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suspension de rmi
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Yos
Re: suspension de rmi
Je pense personnellement que c'est aussi à votre assistante sociale de faire un recours auprès du CG! C'est à elle aussi d'appuyer le dossier!
Bon courage en tout cas
Yos
Bon courage en tout cas
Yos
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Nono
Re: suspension de rmi
Ma référente n'a rien foutue, malgrés toutes mes relances.
Merci pour votre soutien, mais je ne suis pas trés optimiste quant à la suite de cette histoire...
Merci pour votre soutien, mais je ne suis pas trés optimiste quant à la suite de cette histoire...
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pyrène
Re: suspension de rmi
Nono,
Si le contrat est validé en commission de validation,je ne comprend pas comment votre allocation a été suspendu.
par contre, le contrat a pu être élaboré avec la référente mais non validé ensuite, et là la suspension peut se concevoir, mais pas sans vous avoir reçu en commission locale d'insertion ou sans vous avoir reçu pour refaire un contrat portant sur d'autres actions.
Si effectivement le contrat était validé, vous pouvez demander un recours au président du CG...
Je ne vois malheureusement pas grand chose d'autre à faire.
Bon courage en tout cas.
Si le contrat est validé en commission de validation,je ne comprend pas comment votre allocation a été suspendu.
par contre, le contrat a pu être élaboré avec la référente mais non validé ensuite, et là la suspension peut se concevoir, mais pas sans vous avoir reçu en commission locale d'insertion ou sans vous avoir reçu pour refaire un contrat portant sur d'autres actions.
Si effectivement le contrat était validé, vous pouvez demander un recours au président du CG...
Je ne vois malheureusement pas grand chose d'autre à faire.
Bon courage en tout cas.
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Nono
Re: suspension de rmi
Mon contrat a été effectivement validé (j'ai gardée une copie), et moi non plus j'ai pas compris lorsque mon allocation a été suspendue. Et cela sans même m'en informer. Et jusqu'à ce jour, je n'ai jamais eue le moindre courrier malgrés ma lettre de recours. Il reste la justice, mais c'est très long. Le CG en a conscience et se croit tout permis pour économiser quelques euros par ci par là, sans même se soucier des problèmes que ça nous cause.
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john
Re: suspension de rmi
hello Nono
sans vouloir être indiscret sur ton lieu de résidence, peux-tu juste nous dire si le CG en question est à majorité de droite ou de gauche?
je me pose la question car j'ai l'impression que, de plus en plus, le poids du politique est présent dans les décisions départementales d' action sociale...mais je me trompe peut-être...
sans vouloir être indiscret sur ton lieu de résidence, peux-tu juste nous dire si le CG en question est à majorité de droite ou de gauche?
je me pose la question car j'ai l'impression que, de plus en plus, le poids du politique est présent dans les décisions départementales d' action sociale...mais je me trompe peut-être...
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Nono
Re: suspension de rmi
Salut John,
J'habite à Paris, donc le CG est de gauche. La mairie de mon arrondissement est aussi de gauche. Je sais cela parait paradoxale, parceque dans socialiste y a "social"...
J'habite à Paris, donc le CG est de gauche. La mairie de mon arrondissement est aussi de gauche. Je sais cela parait paradoxale, parceque dans socialiste y a "social"...
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Thierry
Re: suspension de rmi
Bonjour à tous,
Merci d'avoir apporté quelques réponses. Je vais éviter de me disperser, mais j'aimerais vous faire part d'une lettre par mail que j'ai écris à la personne qui fut autrefois ma référente. Elle n'en a probablement pas pris connaissance mais j'aimerais vous en faire part. Ca indique pas mal de choses au fond que je souhaite partager, ensuite je préciserai certaines de mes pensées à propos d'un dispositif qui génère beaucoup de troubles et de maux. Après, dire qu'il faut se faire soigner, c'est un peu facile... surtout quand on se trouve dans une situation qui octroie à fortiori le droit de juger quelqu'un comme "ne répondant pas à ses devoirs" parce qu'on lui octroie un droit, celui pour beaucoup de subvenir à leurs besoins primaires et vitaux.
Je ne crois pas à la thèse du profiteur sous un tel régime. Selon moi il est inadmissible d'inclure une procédure de suspension de droits au niveau du rmi qui est le minimum vital lorsqu'on ne dispose d'aucune autre source de revenu pour vivre. N'en déplaisent à beaucoup le rmi n'est pas en réalité un revenu d'insertion, c'est un revenu pour subvenir à ses besoins, aujourd'hui pour beaucoup de personnes, le rmi est un revenu à part entière.
