Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Entre "voir", seulement, et puis "rien"...
-
Princesse Lili
Re: Entre
CHER THED,
Je vis cette maladie comme une honte:en parler est trop difficile et je me réfugie dans l'écriture.
J'ai découvert mon arithmomanie,ma compagne de chaque jour en lisant-je savais que je souffrais d'une névrose mais j'étais incapable de lui donner un nom-
J'ai appris à accepter la maladie mais je ne peux exprimer mon mal-être à ceux qui m'entourent:le regard d'autrui est quelquefois tellement pesant.Je voudrais parfois savoir quand ce mal qui me ronge a commencé réellement à troubler ma façon de vivre.Je sais que je ne suis pas la seule à souffrir de ce trouble qui perturbe ma vie,parfois plus intensément d'un jour à l'autre.
Cacher son "mal" relève du parcours du combattant et je pense ne jamais pouvoir en parler sinon à quelqu'un qui le vit aussi.
Je me considère comme prisonnière des nombres et depuis 3 ans environ,je me sens au plus mal avec moi-même:je n'ai jamais vécu en pensant à moi et si j'accomplis un acte,c'est pour rendre quelqu'un heureux.
J'ai toujours été très généreuse et très ouverte envers autrui:j'ai une vie sociale relativement bien remplie mais mes rituels gâchent ma vie.
Lili
Je vis cette maladie comme une honte:en parler est trop difficile et je me réfugie dans l'écriture.
J'ai découvert mon arithmomanie,ma compagne de chaque jour en lisant-je savais que je souffrais d'une névrose mais j'étais incapable de lui donner un nom-
J'ai appris à accepter la maladie mais je ne peux exprimer mon mal-être à ceux qui m'entourent:le regard d'autrui est quelquefois tellement pesant.Je voudrais parfois savoir quand ce mal qui me ronge a commencé réellement à troubler ma façon de vivre.Je sais que je ne suis pas la seule à souffrir de ce trouble qui perturbe ma vie,parfois plus intensément d'un jour à l'autre.
Cacher son "mal" relève du parcours du combattant et je pense ne jamais pouvoir en parler sinon à quelqu'un qui le vit aussi.
Je me considère comme prisonnière des nombres et depuis 3 ans environ,je me sens au plus mal avec moi-même:je n'ai jamais vécu en pensant à moi et si j'accomplis un acte,c'est pour rendre quelqu'un heureux.
J'ai toujours été très généreuse et très ouverte envers autrui:j'ai une vie sociale relativement bien remplie mais mes rituels gâchent ma vie.
Lili
-
TheD
Re: Entre
Bonjour Lili,
Pour ma part, il y a environ 3 ans, je répondais aussi, et il m'arrive encore de passer répondre sur quelques forums, pour partager une souffrance. J'avais vécu, auparavant, entre 24 et 26 ans, des mauvais passages, j'étais dans un état bien pire qu'aujourd'hui, où je me "ressens" à nouveau. Même si je laisse paraître, à travers ma voix semie absente, le contraire : je vais beaucoup mieux !
Mais la vie m'a montré qu'il y avait quelque chose à faire, pour aimer, être aimer. Ce n'est pas l'unique but d'une vie, c'est aussi transmettre, partager, concevoir, fabriquer. Je parle en général, pour aussi "gagner sa vie", comme on dit. Car je ne tiens pas à entrer dans un système d'assistance, tout du moins de cette forme d'assistance par le soin. Je suis obligé de m'y plier CONTRE MON GRES, pour le moment. Mais au fond, je sais bien que quelqu'un en moi, fait "durer" pourquoi ? Pour parler à des gens, même si c'est pour m'opposer à eux, au moins je parle un peu à quelques personnes. Si ça n'aurait tenu qu'à moi, j'aurais parlé souvent à Karen, au téléphone, et puis j'aurais multiplié les RDV pour la voir aussi. Et face à elle, je lui aurais parlé, vraiment, sans retenue pour qu'elle voit mon esprit "ouvert", face à son esprit "large". On se serait très bien complémentés, on aurait fait une fine équipe...
Pour ma part, l'écriture fut plutôt "enfermante" mais sans doute me tenait elle "aux mots". Aujourd'hui, je vis une période où j'ai relâché un peu plus les mots, mais toujours très addictif au net. Pourtant, je ne surfe plus "largement, globalement", mon activité se résume à visiter une poignée de sites. Le monde s'est très rétréci dans mon esprit, pourtant assoiffé... de connaissances liées à tout.
