent l'autre comme son double:c'est un peu notre moitié"

Ce n'est pas cette impression que je ressens personnellement. Karen, mon double ? Ma moitié... non, nous sommes des êtres entiers, elle est entière à mes yeux. Ses yeux ne sont pas un miroir, ils sont si profonds que j'aimerais m'y perdre. Ah, je sais que "c'est pas bien", bah désolé mais c'est ainsi... à l'avenir j'aimerais aller vers d'autres voies en respectant mon âme, soit vivre sans retenue, être léger c'est en soi un travail qui doit souffler la superficialité de l'existence. C'est personnel, mais si ma croyance sur la metempsychose est propre à ma compréhension singulière sur cette question, je ne crois nullement en la réincarnation. La vie, je ne veux pas "faire semblant de vivre". Peut être me rétamerai-je, et je me prépare à "tomber" plusieurs fois, mais à "tomber vraiment".

En l'heure, le sol se remodèle peu à peu sous mes pieds, et je reprends un réel goût même si mon corps se trouve encore enchaîné par certaines pensées, qui ne possèdent pas de "mots", tant longtemps je ne me suis plus rien dis... me bânnissant du monde, cette ronde que je voyais en son entièreté, ses fourmis qui s'animaient juste par leurs propres illusions, leurs croyances, droits et devoirs qui se trouvent tant de paradoxes et d'incohérences, je n'y voyais que des murs. Des mots emprisonnés dans la valeur. Il me semble avoir voulu m'échapper de la folie, celle qui permet à une "société" progressiste d'accepter le pire intra muros. Alors, les droits de l'homme, sur le terrain, ça ne me fait pas sourire. Je ne dis pas cela en relation à ma situation, ça m'a toujours travaillé. De jeune, prit entre mes "questionnements" et les propos de propos surtout paternels catégoriques, figés, principés... arrêtés dans des concepts nationalistes d'un côté et anti-patronal d'un autre... je dirais surtout non démocratiques. J'en prends conscience de ces points qui sur le coup ne semblent pas "importants", mais pas simple de "régresser" pour comprendre les sources de certaines angoisses, certaines "luttes intérieures" devenues propres à soi même. Forcément, aujourd'hui je n'en veux point à mon père, même si je ne l'ai revu ces 5 dernières années. Je n'ai pas de pensées négatives pour lui, ni réellement positives. Non duel, non opposé, c'est juste celui qui m'a donné vie et je respecte son humanité autant qu'il ne se/me connait pas, c'est à dire que je l'aime.


- "trés vite on s'entend dire qu'il ou elle comble nos manques,et qu'il ou elle est le soleil de notre vie qu'on ne serait plus vivre sans lui ou elle"

Je ne dirais pas cela. Encore une fois, c'est une description d'un processus devenu schématique et dirigiste. Non, je ne suis pas d'accord et par le fait que j'y hadère pas, je ne transmettrai pas plus mon désir.

Mon désir pour elle n'est pas un texte, c'est moi... un corps organique vrai, pas un corpus dénué de chair, de sang et d'oxygène. J'ose croire que de belles pensées sont passées entre nous. J'ose même effleurer cette croyance... je ne suis pas au mieux, pour dire que ma présence ne se trouve pas à vouloir entamer une séduction en pareil endroit. Je suis moi même, de plus en mieux, c'est déjà beaucoup.


- "le coté positif c'est que l'on se sent pousser des ailes a se sentir déplacer des montagnes"

Je suis convaincu. Reconnaissant une large part de faiblesse, ce n'est pas un soutien que j'aimerais connaître à travers une femme. Mais en moi cet absolu, certain que telle personne me "donnerait" en retour de nouvelles raisons de vivre. Et j'avancerai encore beaucoup plus vite dans mon développement perso/pro. Je ne veux pas tenir un discours opposé qui tentrait à radicaliser une existence sans "l'autre" et sa découverte, parce que ça serait pour moi mentir. Enfin, je ne me vois pas vraiment dans un parcours de vie formulé dans l'assimilation d'un autre qui ne sera jamais qu'une personne Autre, et tant mieux. Il me semble important et prioritaire en cette heure d'avancer "seul". Je ne suis pas attaché à rencontrer à tout prix. Le manque de tendresse est une chose réelle et ça m'indique la vie, la mienne. "Envie", il faut reconstruire cela, enfin plutôt "retrouver" ce concept... même si cette particule me laisse dubitatif. Mais en prononçant ce mot, je me réaproprie la vie.

Je pense que cette personne m'a donné l'envie de changer mon regard sur l'univers dans lequel je baigne.

Passer des vagues à l'âme, c'est vraiment ce que ça présence m'a rendu. D'un amour vrai, tant pis pour le caractère sceptique et raisonnable de celui qui veut tordre ma réalité pour conforter la sienne.

C'est une personne qui m'intéresse, soit, je ne suis "plus un ours" :) même si j'ai un peu de mal à être avec les autres durablement. Je sais que cet espace de solitude sera et est en moi une réalité vitale, celle qui me permet de trouver l'humanité, celle qui prend sens en soi.

Je suis allé jusqu'à la pauvreté de mon être. Au delà du blanc mural, de la voix moqueuse, du sol roulant me laissant sur la place de mes pas, des oiseaux noirs qui se disputaient ma future dépouille au même endroit. Au delà de tout ce rien, une rencontre regrettée trop rapidement. Il me semble n'y avoir jamais cru... d'où mon sacrifice... à travers ces lettres.

L'amour synonyme de changement, de révolution intérieure... un regard nouveau sur soi et l'autre et le monde qui tourne sans non plus se croire être le centre de l'univers ? Ce changement est sans doute non pas une cassure mais une ouverture, un angle nouveau.

A Bientôt,
Thierry.

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