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Entre "voir", seulement, et puis "rien"...
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Claire
Re: Entre
Bonsoir Thierry,
Je viens de te lire, et je me rends compte sauf erreur de ma part que quand jeparle de trouver une autre Karen, c trouvé une autre femme qui elle t'aimera et que tu aimeras aussi.Peu importe son physique, mais il faut que tu arrive à te détacher de ta Karen, sans l'oublier pour autant mais essayé de la voir d'une autre façon.
Pour ce qui est du CMP, je ne dis pas que là où tu vas, il ne sont pas bien, mais un psychiatre dans le privé, te permet de changer si il ne te convient pas, chose qu'au cmp, tu ne peux pas faire, vu qu'effectivement il y a qu'un psychiatre et je pense que le psychologue, on te l'impose.
Ma fille est suivi au cmp, elle est jeune,pour un problème comportemental, ça fait 6 ans, et je ne vois pas beaucoup de résultat, l'école non plus.
pour ce qui est de ton look, tu as raison, il ne faut pas s'occuper du regard des autres, mais c pour toi, que je le dis, pour que tu te vois peut être sous une autre image plus positive.
Bon je te quitte,je dois faire mange mes enfants, et je te souhaite une agréable soirée, réfléchis à tout ce que les internautes te disent et va de l'avant, sois positif dans ta vie.
A plus
Je viens de te lire, et je me rends compte sauf erreur de ma part que quand jeparle de trouver une autre Karen, c trouvé une autre femme qui elle t'aimera et que tu aimeras aussi.Peu importe son physique, mais il faut que tu arrive à te détacher de ta Karen, sans l'oublier pour autant mais essayé de la voir d'une autre façon.
Pour ce qui est du CMP, je ne dis pas que là où tu vas, il ne sont pas bien, mais un psychiatre dans le privé, te permet de changer si il ne te convient pas, chose qu'au cmp, tu ne peux pas faire, vu qu'effectivement il y a qu'un psychiatre et je pense que le psychologue, on te l'impose.
Ma fille est suivi au cmp, elle est jeune,pour un problème comportemental, ça fait 6 ans, et je ne vois pas beaucoup de résultat, l'école non plus.
pour ce qui est de ton look, tu as raison, il ne faut pas s'occuper du regard des autres, mais c pour toi, que je le dis, pour que tu te vois peut être sous une autre image plus positive.
Bon je te quitte,je dois faire mange mes enfants, et je te souhaite une agréable soirée, réfléchis à tout ce que les internautes te disent et va de l'avant, sois positif dans ta vie.
A plus
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TheD
Re: Entre
Bonsoir, effectivement je note bien en tant que rmiste avec cette contrainte, que je n'ai "pas le choix" tout du moins pour empreinter une voie qui dépend majoritairement du développement local. Le beau discours c'est "choisissez votre médecin"... maintenant le médecin choisit il ses patients ? Pour ma part, dans cette optique je n'ai pas le choix sinon plus de rmi et si plus de rmi (malgrès que je ne dépense pas grand chose, je donne un partie à ma mère) dépression plus profonde et risque d'entrer dans un processus d'exclusion. A ce niveau c'est encore sur la corde.
Maintenant, l'art thérapie qui est l'une des voies possibles apparemment sous la responsabilié du dr, en ce qui me concerne ne m'apportera rien sur ce plan si ce n'est être dans un groupe, et encore... me retrouver dans le geste, à voir si la liberté d'expression est tôtale est non directive. Mais pour l'heure tous les entretiens que je note, même ceux de Karen, étaient établis sur une direction préetablie mais je crois (je n'en suis pas sûr) que ce réseau de personnes est volontaire. Même si les mots, la formulation reste principalement campé dans l'application théorique pour "gagner du temps", chose que je ne pourrais pas reprocher. Et ça risque d'empirer.
Disons que j'ai bien compris, dès lors Karen me proposait un suivi psychologique avec une pesonne intégrée au dispositif que c'était "pour mieux me cerner" car c'est un travail pluridisciplinaire autour de la personne. Le truc, je voulais le faire dire à Karen mais bon elle est restée sourde sur ce plan là. Donc ça "coinçait" un peu, l'impression qu'on ne me disait pas "tout". Manque de transparence c'est certain. C'est le seul reproche que je fais.
Bon, Karen c'est clair, sera devant moi toujours la femme que j'aime. Je ne peux plus la voir autrement. Même "guéri", je ne pourrais plus la revoir autrement, donc l'aimer et forcément la gêner. Je ne crois plus la revoir sauf "incident". Bien sûr par moment je peine dans mon coin avec l'impression d'avoir un peu provoqué ça pour vivre un abandon, quelque chose comme ça.
De toute façon, ne t'en fais pas, je ne me laisserai pas mettre "sous cachetons" parce qu'il faut protéger la société contre l'individu. Il y a quand même une personne derrière ce malaise, et une histoire avec quelques ambivalences mais sans doute le modelage d'une volonté d'être, plus que celle d'exister...
Merci Claire, bonne soirée.
Maintenant, l'art thérapie qui est l'une des voies possibles apparemment sous la responsabilié du dr, en ce qui me concerne ne m'apportera rien sur ce plan si ce n'est être dans un groupe, et encore... me retrouver dans le geste, à voir si la liberté d'expression est tôtale est non directive. Mais pour l'heure tous les entretiens que je note, même ceux de Karen, étaient établis sur une direction préetablie mais je crois (je n'en suis pas sûr) que ce réseau de personnes est volontaire. Même si les mots, la formulation reste principalement campé dans l'application théorique pour "gagner du temps", chose que je ne pourrais pas reprocher. Et ça risque d'empirer.
Disons que j'ai bien compris, dès lors Karen me proposait un suivi psychologique avec une pesonne intégrée au dispositif que c'était "pour mieux me cerner" car c'est un travail pluridisciplinaire autour de la personne. Le truc, je voulais le faire dire à Karen mais bon elle est restée sourde sur ce plan là. Donc ça "coinçait" un peu, l'impression qu'on ne me disait pas "tout". Manque de transparence c'est certain. C'est le seul reproche que je fais.
Bon, Karen c'est clair, sera devant moi toujours la femme que j'aime. Je ne peux plus la voir autrement. Même "guéri", je ne pourrais plus la revoir autrement, donc l'aimer et forcément la gêner. Je ne crois plus la revoir sauf "incident". Bien sûr par moment je peine dans mon coin avec l'impression d'avoir un peu provoqué ça pour vivre un abandon, quelque chose comme ça.
De toute façon, ne t'en fais pas, je ne me laisserai pas mettre "sous cachetons" parce qu'il faut protéger la société contre l'individu. Il y a quand même une personne derrière ce malaise, et une histoire avec quelques ambivalences mais sans doute le modelage d'une volonté d'être, plus que celle d'exister...
Merci Claire, bonne soirée.