Ca ne veut pas dire que ces personnes, dont je fais parti, ne sont pas disposées à travailler ou retravailler et celà ne veut pas dire surtout qu'elles ne veulent rien faire de leur vie. Croyez-vous que l'être humain est fait pour ne pas travailler ? Et la définition du travail, quelqu'un prétend t il la connaître ? Aussi je déplore le manque de soutien flagrant pour les personnes choisissant une alternative et voulant développer quelque chose dans leur vie. La vie c'est un parcours, un passage aussi, et pour beaucoup un projet.
":Pour donc l'exemple de cette jeune fille, je suis désolée mais elle profite du système et je maintiens que CERTAINS considèrent le RMI presque comme de l'argent de poche!!! "
Absolument pas. Il faut aller plus loin que le discours qu'une personne peut tenir pour comprendre. Cette personne s'est repliée chez elle, c'est une évidence. Evidemment elle estime que le rmi est un dû pour elle est c'est tout à fait normal. Elle a probablement du subir bien des galères pour réagir pareillement et la reléguer au rang de profiteurs est la marque d'une profonde méconnaissance de notre société.
Le rmi est aussi et surtout un dédommagement légitime que nous percevons. Tant qu'on ne retrouve pas l'accés à l'indépendance financière, j'estime qu'il est dans le devoir de la société de nous octroyer de quoi subvenir à nos besoins, de pouvoir nous poser et de nous reconstruire. Ca ne fait pas de personnes aussi fragilisées des handicapés pour autant. Et croyez bien que derrière les mots parfois sous la défensive, se cache une volonté et une envie de vivre souvent refoulée. Dans un dispositif comme celui là si tu es apparemment "bien" dans le sens pas dépressif à la limite celà n'est pas normal. Non rien à faire au bout d'un temps c'est plus fort que tout, il faut absolument enfoncer des gens en leur parlant de "devoirs" quelle absurdité ! Comme si la plupart de ces gens n'ont pas fait ce qu'il fallait depuis qu'il se sont mis dès leur abordage vers le monde professionnel à se mettre à chercher que ce soit formation et ou emploi. C'est ridicule de parler de devoir alors que durant plusieurs années certaines personnes se sont confrontées aux limites de notre système car dans les faits, il n'y a belle et bien PAS DE PLACE POUR TOUT LE MONDE et ce à tous les niveaux, et on rajoute des couches quand on se trouve tout en bas de l'échelon ou en dehors, tout dépend comment vous le voyez.
J'ai écris ça à ma référente (ex plutôt) qui je crois bien n'en a pas pris connaissance, mais celà n'est pas grave et j'aimerais vous partager cet écrit :
"Juste un petit bonjour amical.
Alors, je vais grandement mieux. Il faudrait que je reprenne contact avec mme xxx pour, disons, resituer un peu les choses, faire le point. Pas maintenant ceci dit. Enfin, je vous l'exprime parce que j'aurais du mal à le faire. J'espère par ailleurs vraiment que le malaise est dissipé, je suis vraiment très très très loin de ce que j'étais quand ça n'allait pas du tout. Mais pour ma vie, j'ai pris certaines décisions, assez radicales, tout en ayant pour volonté d'être pragmatique avec mon environnement.
J'ignore ce qui a été fait, ou pas, pour que je perçoive toujours le rmi. Disons que maintenant, sans ce revenu, il faut bien admettre que je ne pourrais pas subsister. Je peux concevoir encore le percevoir à durée indéterminée. Je veux dire par là, le travail pour moi porte une définition alternative, et insertion est un concept qui va beaucoup plus loin que les lois du marché et de l'emploi. Enfin, ce n'est pas évidemment à ma place de ne pas culpabiliser malgré tout. Je suis heureux qu'on m'ait fichu la paix. J'en avais grandement besoin. Maintenant j'assume un rôle différent, celui d'une libre expression et je souhaiterais en faire quelque chose, que celà me fasse gagner ma vie ou pas. J'ai fais le deuil d'une vie normale, et je ne conçois plus travailler sur un marché qui reflète un monde que je ne reconnais plus, que je n'accepte pas. Trop de gens se sacrifient pour nourrir des illusions qui sont les leurs et les rêves de ceux qui assujetissent. Je ne suis pas un marginal. J'aime l'idée de vivre en société, de vivre pour soi dirais je parmi les autres. Franchement je n'ai pas l'impression d'idéaliser, ni même d'espérer un monde qui serait utopiste, c'est dangereux ce type de pensée, on a vu où ça pouvait mener. La réalité c'est ce qu'on en fait maintenant pour soi et parmi les autres.