Quel métier exerces tu si je peux me permettre ?
Je comprends très bien ce sentiment de consacrer une grande partie de son temps aux rituels, donc de le perdre.
Thierry.
Pour ma part, il y a environ 3 ans, je répondais aussi, et il m'arrive encore de passer répondre sur quelques forums, pour partager une souffrance. J'avais vécu, auparavant, entre 24 et 26 ans, des mauvais passages, j'étais dans un état bien pire qu'aujourd'hui, où je me "ressens" à nouveau. Même si je laisse paraître, à travers ma voix semie absente, le contraire : je vais beaucoup mieux !
Mais la vie m'a montré qu'il y avait quelque chose à faire, pour aimer, être aimer. Ce n'est pas l'unique but d'une vie, c'est aussi transmettre, partager, concevoir, fabriquer. Je parle en général, pour aussi "gagner sa vie", comme on dit. Car je ne tiens pas à entrer dans un système d'assistance, tout du moins de cette forme d'assistance par le soin. Je suis obligé de m'y plier CONTRE MON GRES, pour le moment. Mais au fond, je sais bien que quelqu'un en moi, fait "durer" pourquoi ? Pour parler à des gens, même si c'est pour m'opposer à eux, au moins je parle un peu à quelques personnes. Si ça n'aurait tenu qu'à moi, j'aurais parlé souvent à Karen, au téléphone, et puis j'aurais multiplié les RDV pour la voir aussi. Et face à elle, je lui aurais parlé, vraiment, sans retenue pour qu'elle voit mon esprit "ouvert", face à son esprit "large". On se serait très bien complémentés, on aurait fait une fine équipe...
Pour ma part, l'écriture fut plutôt "enfermante" mais sans doute me tenait elle "aux mots". Aujourd'hui, je vis une période où j'ai relâché un peu plus les mots, mais toujours très addictif au net. Pourtant, je ne surfe plus "largement, globalement", mon activité se résume à visiter une poignée de sites. Le monde s'est très rétréci dans mon esprit, pourtant assoiffé... de connaissances liées à tout.
Quel métier exerces tu si je peux me permettre ?
Je comprends très bien ce sentiment de consacrer une grande partie de son temps aux rituels, donc de le perdre.
Thierry.
-
Princesse Lili
Re: Entre
Cher THED,
Je suis assistante d'éducation et cette fonction(car elle n'est pas un métier-dixit notre cher gouvernement :frown: -)m'aide à moins souffrir de mes rituels:pas assez de temps pour penser avec ces chers enfants!!!!!
J'ai arrêté mes études car la concentration à l'époque me faisait défaut:j'aurais beaucoup aimé devenir P.E mais leur façon de se sentir supérieurs (souvent)me donne désormais une mauvaise image du métier:ce n'est que mon point de vue et peut-être est-il spécifique à l'école dans laquelle j'excerce.
Aujourd'hui, je ne travaille pas et je suis accablée par les chiffres:compter mes pas,remettre les objets à leur place,éviter tel ou tel nombre censé porter malheur.
Cher THED, je te considère comme une personne lucide,à la fois proche et distant d'autrui mais qui aime les autres, incontestablement.
C'est ma façon de te voir et cela ne m'engage à rien.Quoiqu'il en soit, j'ai été profondément bouleversée par tes écrits.
Princesse LILI
Je suis assistante d'éducation et cette fonction(car elle n'est pas un métier-dixit notre cher gouvernement :frown: -)m'aide à moins souffrir de mes rituels:pas assez de temps pour penser avec ces chers enfants!!!!!
J'ai arrêté mes études car la concentration à l'époque me faisait défaut:j'aurais beaucoup aimé devenir P.E mais leur façon de se sentir supérieurs (souvent)me donne désormais une mauvaise image du métier:ce n'est que mon point de vue et peut-être est-il spécifique à l'école dans laquelle j'excerce.
Aujourd'hui, je ne travaille pas et je suis accablée par les chiffres:compter mes pas,remettre les objets à leur place,éviter tel ou tel nombre censé porter malheur.
Cher THED, je te considère comme une personne lucide,à la fois proche et distant d'autrui mais qui aime les autres, incontestablement.
