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souffrance des enfants placés
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Clara
souffrance des enfants placés
Bonjour à tous!! je suis en train de réfléchir à mon sujet de mémoire et j'aimerais me tourner vers la souffrance ressentie par les enfants lors d'un placement. Si vous avez des références d'ouvrages ou thériques, n'hésitez pas!! merci bcp
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Mike
Re: souffrance des enfants placés
Bonjour, tu peux lire Maurice Berger "L'enfant et la souffrance de la séparation". Il y a une fiche de lecture de ce livre sur le site. Il traite bien de la souffrance constante et sous estimée de l'enfant face à la séparation liée au placement, au divorce, à l'adoption.
A+
Mike
A+
Mike
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béa
Re: souffrance des enfants placés
bonjour!!!a tous je suis entrain de faire une fiche de lecture sur la souffrance de la séparation....de Maurice Berger et j'aimerais si possible avoir l'adresse du site ou je peux trouver la fiche en question merci à tous ps: ça urge!!!!
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Mama
Re: souffrance des enfants placés
Bonjour Clara, mon sujet de mémoire s'oriente également autour de la souffrance des enfants placés. Ton mémoire désormais achevé, pourrais-tu me donner des pistes de réflexion ? Merci à tout ceux qui peuvent également m'aider à avancer 
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marie
Re: souffrance des enfants placés
alors, moi je n'ai pas d'ouvrage à vs proposer en lien avec votre problématique mise à part l'échec de la protection de l'enfance de Berger
Par contre, je peux en dire certaine chose, que certains professionnels oublient: placer parce qu'il y a danger, ok mais alors les conséquences par la suite, on aurait tendance à oublier: perte de repère, isolement...
Par contre, je peux en dire certaine chose, que certains professionnels oublient: placer parce qu'il y a danger, ok mais alors les conséquences par la suite, on aurait tendance à oublier: perte de repère, isolement...
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christel
Re: souffrance des enfants placés
bonjour
j'ai lu "petite chronique d'une famille d'accueil" de Jean Cartry c'est très intéressant et riche d'enseignement
bonne continuation
j'ai lu "petite chronique d'une famille d'accueil" de Jean Cartry c'est très intéressant et riche d'enseignement
bonne continuation
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stéphanie
Re: souffrance des enfants placés
je m'occupe d'enfants placés, je tente au maximum de gérer leurs souffrances au quotidien mais une question me vient :
Mieux vaut souffrir en foyer entourés de personnel compétents ou de vivre maltraités en famille ?
Mieux vaut souffrir en foyer entourés de personnel compétents ou de vivre maltraités en famille ?
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marie
Re: souffrance des enfants placés
"Mieux vaut souffrir en foyer entourés de personnel compétents ou de vivre maltraités en famille ?"
Pour quelle finalité???
vivre entouré de personnel compétent: ce n'est que temporaire et compte tenu de certaine distance part certains pro, on ne répond pas forcément aux carences et pbs de l'enfant. Les placements génèrent des ruptures puis l'isolement
vivre maltraité en famille: difficile, mais il a tjs ses repères et surtout, n'a pas de rupture...certes il y aura des carences énormes, l'évolution de l'enfant aurait été meilleur si placement, mais à quoi bon s'il est seul, sans repère, sans amour...
Pour quelle finalité???
vivre entouré de personnel compétent: ce n'est que temporaire et compte tenu de certaine distance part certains pro, on ne répond pas forcément aux carences et pbs de l'enfant. Les placements génèrent des ruptures puis l'isolement
vivre maltraité en famille: difficile, mais il a tjs ses repères et surtout, n'a pas de rupture...certes il y aura des carences énormes, l'évolution de l'enfant aurait été meilleur si placement, mais à quoi bon s'il est seul, sans repère, sans amour...
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Frankie
Re: souffrance des enfants placés
Bonjour Marie,
Voici la vieille querelle remis au gout du jour. Famille maltraitante ou foyer?
