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fiche de lecture contes cruels de la mondialisation.

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Olivia

fiche de lecture contes cruels de la mondialisation.

Message non lu par Olivia » 08 janv. 2005 11:28

Bonjour, je suis en ME1 et je doit faire une fiche de lecture sur le livre :"contes cruels de la mondialisation" que d'ailleur je conseille vivement. Le problème c'est que c'est ma première fiche de lecture et même si je l'ai finie, je ne suis pas sur d'avoir fait un travail convenable surtout que j'ai des grosses lacunes en français. Voice une copie. Par contre je ne vous recopie pas l'identification des auteurs et du livre afin de ne pas trop alourdir ce message. Merci d'avance de me donner votre avis afin que je puisse améliorer mon écrit ainsi que ma façon d'écrire.

Explication sur l’organisation du contenu de l’ouvrage

Chaque chapitre s’ouvre par un fait réel relaté sous forme de conte. Les auteurs nous font part de ce qu’exprime plus profondément ces contes tout en utilisant le Monde comme personne à part entière. Il y a deux type de points de vue : journalistique qui raconte les faits et du psychanalyste qui rassemble et analyse.

IV) Résumé

A cause de la mondialisation, le Monde, qui est une personne, nous berce dans l’illusion de la toute puissance. Il nous empêche de différencier le fantasme de la réalité extérieur qui menace notre bien-être narcissique. La mondialisation est l’action du monde qui enveloppe l’homme et le pousse à l’unification. L’homme a aussi arrêté de se poser des questions sur ses limites : il peut tout faire et être partout grâce à la technologie. La Terre lui appartient.
La guerre est le résultat de la coexistence des pulsions de mort et de vie. Refouler ces pulsions de mort ne sert à rien car elles ressortent toujours : il faut donc les admettre. Le seul moyen évoqué pour l’homme de s’affranchir de la guerre, est de faire appel aux pulsion positives et de s’identifier à l’autre afin qu’il ne soit plus un ennemi. Or le Monde empêche l’identification et nous rassure pour ne pas être effrayée par la réalité. Le moyen de maîtriser ses pulsions est la culture qui renforce l’intellectuel et retourne l’agressivité en notre intérieur.
Le regard de la mère est important pour le bon développement de l’enfant. Il nous rassure dans notre découverte. Grâce à celui-ci l’enfant se sent existé. Sans lui, l’enfant développe une vision unilatérale du monde et se cache derrière la vision de l’autre. Cependant la distance géographique empêche la vraie séparation mère/enfant. Elle fait que la mère reste seulement la nourricière. Une image ne remplace pas une présence. Même si le Monde nous pousse à bouger sans cesse pour gagner plus, nous gagnons la maturité affective lorsque nous nous fixons. Mais, il ne veut pas d’enfants capables de penser par eux-mêmes.
Les jeunes obèses ont senti la nouveauté : ils ont rompu avec les traditions de leurs ancêtres pour se mettre au modèle du capitaliste et du libre marché. Le stade oral est le premier stade du développement de l’enfant car la faim est le premier désir. Il suffit pour que les hommes consomment toujours plus et n’ai besoin que d’eux même. Il n’y a donc plus de maturation possible ni de limites. Si les enfants du Monde passent au stade génital, ils découvrent les limites de soi et le besoin de la différence. Donc, un bon citoyen est un bon consommateur qui consomme toujours plus et sans chercher le mieux.
Les jeux, se collant de plus en plus au réel, réduisent l’imaginaire et sont meurtriers pour le psychisme des enfants : au lieu de les éduquer, ils les conditionnent. Le jeu qui est important pour la maturation et permettant de tester ses limites doit être libre afin que l’enfant vive à son rythme les expériences transitoires. S’il est imposé, il ne répond pas à un besoin propre et peut être vécu comme une persécution. La capacité de jouer nous permet d’accéder à nos peurs, angoisses et expériences traumatisantes. Pour l’adulte, le terrain de jeu est l’expérience culturelle. Il a besoin d’un environnement culturel fiable et bienveillant sans dictat. Mais le monde utilise les images qui, au lieu d’être des représentations, sont plus vrai que nature, pour laisser l’homme dans la toute puissance. Il n’existe plus de paradoxe entre le jeu et la réalité. Le Monde vole le sens de la réalité et détruit la pensé de l’homme.
Le travail en plus de sa fonction vitale, permet l’épanouissement de la personne. Elle prend ainsi des responsabilités et trouve sa place dans la société. Nous pouvons de moins en moins palper ses responsabilités, les chefs étant représentés par le chiffre d’affaire. La mondialisation s’attaque au système symbolique par le langage, la pensé et le travail. La pensé est remplacée par les chiffres incontestables et qui enlèvent les responsabilités. Le langage est aussi substitué par les chiffres qui le rendent universel et ne le pousse qu’a une chose : grossir, manger pour ne pas être mangé. Pour cela, une culture suffit : celle de l’entreprise. Gain et productivité sont ses mots d’ordre de celle-ci qui se veut inhumaine.
Les deux plus grandes questions de l’homme sont celles de la naissance et de la mort. Malgré les réponses scientifiques, ces questions, non résolue pour l’homme, marque le cheminement de la pensé et seront à la base de ses angoisses. L’inconscient ne reconnaît pas la mort même si l’homme porte le désir de mort en lui. Il nie sa propre mort mais peut tuer l’étranger ennemi. Aujourd’hui, le Monde l’a dépassé. Il n’est plus utile de faire le deuil d’une personne morte : la technologie peut le remplacer. Ors pour mûrir, il faut affronter et dépasser les fantasmes créer par ses questions. Il faut passer par la peur puis la maîtrise du deuil. Mais ce n’est pas facile. Parallèlement à cette maturation, il y a le plaisir et la maîtrise du pouvoir. L’autre est un objet d’emprise. Cet instinct maintient au stade anal : pas de différenciation avec l’autre, pas de passage du temps. Tout est mêlé, et indifférencier. C’est l’univers de l’un.
Le monde est au comble de sa toute puissance : il engendre des enfants sans père et sans rapport sexuel. Il annule ainsi l’union des parents et nie la différence entre les sexes. L’homme devient une machine que l’on peut fabriquer à l’identique et privé d’émotion. Le monde ne reconnaît plus les transmissions entre les générations et doit s’appuyer sur l’identité généralisé. S’il n’y a plus de parents, il n’y a plus de séparation. Le Monde maîtrise la toute puissance : séparation et mort ne sont plus à craindre. Grâce à la technologie, les femmes peuvent procréer sans avoir besoin de l’autre, de la différence. Notre culture met en évidence l’histoire, la filiation et le passage du temps. Dans celle de robot, c’est la répétions qui prime.
Dans l’épilogue, le Monde s’inquiète de toutes ces pulsions, de l’un et de la différence. Trouver ses limites et faire appel aux pulsions positives d’Eros est essentiel pour s’humaniser.