C'est ma façon de te voir et cela ne m'engage à rien.Quoiqu'il en soit, j'ai été profondément bouleversée par tes écrits.
Princesse LILI
-
TheD
Re: Entre
Bonsoir Princesse Lili,
Je ne suis pas certain que les personnes à qui j'ai affaire me considèrent comme une personne lucide. Mais cependant, je ne suis pas crédule non plus, et je sais très lorsqu'on utilise une petite illusion pour me faire adhérer à ce que j'évite.
Aujourd'hui, je me soucie pour Karen, j'espère ne pas l'avoir "atteint" dans sa profession, qu'elle va bien, et vit. C'est tout ce qui me passe.
Merci. Ce que tu m'écris me touche...
Tu me dis écrire. Mais lis tu aussi ? Que se passe t il dans ton esprit lorsque tu communique avec toi même, par le biais d'un médium ? Ca te soulage... fatigue... ?
Bonne soirée,
Thierry.
Je ne suis pas certain que les personnes à qui j'ai affaire me considèrent comme une personne lucide. Mais cependant, je ne suis pas crédule non plus, et je sais très lorsqu'on utilise une petite illusion pour me faire adhérer à ce que j'évite.
Aujourd'hui, je me soucie pour Karen, j'espère ne pas l'avoir "atteint" dans sa profession, qu'elle va bien, et vit. C'est tout ce qui me passe.
Merci. Ce que tu m'écris me touche...
Tu me dis écrire. Mais lis tu aussi ? Que se passe t il dans ton esprit lorsque tu communique avec toi même, par le biais d'un médium ? Ca te soulage... fatigue... ?
Bonne soirée,
Thierry.
-
Princesse Lili
Re: Entre
Bonsoir THED,
C'est grâce à mes lectures qu'écrire me vient de façon naturelle sans chercher les mots.
Sans la lecture, je vivrais un mal sans même pouvoir lui donner un nom car ce n'est qu' à l'âge de 15 ans que j'ai su de quel type de névrose je souffrais.
Les livres représentent un remède,un soulagement à mes maux car lorsque je lis,les chiffres me laissent un peu de répit........
Je ne supporte pas les horloges:les tic tac résonnnent en moi comme une mauvaise musique dont je ne peux m'empêcher de compter les notes.
La lumière des étoiles est une fois de plus ternie par celle de la ville.Je me sens plus apaisée le soir et cette nuit sera pour moi salvatrice.
Princesse LILI
C'est grâce à mes lectures qu'écrire me vient de façon naturelle sans chercher les mots.
Sans la lecture, je vivrais un mal sans même pouvoir lui donner un nom car ce n'est qu' à l'âge de 15 ans que j'ai su de quel type de névrose je souffrais.
Les livres représentent un remède,un soulagement à mes maux car lorsque je lis,les chiffres me laissent un peu de répit........
Je ne supporte pas les horloges:les tic tac résonnnent en moi comme une mauvaise musique dont je ne peux m'empêcher de compter les notes.
La lumière des étoiles est une fois de plus ternie par celle de la ville.Je me sens plus apaisée le soir et cette nuit sera pour moi salvatrice.
Princesse LILI
-
TheD
Re: Entre
Bonsoir Princesse Lili,
Pour ma part, et bien je n'ai pas eu cette "chance" d'être accompagné plus jeune. En fait il y a eu par 3 périodes de ma vie où je fus suivi. A 4 ans - 13/14 ans - et 21 ans, mais en fait à la mission locale où je m'étais rendu pour démarcher et trouver une formation professionnelle, il y avait une mauvaise communication. J'occultais une grande partie des problèmes, notamment liés aux déplacements, à la santé de mon frère, etc... j'étais un peu "coincé" et n'osais pas m'émanciper. On me "maintenait" dans une famille "maladive". Mon erreur sans doute se trouve dans le fait que j'aurais dû certainement démarcher pour m'installer en ville, dans un logement. Mais sans formation rémunérée, sans rien, impossible. C'était une situation très paradoxale à l'époque et je souffrais beaucoup de cela. Plus ça allait, moins j'étais "open". Et pourtant, en moi je brûlais de toute la vie. Même si je suis plutôt calme, reposant. Je me souviens, une prof principale, durant le bep, et un jeu de rôle que nous faisions en "communication", m'avait surnommé "père Thierry", juste sur l'instant évidemment suite à cet exercice, parce que j'étais "rassurant", tout en réglant une situation complexe et dont le client était sensé être mécontent. En bref, le cas classique et gérable. Je faisais donc preuve d'adaptation à la situation psychologique...
