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dépendance institutionnelle
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elisa
dépendance institutionnelle
Bonjour, je suis en dernière année éduc spé et j'éai le désir de faire un mémoire sur la dépendance institutionnelle. Les jeunes que je suis sont des jeunes majeurs et nous constatons que le départ de l'institution est compliqué pour divers raisons. J'AURAI BESOIN DE VOTRE AVIS, ET POURQUOI PAS DE REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE??Merci d'avance, à bientôt
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xav
Re: dépendance institutionnelle
Salut,
Sujet intéressant!
Je pense que souvent les jeunes sont mal préparés et mal armés pour affronter des conditions de vie en complète autonomie.
Avec pour certains des parcours institutionnels longs, le manque de soutien familial, des institutions pas toujours équipés ou sensibilisés pour la préparation des jeunes, des contrats jeunes majeurs de plus en plus difficiles à obtenir et un arrêt brutal ds le meilleur des cas à 21 ans qui ne correspond plus à la réalité sociale... c'est pour le moins compliqué!!
Tu ne pourras pas tout traiter mais ce pencher sur ce qui se joue entre institution et jeune majeur est intéressant. Perso, je jense qu'il y a une part de responsabilité institutionnelle...
Sujet intéressant!
Je pense que souvent les jeunes sont mal préparés et mal armés pour affronter des conditions de vie en complète autonomie.
Avec pour certains des parcours institutionnels longs, le manque de soutien familial, des institutions pas toujours équipés ou sensibilisés pour la préparation des jeunes, des contrats jeunes majeurs de plus en plus difficiles à obtenir et un arrêt brutal ds le meilleur des cas à 21 ans qui ne correspond plus à la réalité sociale... c'est pour le moins compliqué!!
Tu ne pourras pas tout traiter mais ce pencher sur ce qui se joue entre institution et jeune majeur est intéressant. Perso, je jense qu'il y a une part de responsabilité institutionnelle...
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bernard
Re: dépendance institutionnelle
Moi, j'ai toujours nommé ce problème comme étant une des facettes perverses de la culture de la prise en charge totale de nos jeunes.
Les jeunes sans racine familiale et sociale, avec des problèmes d'attachement , des carences affectives, des lacunes chroniques quant à leur estime de soi,ils ont peur de la vie, ils ont été élevés dans des millieux structurés professionnellement, avec des objectifs cliniques, des plans d'intervention, des objectifs thérapeutiques, bref, un milieu artificiel, parfois contradictoire quant aux valeurs ou attentes des intervenants.
Ils ont toujours eu quelqu'un pour les guider, les diriger, les encourager et les engueuler, mais aussi ils n'ont jamais oublié qu'on est payé pour faire cette job.Ils n'ont jamais oublié que chaque fois qu'ils se sont attaché à un intervenant celui ci est parti qu'un autre est arrivé, puis un autre et un autre. Fais l'expérience avec ces jeunes de leur demander combien ils ont vu passer des adultes dans leur vie.Quels souvenirs ils ont des meilleurs et des pires.
Le plus terrible c'est que la blessure de l'abandon ou de la négligeance de leurs parents ne s'est jamais guérie, au contraire elle s'est amplifiée et les dévore quand ils réalisent qu'ils vont être jetés dans la société sans famille solide. J'en ai tellement vu retourner vers un père ou une mère que nous avions si savamment tenu loin d'eux pour les protéger.
Ils sont souvent incapables de prendre des décisions personnelles, peur de se tromper car on a toujours décidé pour eux.Le moindre échec prend une dimension démesurée, le soir ils font de l'insomnie, beaucoup sont incapables de dormir seul dans un appart.
Souvent ils ont de la difficulté à se situer et se projeter dans l'espace et dans le temps, demain, la semaine prochaine, le mois prochain.. c'est flou.
Certes plusieurs s'en sortent, c'est sur, mais les échecs sont nombreux, le suicide est une porte de sortie pour certains, l'adhésion à des groupes marginaux ou des sectes en est une autre.