V) Commentaires personnels

Je pensais que la mondialisation est un fait économique qui affecte les pays : les habitants n’étant que peu impliqué. Cependant, la lecture de ce livre ainsi que la définition du mot clef « mondialisation » ont élargi ma vision de ce phénomène. Ce livre est très intéressant pour un travailleur social car il ramène à l’individu un phénomène mondial. J’ai compris qu’il y a divers types de mondialisation : économique, culturelle et sociale. Il est impossible de dissocier le Monde et ses habitants. La mondialisation a rapproché les personnes grâce à des moyens de communication de plus en plus performant et réalistes (Internet avec les mails et la web-cam, le visiophone, les transports de plus en plus rapide). Pourtant, j’ai découvert que ces progrès ont aussi contribué à la séparation des familles et la substitution du virtuel au réel. Les rapports entre êtres humains deviennent optionnels. Il se crée alors des carences psychologiques chez les individus. De plus, la mondialisation mélange les cultures. Le problème est que la culture du pays le plus riche l’emporte sur les autres. Par exemple, le mode alimentaire des américains s’exporte partout et développe l’obésité chez les jeunes. Les adolescents ne se reconnaissent plus dans la tradition de leurs ancêtres ; ils préfèrent s’adapter à la mondialisation en adoptant le mode de vie universel. Ils perdent ainsi leurs racines qui leurs sont nécessaire pour un bon développement. Ensuite, les délocalisations et fusions de multinationales créent souvent des drames humains. Une fermeture d’entreprise crée du chômage et des difficultés sociales pour les ex employés. Une fusion change les habitudes et surtout les objectifs d’une entreprise. Visant plus haut, les employés sont obligés de se concentrer uniquement sur le profit, quitte à en oublier la dimension humaine du travail. Au lieu de devenir une source d’épanouissement, le travail devient alors une contrainte et un moyen de subvenir à ses besoins.
Ce livre permet donc de mieux comprendre la mondialisation dans sa face humaine. Finalement, le point de vue psychanalytique nous permet de nous initier à certains concepts de psychanalyse. J’ai pu mieux cerner le développement de l’enfant, ainsi que les problèmes engendrés par certains évènements. Ces concepts me seront donc très utile dans ma vie professionnelles et dans mon approche des populations brisées socialement.

