Message non lu
par TheD » 22 avr. 2006 23:50
Bonsoir "Laure",
Je vous répondrai prochainement, juste pour noter qu'il m'arrive de voir des signes de manifestation de "Karen" par moment, et que cela m'interroge tout autant. "Laure" me renvoie à "Karen"...
J'entends ceci :
"Quand je dis que ma conscience m'interdit de vous dire ce que je pense c'est plus parce que je ne vous connais pas et que j'ai peur de mal m'exprimer et d'être mal comprise."
Surtout, ne soyez pas si "prudente". Ca va, je possède beaucoup d'humour d'une part dans la vie et d'autre part, vous êtes libre de me dire ce que vous pensez. Vous savez, un médecin-psychiatre, une femme qui semble m'avoir "bien cerné", sans doute d'avantage que les autres, m'a dit ne pas être d'accord avec le diagnostic posé sur moi. Puis même s'il s'agit "vraiment" de schizophrénie, alors ça signifie qu'à mon niveau c'est "naturellement vivable". Voilà pourquoi je ne prends aucun traîtement chimique.
Je tiens à l'écrire pour Karen, sachez que je ne prends aucun médicament et pourtant, vous seriez certainement étonnée de m'entendre aujourd'hui vous parler. Je ne dis pas que l'élan vital est évident, mais je suis dans l'entrain... et pensez à vous aujourd'hui, c'est comme écouter des flocons de sucre tomber de votre ciel. Vous êtes une rencontre qui fond doucement dans un souvenir merveilleux. Lorsque la dernière fois, je vous ai vu passer dans votre voiture de fonction, devant le foyer par hasard, j'ai vu rose, si ce n'est une rose, passer...
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Laure, pour en revenir à ce que j'écrivais à propos de votre prénom, j'ai vu "Karen"... et je vous explique pourquoi :
K > L
A > A
R > R
E > E
N > U
Il faut retourner le u pour en faire un n et il suffit pour la première lettre "L" de trouver la précédente "K"...
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Ne prenez pas, Laure, cela pour une vérité de ma part. Je suis tout à fait conscient qu'il pourrait ne s'agir que d'un simple hasard. Je sais que Karen ne peut du tout m'écrire directement et j'en reste quand même affecté, mais c'est vivable. C'est triste, disons.
"C'est comme ça"...
Vous pouvez m'écrire sans crainte Laure.
Il faut savoir qu'ici je cherche un peu la lecture de Karen, toujours un peu aujourd'hui. Je suis toutefois plus détaché, je suis mieux, je vis bien.
Les réponses ne m'ont pas maintenu dans mon mal-être. C'est tout ce qu'il y avait autour, c'est surtout "la menace" de la suspension, j'étais révolté contre ce "langage employé" pour dit-on "insérer". Pour moi, suspension = dehors donc sdf et comprenez qu'il y avait un poids certain que je ne pouvais plus gérer. Je passais mes journées entières sur le net à n'exprimer que mes maux et aussi mes mots d'Amour pour Karen. J'allais principalement sur des sites "sociaux" et psychologique/psychiatrique. Je me documentais pas mal, je m'informais un maximum de ce qui était susceptible de m'attendre à terme. Pour l'hospitalisation sous contrainte que j'ai vécu, on peut dire que j'y étais "préparé psychologiquement", voilà pourquoi je n'ai pas "plié" face aux infirmiers très "insistants" pour prendre ce qu'on me proposait. Je suis resté fort, je pensais aussi à Karen et à l'Amour que j'ai pour elle. Outre une certaine insistance, le personnel soignant est resté humain, même lorsqu'on me tendait intempestivement la couleur pour l'avaler. Ca m'est arrivé aussi d'être "garder en bureau" par les infirmières de nuit qui voulaient absolument faire leur boulot jusqu'au bout, mais moi comparé à elles, je disposais de tout mon temps... cependant, l'échange était comme noté, très humain et j'ai vivement apprécié de discuter, d'expliquer aussi même si je ne donnais pas de raison du fait que je ne prenne pas ces médicaments, mon intime conviction me disait de ne pas prendre de neuroleptiques, pour "moi". Tout en concevant le fait que d'autres personnes en ont besoin.
Le médecin-psychiatre qui passe le relais, m'a dit à notre dernier entretien il y a peu "être contente" du fait qu'au foyer je n'ai aucune prescription. Je crois qu'elle a trouvé une compréhension proche de ce que je suis, et je regrette le fait qu'elle ne peut plus me recevoir.
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Laure, je ne peux répondre à votre "pourquoi" mais je prends part à vos interrogations.
Bonne fin de semaine,
Thierry.