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TheD
Re: Entre
"J'ai un esprit large" m'a t elle dit ce novembre 2004 en mimant un "mur" avec ses mains, probablement sans s'en rendre compte. Alors, ce mur, j'ai voulu le casser, j'ai voulu l'ouvrir... Je n'ai réussi qu'à briser le cristal, le mien. Son labyrinthe comme le mien ne possède pas de sortie. Je suis moi même ma propre porte de sortie prit dans le jeu d'un labyrinthe infini, redoutable, cruel. La réponse m'est venue récemment, aujourd'hui même, en "moi".
Je me suis piégé, me suis cru perçu de ses yeux comme une personne. Quelqu'un avec qui elle pourrait ne rien craindre comme avec tout autre personne en dehors de son travail. Je me suis fourvoyé, lorsque les gens ne sont plus encadrés dans leur milieu, ils paniquent. A présent, je suis convaincu que les voies sont tracées dans l'ignorance. C'est selon moi une forme de suicide assisté et conforme. Avec impossibilité d'effacer son passé "numérique". Merci bande de mots, merci beaucoup ! Je fais parti de la génération des "nouveaux prisonniers"... ceux qui vivent entre leurs propres murs.
Les mots buttent contre le cuir, les mots brutes content le pire. Et ça racle, ça saigne ! Ca croute jusqu'à la prochaine.
La boussole de buse ne trouve pas la mort.
J'ai saisi l'inconscience. Le négatif de l'autre qui m'a dévoré, la souffrance qu'il m'a injecté, la sienne. A 5 ans, j'ai voulu me bousiller la tête. On peut dire que j'ai réussi. C'était pour cesser le pire. Peu importe, pas envie de conforter un passé devenu illusoire. Mais pas envie de cesser mon existence onirique. Depuis quelques temps les rêves reviennent. Ils n'ont jamais cessé, je m'en souviens mieux, c'est tout. Si mes rêves disparaissent, autant disparaître.
Je ne parviends pas :
- organiser,
- produire,
- structurer mes pensées dans un temps plus réel en présence,
- écouter l'autre, lorsqu'on me parle se produit une saturation interne, propre à moi même non attachée au contenu mais plutôt lié à ma condition enfermante... plus l'habitude.
- je pense mais trop à la fois, comme plusieurs consciences, difficile à expliquer et ce n'est pas "supérieur" au contraire c'est "paralysant". Je sais que je peux apprendre à gérer ces forces.
- Mes envies surviennent par flash,
- Beaucoup d'idées, d'images mentales qui n'aboutissent pas...
et surement d'autres choses, oui probablement pleins d'autres choses comme le fait de :
- sortir, rencontrer,
- utiliser de l'argent pour je ne sais quoi (plus d'attache avec l'argent)
- ...
Mes craintes
- Paraître trop détaché,
- distant des discussions,
- trop ignorant des tendances ou autres choses actuelles,
- étrange, ou autre,
- pas en synchronicité avec l'environnement,
Mes désirs
J'en possède, surtout depuis le gros coup de coeur pour Karen, même si je me fais une raison depuis l'évidence d'une histoire impossible. Mes émotions sont plus intenses depuis ces 2 dernières années, au meilleur comme au pire. Je ressens un désir d'ouverture contrairement à cette "mort psychique" que je m'infligeait auparavant. Qui m'a fait laissé quelques séquelles, mais je le crois fortement réparables.
Mes envies,
Bosser... à vrai dire je devrais consacrer l'essentiel de mon temps à mes projets "pro/perso" qui je dois dire est ce point idéal d'une envie de vivre. J'ai des visions précises mais il faut dépasser ce néant, et certains troubles obsessionnels, certains vides aussi, affectifs notamment. C'est en moi une certaine culpabilité d'être, de ressentir comme un manque de tendresse. Parce que je ne souhaite pas combler ce manque n'importe comment.
Réaliser une rencontre amoureuse, je dois dire que ce n'est pas simple à envisager, imaginer, soit je n'ai pas envie que ça soit une condition, si ce n'est que pour moi cela doit être une surprise, une rencontre, un vécu.
En ce moment, je le ressens, je suis au bord d'une rechute. Mais je ne crois pas que ce sera si "intense" que début 2005. Trop envie d'autre chose. Je ne me laisserai pas dominer par la souffrance.
Ca survient lorsque "je me sens mieux"... mais que j'intègre dans mes pensées certaines sources qui me rendent à la fois nostalgique teinté de mélancolie... une nostalgie irréelle, produite par un vécu et des fantasmes d'être aimé et d'aimer... finallement on peut en conclure que c'est un élément fondamental de mon état. Sans doute. Je suis enfermé dans ce piège à défaut de n'avoir pu me réaliser. Par cela, il m'arrive de pointer du doigt un dispositif parce que c'est trop contradictoire avec mon vécu passé. Je n'arrive pas à évacuer de là, à me dire que si aujourd'hui il est possible de poursuivre, si je peux empreinter une histoire complètement nouvelle, un peu comme si auparavant je n'existais pas, oui c'est possible ! En fait le plus dur n'est pas tant de naître, mais de n'être plus ce lui qui fut. Et ce n'est pas évident, je cherche à lier parfois des relations impossibles. Des images de Karen me passent. Des mots. "La semaine prochaine ?" Mon coeur disait "oui", ma tête à répondu non. Lorsqu'elle m'invitait à parler d'autre chose pour venir indidieusement à parler de mes projets, non rien à faire je m'entêtais à lui déballer mon passé. Mes "échecs" lui avais je dis en essayant de m'échapper dans le rire. Elle m'a rattrapé au vol et à produit un joli éclat de rire. Elle avait compris que je voulais en rire et elle a fort bien transmit son rire, un peu forcé peut être, pour coller à ce que j'en attendais. Forcé mais pas joué, tant son éclat de rire me fait rire. Je ne sais plus quand je l'ai entendu rire, la première fois. Je sais que c'est aussi ce qui m'a prêté une grande attention vers elle. Au début, elle me souriait et paraissait détendue et riante avec moi. Les deux premiers entretiens. A partir du troisième, là où je ne pouvais plus vraiment parler, là où elle a perçu mon malaise, plus visible, elle ne m'a plus sourit pareil. Ce quatrième entretien je lui ai raconté brièvement mes tentatives de trouver une formation pour accéder à la vie professionnelle. Et puis ce cinquième entretien, c'était noel 2004, le 09 décembre, elle était magnifique dans toute sa splendeur et chaque seconde était pleinement et fortement vécue. Je n'avais rien de particulier à dire parce que entre temps j'avais beaucoup pleuré en moi, sans larmes et sans pouvoir faire quoi que ce soit comme je lui avais dis. JE réalisais déjà que tout était impossible entre nous, alors que je ne lui avais encore envoyé aucune lettre. Si, juste une, la première lettre, mais il n'y avait pas de déclaration particulière si ce n'est que dans mon mal je lui ai noté me détester dans ses yeux. Evidemment, ça signifiait mon amour pour elle. Des choses qui n'auraient pas du s'écrire tel que je le notais. Ca marquait déjà une distance entre nous. Ridicule parce que nous ne nous sommes vus par espaces de six mois. Tout ceci me laisse un peu perdu.
