Message non lu
par TheD » 08 août 2005 04:03
Bonsoir "bonjour", je te souhaite une bonne nuit à ton travail. A propos de "sentiments", je me pose encore des questions. Je crois que vis à vis de Karen, ce sont de grandes émotions, vraiment très fortes. J'ignore si se sont des sentiments mais pourtant je n'arrête pas d'y penser. Je crois bien que de véritables sentiments sont nés pour elle. Aujourd'hui ce sont des regrets, maculés de remords, le fait d'avoir écrit, surtout. D'avoir "partagé" si vite ce qui en moi est ressenti. Pas simple de faire abstraction, en fait c'est la première fois que quelqu'un, une femme, m'apparait si proche, sans la connaître, comme une mélodie. Pourtant, je sais qu'à ses yeux, je n'étais que "pas sûr de moi", jusqu'à me demander si j'avais "peur" d'elle... alors que sans doute, je me contenais de lui parler de tout autre objet pour lequel j'étais présent. Et puis, j'avais du mal à parler. Je ne sais pas comment elle m'a perçu la première fois qu'elle m'a vu, entendu, mais je m'étais "préparé" et mon effort de "bien paraître" fut véritable. Ensuite, j'avais passé trop de temps chez moi pour poursuivre à faire acte de parole. Aujourd'hui, je m'aperçois bien que je suis "hors jeu", en quelque sorte, sur un plan purement humain. Ce n'est pourtant pas bien grave, ma compréhension existe, etc... je crois, parfois je doute de ma réflexion propre parce que j'agis comme "je ne sais quoi" face pourtant à mes ressentiments au plus juste. Avec Karen, je me rendais compte qu'elle travaillait, j'entendais bien qu'elle était uniquement sur un plan communicationnel, on va noter "schématique". Effectivement je me suis littéralement laisser aspirer dans la voile de l'affect parce que ce que j'ai perçu d'elle ne fut nullement rencontré avec d'autres personnes, parce que face à elle, j'étais "avec elle". Je ne pouvais pas aller au bout de mes pensées dans mes paroles. Mais sa présence était chaque rencontre magique, géniale. Aujourd'hui, encore, me dis je qu'avec une meilleure condition de vie, autonome et non délabré, elle aurait sûrement été une très belle découverte, quelque chose qui se serait construit, j'en suis sûr. En même temps, j'ai une vision de la vie très libre, sûrement partageable. Aujourd'hui, je ne suis pas en mesure de vivre une relation amoureuse, ça je le sais. Je dois avouer que c'est un vide, sans doute parce que tout comme l'emploi inaccédé, ce n'est pas un choix de vie. Dans les relations, je suis quelqu'un qui a besoin d'être en retrait, d'avoir du recul sur les choses et les autres. C'est ainsi que je perçois le monde et ce fut toujours intérprété comme "une grande timidité"... mais NON ! Je ne me sens pas timide, plus jeune je le croyais aussi... par méconnaissance et parce que je reflétais trop ce que la parole disait de moi. J'ai mis longtemps à m'apercevoir que dans mon intériorité, je ne suis pas une personne timide. Peut être même que je suis beaucoup moins timide que Karen, en réalité... "dans la vie". Il est vrai que mes angoisses ne sont pas ce que nous pourrions qualifier de "peurs".
"Topic" je t'informe que je lirais le livre que tu m'indiques, merci !
Bonne nuit "Bonjour" merci pour tes mots, ne te sens pas tenue d'entretenir une régularité, j'ai du mal à endurer les tempos. Ca se recoupe d'ailleurs sans doute avec le fait que je n'écoute plus de musiques, pourtant j'aime bien... ça fait parti des "petites choses" de moi, que je ne saisis pas moi même véritablement. Un peu comme si "je ne suis pas moi"... difficile de mettre des mots là dessus. Pourtant, oui pour Karen, là "c'est moi", c'était très bien vécu ! Une douleur du au fait de ne pouvoir naître quoi que ce soit, mais c'est à la fois la naissance d'un vrai désir, et à la fois un plaisir d'être avec quelqu'un qu'on apprécie et sans nullement être dans un rapport de force. Elle me donnait cette envie de passer dans son "monde personnel"...