VI) Les mots clefs

J’ai choisi comme mot clef la mondialisation et le complexe d’oedipe. Le premier car c’est le thème principal du livre. Les auteurs faisant référence assez souvent au second, j’arriverai à mieux cerner ce problème.

a) Mondialisation
La définition de l'encyclopédie Universalis est : "La mondialisation, au sens général du terme, constitue à la fois le processus et le résultat du processus selon lequel les phénomènes de divers ordres (économie, environnement, politique, etc.) tendent à revêtir une dimension planétaire. La mondialisation affecte particulièrement les domaines économique et financier. Le développement du commerce international et des investissements à l'étranger a abouti à la «globalisation», caractérisée par l’organisation de réseaux de production transnationaux grâce à l’association de l’informatique et des télécommunications, et à la circulation instantanée de l’information."
La mondialisation est le résultat de notre société : nous communiquons de plus en plus par téléphone, Internet et télévision. Aujourd’hui, nous pouvons recevoir les chaînes télévisées de n’importe quel pays. Internet nous permet de voir, parler, travailler avec n’importe qui en temps réel : les distances espaces temps peuvent devenir inexistante. Les voyages et les transports sont de plus en plus rapides et bon marché. Il se développe chez les gens de nos pays un esprit d'ouverture qui favorise la circulation des idées, des informations, des hommes, des marchandises et des capitaux: le libéralisme progresse à pas de géant. Nous pouvons distinguer deux types de mondialisations : économique et culturelles.
Du point de vue économique, une entreprise a aujourd'hui intérêt à être et avoir les moyens d'être une multinationale. Plus une entreprise couvre de pays, mieux elle exploite, à son profit, les différences entre ces pays: coûts de main d'œuvre, taux d'imposition, coût du capital, législation sociale, etc. Pour se protéger contre ces fluctuations, une multinationale peut répartir sa production ou ses achats entre divers pays. La dimension mondiale est aussi un facteur de solidité: une multinationale résiste bien à une crise dans un pays ou deux, lorsque dans les autres pays ses affaires prospèrent.
La mondialisation culturelle s’exprime par la généralisation d’une culture, d’un mode de vie au détriment des particularités culturelles des pays. Nous pouvons tout connaître sur n’importe quel pays et ses habitant sans bouger. Le model le plus « universel » et le meilleur exemple est les Etats Unis. Ce type de mondialisation se manifeste par la diffusion de comportement et modes de consommation inspirés des USA (coca-cola, musique, etc.), ceci y compris dans des pays restant profondément réfractaires au pouvoir américain. Afin que tout le monde puisse se comprendre, l’anglais est la langue internationale par excellence.
La mondialisation est donc un terme qui implique des phénomènes complexes ne se limitant pas à la définition du dictionnaire Universalis.