J'ai même envie encore de faire une rétrospective, noter tout mon "parcours" si on peut noter cela comme ça.
Je me suis piégé, me suis cru perçu de ses yeux comme une personne. Quelqu'un avec qui elle pourrait ne rien craindre comme avec tout autre personne en dehors de son travail. Je me suis fourvoyé, lorsque les gens ne sont plus encadrés dans leur milieu, ils paniquent. A présent, je suis convaincu que les voies sont tracées dans l'ignorance. C'est selon moi une forme de suicide assisté et conforme. Avec impossibilité d'effacer son passé "numérique". Merci bande de mots, merci beaucoup ! Je fais parti de la génération des "nouveaux prisonniers"... ceux qui vivent entre leurs propres murs.
Les mots buttent contre le cuir, les mots brutes content le pire. Et ça racle, ça saigne ! Ca croute jusqu'à la prochaine.
La boussole de buse ne trouve pas la mort.
J'ai saisi l'inconscience. Le négatif de l'autre qui m'a dévoré, la souffrance qu'il m'a injecté, la sienne. A 5 ans, j'ai voulu me bousiller la tête. On peut dire que j'ai réussi. C'était pour cesser le pire. Peu importe, pas envie de conforter un passé devenu illusoire. Mais pas envie de cesser mon existence onirique. Depuis quelques temps les rêves reviennent. Ils n'ont jamais cessé, je m'en souviens mieux, c'est tout. Si mes rêves disparaissent, autant disparaître.
Je ne parviends pas :
- organiser,
- produire,
- structurer mes pensées dans un temps plus réel en présence,
- écouter l'autre, lorsqu'on me parle se produit une saturation interne, propre à moi même non attachée au contenu mais plutôt lié à ma condition enfermante... plus l'habitude.
- je pense mais trop à la fois, comme plusieurs consciences, difficile à expliquer et ce n'est pas "supérieur" au contraire c'est "paralysant". Je sais que je peux apprendre à gérer ces forces.
- Mes envies surviennent par flash,
- Beaucoup d'idées, d'images mentales qui n'aboutissent pas...
et surement d'autres choses, oui probablement pleins d'autres choses comme le fait de :
- sortir, rencontrer,
- utiliser de l'argent pour je ne sais quoi (plus d'attache avec l'argent)
- ...
Mes craintes
- Paraître trop détaché,
- distant des discussions,
- trop ignorant des tendances ou autres choses actuelles,
- étrange, ou autre,
- pas en synchronicité avec l'environnement,
Mes désirs
J'en possède, surtout depuis le gros coup de coeur pour Karen, même si je me fais une raison depuis l'évidence d'une histoire impossible. Mes émotions sont plus intenses depuis ces 2 dernières années, au meilleur comme au pire. Je ressens un désir d'ouverture contrairement à cette "mort psychique" que je m'infligeait auparavant. Qui m'a fait laissé quelques séquelles, mais je le crois fortement réparables.
Mes envies,
Bosser... à vrai dire je devrais consacrer l'essentiel de mon temps à mes projets "pro/perso" qui je dois dire est ce point idéal d'une envie de vivre. J'ai des visions précises mais il faut dépasser ce néant, et certains troubles obsessionnels, certains vides aussi, affectifs notamment. C'est en moi une certaine culpabilité d'être, de ressentir comme un manque de tendresse. Parce que je ne souhaite pas combler ce manque n'importe comment.
Réaliser une rencontre amoureuse, je dois dire que ce n'est pas simple à envisager, imaginer, soit je n'ai pas envie que ça soit une condition, si ce n'est que pour moi cela doit être une surprise, une rencontre, un vécu.
En ce moment, je le ressens, je suis au bord d'une rechute. Mais je ne crois pas que ce sera si "intense" que début 2005. Trop envie d'autre chose. Je ne me laisserai pas dominer par la souffrance.
Ca survient lorsque "je me sens mieux"... mais que j'intègre dans mes pensées certaines sources qui me rendent à la fois nostalgique teinté de mélancolie... une nostalgie irréelle, produite par un vécu et des fantasmes d'être aimé et d'aimer... finallement on peut en conclure que c'est un élément fondamental de mon état. Sans doute. Je suis enfermé dans ce piège à défaut de n'avoir pu me réaliser. Par cela, il m'arrive de pointer du doigt un dispositif parce que c'est trop contradictoire avec mon vécu passé. Je n'arrive pas à évacuer de là, à me dire que si aujourd'hui il est possible de poursuivre, si je peux empreinter une histoire complètement nouvelle, un peu comme si auparavant je n'existais pas, oui c'est possible ! En fait le plus dur n'est pas tant de naître, mais de n'être plus ce lui qui fut. Et ce n'est pas évident, je cherche à lier parfois des relations impossibles. Des images de Karen me passent. Des mots. "La semaine prochaine ?" Mon coeur disait "oui", ma tête à répondu non. Lorsqu'elle m'invitait à parler d'autre chose pour venir indidieusement à parler de mes projets, non rien à faire je m'entêtais à lui déballer mon passé. Mes "échecs" lui avais je dis en essayant de m'échapper dans le rire. Elle m'a rattrapé au vol et à produit un joli éclat de rire. Elle avait compris que je voulais en rire et elle a fort bien transmit son rire, un peu forcé peut être, pour coller à ce que j'en attendais. Forcé mais pas joué, tant son éclat de rire me fait rire. Je ne sais plus quand je l'ai entendu rire, la première fois. Je sais que c'est aussi ce qui m'a prêté une grande attention vers elle. Au début, elle me souriait et paraissait détendue et riante avec moi. Les deux premiers entretiens. A partir du troisième, là où je ne pouvais plus vraiment parler, là où elle a perçu mon malaise, plus visible, elle ne m'a plus sourit pareil. Ce quatrième entretien je lui ai raconté brièvement mes tentatives de trouver une formation pour accéder à la vie professionnelle. Et puis ce cinquième entretien, c'était noel 2004, le 09 décembre, elle était magnifique dans toute sa splendeur et chaque seconde était pleinement et fortement vécue. Je n'avais rien de particulier à dire parce que entre temps j'avais beaucoup pleuré en moi, sans larmes et sans pouvoir faire quoi que ce soit comme je lui avais dis. JE réalisais déjà que tout était impossible entre nous, alors que je ne lui avais encore envoyé aucune lettre. Si, juste une, la première lettre, mais il n'y avait pas de déclaration particulière si ce n'est que dans mon mal je lui ai noté me détester dans ses yeux. Evidemment, ça signifiait mon amour pour elle. Des choses qui n'auraient pas du s'écrire tel que je le notais. Ca marquait déjà une distance entre nous. Ridicule parce que nous ne nous sommes vus par espaces de six mois. Tout ceci me laisse un peu perdu.
J'ai même envie encore de faire une rétrospective, noter tout mon "parcours" si on peut noter cela comme ça.