Sur le plan matériel, ça va mieux. Ce n'était pas évident durant les premiers temps. Je suis assez content à l'idée que ce soit le rmi et seulement ce revenu qui m'ait servi à m'installer. Cette année je vais pouvoir faire quelque chose. Alors, c'est en marge des besoins actuels et nécessaires pour dit on redresser l'économie, mais encore une fois, ne serait ce que par mon propre parcours, je connais bien nos paradoxes sociaux pour en avoir été pratiquement la conséquence. Ca fait tout drôle quand on pénalise chez vous ce que vous recherchiez pourtant. C'est cette politique répressive que je ne supporte pas, c'est stérile et aliénant. C'est pathogène pour utiliser un langage plus professionnel. C'est insensé et non réaliste. Ca ne peut que faire du mal, tout simplement, et souvent à des gens dont très peu peuvent se mette à leur place. Je ne moralise pas car on a déjà assez tenté comme ça de me jeter des paroles usées de poncifs que l'on sort au visage de ceux que l'on croit immoraux ou disons jugés comme ne voulant pas accomplir leurs devoirs etc... c'est absurde. Durant deux années, depuis début 2006 (merci à mon hospitalisation, antiphrase) j'ai pu rencontrer un public très divers, reflétant une large population, dont malgré tout une majorité de personnes vivant dans la précarité. Je n'ai pas rencontré l'ombre d'un soi disant "profiteur". Des victimes d'une misère pour la plupart, et cette misère n'est pas la leur mais celle souvent de ceux qui se donnent le droit de vous donner ou de vous oter ces droits fondamentaux. Enfin je n'ai pas attendu ce sort difficile pour prendre conscience car pour dire j'ai toujours été sensible à certaines questions...
On ne peut pas dire qu'il n'y a que de l'indifférence. Le monde est bien plus complexe. J'ai même l'impression qu'aujourd'hui, on comprend mieux dans l'ensemble la nécessité d'accorder un droit à pouvoir vivre sa vie à ceux qui ont eu... disons le... moins de chance que d'autres, quelqu'en soient les raisons (ça peut être tellement de choses différentes selon l'histoire singulière et unique de chacun). Personnellement, j'ai appris beaucoup et certainement, dans mon évolution à venir, ça ressortira non pas dans une vérité qui serait imposée comme une réponse, mais plutôt comme un témoignage et comme alternative possible.
Dans les faits concrêtement, je ne suis pas capable de vous dire de quoi il en retournera de mes activités qui se résument à l'écriture, au graphisme et l'informatique à travers le développement je m'en suis éloigné. Je vais surtout vers une lignée plus tranchée dans la volonté de m'exprimer dans un langage si vous voulez artistique. Alors, je verrai selon ce qui se passera ou pas. Il faut m'accorder du temps car c'est aussi vivre à travers des rencontres et des histoires. C'est important de le comprendre, disons que j'aimerais avoir l'impression d'être soutenu AUSSI par la collectivité. Et ces derniers temps, j'y travaille... surtout pour être capable de dire les choses plus justement sans perte de temps, car c'est tellement compté. Je sens que je n'ai plus de temps à perdre maintenant.
Bon, encore une fois, merci de m'avoir lu. Si vous ne me comprenez pas tout à fait, en fait celà n'est pas si grave. Je ne peux pas faire semblant si vous voulez. Je ne peux plus être trimballer comme une balle de ping pong faute de mieux. J'aurais pu accepter certaines propositions pour faire part de ma volonté à m'en sortir, mais ne serait ce qu'aller dans un centre comme le cref pour créer la synthèse de mes capacités, c'est encore me confronter à des objectifs bien établis et qui ne sont pas les miens. On ne fera qu'une chose, me dissuader d'aller au bout de mes illusions. On laisse pourtant se faire le monde par des gens qui le rêvent à coup de mises monnétaires. Peut être suis je devenu fou après tout, mais si je puis me permettre, je commence à vraiment apprécier la vie...
Au revoir
"
---
Encore une fois, je passerai à nouveau pour exprimer le fond de ma pensée. Trop de gens subissent cette injustice de ne pas être considérable parce qu'il ne sont pas dans la bonne situation. C'est trop facile pour des agents anpe par exemple de nous prendre en faux(te) de nous soupçonner toujours de tenir un discours puant de bonne morale sans aucun état de conscience pour le respect d'autrui.
