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UPI/SEGPA: quelles limites?

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Cam

UPI/SEGPA: quelles limites?

Message non lu par Cam » 06 nov. 2007 15:25

Bonjour à tous,
actuellement en stage en UPI, je fais des accompagnement d'enfants de l'UPI en SEGPA et me pose beaucoup de questions sur les frontières entre ces deux prises en charge...
Qu'en pensez-vous ?
merci !
Camille

jéjé

Re: UPI/SEGPA: quelles limites?

Message non lu par jéjé » 06 nov. 2007 17:50

la frontière est à rechercher dans les évaluations qui ont été réalisées en fin de cycle primaire, dans le dossier d'orientation en cycle adapté.

la seule frontière se situe dans ce bref moment, au cours du 2ème trimestre de la dernière année de primaire, au cours duquel des renseignements psychologiques établis par le psychologue scolaire, des renseignements pédagogiques donnés par l'enseignant et des renseignements sociaux fournis par une assistante sociale (qui a rencontré les parents) sont examinés par une commission, qui décide d'une option d'orientation soit en UPI, soit en SEGPA (soit en IME, soit en EREA, soit en 6ème ordinaire, pour être un peu plus exhaustif dans les choix).
l'option est ensuite présentée aux parents, dont l'accord est indispensable. Ainsi, on trouve en UPI des enfants qui étaient initiallement préssentis pour une SEGPA, et inversement, parfois simplement en fonction de la place disponible dans l'une ou l'autre de ces sections, parfois juste parce que les parents avaient un préjugé sur l'une et préferaient l'autre...c'est dire si la frontière est mince...cela dit, elle l'est aussi avec l'EREA, parfois présenté comme une simple alternative à la SEGPA.

D'un point de vue empirique, l'UPI a été créée dans le cadre du programme Handiscol et devrait concerner des enfants porteur d'un handicap de nature à necessiter un enseignement spécialisé, alors que la SEGPA devrait concerner des enfants en retard scolaire et en difficulté d'apprentissage sans lien avec un handicap, dans la suite historique des classes SES et CPPN qu'elle a remplacées...

j'imagine que ce stage vous montre le paradoxe qui peut parfois être observé entre la théorie et la réalité...
ou celui qui rend difficile l'exercice de "mettre les enfants dans des cases", en référence à leur potentiel d'évolution, de blocage ou de résilience, qui est parfois (et heureusement) totalement indépendant d'une "étiquette" figée et stigmatisante de handicap...

Cam

Re: UPI/SEGPA: quelles limites?

Message non lu par Cam » 06 nov. 2007 19:30

et quel paradoxe entre les demandes institutionnelles de "démarche qualité" et le manque de moyens offerts pour l'accompagnement le plus adapté à tous ces enfants !
Il est vrai que le pardadoxe me semble énorme entre cette impression de délimitation des différents secteurs (UPI,SEGPA,CLIS...) et la présence des enfants qui est parfois loin d'être pertinente dans telle ou telle structure... et qu'encore une fois sous des sigles à rallonge se cachent des prises en charges très complexes.
Non pas qu'il faille aller dans un étiquettage (qui rendrait figerait en quelque sorte l'enfant dans sa difficulté), mais j'aimerais que l'on sache m'expliquer POURQUOI tel enfant se retrouve dans telle structure et quel est l'objectif de son accompagnement...

jéjé

Re: UPI/SEGPA: quelles limites?

Message non lu par jéjé » 07 nov. 2007 13:26

l'enfant s'y trouve parce qu'un jour, à l'aube de son 12ème anniversaire, l'enseignant, le psychologue scolaire et les parents (via l'assistante sociale) se sont mis d'accord sur cette orientation et l'ont fait valider par la commission de circonscription du 2nd dégré, présidé par un inspecteur d'académie, parce qu'à l'origine, l'école a fait le constat d'une incapacité à suivre un cursus secondaire ordinaire.
à partir de là, tout reste à construire au niveau du projet du gamin, parce que le seul projet qui s'en trouve validé, c'est celui de faire quitter une CLIS ou une école primaire à un enfant qui n'a plus l'âge d'y rester.
ça peut paraitre cynique, mais c'est un constat.
quant à expliquer, comme tu le demandes, "pourquoi tel enfant dans telle structure" c'est au cas par cas que cela se questionne, avec parfois, au centre du pourquoi, des pistes de réponse effarantes, comme le confort des parents (l'upi c'est plus près du domicile, ils pensent que la cantine est meilleure dans le collège où est implantée la segpa, ils veulent pas que leur fils cotoit la fille trisomique de la voisine,tous les préjugés peuvent y passer..) ou celui de l'éducation nationale (les parents n'ont pas de préférences? et ben on met l'enfant à l'upi parce qu'il y a encore de la place, sans se demander si la segpa serait mieux adaptée).

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