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Claire
Re: Entre
Bonjour Thierry,
plus je lis tes messages, plus je trouve que tu reprends gout à la vie, qd tu sens que tu replonges, tu te raccroche à une perche et tu repars, j'espère ne pas me tromper.Il te reste à trouver un emploi, peu importe lequel, l'important, c'est que tu puisses avoir une vie meilleure, avec un peu plus que le rmi, tu pourras peut être faire plus de choses qu'actuellement, Et surtout te changer les idées, je suis sur que Karen sera fière de toi, et t'appréciera d'autant plus, je parle professionnellement et amicalement.
bonne chance pour tout,
plus je lis tes messages, plus je trouve que tu reprends gout à la vie, qd tu sens que tu replonges, tu te raccroche à une perche et tu repars, j'espère ne pas me tromper.Il te reste à trouver un emploi, peu importe lequel, l'important, c'est que tu puisses avoir une vie meilleure, avec un peu plus que le rmi, tu pourras peut être faire plus de choses qu'actuellement, Et surtout te changer les idées, je suis sur que Karen sera fière de toi, et t'appréciera d'autant plus, je parle professionnellement et amicalement.
bonne chance pour tout,
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TheD
Re: Entre
Tu sais, juste avant de vraiment décabler, avant d'être au RMI lui même, mes dernières recherches c'était pour faire étalagiste de rayons de grandes surfaces. Le fait même de ne pas y accéder fut comme une fatalité, je me suis dis laisse tomber, les autres ne te voient pas, tu es complètement transparent. A partir de là, je ne suis plus du tout sorti. Evidemment, ça remonte à d'autres problèmes plus profonds. Il y a des directions que je n'aurais jamais dû prendre plus jeune. Ni laisser de côté certaines passions tout ça pour essayer de m'insérer, finallement tout ceci ne m'a mené nulle part.
C'était pourtant bien simple. Je venais d'un niveau bac et j'avais donc un bep cas, niveau V donc. Comme le secrétariat ce n'était pas mon truc (un bep pour rien suite à une orientation foireuse) à l'époque je vivais assez mal ma situation, de plus être le seul garçon dans une classe de fille deux ans ne m'a rien valu du tout. J'ai disons découvert que la féminité était plus une croyance qu'autre chose, et que nous n'étions pas si différent que cela sur un plan purement instinctif, si on met de côté la culture. Bon, peu importe. Depuis ça va quand même, je me dis que la personne est plus importante que lorsqu'elle est un simple miroir dans un groupe pour simplement réagir comme les autres.
Vraiment, ce que je ne comprenais pas et ce malgré le fait que je n'avais aucune limite géographique sur le territoire national, c'est que par le biais de l'afpa ça coinçait. Tests réussis mais formation inaccessible en informatique de maintenance, niveau V pourtant. C'était à ma porté, j'avais un diplome en poche de ce niveau ! Tout ce qu'il me fallait, c'était cette formation et point barre, je pouvais accéder au monde du travail ensuite et entamer mon petit plan !
Bon, aller je ne poursuis pas, si j'entre dans les détails, il y en a pour long et je dois faire une partie "pro" "perso" "famille" ça fait beaucoup et c'est lourd. Il n'empêche que le "rejet" en tant que tel existe bien et sans réelles justification.
D'ailleurs, je te mettrai une photo de moi pour te montrer quel apparence j'avais et tu me diras ce que tu en penses. Mit de côté mon "apparente immâturité", j'étais plutôt soigneux à l'époque. Sans doute faisais je trop "lisse". De toute façon, comme je te l'ai noté, j'étais "transparent" malgré toute ma bonne volonté.
Ce qui m'a profondément blaissé c'est le fait qu'on me notais ne pas maîtriser l'écriture ni les opérations de base à une période où j'ai suivi une évalution de compétence. JE me suis toujours dis qu'il y a eu un problème quelque part, que ce n'était pas possible, je programmais en plus à l'époque sur mon pc. J'en étais particulièrement outré, complètement démembré. Je sais pourtant compter et faire des algorithmes, j'ai un certain degré d'abstraction il ne faut quand même pas abuser ! Je m'appercevais qu'on me voyais comme une autre personne, je me suis peu à peu accroché à la fuite de mon passé. J'ai lu de moins en moins de livres. Je me suis décaler de plus en plus de mes centres d'intérêts. Bref, je ne m'intêressais plus vraiment à la robotique, la science, l'aérospatial, ... Et j'ai fini par devenir le rejet lui même. Ma propre fuite...
Bien évidemment, cette évaluation n'est pas la cause principale mais ensuite si en contrat de qualif je parvenais à trouver les centre de formation, en entreprise ça coinçait. Et puis de toute façon j'étais à côté de tout, de ma vie. Je cherchais un emploi "mécaniquement".
Avant de percevoir le rmi, j'ai vécu une année particulièrement "morte". Où par moment je dormais plus de quinze heures par jour. Enfin dormir n'est pas le mot juste. Je ne me suis plus parlé pendant longtemps. Puis j'ai voulu reprendre certaines activités, le dessin, etc... progressivement et me dire "ok, tu as eu tout faux dans ton parcours, parce que la seule chose qui te fais exister, c'est le dessin et les histoires que tu peux imaginer"...
Mais le mal être a fait surface et j'ai vécu un retour de tout mon passé, avec aussi une persistance de mon avenir ou plutôt de celui que je ne suis pas. Jusqu'à me dire que je veux devenir ce que je suis, soit tout ce qui m'anime dans la persuasion de réussir mes projets. Je me suis apperçu que "devenir ce qu'on est" c'est se dupliquer incéssament avec ses erreurs et son malaise. Alors je me suis dis "tu es ce que tu es", mais le corps n'est qu'un corps, les pensées ne sont que des pensées, "tu es ce que tu fais", mais ça ne suffit pas non plus, il y a un manque, une carrence. Et puis en l'heure j'essaie d'être ce que je vis...
Bonne après midi.
C'était pourtant bien simple. Je venais d'un niveau bac et j'avais donc un bep cas, niveau V donc. Comme le secrétariat ce n'était pas mon truc (un bep pour rien suite à une orientation foireuse) à l'époque je vivais assez mal ma situation, de plus être le seul garçon dans une classe de fille deux ans ne m'a rien valu du tout. J'ai disons découvert que la féminité était plus une croyance qu'autre chose, et que nous n'étions pas si différent que cela sur un plan purement instinctif, si on met de côté la culture. Bon, peu importe. Depuis ça va quand même, je me dis que la personne est plus importante que lorsqu'elle est un simple miroir dans un groupe pour simplement réagir comme les autres.
Vraiment, ce que je ne comprenais pas et ce malgré le fait que je n'avais aucune limite géographique sur le territoire national, c'est que par le biais de l'afpa ça coinçait. Tests réussis mais formation inaccessible en informatique de maintenance, niveau V pourtant. C'était à ma porté, j'avais un diplome en poche de ce niveau ! Tout ce qu'il me fallait, c'était cette formation et point barre, je pouvais accéder au monde du travail ensuite et entamer mon petit plan !