J'étais tombé sur un agent anpe comme ça, il a suffi de le rencontrer une fois pour que je ne retourne plus jamais à l'anpe. Je ne vais plus à l'anpe depuis 2005 je crois, ou 4 je ne sais plus trop. Je ne veux pas être pris pour du jambon. J'ai une cousine aussi qui est tombée malade à cause de trop de pression qu'on nous met dans ce dispositif qui se prétend dire réinsérer.
Mais réinsérer de quoi ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas d'emploi que je suis marginal. Je suis insérer dans la société, j'en fais parti, j'ai un numéro de sécu, je suis citoyen, et comme tout être humain j'aspire à faire quelque chose de ma vie. Non mais vous pensez peut être que c'est évident même d'accepter ce qu'on veut bien nous imposer ?
On nous soumet à des protocoles de réinsertion qui tournent en rond ! Je n'ai pas voulu entrer dans ce jeu qui à mon sens est digne d'une mascarade ! Ca m'a amené mon refus à m'enfermer à tel point qu'on a du me faire hospitaliser sous contrainte. Cet épisode est derrière. Donc non celà n'est pas possible, il faut que vous compreniez que ce n'est pas un manque de volonté. Je reviendrai vous écrire prochainement.
Meilleurs souhaits à tous malgré tout pour cette nouvelle année...
A bientôt,
Thierry.
Merci d'avoir apporté quelques réponses. Je vais éviter de me disperser, mais j'aimerais vous faire part d'une lettre par mail que j'ai écris à la personne qui fut autrefois ma référente. Elle n'en a probablement pas pris connaissance mais j'aimerais vous en faire part. Ca indique pas mal de choses au fond que je souhaite partager, ensuite je préciserai certaines de mes pensées à propos d'un dispositif qui génère beaucoup de troubles et de maux. Après, dire qu'il faut se faire soigner, c'est un peu facile... surtout quand on se trouve dans une situation qui octroie à fortiori le droit de juger quelqu'un comme "ne répondant pas à ses devoirs" parce qu'on lui octroie un droit, celui pour beaucoup de subvenir à leurs besoins primaires et vitaux.
Je ne crois pas à la thèse du profiteur sous un tel régime. Selon moi il est inadmissible d'inclure une procédure de suspension de droits au niveau du rmi qui est le minimum vital lorsqu'on ne dispose d'aucune autre source de revenu pour vivre. N'en déplaisent à beaucoup le rmi n'est pas en réalité un revenu d'insertion, c'est un revenu pour subvenir à ses besoins, aujourd'hui pour beaucoup de personnes, le rmi est un revenu à part entière.
Ca ne veut pas dire que ces personnes, dont je fais parti, ne sont pas disposées à travailler ou retravailler et celà ne veut pas dire surtout qu'elles ne veulent rien faire de leur vie. Croyez-vous que l'être humain est fait pour ne pas travailler ? Et la définition du travail, quelqu'un prétend t il la connaître ? Aussi je déplore le manque de soutien flagrant pour les personnes choisissant une alternative et voulant développer quelque chose dans leur vie. La vie c'est un parcours, un passage aussi, et pour beaucoup un projet.
":Pour donc l'exemple de cette jeune fille, je suis désolée mais elle profite du système et je maintiens que CERTAINS considèrent le RMI presque comme de l'argent de poche!!! "
Absolument pas. Il faut aller plus loin que le discours qu'une personne peut tenir pour comprendre. Cette personne s'est repliée chez elle, c'est une évidence. Evidemment elle estime que le rmi est un dû pour elle est c'est tout à fait normal. Elle a probablement du subir bien des galères pour réagir pareillement et la reléguer au rang de profiteurs est la marque d'une profonde méconnaissance de notre société.
