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les MAS
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ALAIN
les MAS
Je travaille en MAS depuis 1 an avec un public d'autistes qui ont des troubles envahissants du comportement,certains adultes ont entre 20 et 25 ans. Certaines de mes collégues me disent qu'en MAS, nous sommes pour les accompagnés jusqu'à la mort et il n'y a pas grand chose à faire.Je ne suis pas d'accord même si ce public à des grosses difficultés on peut toujours faire quelque chose.Je suis révolté.Sachant que je ne suis pas AMP.Je pense avant toutes choses il faut respecter le résident et ensuite adaptée la prise en charge par rapport à sa pathologie.Aidez-moi à comprendre? Comment fonctionnez-vous en MAS dans vos établissement?
Merci
Merci
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mjc
Re: les MAS
Une personne handicapée, peu importe le lieu dans lequel elle vit, a effectivement droit au respect. Comme tu le dis, des activités sont possibles, aussi minimes soient-elles : cela peut être relaxation, musique, vie sociale (dans des parcs publics par exemple), cuisine (même si les personnes participent peu (tourner la cuillère, mettre la farine dans un saladier...), je pense qu'elles seraient contentes de voir faire et surtout de manger), etc
Ayant travaillé 5 ans dans une MAS (adultes polyhandicapées), de nombreuses activités leur étaient proposées, et les résidants appréciaient.
Nous sommes là "pour les accompagner jusqu'à la mort", mais cela n'empêche pas de tout faire pour que ces personnes vivent le mieux possible, dans les meilleures conditions, et cela n'empêche surtout pas qu'on fasse tout pour leur bien-être.
Ayant travaillé 5 ans dans une MAS (adultes polyhandicapées), de nombreuses activités leur étaient proposées, et les résidants appréciaient.
Nous sommes là "pour les accompagner jusqu'à la mort", mais cela n'empêche pas de tout faire pour que ces personnes vivent le mieux possible, dans les meilleures conditions, et cela n'empêche surtout pas qu'on fasse tout pour leur bien-être.
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Sébastien
Re: les MAS
Je suis ES dans une MAS-FAM pour traumas crâniens depuis 4 ans.
Il est vrai que des personnes que nous accompagnons resteront, pour certains toute leur vie dans l'établissement, mais il faut tout de même penser à des projets de sortie quand cela est possible : cela va de notre éthique professionnelle.
Nous avons deux résidants pour qui, un projet d'appartements accompagnés est possible mais nous avons du mal à faire bouger les choses malgré notre volonté.
Je pense que pour beaucoup d'autorités publiques, de gens "bien pensant", le fait d'arriver dans une MAS-FAM est le dernier maillon.
Mais il faut bousculer cette vision descendante et accompagner la personne dans une vision ascendante, et qui ne l'enferme pas dans un schéma que tout le monde voit classique.
Il est vrai que des personnes que nous accompagnons resteront, pour certains toute leur vie dans l'établissement, mais il faut tout de même penser à des projets de sortie quand cela est possible : cela va de notre éthique professionnelle.
Nous avons deux résidants pour qui, un projet d'appartements accompagnés est possible mais nous avons du mal à faire bouger les choses malgré notre volonté.
Je pense que pour beaucoup d'autorités publiques, de gens "bien pensant", le fait d'arriver dans une MAS-FAM est le dernier maillon.
Mais il faut bousculer cette vision descendante et accompagner la personne dans une vision ascendante, et qui ne l'enferme pas dans un schéma que tout le monde voit classique.
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Lala
Re: les MAS
Bonjour,
Cette question m'interpelle, en particuliers la partie "jusqu'à la mort". J'ai effectivement travaillé pendant quelques années dans un internats pour enfants polyhandicapés et nous avons accompagné deux petites filles jusqu'à leur décès. Nous avions également plusieurs enfants atteints de myopathie (avec une espérance de vie très limitée). Certaines personnes de l'équipe éducative pensaient qu'il n'était donc plus nécessaire de faire des projets pour ces enfants et que pour éviter de les fatiguer, il fallait tout faire à leur place. Pour ma part, je n'ai jamais vu ces deux petites filles autant souriantes, que lorsque je les laissais s'habiller seules (même si ça leur prenait trois heures de temps),que je leur proposais de m'aider dans une tâche ou l'autre (cuisine, ménage)ou que je leur proposaient d'aller boire un verre dehors. Pour ma part, je pense qu'il y a toujours quelque chose à faire même si les personnes regrèssent sur certains points. Dire "on ne peut plus rien faire" , c'est effectivement un manque de respect envers la personne mais aussi une "démission" de la part de l'éducateur.
Cette question m'interpelle, en particuliers la partie "jusqu'à la mort". J'ai effectivement travaillé pendant quelques années dans un internats pour enfants polyhandicapés et nous avons accompagné deux petites filles jusqu'à leur décès. Nous avions également plusieurs enfants atteints de myopathie (avec une espérance de vie très limitée). Certaines personnes de l'équipe éducative pensaient qu'il n'était donc plus nécessaire de faire des projets pour ces enfants et que pour éviter de les fatiguer, il fallait tout faire à leur place. Pour ma part, je n'ai jamais vu ces deux petites filles autant souriantes, que lorsque je les laissais s'habiller seules (même si ça leur prenait trois heures de temps),que je leur proposais de m'aider dans une tâche ou l'autre (cuisine, ménage)ou que je leur proposaient d'aller boire un verre dehors. Pour ma part, je pense qu'il y a toujours quelque chose à faire même si les personnes regrèssent sur certains points. Dire "on ne peut plus rien faire" , c'est effectivement un manque de respect envers la personne mais aussi une "démission" de la part de l'éducateur.