Bon, aller je ne poursuis pas, si j'entre dans les détails, il y en a pour long et je dois faire une partie "pro" "perso" "famille" ça fait beaucoup et c'est lourd. Il n'empêche que le "rejet" en tant que tel existe bien et sans réelles justification.
D'ailleurs, je te mettrai une photo de moi pour te montrer quel apparence j'avais et tu me diras ce que tu en penses. Mit de côté mon "apparente immâturité", j'étais plutôt soigneux à l'époque. Sans doute faisais je trop "lisse". De toute façon, comme je te l'ai noté, j'étais "transparent" malgré toute ma bonne volonté.
Ce qui m'a profondément blaissé c'est le fait qu'on me notais ne pas maîtriser l'écriture ni les opérations de base à une période où j'ai suivi une évalution de compétence. JE me suis toujours dis qu'il y a eu un problème quelque part, que ce n'était pas possible, je programmais en plus à l'époque sur mon pc. J'en étais particulièrement outré, complètement démembré. Je sais pourtant compter et faire des algorithmes, j'ai un certain degré d'abstraction il ne faut quand même pas abuser ! Je m'appercevais qu'on me voyais comme une autre personne, je me suis peu à peu accroché à la fuite de mon passé. J'ai lu de moins en moins de livres. Je me suis décaler de plus en plus de mes centres d'intérêts. Bref, je ne m'intêressais plus vraiment à la robotique, la science, l'aérospatial, ... Et j'ai fini par devenir le rejet lui même. Ma propre fuite...
Bien évidemment, cette évaluation n'est pas la cause principale mais ensuite si en contrat de qualif je parvenais à trouver les centre de formation, en entreprise ça coinçait. Et puis de toute façon j'étais à côté de tout, de ma vie. Je cherchais un emploi "mécaniquement".
Avant de percevoir le rmi, j'ai vécu une année particulièrement "morte". Où par moment je dormais plus de quinze heures par jour. Enfin dormir n'est pas le mot juste. Je ne me suis plus parlé pendant longtemps. Puis j'ai voulu reprendre certaines activités, le dessin, etc... progressivement et me dire "ok, tu as eu tout faux dans ton parcours, parce que la seule chose qui te fais exister, c'est le dessin et les histoires que tu peux imaginer"...
Mais le mal être a fait surface et j'ai vécu un retour de tout mon passé, avec aussi une persistance de mon avenir ou plutôt de celui que je ne suis pas. Jusqu'à me dire que je veux devenir ce que je suis, soit tout ce qui m'anime dans la persuasion de réussir mes projets. Je me suis apperçu que "devenir ce qu'on est" c'est se dupliquer incéssament avec ses erreurs et son malaise. Alors je me suis dis "tu es ce que tu es", mais le corps n'est qu'un corps, les pensées ne sont que des pensées, "tu es ce que tu fais", mais ça ne suffit pas non plus, il y a un manque, une carrence. Et puis en l'heure j'essaie d'être ce que je vis...
Bonne après midi.
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TheD
Re: Entre
Je voulais écrire un texte, mais j'en suis incapable. On verra ça lorsque mon corps le voudra bien. Mes pleurs versent dans ma chair des scènes passagères. Elle danse, écoute de la musique, c'est une femme légère qui berce dans sa petite vie beaucoup d'humilité et de tranquilité. Je l'imagine et cet instant même est indescriptible.
J'ignore ce qui se passe, mais il se passe quelque chose de réel dans mon cerveau. Mon esprit est un fleuve, j'ai envie de verser toutes ces larmes, toutes jusqu'à la dernière. Je me contiens. Malgré cela ça déborde quand même, un petit ruisseau se crée le long de ma joue. Mon esprit est douleur. Mon cortex préfrontal bouillonne, je le sens et ça tempe jusque dans mes yeux. Tout mon cerveau est en crise.
Depuis plusieurs jours, j'essaie de me désillusionner. Je sais que rien n'est possible. Cependant je ne suis plus sous le lot de l'illusion. Je ne sais pas ce qui se passe. C'est émotionnellement très fort, trop épuisant. Non habituel en cette intensité.
Je vois ce que je n'aurais pas du faire, ni défaire dans cette relation avec elle. Ca me fait d'autant plus mal. Je vois ces mots, sa bouche, son regard, son approche physique même comme au dernier entretien ce 09 décembre en glissant un brin d'humour sur le nom du médecin-psychiatre (info pour Karen : il n'y a pas de "e" à la fin)... là, cet instant précis, oui... ce temps entre nous, je la dévorais des yeux littéralement. Elle avait remarqué sans doute, nous étions debouts, elle juste à côté de moi pour me transmettre la feuille après avoir noté l'adresse du CMP. Je me souviens que ce moment était un peu prolongé, que nous étions restés un peu côte à côté de tout. Elle a utilisé l'humour, mon sourire silencieux riait, je me taisais d'amour...
Et puis après, j'ai tout gâché.
J'ignore ce qui se passe, mais il se passe quelque chose de réel dans mon cerveau. Mon esprit est un fleuve, j'ai envie de verser toutes ces larmes, toutes jusqu'à la dernière. Je me contiens. Malgré cela ça déborde quand même, un petit ruisseau se crée le long de ma joue. Mon esprit est douleur. Mon cortex préfrontal bouillonne, je le sens et ça tempe jusque dans mes yeux. Tout mon cerveau est en crise.
Depuis plusieurs jours, j'essaie de me désillusionner. Je sais que rien n'est possible. Cependant je ne suis plus sous le lot de l'illusion. Je ne sais pas ce qui se passe. C'est émotionnellement très fort, trop épuisant. Non habituel en cette intensité.
Je vois ce que je n'aurais pas du faire, ni défaire dans cette relation avec elle. Ca me fait d'autant plus mal. Je vois ces mots, sa bouche, son regard, son approche physique même comme au dernier entretien ce 09 décembre en glissant un brin d'humour sur le nom du médecin-psychiatre (info pour Karen : il n'y a pas de "e" à la fin)... là, cet instant précis, oui... ce temps entre nous, je la dévorais des yeux littéralement. Elle avait remarqué sans doute, nous étions debouts, elle juste à côté de moi pour me transmettre la feuille après avoir noté l'adresse du CMP. Je me souviens que ce moment était un peu prolongé, que nous étions restés un peu côte à côté de tout. Elle a utilisé l'humour, mon sourire silencieux riait, je me taisais d'amour...
Et puis après, j'ai tout gâché.
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TheD
Entre l'aphasie et l'autre.
Bonjour,
J'aimerais en noter plus sur mes recherches. Tout se recoupe avec mon histoire, mes ressentis et ma difficulté ces dernières années à parler.
L'aphasie. Ce n'est pas génétique, c'est une conséquence qui survient au cours de l'histoire, pour des raisons qui peuvent être multiples. Dans mon cas, ça serait lié à mon mutisme trop quotidien, qui lui est lié à d'autres sources, notamment le rejet. Au fait que je fonctionne dans le mot écrit. Mais en y revenant bien, autrefois j'avais quelques difficultés d'expression mais cela passait plus inaperçu. On me disait surtout "grand timide", ce qui aujourd'hui ne veut plus rien dire. Un peu comme "dépression", ça englobe tellement de notions.