Le rmi est aussi et surtout un dédommagement légitime que nous percevons. Tant qu'on ne retrouve pas l'accés à l'indépendance financière, j'estime qu'il est dans le devoir de la société de nous octroyer de quoi subvenir à nos besoins, de pouvoir nous poser et de nous reconstruire. Ca ne fait pas de personnes aussi fragilisées des handicapés pour autant. Et croyez bien que derrière les mots parfois sous la défensive, se cache une volonté et une envie de vivre souvent refoulée. Dans un dispositif comme celui là si tu es apparemment "bien" dans le sens pas dépressif à la limite celà n'est pas normal. Non rien à faire au bout d'un temps c'est plus fort que tout, il faut absolument enfoncer des gens en leur parlant de "devoirs" quelle absurdité ! Comme si la plupart de ces gens n'ont pas fait ce qu'il fallait depuis qu'il se sont mis dès leur abordage vers le monde professionnel à se mettre à chercher que ce soit formation et ou emploi. C'est ridicule de parler de devoir alors que durant plusieurs années certaines personnes se sont confrontées aux limites de notre système car dans les faits, il n'y a belle et bien PAS DE PLACE POUR TOUT LE MONDE et ce à tous les niveaux, et on rajoute des couches quand on se trouve tout en bas de l'échelon ou en dehors, tout dépend comment vous le voyez.
J'ai écris ça à ma référente (ex plutôt) qui je crois bien n'en a pas pris connaissance, mais celà n'est pas grave et j'aimerais vous partager cet écrit :
"Juste un petit bonjour amical.
Alors, je vais grandement mieux. Il faudrait que je reprenne contact avec mme xxx pour, disons, resituer un peu les choses, faire le point. Pas maintenant ceci dit. Enfin, je vous l'exprime parce que j'aurais du mal à le faire. J'espère par ailleurs vraiment que le malaise est dissipé, je suis vraiment très très très loin de ce que j'étais quand ça n'allait pas du tout. Mais pour ma vie, j'ai pris certaines décisions, assez radicales, tout en ayant pour volonté d'être pragmatique avec mon environnement.
J'ignore ce qui a été fait, ou pas, pour que je perçoive toujours le rmi. Disons que maintenant, sans ce revenu, il faut bien admettre que je ne pourrais pas subsister. Je peux concevoir encore le percevoir à durée indéterminée. Je veux dire par là, le travail pour moi porte une définition alternative, et insertion est un concept qui va beaucoup plus loin que les lois du marché et de l'emploi. Enfin, ce n'est pas évidemment à ma place de ne pas culpabiliser malgré tout. Je suis heureux qu'on m'ait fichu la paix. J'en avais grandement besoin. Maintenant j'assume un rôle différent, celui d'une libre expression et je souhaiterais en faire quelque chose, que celà me fasse gagner ma vie ou pas. J'ai fais le deuil d'une vie normale, et je ne conçois plus travailler sur un marché qui reflète un monde que je ne reconnais plus, que je n'accepte pas. Trop de gens se sacrifient pour nourrir des illusions qui sont les leurs et les rêves de ceux qui assujetissent. Je ne suis pas un marginal. J'aime l'idée de vivre en société, de vivre pour soi dirais je parmi les autres. Franchement je n'ai pas l'impression d'idéaliser, ni même d'espérer un monde qui serait utopiste, c'est dangereux ce type de pensée, on a vu où ça pouvait mener. La réalité c'est ce qu'on en fait maintenant pour soi et parmi les autres.
Sur le plan matériel, ça va mieux. Ce n'était pas évident durant les premiers temps. Je suis assez content à l'idée que ce soit le rmi et seulement ce revenu qui m'ait servi à m'installer. Cette année je vais pouvoir faire quelque chose. Alors, c'est en marge des besoins actuels et nécessaires pour dit on redresser l'économie, mais encore une fois, ne serait ce que par mon propre parcours, je connais bien nos paradoxes sociaux pour en avoir été pratiquement la conséquence. Ca fait tout drôle quand on pénalise chez vous ce que vous recherchiez pourtant. C'est cette politique répressive que je ne supporte pas, c'est stérile et aliénant. C'est pathogène pour utiliser un langage plus professionnel. C'est insensé et non réaliste. Ca ne peut que faire du mal, tout simplement, et souvent à des gens dont très peu peuvent se mette à leur place. Je ne moralise pas car on a déjà assez tenté comme ça de me jeter des paroles usées de poncifs que l'on sort au visage de ceux que l'on croit immoraux ou disons jugés comme ne voulant pas accomplir leurs devoirs etc... c'est absurde. Durant deux années, depuis début 2006 (merci à mon hospitalisation, antiphrase) j'ai pu rencontrer un public très divers, reflétant une large population, dont malgré tout une majorité de personnes vivant dans la précarité. Je n'ai pas rencontré l'ombre d'un soi disant "profiteur". Des victimes d'une misère pour la plupart, et cette misère n'est pas la leur mais celle souvent de ceux qui se donnent le droit de vous donner ou de vous oter ces droits fondamentaux. Enfin je n'ai pas attendu ce sort difficile pour prendre conscience car pour dire j'ai toujours été sensible à certaines questions...