Je m'en veux beaucoup aujourd'hui de "perdre la voix". Même ce matin, au téléphone avec la personne responsable, je ne parvenais nullement à lancer des phrases, à parler, à me lancer...
Je pense que je téléphonerai à Karen la semaine prochaine. J'ai envie de lui dire "au revoir" en de bons termes. Je ne lui ai pas écris pour lui informer de ce trouble possible, "l'aphasie". Je me pose quelques questions, à savoir si mon coup de téléphone se sera pas mal interprété par elle même et l'équipe. Difficile !
Vers 15 ans, d'accord. Oui, une période délicate... qui t'as donné un point de repère pour la suite.
Aujourd'hui quel âge as tu ? Moi 29 ans.
Bonne nuit,
Thierry.
Pour ma part, et bien je n'ai pas eu cette "chance" d'être accompagné plus jeune. En fait il y a eu par 3 périodes de ma vie où je fus suivi. A 4 ans - 13/14 ans - et 21 ans, mais en fait à la mission locale où je m'étais rendu pour démarcher et trouver une formation professionnelle, il y avait une mauvaise communication. J'occultais une grande partie des problèmes, notamment liés aux déplacements, à la santé de mon frère, etc... j'étais un peu "coincé" et n'osais pas m'émanciper. On me "maintenait" dans une famille "maladive". Mon erreur sans doute se trouve dans le fait que j'aurais dû certainement démarcher pour m'installer en ville, dans un logement. Mais sans formation rémunérée, sans rien, impossible. C'était une situation très paradoxale à l'époque et je souffrais beaucoup de cela. Plus ça allait, moins j'étais "open". Et pourtant, en moi je brûlais de toute la vie. Même si je suis plutôt calme, reposant. Je me souviens, une prof principale, durant le bep, et un jeu de rôle que nous faisions en "communication", m'avait surnommé "père Thierry", juste sur l'instant évidemment suite à cet exercice, parce que j'étais "rassurant", tout en réglant une situation complexe et dont le client était sensé être mécontent. En bref, le cas classique et gérable. Je faisais donc preuve d'adaptation à la situation psychologique...
Je m'en veux beaucoup aujourd'hui de "perdre la voix". Même ce matin, au téléphone avec la personne responsable, je ne parvenais nullement à lancer des phrases, à parler, à me lancer...
Je pense que je téléphonerai à Karen la semaine prochaine. J'ai envie de lui dire "au revoir" en de bons termes. Je ne lui ai pas écris pour lui informer de ce trouble possible, "l'aphasie". Je me pose quelques questions, à savoir si mon coup de téléphone se sera pas mal interprété par elle même et l'équipe. Difficile !
Vers 15 ans, d'accord. Oui, une période délicate... qui t'as donné un point de repère pour la suite.
Aujourd'hui quel âge as tu ? Moi 29 ans.
Bonne nuit,
Thierry.
-
Princesse Lili
Re: Entre
29 ans:c'est également mon âge,cher THED...
Je suis chez moi ce matin mais il faut que j'en sorte:je m'ennuie,ma solitude me pèse aujourd'hui.
Je déteste me retrouver seule avec moi-même trop longtemps:j'ai la sensation de ne pas exister.......
Bien à toi. Princesse Lili.
Je suis chez moi ce matin mais il faut que j'en sorte:je m'ennuie,ma solitude me pèse aujourd'hui.
Je déteste me retrouver seule avec moi-même trop longtemps:j'ai la sensation de ne pas exister.......
Bien à toi. Princesse Lili.
-
TheD
Re: Entre
Bonjour Princesse Lili,
Pour ma part, ma journée est automatique. Je me sens peut être un peu plus abandonné que seul. Je me suis senti seul très longtemps, et même en ayant rencontré Karen, cela a accru cette solitude en moi. Et puis aujourd'hui, je pense que - en moi - la place est trouvée pour Karen, afin que l'impossibilité de nouer contact ne me fasse plus de peine. C'est difficile lorsqu'on "entend" en une personne, "tout" ce qu'il est possible de vivre ensemble. C'est à la fois fort, mais on se sent si faible et vulnérable, à la merci d'un oui, peut-être, non.