L'aphasie est une dégénérescence dans une plusieurs parties du cerveau. A priori réversible, cela touche plus globalement les personnes âgées, notamment qui sont atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ce qui bien évidemment ne me rassure pas quant à mon relatif avenir. J'essaie de ne pas trop y penser, je sais qu'il me faut entretenir une activité cérébrale régulière. Ca me fait penser à ce que j'ai dis à Karen, il me semble au troisième entretien. Le fait que sur l'instant "je ne trouve pas les mots", je lui avais aussi précisé mes "troubles de mémoire" mais cela tient surtout de ma "dépression", en ce sens que le passé pour moi est devenu une pelote toute emmélée, mais depuis que je me "parle" de nouveau en tête, ça va mieux. Je crois posséder une mémoire suffisante pour apprendre et retenir les informations. Par exemple, avec un peu d'effort, je peux me souvenir des détails qui jalonnent ma belle rencontre avec Karen. J'ai progressé dans ma compréhension de la mémoire, qui ne dépend pas seulement de nos pensées, de notre cerveau. J'utilise un peu plus mon corps pour me souvenir, mes émotions. L'épiderme est notre écran de projection, oui, un peu comme si nous étions dans notre salle de cinéma.
Dans mon cas ce serait l'aire de broca qui serait atteint, ce qui explique mes temps de latence, ces silences qui sont bien trop souvent mal interprétés. J'entends encore ce "moins vous en dites, mieux vous allez", de ce médecin qui j'en suis conscient m'a sorti cette phrase "test" qui m'a fait réagir corporellement en avançant un "non". Tout ceci m'éclaire et prend forme. Je me suis donc replié dans l'écriture. Le point positif se trouve dans une nette amélioration (je crois) de cette forme de communication, bien que j'écris plus souvent depuis l'âge de quatorze ans, pour accompagner quelques images.
Il me semble que l'aire de wernicke (si ça s'écrit bien comme ça) ne soit pas atteinte parce que ma compréhension n'est pas si demeurée. En fait, je l'ignore, difficile de le savoir. Je crois que c'est un peu touché dans la mesure où ma compréhension est voilée comme coupée nette dans un faisceau sensitif, mon prisme est un peu déformé. Je comprends bien mieux comment je peux être assimilé à un comportement schizoide et paranoide. Par ce fait par moment il est vrai, je deviens incohérent même en relation à ce que je sais. Il m'arrive d'aller à l'encontre même de ma conscience lorsque par exemple je suis pris par une "panique" lorsqu'on note des "observations" personnelle pour les conserver sur données numériques.
J'aimerais rassurer Karen et lui dire que je me rends compte de tout, que je suis conscient de mon état et même de tout ce qui est implicitement dit... Je précise cela parce que parfois ça m'énerve un peu d'entendre les gens me parler doucement comme à une personne plus handicapée mentale que moi, ou encore me "féliciter" indirectement en reprenant ma parole qui semble sencée. C'est l'une des dernières choses dont je me suis apperçu. Tout ce que je dis, tout ce que j'écris n'est pas "cru". N'est pas entendu comme tel. Alors ça me désarçonne, comprenez que ma personne elle même en est atteinte. Qui suis je, si on n'accorde plus aucun crédit à ma personne ? Vous allez me dire, "voyez ça au cmp". Tout est désaffecté, je me suis rendu compte que dehors, c'est vide. Karen ne me voit pas, ne me regarde même pas. J'ai ressenti ce qu'une personne SDF pouvait ressentir... sortir dans la rue me renvoie à voir "un autre néant". Je peux me tromper, on peut toujours faire des erreurs, dire ou écrire des bêtises. Comme tu l'as dis Karen, "nous disons tous des bêtises". Une façon de ne pas entendre la mienne...
Oui, à propos de l'aphasie, j'ai mis longtemps pour découvrir cela. Tout devient plus clair même si ce n'est que purement subjectif. Je veux rassurer Karen parce qu'il est vrai que de voir arriver dans la rue une personne vers soi, qui n'arrive pas au bout de ses phrases, qui ne dit pas bonjour, qui trébuche à chaque mot, et qui a tendance un peu à gesticuler, oui tout cela je comprends comment pense un travailleur social confronté à cette situation. Sur le coup, ça m'a blaissé parce que je me disais "mais je ne suis pas dangereux, je me contrôle et elle sait bien que je suis en moi une bonne personne"...
Alors voilà pourquoi peu à peu je me suis enfermé. Je ré-entends le "vous vous rendez compte ?" de Karen, ce troisième entretien, comme pour me demander si j'avais conscience des dégats vécus, de ma situation. Oui, j'en suis conscient Karen. Pas coupable, mais conscient. J'ignorais à ce temps ce qu'était mes troubles, ce pourquoi je cessais de parler par moment en ressentant une confusion interne. Ce pourquoi je parle doucement, je passe pour un "malade mental" n'ayons pas peur du terme.
D'ailleurs et par ce fait, l'aphasie est liée à la "fausse démence", voilà pourquoi tout devient vraiment plus clair. J'aimerais vraiment que Karen prenne cette lecture et que cela éveille en elle "quelque chose" si elle se remémore toute mon attitude envers elle. Elle pourrait se dire "mais oui, effectivement ça s'explique mieux". J'ose espérer qu'elle ne soit pas indifférente à ma personne.
Donc mon aphasie force les autres à m'esquiver, un peu comme elle. Du coup, moi pour aller vers les autres, j'empreinte une attitude un peu "anormale". Enfin je dis "les autres", elle est toutefois la seule femme envers qui j'ai voulu révéler mes sentiments.
Ca peut vite me faire passer pour un psychopathe, (le fait de l'attendre dehors, elle peut avoir l'impression que je veuille la suivre, etc...) mais ce n'est pas vraiment le cas. Donc ma relation entre "moi et l'autre" est un cercle étrange, pas assez commun. Hors du commun.
Enfin, le bon côté des choses c'est de voir que l'amour existe en moi.
Le mauvais côté c'est de voir que l'amour se révèle au mauvais endroit. Même si je sais qu'il n'existe aucun endroit, pour vivre cette révélation.
J'aimerais en noter plus sur mes recherches. Tout se recoupe avec mon histoire, mes ressentis et ma difficulté ces dernières années à parler.
L'aphasie. Ce n'est pas génétique, c'est une conséquence qui survient au cours de l'histoire, pour des raisons qui peuvent être multiples. Dans mon cas, ça serait lié à mon mutisme trop quotidien, qui lui est lié à d'autres sources, notamment le rejet. Au fait que je fonctionne dans le mot écrit. Mais en y revenant bien, autrefois j'avais quelques difficultés d'expression mais cela passait plus inaperçu. On me disait surtout "grand timide", ce qui aujourd'hui ne veut plus rien dire. Un peu comme "dépression", ça englobe tellement de notions.