On ne peut pas dire qu'il n'y a que de l'indifférence. Le monde est bien plus complexe. J'ai même l'impression qu'aujourd'hui, on comprend mieux dans l'ensemble la nécessité d'accorder un droit à pouvoir vivre sa vie à ceux qui ont eu... disons le... moins de chance que d'autres, quelqu'en soient les raisons (ça peut être tellement de choses différentes selon l'histoire singulière et unique de chacun). Personnellement, j'ai appris beaucoup et certainement, dans mon évolution à venir, ça ressortira non pas dans une vérité qui serait imposée comme une réponse, mais plutôt comme un témoignage et comme alternative possible.
Dans les faits concrêtement, je ne suis pas capable de vous dire de quoi il en retournera de mes activités qui se résument à l'écriture, au graphisme et l'informatique à travers le développement je m'en suis éloigné. Je vais surtout vers une lignée plus tranchée dans la volonté de m'exprimer dans un langage si vous voulez artistique. Alors, je verrai selon ce qui se passera ou pas. Il faut m'accorder du temps car c'est aussi vivre à travers des rencontres et des histoires. C'est important de le comprendre, disons que j'aimerais avoir l'impression d'être soutenu AUSSI par la collectivité. Et ces derniers temps, j'y travaille... surtout pour être capable de dire les choses plus justement sans perte de temps, car c'est tellement compté. Je sens que je n'ai plus de temps à perdre maintenant.
Bon, encore une fois, merci de m'avoir lu. Si vous ne me comprenez pas tout à fait, en fait celà n'est pas si grave. Je ne peux pas faire semblant si vous voulez. Je ne peux plus être trimballer comme une balle de ping pong faute de mieux. J'aurais pu accepter certaines propositions pour faire part de ma volonté à m'en sortir, mais ne serait ce qu'aller dans un centre comme le cref pour créer la synthèse de mes capacités, c'est encore me confronter à des objectifs bien établis et qui ne sont pas les miens. On ne fera qu'une chose, me dissuader d'aller au bout de mes illusions. On laisse pourtant se faire le monde par des gens qui le rêvent à coup de mises monnétaires. Peut être suis je devenu fou après tout, mais si je puis me permettre, je commence à vraiment apprécier la vie...
Au revoir
---
Encore une fois, je passerai à nouveau pour exprimer le fond de ma pensée. Trop de gens subissent cette injustice de ne pas être considérable parce qu'il ne sont pas dans la bonne situation. C'est trop facile pour des agents anpe par exemple de nous prendre en faux(te) de nous soupçonner toujours de tenir un discours puant de bonne morale sans aucun état de conscience pour le respect d'autrui.
J'étais tombé sur un agent anpe comme ça, il a suffi de le rencontrer une fois pour que je ne retourne plus jamais à l'anpe. Je ne vais plus à l'anpe depuis 2005 je crois, ou 4 je ne sais plus trop. Je ne veux pas être pris pour du jambon. J'ai une cousine aussi qui est tombée malade à cause de trop de pression qu'on nous met dans ce dispositif qui se prétend dire réinsérer.
Mais réinsérer de quoi ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas d'emploi que je suis marginal. Je suis insérer dans la société, j'en fais parti, j'ai un numéro de sécu, je suis citoyen, et comme tout être humain j'aspire à faire quelque chose de ma vie. Non mais vous pensez peut être que c'est évident même d'accepter ce qu'on veut bien nous imposer ?
On nous soumet à des protocoles de réinsertion qui tournent en rond ! Je n'ai pas voulu entrer dans ce jeu qui à mon sens est digne d'une mascarade ! Ca m'a amené mon refus à m'enfermer à tel point qu'on a du me faire hospitaliser sous contrainte. Cet épisode est derrière. Donc non celà n'est pas possible, il faut que vous compreniez que ce n'est pas un manque de volonté. Je reviendrai vous écrire prochainement.
Meilleurs souhaits à tous malgré tout pour cette nouvelle année...
A bientôt,
Thierry.
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Yos
Re: suspension de rmi
Bon alors pour répondre à Thierry. Vous n'avez aucune connaissance de la situation de la jeune femme que j'ai reçu, donc que savez-vous de savoir si elle est repliée sur elle même et blabla. Certains d'entre vous crie haut et fort que le RMI est un revenu pas assez élevé et qu'il permet juste de survivre. Ok. Alors ma question est: que proposez vous? Mettre le RMI à 1000€ ça vous irait? Je suis désolée mais il est normal que des personnes qui ne travaillent pas ne gagnent pas cette somme! Merde alors! Moi aussi j'ai galéré, je me suis retrouvé en foyer parce que j'avais pas de logement et je me suis bougé le cul pour m'en sortir! et aujourd'hui ben je boss avec un salaire de 1500€ net! ben oui c'est possible!