b) Complexe d’Œdipe
Ce terme vient du mythe d’Oedipe de la Grèce antique : « Laïos, marié à Jocaste et roi de Thèbes a un enfant. Les oracles annoncent que cet enfant, une fois grand, tuera son père et épousera sa mère. Laïos n'est pas d'accord et décide de tuer l'enfant. Le guerrier charger de cette mission, au lieu de le tuer, va le perdre dans la forêt. L'enfant, les chevilles percées et attachées par une corde à un arbre, est recueilli par un couple de bergers. Ils le confient au roi de Corinthe. Il reçoit alors le nom d'Oedipe qui, en grec, signifie "pieds gonflés". A la puberté, il va à la ville de Thèbes, sans savoir qui il est. Il rencontre un vieillard (le roi de Thèbes) qui, pour ne lui avoir pas laissé le passage, le tue. A l'entrée de la ville, il rencontre le sphinx femelle défenseur de la cité, la terrorisant même complètement : elle pose des énigmes aux habitants qui ne doivent la vie sauve qu'à une bonne réponse. Jusque là personne n'a pu répondre à ses énigmes. Le sphinx pose la devinette suivante à Oedipe : "Quel est l'animal qui marche à 4 pattes le matin, à 2 pattes à midi et à 3 pattes le soir ?" Oedipe trouve la réponse ("l'homme") et rentre en héros à Thèbes. La ville lui propose de monter sur le trône, puisque la place est libre. Il épouse Jocaste, en a des enfants et durant 15 ans vit le bonheur. Puis la peste ravage la ville qui demande pourquoi à l'oracle : "la peste est la punition des Dieux vis à vis d'un parricide et d'un inceste". Oedipe découvre qu'il s'agit de lui. Il se crève les yeux de désespoir, Jocaste se pend. Antigone sa fille l'accompagne hors de la ville qui l'a chassé.»
Cette histoire est associée à la théorie freudienne et à l'histoire de la psychanalyse. En ce qui concerne le développement d'un enfant, la psychanalyse identifie trois étapes fondamentales: le stade oral, le stade anal et le stade phallique où survient chez le garçon le complexe d'Oedipe (complexe d'Electre chez la fille). C’est un ensemble organisé de désirs amoureux et hostiles que l'enfant éprouve à l'égard de ses parents. Il joue un rôle fondamental dans la structuration de la personnalité et dans l'orientation du désir humain. La résolution du complexe d'Oedipe se décompose en trois étapes. En premier, sous sa forme dite positive, le complexe se présente par le désir de la mort du personnage du même sexe et le désir sexuel pour le personnage du sexe opposé. Sous sa forme négative, il se présente à l'inverse: amour pour le parent du même sexe et haine et jalousie envers le parent de sexe opposé. Ensuite, il y a un refoulement de ce désir et un renoncement à l'inceste et au parricide. Et finalement ces deux étapes permettent la maturation psychique de l'Enfant, par identification au parent de même sexe (dans sa forme négative, ces sentiments sont inversés). Ainsi, l’enfant intègre un certain nombre de Loi fondamentales pour sa vie future. D'une relation duelle, l'enfant passe à une relation triangulaire. C'est la relation adulte génitale par excellence. Il accède à la différence des sexes grâce à l'identification (morphologique et psychique) au parent du même sexe que lui. Il reconnaît par la même occasion l'Autre comme différent. Une partie de la personnalité de l'enfant va assumer cet interdit et cette identification avec le Surmoi. C'est l'intériorisation des interdits et exigences parentales et sociales, censeur du futur adulte. Une fois formé, le Surmoi va remplacer les parents dans la vie sociale. Il rentrera continuellement en conflit avec les pulsions, et entraînera la culpabilité. L’idéal du Moi émerge alors : c'est un modèle idéalisé auquel le sujet cherche à se conformer, résultat de l'identification aux parents idéalisés. Le Moi se compare à un idéal, nous permettant de nous dépasser.

Taoufiq

Re: fiche de lecture contes cruels de la mondialisation.

Message non lu par Taoufiq » 17 janv. 2005 17:40

je vais lire ta fiche et voire ce que tu dois corriger ou modifier.de plus si tu me donne ton email je peu t'envoyer une fiche de lecture que j'ai fait moi même sur un livre, cette fiche poura t'aider bq.

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