Aujourd'hui, j'ai envie de vivre, de changer, de vibrer. Je vais essayer de réaliser des choses concrêtes, à la fois dans le travail, mais aussi au niveau de ces 2 % qui nous permet d'accéder au monde de la réalité par nos sens. Et puis aussi, je vais tenter de considérer le corps autrement, et de l'envelopper à ma façon. Puis tenter de me "faire plaisir", là c'est autre chose, en achetant quelques vêtements moi même. Pour cela il faut sortir, entrer dans les magasins... je vais essayer de ne pas passer par la facilité, c'est à dire par la commande à domicile. Sinon, ça ne serait pas une pleine victoire. Je n'ai jamais eu l'occasion d'acheter des vêtements, ce qui fait que je porte des choses qui remplissent juste leur fonction première. C'est une "culture" qui m'interesse non pas pour moi même, mais pour dessiner, tout comme l'architecture, l'anatomie, etc... quelques bases.
Je ressens cette sensation de vouloir apporter quelque chose mais sans être "là". Tu notes cette sensation de ne pas exister, oui lorsqu'on s'enfonce dans une solitude psychique. Mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose, c'est pratiqué par les moines. Ca permet de "trouver l'être", et de constater ceci :
La société se veut devenir réelle,
mais elle ne sera jamais qu'une pièce virtuelle du puzzle des civilisations aux yeux de l'Être.
Evidemment, ce n'est pas vrai. L'être n'est pas vrai pour la société, et la société n'est pas vraie pour l'être. "C'est comme ça"...
Pour ma part, je n'ai absolument plus aucun besoin de sortir, d'apparaître, de rencontrer "vraiment", dans le vécu. Mais néanmoins, ma conscience de cela me provoque ce que Karen m'a dit :
"vous vous rendez compte ?"
Oui oui oui oui oui.........
Pour ma part, ma journée est automatique. Je me sens peut être un peu plus abandonné que seul. Je me suis senti seul très longtemps, et même en ayant rencontré Karen, cela a accru cette solitude en moi. Et puis aujourd'hui, je pense que - en moi - la place est trouvée pour Karen, afin que l'impossibilité de nouer contact ne me fasse plus de peine. C'est difficile lorsqu'on "entend" en une personne, "tout" ce qu'il est possible de vivre ensemble. C'est à la fois fort, mais on se sent si faible et vulnérable, à la merci d'un oui, peut-être, non.
Aujourd'hui, j'ai envie de vivre, de changer, de vibrer. Je vais essayer de réaliser des choses concrêtes, à la fois dans le travail, mais aussi au niveau de ces 2 % qui nous permet d'accéder au monde de la réalité par nos sens. Et puis aussi, je vais tenter de considérer le corps autrement, et de l'envelopper à ma façon. Puis tenter de me "faire plaisir", là c'est autre chose, en achetant quelques vêtements moi même. Pour cela il faut sortir, entrer dans les magasins... je vais essayer de ne pas passer par la facilité, c'est à dire par la commande à domicile. Sinon, ça ne serait pas une pleine victoire. Je n'ai jamais eu l'occasion d'acheter des vêtements, ce qui fait que je porte des choses qui remplissent juste leur fonction première. C'est une "culture" qui m'interesse non pas pour moi même, mais pour dessiner, tout comme l'architecture, l'anatomie, etc... quelques bases.
Je ressens cette sensation de vouloir apporter quelque chose mais sans être "là". Tu notes cette sensation de ne pas exister, oui lorsqu'on s'enfonce dans une solitude psychique. Mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose, c'est pratiqué par les moines. Ca permet de "trouver l'être", et de constater ceci :
La société se veut devenir réelle,
mais elle ne sera jamais qu'une pièce virtuelle du puzzle des civilisations aux yeux de l'Être.
Evidemment, ce n'est pas vrai. L'être n'est pas vrai pour la société, et la société n'est pas vraie pour l'être. "C'est comme ça"...
Pour ma part, je n'ai absolument plus aucun besoin de sortir, d'apparaître, de rencontrer "vraiment", dans le vécu. Mais néanmoins, ma conscience de cela me provoque ce que Karen m'a dit :
"vous vous rendez compte ?"
Oui oui oui oui oui.........