Alors je ne jette pas la pierre du tout à ce qui n'y "arrive pas", je comprends qu'il peut y avoir plein de difficultés (santé, psy, conjoncture etc) JE SUIS D'ACCORD. Je dis juste qu'il est normal et nécessaire, que les bénéficiaires du RMI est un minimum de "contrôle" justifiant leurs droits! sinon c'est la porte ouverte à tout! Je ne dis pas que ne pas travailler==> suspension de RMI! loin de moi cette idée!!! Je pense que c'est au référent aussi de savoir ce qui ne va pas, d'aller éventuellement au domicile de la personne pour discuter avec elle! je suis d'accord tous ne le font pas et choissisent la solution de facilité en suspendant le RMI. Je n'ai jamais dit que j'étais d'accord avec cette pratique!
Alors je ne jette pas la pierre du tout à ce qui n'y "arrive pas", je comprends qu'il peut y avoir plein de difficultés (santé, psy, conjoncture etc) JE SUIS D'ACCORD. Je dis juste qu'il est normal et nécessaire, que les bénéficiaires du RMI est un minimum de "contrôle" justifiant leurs droits! sinon c'est la porte ouverte à tout! Je ne dis pas que ne pas travailler==> suspension de RMI! loin de moi cette idée!!! Je pense que c'est au référent aussi de savoir ce qui ne va pas, d'aller éventuellement au domicile de la personne pour discuter avec elle! je suis d'accord tous ne le font pas et choissisent la solution de facilité en suspendant le RMI. Je n'ai jamais dit que j'étais d'accord avec cette pratique!
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Thierry
Re: suspension de rmi
Bonjour,
Je n'ai jamais dis qu'il fallait mettre le rmi à 1000 €, personnellement je vis actuellement dans un T1 et j'ai 315 € / mois ce n'est même pas un rmi car la caf me retient une sommes que je dois vu que mon hospitalisation sous contrainte n'était pas déclarée (on a su me faire HP mais à côté de ça...) déjà trouvez vous ça normal ? Moi pas... je me retrouve avec un endettement que je n'ai pas demandé alors qu'à la base, je suis prêt de mon budget sans écart, je n'ai jamais eu de pb d'endettement, ne fume pas bois pas sors pas etc... oh je ne suis pas parfait pour autant la preuve je suis dans cette situation merdique.
En effet, se déplacer au domicile c'est une pratique plutôt rare certainement parce que c'est partir en terrain inconnu et que le public est divers et que le risque zéro n'existe pas. Autrement dit certaines personnes doivent craindre de devoir rendre visite.
Je vous le répète sinon la suspension des minimas c'est une pratique qui ne devrait aucunement avoir lieu. Il faut assumer les travers de notre société imparfaite et ce jusqu'au bout. Je ne vois pas "de porte ouverte à tout" par là (je ne comprends pas)...
Par porte ouverte à tout, vous entendez quoi ? Qu'il n'est pas normal de vivre même durablement avec un rmi ? Alors là je suis amplement d'accord avec vous ! Que tout ceux qui n'auraient pas d'emploi et n'accèderaient pas aux assedics puissent se retrouver au rmi ?
En fait le rmi à 25 ans c'est même quasiment trop tard pour tout vous dire. Le rmi a été mal pensé, il a été pensé pour "une société qui va bien" et pas dans un système de crise, c'est un paradoxe car une société qui va bien ne compterait que très peu de rmi voire même pas du tout.
Celà n'est pas une question de ne pas y arriver, juste le fait que le marché de l'emploi n'est pas conçu pour tout le monde, dans le sens où l'un de ses aspects est qu'il est basé pour faire travailler un nombre restreint de la population. En effet, le rendement et la rentabilité imposent dans un but d'assurer une compétitivité maximale de devoir faire beaucoup avec peu de travailleurs. C'est une loi, celle du marché.
Ce n'est pas un prétexte pour laisser tomber, même si pour ma part je ne compte plus vraiment réinvestir une voie qui serait on va dire attendue. Peut être à cause de mon âge, peut être à cause de mon parcours, enfin toujours est il que d'un autre côté, je pense ne pas voler ce qu'on me donne, ce qu'on me doit même.