L'aphasie est une dégénérescence dans une plusieurs parties du cerveau. A priori réversible, cela touche plus globalement les personnes âgées, notamment qui sont atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ce qui bien évidemment ne me rassure pas quant à mon relatif avenir. J'essaie de ne pas trop y penser, je sais qu'il me faut entretenir une activité cérébrale régulière. Ca me fait penser à ce que j'ai dis à Karen, il me semble au troisième entretien. Le fait que sur l'instant "je ne trouve pas les mots", je lui avais aussi précisé mes "troubles de mémoire" mais cela tient surtout de ma "dépression", en ce sens que le passé pour moi est devenu une pelote toute emmélée, mais depuis que je me "parle" de nouveau en tête, ça va mieux. Je crois posséder une mémoire suffisante pour apprendre et retenir les informations. Par exemple, avec un peu d'effort, je peux me souvenir des détails qui jalonnent ma belle rencontre avec Karen. J'ai progressé dans ma compréhension de la mémoire, qui ne dépend pas seulement de nos pensées, de notre cerveau. J'utilise un peu plus mon corps pour me souvenir, mes émotions. L'épiderme est notre écran de projection, oui, un peu comme si nous étions dans notre salle de cinéma.
Dans mon cas ce serait l'aire de broca qui serait atteint, ce qui explique mes temps de latence, ces silences qui sont bien trop souvent mal interprétés. J'entends encore ce "moins vous en dites, mieux vous allez", de ce médecin qui j'en suis conscient m'a sorti cette phrase "test" qui m'a fait réagir corporellement en avançant un "non". Tout ceci m'éclaire et prend forme. Je me suis donc replié dans l'écriture. Le point positif se trouve dans une nette amélioration (je crois) de cette forme de communication, bien que j'écris plus souvent depuis l'âge de quatorze ans, pour accompagner quelques images.
Il me semble que l'aire de wernicke (si ça s'écrit bien comme ça) ne soit pas atteinte parce que ma compréhension n'est pas si demeurée. En fait, je l'ignore, difficile de le savoir. Je crois que c'est un peu touché dans la mesure où ma compréhension est voilée comme coupée nette dans un faisceau sensitif, mon prisme est un peu déformé. Je comprends bien mieux comment je peux être assimilé à un comportement schizoide et paranoide. Par ce fait par moment il est vrai, je deviens incohérent même en relation à ce que je sais. Il m'arrive d'aller à l'encontre même de ma conscience lorsque par exemple je suis pris par une "panique" lorsqu'on note des "observations" personnelle pour les conserver sur données numériques.
J'aimerais rassurer Karen et lui dire que je me rends compte de tout, que je suis conscient de mon état et même de tout ce qui est implicitement dit... Je précise cela parce que parfois ça m'énerve un peu d'entendre les gens me parler doucement comme à une personne plus handicapée mentale que moi, ou encore me "féliciter" indirectement en reprenant ma parole qui semble sencée. C'est l'une des dernières choses dont je me suis apperçu. Tout ce que je dis, tout ce que j'écris n'est pas "cru". N'est pas entendu comme tel. Alors ça me désarçonne, comprenez que ma personne elle même en est atteinte. Qui suis je, si on n'accorde plus aucun crédit à ma personne ? Vous allez me dire, "voyez ça au cmp". Tout est désaffecté, je me suis rendu compte que dehors, c'est vide. Karen ne me voit pas, ne me regarde même pas. J'ai ressenti ce qu'une personne SDF pouvait ressentir... sortir dans la rue me renvoie à voir "un autre néant". Je peux me tromper, on peut toujours faire des erreurs, dire ou écrire des bêtises. Comme tu l'as dis Karen, "nous disons tous des bêtises". Une façon de ne pas entendre la mienne...
Oui, à propos de l'aphasie, j'ai mis longtemps pour découvrir cela. Tout devient plus clair même si ce n'est que purement subjectif. Je veux rassurer Karen parce qu'il est vrai que de voir arriver dans la rue une personne vers soi, qui n'arrive pas au bout de ses phrases, qui ne dit pas bonjour, qui trébuche à chaque mot, et qui a tendance un peu à gesticuler, oui tout cela je comprends comment pense un travailleur social confronté à cette situation. Sur le coup, ça m'a blaissé parce que je me disais "mais je ne suis pas dangereux, je me contrôle et elle sait bien que je suis en moi une bonne personne"...
Alors voilà pourquoi peu à peu je me suis enfermé. Je ré-entends le "vous vous rendez compte ?" de Karen, ce troisième entretien, comme pour me demander si j'avais conscience des dégats vécus, de ma situation. Oui, j'en suis conscient Karen. Pas coupable, mais conscient. J'ignorais à ce temps ce qu'était mes troubles, ce pourquoi je cessais de parler par moment en ressentant une confusion interne. Ce pourquoi je parle doucement, je passe pour un "malade mental" n'ayons pas peur du terme.
D'ailleurs et par ce fait, l'aphasie est liée à la "fausse démence", voilà pourquoi tout devient vraiment plus clair. J'aimerais vraiment que Karen prenne cette lecture et que cela éveille en elle "quelque chose" si elle se remémore toute mon attitude envers elle. Elle pourrait se dire "mais oui, effectivement ça s'explique mieux". J'ose espérer qu'elle ne soit pas indifférente à ma personne.
Donc mon aphasie force les autres à m'esquiver, un peu comme elle. Du coup, moi pour aller vers les autres, j'empreinte une attitude un peu "anormale". Enfin je dis "les autres", elle est toutefois la seule femme envers qui j'ai voulu révéler mes sentiments.
Ca peut vite me faire passer pour un psychopathe, (le fait de l'attendre dehors, elle peut avoir l'impression que je veuille la suivre, etc...) mais ce n'est pas vraiment le cas. Donc ma relation entre "moi et l'autre" est un cercle étrange, pas assez commun. Hors du commun.
Enfin, le bon côté des choses c'est de voir que l'amour existe en moi.
Le mauvais côté c'est de voir que l'amour se révèle au mauvais endroit. Même si je sais qu'il n'existe aucun endroit, pour vivre cette révélation.
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sandrine
Re: Entre
Bonjour thierry, en lisant ton dernier message je crois que tu as trouvé le moyen de te faire comprendre dans les diffiltés de t'exprimer aux autres à l'extérieur.(sur internet on peut pas le savoir vu que c'est de l'écriture à distance)pourquoi tu n'essaies pas de donner par écrit ton dernier message aux personnes à qui tu souhaites mieux communiquer à l'extérieur? ton message est parfaitement compréhensible. :+: j'oubliée toutes tes "démarches" c'est trés courageux de ta part. 