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alain
Re: les MAS
Merci de ta réponse. Je pense moi aussi qu'il faut s'investir à fond pour le bien - être des résidents.Mais lorsqu'une èquipe n'est pas dans cet esprit, que faut-il faire?
Merci
Merci
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alain
Re: les MAS
Je suis tout à fais d'accord avec toi. Il y a toujours quelque chose à apporter à ces résidents. Lorsqu'on voit avec son coeur,on humanise.Pour Antoine de St Exupéry " L'important est invisible pour les yeux, on ne voit qu'avec le coeur".
Lorsque l'éducateur s'implique et s'investit, il permet au résident de MAS un épanouissement minime qu'il soit,un confort et un bien-être. Mais faut-il que l'équipe suive? C'est vraiment difficile mais je m'accroche.
Lorsque l'éducateur s'implique et s'investit, il permet au résident de MAS un épanouissement minime qu'il soit,un confort et un bien-être. Mais faut-il que l'équipe suive? C'est vraiment difficile mais je m'accroche.
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magali
Re: les MAS
Bonjour,
je trouve ce forum de discussion sur les MAS trés intéressant. Je viens d'entrée à l'école d'éduc spé et je fais mon preier stage en MAS, mes formateurs ont pensé que cela serait dur...D'autres trouve que l'educ n'a pas sa place en mas, je trouve ca un peu abérant, je me pose des questions?????
je trouve ce forum de discussion sur les MAS trés intéressant. Je viens d'entrée à l'école d'éduc spé et je fais mon preier stage en MAS, mes formateurs ont pensé que cela serait dur...D'autres trouve que l'educ n'a pas sa place en mas, je trouve ca un peu abérant, je me pose des questions?????
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Alain
Re: les MAS
Bonjour
Je trouve stupide moi aussi de penser que l'éduc n'a pas sa place en MAS. Tous les publics handicapés ont besoin de l'éduc.J'estime que même en MAS il ya des choses à faire. Je travaille dans une MAS ou les résidents sont hétrogénes: des jeunes adultes autistes entre 20 et 25 ans avec des troubles du comportement, des trisomiques, des adultes de 42 ans...Il faut les sollicités, les stimulés, les intéresser.Même si certains pensent que pour les résidents en MAS il n'y a rien à faire , je crois qu'ils se trompent. Nous travaillons pour le bien-être des résidents dans le respect et humanité.Il est vrai qu'il faut tenir compte de la pathologie de chaque résidents mais pour moi avant tout chose il faut respecter le résident en tant qu'être humain et ensuite adapter le projet individuel de chacun par rapport à sa pathologie. Une phrase me revient réguliérement d'Antoine de St Exupéry: "L'important est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec son coeur".Je suis tout de même révolté par certaines pratiques et certaines pensées car dans l'établissement ou j'intervient,on pense à sa condition et le résident vient en second.Que faire pour aider ces résidents qui n'ont pas choisi leur condition?
Je trouve stupide moi aussi de penser que l'éduc n'a pas sa place en MAS. Tous les publics handicapés ont besoin de l'éduc.J'estime que même en MAS il ya des choses à faire. Je travaille dans une MAS ou les résidents sont hétrogénes: des jeunes adultes autistes entre 20 et 25 ans avec des troubles du comportement, des trisomiques, des adultes de 42 ans...Il faut les sollicités, les stimulés, les intéresser.Même si certains pensent que pour les résidents en MAS il n'y a rien à faire , je crois qu'ils se trompent. Nous travaillons pour le bien-être des résidents dans le respect et humanité.Il est vrai qu'il faut tenir compte de la pathologie de chaque résidents mais pour moi avant tout chose il faut respecter le résident en tant qu'être humain et ensuite adapter le projet individuel de chacun par rapport à sa pathologie. Une phrase me revient réguliérement d'Antoine de St Exupéry: "L'important est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec son coeur".Je suis tout de même révolté par certaines pratiques et certaines pensées car dans l'établissement ou j'intervient,on pense à sa condition et le résident vient en second.Que faire pour aider ces résidents qui n'ont pas choisi leur condition?
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céline
activité en MAS
BJR, je suis en stage de 2ème année dans une MAS et là je suis en panne d'idée de nouveauté pour proposer de nouvelles activités aux résidents. Si vous avez de l'expérience dans ce domaine merci d'avance de bien vouloir m'en faire partager certains aspects. a bientôt ciao. cé.
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Charlène
Re: activité en MAS
Bonjour,
J'ai mis en place (après réflexion avec l'équipe) un atelier histoires sensorielles. Si cet atelier vous intéresse je peux vous envoyer le projet. Je pense que l'accompagnement proposé en MAS peut évoluer si les établissements et les professionnels communiquent au maximum pour renouveler leurs idées, et pour s'encourager dans les objectifs que nous poursuivons tous : un bien être physique et moral pour une meilleur intégration sociale (ne serait-ce qu'avec les autres résidents)
J'ai mis en place (après réflexion avec l'équipe) un atelier histoires sensorielles. Si cet atelier vous intéresse je peux vous envoyer le projet. Je pense que l'accompagnement proposé en MAS peut évoluer si les établissements et les professionnels communiquent au maximum pour renouveler leurs idées, et pour s'encourager dans les objectifs que nous poursuivons tous : un bien être physique et moral pour une meilleur intégration sociale (ne serait-ce qu'avec les autres résidents)