Et, hélas plusieurs plongent dans la délinquance adulte pour y chercher protection identification, valorisation et reconnaissance.
OUf, voila en un souffle ce que des années de travail m'ont appris. C'est spontané on pourrait en débatre très longuement.
Les jeunes sans racine familiale et sociale, avec des problèmes d'attachement , des carences affectives, des lacunes chroniques quant à leur estime de soi,ils ont peur de la vie, ils ont été élevés dans des millieux structurés professionnellement, avec des objectifs cliniques, des plans d'intervention, des objectifs thérapeutiques, bref, un milieu artificiel, parfois contradictoire quant aux valeurs ou attentes des intervenants.
Ils ont toujours eu quelqu'un pour les guider, les diriger, les encourager et les engueuler, mais aussi ils n'ont jamais oublié qu'on est payé pour faire cette job.Ils n'ont jamais oublié que chaque fois qu'ils se sont attaché à un intervenant celui ci est parti qu'un autre est arrivé, puis un autre et un autre. Fais l'expérience avec ces jeunes de leur demander combien ils ont vu passer des adultes dans leur vie.Quels souvenirs ils ont des meilleurs et des pires.
Le plus terrible c'est que la blessure de l'abandon ou de la négligeance de leurs parents ne s'est jamais guérie, au contraire elle s'est amplifiée et les dévore quand ils réalisent qu'ils vont être jetés dans la société sans famille solide. J'en ai tellement vu retourner vers un père ou une mère que nous avions si savamment tenu loin d'eux pour les protéger.
Ils sont souvent incapables de prendre des décisions personnelles, peur de se tromper car on a toujours décidé pour eux.Le moindre échec prend une dimension démesurée, le soir ils font de l'insomnie, beaucoup sont incapables de dormir seul dans un appart.
Souvent ils ont de la difficulté à se situer et se projeter dans l'espace et dans le temps, demain, la semaine prochaine, le mois prochain.. c'est flou.
Certes plusieurs s'en sortent, c'est sur, mais les échecs sont nombreux, le suicide est une porte de sortie pour certains, l'adhésion à des groupes marginaux ou des sectes en est une autre.
Et, hélas plusieurs plongent dans la délinquance adulte pour y chercher protection identification, valorisation et reconnaissance.
OUf, voila en un souffle ce que des années de travail m'ont appris. C'est spontané on pourrait en débatre très longuement.
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Thieu
Re: dépendance institutionnelle
J'ai fait mon mémoire sur ce sujet. Si ca t'intéresses donne moi ton mail et je t'envoie mon mémoire. Il n'est pas transcendant loin de la mais il pourra toujours te donner une base de travail.
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Mélanie
Re: dépendance institutionnelle
bonjour,
je suis en derniere année monitrice educatrice et je fais mon méméoire à ce sujet mais plus en rapport avec les SDF cela m'intéresserait de connaitre quelques auteurs ou roman qui evoquent ce sujet.
merci d'avance
je suis en derniere année monitrice educatrice et je fais mon méméoire à ce sujet mais plus en rapport avec les SDF cela m'intéresserait de connaitre quelques auteurs ou roman qui evoquent ce sujet.
merci d'avance
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ELSA
Re: dépendance institutionnelle
oh oui ta biblio m'intéresse THIEU! ce serait trop bien!merci d'avance!
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Vaness
Re: dépendance institutionnelle
@ thieu : je serais interessée aussi par ton memoire si tu veux bien !
gabberette@yahoo.fr
Merci bonne journée
gabberette@yahoo.fr
Merci bonne journée
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PY
Re: dépendance institutionnelle
Allez lire la parution des oeuvres de Deligny aux éditions L'Arachnéen, voyez les films de Deligny qui paraissent aux éditions Montparnasse début novembre, allez lire Foucault, guattary/Deleuze, "aussi Donzelot, etc…… la littérature sur ce sujet ne manque pas comme les opinions mais ça , ça ne fait pas un mémoire,
Amicalement
Amicalement