Le problème c'est: la généralité. Il y a des enfants et ado qui n'ont rien à faire dans un lieu d'accueil, on est d'accord. Le fil d'ariane estime le pourcentage d'enfants placés abusivement à 50% (seulement on ne sait pas comment il en sont arrivé à ce nombre).
Je travaille en foyer depuis longtemps. Mon expérience me fait constater que beaucoup de jeunes souffrant dans leur famille ont pu se "récupérer" en foyer et construire leur vie. Pour beaucoup de jeunes le placement est vécu non pas comme une sanction mais comme un soulagement.
Dire que dans un foyer il n'y a pas d'amour et pas de repère c'est méconnaitre la vie dans les foyers. Bien sur il existe sur ce point de vue des foyers complétement deconnant. Pour ma part, je peux te dire que je suis attaché affectivement auprès de tous les jeunes que j'ai pu accompagner et qu'une relation forte intense peut permettre à certains jeunes carencés affectivement de remplir les manques qu'ils peuvent avoir.
Je pense qu'il y a accentuation de la souffrance dans le placement quand l'institution leur manque de considération, d'espoir, de convivialité, d'empathie, de chaleur.
Imagine que tu es une jeune qui est maltraitée. Tu es placée dans un endroit ou ta parole est écouté, ou malgré les conneries que tu peux faire tu restes aux yeux des adultes qui t'entoure pleinement une personne qui vaut le coup et en qui on a de l'espoir, que plutôt que de détruire ton individualité on tente de t'aider à te personnifier. Je pense que tu pourrais résilier tranquillement.
Encore une fois beaucoup de foyers et d'éducateur ne sont pas forcément dans cette dynamique empathique. Cependant, d'autres le sont et plutôt que de refuser en bloc la question du placement en institution. il peut être intéressant de regarder du coté des lieux ou l'accueil de l'enfant est j'allais dire humain.
Voici la vieille querelle remis au gout du jour. Famille maltraitante ou foyer?
Le problème c'est: la généralité. Il y a des enfants et ado qui n'ont rien à faire dans un lieu d'accueil, on est d'accord. Le fil d'ariane estime le pourcentage d'enfants placés abusivement à 50% (seulement on ne sait pas comment il en sont arrivé à ce nombre).
Je travaille en foyer depuis longtemps. Mon expérience me fait constater que beaucoup de jeunes souffrant dans leur famille ont pu se "récupérer" en foyer et construire leur vie. Pour beaucoup de jeunes le placement est vécu non pas comme une sanction mais comme un soulagement.
Dire que dans un foyer il n'y a pas d'amour et pas de repère c'est méconnaitre la vie dans les foyers. Bien sur il existe sur ce point de vue des foyers complétement deconnant. Pour ma part, je peux te dire que je suis attaché affectivement auprès de tous les jeunes que j'ai pu accompagner et qu'une relation forte intense peut permettre à certains jeunes carencés affectivement de remplir les manques qu'ils peuvent avoir.
Je pense qu'il y a accentuation de la souffrance dans le placement quand l'institution leur manque de considération, d'espoir, de convivialité, d'empathie, de chaleur.
Imagine que tu es une jeune qui est maltraitée. Tu es placée dans un endroit ou ta parole est écouté, ou malgré les conneries que tu peux faire tu restes aux yeux des adultes qui t'entoure pleinement une personne qui vaut le coup et en qui on a de l'espoir, que plutôt que de détruire ton individualité on tente de t'aider à te personnifier. Je pense que tu pourrais résilier tranquillement.
Encore une fois beaucoup de foyers et d'éducateur ne sont pas forcément dans cette dynamique empathique. Cependant, d'autres le sont et plutôt que de refuser en bloc la question du placement en institution. il peut être intéressant de regarder du coté des lieux ou l'accueil de l'enfant est j'allais dire humain.