-
Princesse Lili
Re: Entre
Bonsoir Thed ,
En fait,lorsque je reste seule trop longtemps,je suis submergée par les nombres.
J'aimerais plus aider autrui mais je me sens parfois inutile et cela aggrave mes rituels arithmétiques:ils me rassurent et me dérangent à la fois.J'admets en avoir besoin sans pour autant les accepter.
J'ai conscience de ma maladie mais je sais également que mes rituels pourraient me prendre plus de temps et handicaper ma vie plus encore.
Je souffre en silence sans que personne de mon entourage n'en ait conscience.
Princesse Lili........
En fait,lorsque je reste seule trop longtemps,je suis submergée par les nombres.
J'aimerais plus aider autrui mais je me sens parfois inutile et cela aggrave mes rituels arithmétiques:ils me rassurent et me dérangent à la fois.J'admets en avoir besoin sans pour autant les accepter.
J'ai conscience de ma maladie mais je sais également que mes rituels pourraient me prendre plus de temps et handicaper ma vie plus encore.
Je souffre en silence sans que personne de mon entourage n'en ait conscience.
Princesse Lili........
-
TheD
Re: Entre
"Mais attention à ne pas faire d'injonctions thérapeutiques : en aucun cas on ne peut obliger une personne à se soigner !"
Ca, c'est pour soulager la conscience collective. Parce que C'EST REELLEMENT FAUX ! En vrai, dans la vraie vie, on oblige sans entendement à passer par des circuits de soins. En ce qui me concerne c'est soi ça ou HP par demande d'un tiers ce qui finalement coûterait plus cher. Ca m'agace de coûter.
Si vous voulez en savoir plus, et prendre note de traitements qui bousille des vies qui tentent de refaire surface par leurs propres moyens, c'est par ici que ça se passe :
http://alterpsy.org/
---
Je ne suis pas contre tout traitements dans tous les cas, attention, nuance ! Mais "me ressentant", je veux faire place au "médecin" qu'il y a en moi, avec une aide, un accompagnement pourquoi pas. Mais de toute façon, si je subis des pressions pour aller dans une direction aveugle, je mettrais tout en oeuvre pour partir quelque part, où on ne me trouvera plus. Où je ne me trouverai plus moi même. Et je ferai en sorte que personne n'en soit responsable.
---
Lili, je comprends ton problème non visible aux yeux des autres. Tu m'as noté ton trouble et j'ai fais quelques recherches à propos, cela me permet d'avoir une idée.
Pour ma part, mon invisibilité fait de mon problème quelque chose de visible aux yeux de quelques autres. Une poignée, bien qu'on dit qu'une information professionnelle confidentielle entre deux personnes - dans certains cas - est connue dans les 24 heures qui suivent par une quarantaine d'individus. C'est "humain".
Dans ce cas anonyme sur le net, je décide de "casser les murs" à ma façon.
Il y a toujours une pensée qui me passe, c'est de connaître ce que Karen a pensé de moi, du premier au dernier entretien que nous avons vécu. Ce qu'elle en a relevé, les observations qu'elle a noté, etc... oui, il est vrai que pour une fois, j'aimerais aller au bout de cela, de prendre part à la perception des autres, de la sienne puisque pour moi elle fut particulièrement importante. De comprendre un peu ce qui se passe dans l'esprit d'une personne qui s'est laissée construire plus normalement, peut-être. Bien qu'il n'existe aucune normalité, mais juste de la pondération, globalement. S'adapter à son environnement, intelligence. On peut dire que je suis "adapté", mais ça ne m'intêresse pas de vivre comme ça. Penser et me laisser nourir. Lorsque je n'étais pas un animal. Je suis trop jeune, peut être, même si c'est ce qui ressort dans mon esprit sonne l'impression d'être à la retraite. C'est passé très vite, la vie, dans mon esprit. Je suis presque un mort qui attend son heure, par moment. Mais non. Rien de tout cela ne peut se faire maintenant. J'ai des choses à vivre et puis j'aimerais trouver une voie relationnelle plus juste avec les autres. Ne plus répéter une déclaration gâchée comme fait avec Karen. Elle est avec moi, toute proche. Je pense que ce n'est pas normal (?) je l'ignore. Pourtant elle n'a rien fait de plus que de me recevoir juste pour signer. Mais j'ai entendu beaucoup, sa façon de prendre la vie m'a été introjecté. Comme elle, une part de moi veut voir du paysage, trouver la bonne énergie, canaliser le cavalier fou, et trouver la bonne température. C'est une femme que j'aimerais connaître en dehors de ses fonctions. Enfin. Je pense beaucoup à elle, en ce moment. A son sourire, son humour, son silence aussi, et ce regard doux. Un regard que je n'ai pu maintenir lorsqu'elle était au téléphone ce 09 décembre passé, ni même en lui serrant la main, à mon grand regret...