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TheD
Re: Entre
Bonjour Sandrine,
Oui, en effet. A savoir que cette dégénérescence du système nerveux central dans mon cas n'est pas avéré cliniquement, d'ailleurs je vais avoir du mal à passer à l'acte si on me propose des tests, etc... pour confirmer ou non ce que je "crois" savoir sur mon cas. Mais véritablement ça se retranche bien et comme cela touche (non nécessairement) la zone ou la parole se construit, cela explique pourquoi j'écris sans problème. Je pourrais très bien ne pas être capable d'écrire, ou bien pire, ne plus comprendre les mots eux-mêmes.
Dans mon cas, ça serait "l'aphasie de Broca" :
"L'aphasie de Broca
Cette aphasie a été mise en évidence par Paul Broca, un chirurgien français, en 1861. Cette pathologie fait suite à des lésions dans l'aire de Broca, l'aire cérébrale chargée de la mise en place des schémas corporels moteurs du langage. Cette aire est située sur l'hémisphère gauche du cerveau, dans le lobe frontal gauche. Une atteinte de cette aire peut entraîner une aphasie de Broca. Le sujet est alors incapable de formuler correctement ses idées. La compréhension est assez peu touchée, mais l'expression est gravement diminuée :
le sujet emprunte un style télégraphique, le rythme de parole est très haché ;
le débit est ralenti ;
son vocabulaire est réduit à quelques mots ;
l'articulation est très difficile ;
la syntaxe et la grammaire perdent très nettement en qualité."
---
Si ça touche l'aire de wernicke et que cela se dégénère, ça pourrait développer ce qui est nommé une "aphasie mixte". Cependant, comme je reste "connecté" au monde "compris", depuis que je veux retrouver ce monde, je ne pense pas me dégrader autant.
Le fait de "retrouver la parole" n'est pas suffisant. Contrairement à ce que mon écriture peut laisser paraître, je suis extrêmement lassé du mot parlé, celui qui sort de ma bouche. Karen, ou même sa responsable on peut être pu s'en rendre compte. Normalement, l'origine d'une aphasie provient d'une liaison cérébrale. C'est réversible dans la mesure ou en rééducant ma parole, mon débit, etc... la construction interne de ma parole, l'accord entre le symbolisme et le mot, peut alors m'entraîner et me permettre de trouver d'autres voies intrinsèques, les neurones survivantes cherchant d'autres neurones valides pour recréer des réseaux synaptiques complexes.
J'aimerais beaucoup écrire à Karen pour la rassurer sur ma difficulté à parler, surtout envers elle même et toutes mes intentions pour elle qui n'étaient pas "potentiellement dangereuses", on va dire. Je veux lui transmettre cela et lui informer du reste que je suis un peu névrotique, certes, forcément lorsqu'on ignore ce qu'on a, on développe d'autres formes de névroses, et même certaines obsessions. Ca se répercute sur tout l'environnement. Néanmoins mes sentiments pour elle sont présents, je sais que je ne dois plus insister. C'est une personne de toute façon qui m'a compris, je pense. Elle doit bien savoir que ça ne s'évanouira pas comme ça. Mais que je ne tiens pas à me positionner comme étant une personne handicapée, ni dépendre de qui que ce soit à terme ! Qu'elle pourra le jour venu, peut être mieux me connaître. Enfin je rêve là. Je me demande si cette contrainte que j'ai m'autorisera à être considéré comme "un homme", un jour...
Je vais écrire cette lettre. D'une écriture informative, aussi positive que possible. Je sais qu'elle ne doit rien savoir de ma vie, j'espère dénouer quelque chose entre nous. En même temps, elle est trop absente, je dois bien l'avouer.
Bonne soirée,
Thierry.
Oui, en effet. A savoir que cette dégénérescence du système nerveux central dans mon cas n'est pas avéré cliniquement, d'ailleurs je vais avoir du mal à passer à l'acte si on me propose des tests, etc... pour confirmer ou non ce que je "crois" savoir sur mon cas. Mais véritablement ça se retranche bien et comme cela touche (non nécessairement) la zone ou la parole se construit, cela explique pourquoi j'écris sans problème. Je pourrais très bien ne pas être capable d'écrire, ou bien pire, ne plus comprendre les mots eux-mêmes.
Dans mon cas, ça serait "l'aphasie de Broca" :
"L'aphasie de Broca
Cette aphasie a été mise en évidence par Paul Broca, un chirurgien français, en 1861. Cette pathologie fait suite à des lésions dans l'aire de Broca, l'aire cérébrale chargée de la mise en place des schémas corporels moteurs du langage. Cette aire est située sur l'hémisphère gauche du cerveau, dans le lobe frontal gauche. Une atteinte de cette aire peut entraîner une aphasie de Broca. Le sujet est alors incapable de formuler correctement ses idées. La compréhension est assez peu touchée, mais l'expression est gravement diminuée :
le sujet emprunte un style télégraphique, le rythme de parole est très haché ;
le débit est ralenti ;
son vocabulaire est réduit à quelques mots ;
l'articulation est très difficile ;
la syntaxe et la grammaire perdent très nettement en qualité."
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Si ça touche l'aire de wernicke et que cela se dégénère, ça pourrait développer ce qui est nommé une "aphasie mixte". Cependant, comme je reste "connecté" au monde "compris", depuis que je veux retrouver ce monde, je ne pense pas me dégrader autant.
Le fait de "retrouver la parole" n'est pas suffisant. Contrairement à ce que mon écriture peut laisser paraître, je suis extrêmement lassé du mot parlé, celui qui sort de ma bouche. Karen, ou même sa responsable on peut être pu s'en rendre compte. Normalement, l'origine d'une aphasie provient d'une liaison cérébrale. C'est réversible dans la mesure ou en rééducant ma parole, mon débit, etc... la construction interne de ma parole, l'accord entre le symbolisme et le mot, peut alors m'entraîner et me permettre de trouver d'autres voies intrinsèques, les neurones survivantes cherchant d'autres neurones valides pour recréer des réseaux synaptiques complexes.
J'aimerais beaucoup écrire à Karen pour la rassurer sur ma difficulté à parler, surtout envers elle même et toutes mes intentions pour elle qui n'étaient pas "potentiellement dangereuses", on va dire. Je veux lui transmettre cela et lui informer du reste que je suis un peu névrotique, certes, forcément lorsqu'on ignore ce qu'on a, on développe d'autres formes de névroses, et même certaines obsessions. Ca se répercute sur tout l'environnement. Néanmoins mes sentiments pour elle sont présents, je sais que je ne dois plus insister. C'est une personne de toute façon qui m'a compris, je pense. Elle doit bien savoir que ça ne s'évanouira pas comme ça. Mais que je ne tiens pas à me positionner comme étant une personne handicapée, ni dépendre de qui que ce soit à terme ! Qu'elle pourra le jour venu, peut être mieux me connaître. Enfin je rêve là. Je me demande si cette contrainte que j'ai m'autorisera à être considéré comme "un homme", un jour...
Je vais écrire cette lettre. D'une écriture informative, aussi positive que possible. Je sais qu'elle ne doit rien savoir de ma vie, j'espère dénouer quelque chose entre nous. En même temps, elle est trop absente, je dois bien l'avouer.
Bonne soirée,
Thierry.