Car j'estime que d'être dans un tel dispositif après avoir essuyé des échecs et être sous le joug d'une politique répressive, la charge émotionnelle endurée est équivalente à du harcellement moral.
Voilà ce que je dis, et voilà où je veux en venir. Cette politique de réinsertion inclu dans son modèle le droit de harceler moralement des individus en situation de fragilité. C'est tout particulièrement ce que je dénonce ! Pour l'avoir vécu...
Je n'ai jamais dis qu'il fallait mettre le rmi à 1000 €, personnellement je vis actuellement dans un T1 et j'ai 315 € / mois ce n'est même pas un rmi car la caf me retient une sommes que je dois vu que mon hospitalisation sous contrainte n'était pas déclarée (on a su me faire HP mais à côté de ça...) déjà trouvez vous ça normal ? Moi pas... je me retrouve avec un endettement que je n'ai pas demandé alors qu'à la base, je suis prêt de mon budget sans écart, je n'ai jamais eu de pb d'endettement, ne fume pas bois pas sors pas etc... oh je ne suis pas parfait pour autant la preuve je suis dans cette situation merdique.
En effet, se déplacer au domicile c'est une pratique plutôt rare certainement parce que c'est partir en terrain inconnu et que le public est divers et que le risque zéro n'existe pas. Autrement dit certaines personnes doivent craindre de devoir rendre visite.
Je vous le répète sinon la suspension des minimas c'est une pratique qui ne devrait aucunement avoir lieu. Il faut assumer les travers de notre société imparfaite et ce jusqu'au bout. Je ne vois pas "de porte ouverte à tout" par là (je ne comprends pas)...
Par porte ouverte à tout, vous entendez quoi ? Qu'il n'est pas normal de vivre même durablement avec un rmi ? Alors là je suis amplement d'accord avec vous ! Que tout ceux qui n'auraient pas d'emploi et n'accèderaient pas aux assedics puissent se retrouver au rmi ?
En fait le rmi à 25 ans c'est même quasiment trop tard pour tout vous dire. Le rmi a été mal pensé, il a été pensé pour "une société qui va bien" et pas dans un système de crise, c'est un paradoxe car une société qui va bien ne compterait que très peu de rmi voire même pas du tout.
Celà n'est pas une question de ne pas y arriver, juste le fait que le marché de l'emploi n'est pas conçu pour tout le monde, dans le sens où l'un de ses aspects est qu'il est basé pour faire travailler un nombre restreint de la population. En effet, le rendement et la rentabilité imposent dans un but d'assurer une compétitivité maximale de devoir faire beaucoup avec peu de travailleurs. C'est une loi, celle du marché.
Ce n'est pas un prétexte pour laisser tomber, même si pour ma part je ne compte plus vraiment réinvestir une voie qui serait on va dire attendue. Peut être à cause de mon âge, peut être à cause de mon parcours, enfin toujours est il que d'un autre côté, je pense ne pas voler ce qu'on me donne, ce qu'on me doit même.
Car j'estime que d'être dans un tel dispositif après avoir essuyé des échecs et être sous le joug d'une politique répressive, la charge émotionnelle endurée est équivalente à du harcellement moral.
Voilà ce que je dis, et voilà où je veux en venir. Cette politique de réinsertion inclu dans son modèle le droit de harceler moralement des individus en situation de fragilité. C'est tout particulièrement ce que je dénonce ! Pour l'avoir vécu...
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anonyme
Re: suspension de rmi
A nono,
J'ai été dans votre cas (suspension du rmi). Je me permets de vous conseiller d'envoyer un courrier en recommandé avec accusé de réception à la commission de recours à la caf, en précisant bien que votre projet avait été validé par la cli (si c'est le cas) et que donc il est illégal de vous interrompre le rmi (essayer de retrouver les textes de loi et décrets - la définition du rmi - sur google).
Ne vous laissez pas faire - les erreurs de la part de la caf sont fréquentes.
Tenez bon.
J'ai été dans votre cas (suspension du rmi). Je me permets de vous conseiller d'envoyer un courrier en recommandé avec accusé de réception à la commission de recours à la caf, en précisant bien que votre projet avait été validé par la cli (si c'est le cas) et que donc il est illégal de vous interrompre le rmi (essayer de retrouver les textes de loi et décrets - la définition du rmi - sur google).
Ne vous laissez pas faire - les erreurs de la part de la caf sont fréquentes.
Tenez bon.