Je te remercie de m'écrire, alors que je suis un peu aliéné... un peu...
Bonne journée,
Thierry.
Ca, c'est pour soulager la conscience collective. Parce que C'EST REELLEMENT FAUX ! En vrai, dans la vraie vie, on oblige sans entendement à passer par des circuits de soins. En ce qui me concerne c'est soi ça ou HP par demande d'un tiers ce qui finalement coûterait plus cher. Ca m'agace de coûter.
Si vous voulez en savoir plus, et prendre note de traitements qui bousille des vies qui tentent de refaire surface par leurs propres moyens, c'est par ici que ça se passe :
http://alterpsy.org/
---
Je ne suis pas contre tout traitements dans tous les cas, attention, nuance ! Mais "me ressentant", je veux faire place au "médecin" qu'il y a en moi, avec une aide, un accompagnement pourquoi pas. Mais de toute façon, si je subis des pressions pour aller dans une direction aveugle, je mettrais tout en oeuvre pour partir quelque part, où on ne me trouvera plus. Où je ne me trouverai plus moi même. Et je ferai en sorte que personne n'en soit responsable.
---
Lili, je comprends ton problème non visible aux yeux des autres. Tu m'as noté ton trouble et j'ai fais quelques recherches à propos, cela me permet d'avoir une idée.
Pour ma part, mon invisibilité fait de mon problème quelque chose de visible aux yeux de quelques autres. Une poignée, bien qu'on dit qu'une information professionnelle confidentielle entre deux personnes - dans certains cas - est connue dans les 24 heures qui suivent par une quarantaine d'individus. C'est "humain".
Dans ce cas anonyme sur le net, je décide de "casser les murs" à ma façon.
Il y a toujours une pensée qui me passe, c'est de connaître ce que Karen a pensé de moi, du premier au dernier entretien que nous avons vécu. Ce qu'elle en a relevé, les observations qu'elle a noté, etc... oui, il est vrai que pour une fois, j'aimerais aller au bout de cela, de prendre part à la perception des autres, de la sienne puisque pour moi elle fut particulièrement importante. De comprendre un peu ce qui se passe dans l'esprit d'une personne qui s'est laissée construire plus normalement, peut-être. Bien qu'il n'existe aucune normalité, mais juste de la pondération, globalement. S'adapter à son environnement, intelligence. On peut dire que je suis "adapté", mais ça ne m'intêresse pas de vivre comme ça. Penser et me laisser nourir. Lorsque je n'étais pas un animal. Je suis trop jeune, peut être, même si c'est ce qui ressort dans mon esprit sonne l'impression d'être à la retraite. C'est passé très vite, la vie, dans mon esprit. Je suis presque un mort qui attend son heure, par moment. Mais non. Rien de tout cela ne peut se faire maintenant. J'ai des choses à vivre et puis j'aimerais trouver une voie relationnelle plus juste avec les autres. Ne plus répéter une déclaration gâchée comme fait avec Karen. Elle est avec moi, toute proche. Je pense que ce n'est pas normal (?) je l'ignore. Pourtant elle n'a rien fait de plus que de me recevoir juste pour signer. Mais j'ai entendu beaucoup, sa façon de prendre la vie m'a été introjecté. Comme elle, une part de moi veut voir du paysage, trouver la bonne énergie, canaliser le cavalier fou, et trouver la bonne température. C'est une femme que j'aimerais connaître en dehors de ses fonctions. Enfin. Je pense beaucoup à elle, en ce moment. A son sourire, son humour, son silence aussi, et ce regard doux. Un regard que je n'ai pu maintenir lorsqu'elle était au téléphone ce 09 décembre passé, ni même en lui serrant la main, à mon grand regret...
Je te remercie de m'écrire, alors que je suis un peu aliéné... un peu...
Bonne journée,
Thierry.