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marie
Re: souffrance des enfants placés
Bonjour,
Ne pas oublier une pionnière dans nos lectures autour du placement: MYRIAM DAVID. Si le courage est là et la volonté de comprendre les "mécanismes du placement" en famille d'accueil ou en foyer, MYRIAM DAVID explique avec beaucoup de justesse que le placement peut avoir et doit avoir des vertus thérapeutiques tant pour la famille que pour l'enfant.
Ensuite, bien sur que la place, dans l'idéal, de l'enfant est dans sa famille...Mais, quand la famille est défaillante, quand la famille n'en peut plus, quand l'enfant est en danger (bien partir des définitions de l'enfant en danger ou risque de l'être) notre rôle est bien de permettre un apaisement de la situation.... dans l'intérêt de l'enfant.
Ensuite être parents ne va pas tjs de soi et nous sommes aussi là pour soutenir cette parentalité...mais pas tjs comme le souligne je pense Frankie. En effet il arrive parfois que l'enfant qui nous est confié soi amené à faire face à ce "non amour" de la famille, le rejet en quelques sorte mais pas clairement énoncé...
notre rôle sera alors d'accompagner sa souffrance de même que nous accompagnons la souffrance de l'enfant pris dans le conflit de loyauté expliqué si bien par Myriam David!
La carence affective laisse des plaies béantes si bien expliquées par LEMAY Maurice dans "J'ai mal à ma mère" ensuite c'est pas mal de lire Boris CYRULNIC pour comprendre la résilience.... ne sommes nous pas aussi parfois des tuteurs de résilience?
Enfin, dans la plupart des situations d'accueils il est important quand c'est du judiciaire d'observer que, bien souvent, une période d'AEMO a été mis en place et que la situation n'a pas évolué malgré le soutien de l'équipe éducative AEMO... autrement, dans les situations d'accueil d'urgence je pense ne pas avoir besoin de vous faire un tableau.
Re Enfin, dans les situations administrative la demande émane de l'enfant parfois des parents souvent ou des deux... voili, voilou
Ne pas oublier une pionnière dans nos lectures autour du placement: MYRIAM DAVID. Si le courage est là et la volonté de comprendre les "mécanismes du placement" en famille d'accueil ou en foyer, MYRIAM DAVID explique avec beaucoup de justesse que le placement peut avoir et doit avoir des vertus thérapeutiques tant pour la famille que pour l'enfant.
Ensuite, bien sur que la place, dans l'idéal, de l'enfant est dans sa famille...Mais, quand la famille est défaillante, quand la famille n'en peut plus, quand l'enfant est en danger (bien partir des définitions de l'enfant en danger ou risque de l'être) notre rôle est bien de permettre un apaisement de la situation.... dans l'intérêt de l'enfant.
Ensuite être parents ne va pas tjs de soi et nous sommes aussi là pour soutenir cette parentalité...mais pas tjs comme le souligne je pense Frankie. En effet il arrive parfois que l'enfant qui nous est confié soi amené à faire face à ce "non amour" de la famille, le rejet en quelques sorte mais pas clairement énoncé...
notre rôle sera alors d'accompagner sa souffrance de même que nous accompagnons la souffrance de l'enfant pris dans le conflit de loyauté expliqué si bien par Myriam David!
La carence affective laisse des plaies béantes si bien expliquées par LEMAY Maurice dans "J'ai mal à ma mère" ensuite c'est pas mal de lire Boris CYRULNIC pour comprendre la résilience.... ne sommes nous pas aussi parfois des tuteurs de résilience?
Enfin, dans la plupart des situations d'accueils il est important quand c'est du judiciaire d'observer que, bien souvent, une période d'AEMO a été mis en place et que la situation n'a pas évolué malgré le soutien de l'équipe éducative AEMO... autrement, dans les situations d'accueil d'urgence je pense ne pas avoir besoin de vous faire un tableau.
Re Enfin, dans les situations administrative la demande émane de l'enfant parfois des parents souvent ou des deux... voili, voilou