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le desir dans la relation educative : autisme

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sonia

le desir dans la relation educative : autisme

Message non lu par sonia » 03 mars 2005 22:21

bonjour je travaille actuellement sur mon memoire et c'est pas simple, d'ailleurs bon courage a tous les étudiants qui planchent dessus, plus que 2 mois !!!
J'aimerai developper une partie dans mon memoire sur la notion de désir. Mon sujet est l'éducation et l'autisme : comment accompagner les personnes autiste : reflexion sur l'education structuré et adapté. je trouve peu de référence sur ce sujet : le desir dans la relation educative. En effet de part mes attentes je pense que j'ai pu influencer les comportements des jeunes ?

merci de me donner des références sur ce sujet si vous en avez en tete.
a+
Soni@

néné

Re: le desir dans la relation educative : autisme

Message non lu par néné » 04 mars 2005 13:36

Salut
Tu dis vouloir mener une réflexion sur une éducation adaptée et structurée, et tu nous parles en même temps de désir. J'ai un peu de mal, à suivre ta réflexion car pour moi, quelque chose de structurer est objectif alors que le désir est subjectif. Donc je ne conçois pas l'étude du désir dans un cadre de réflexion objectif. Tu me comprends?
En lisant la suite, je me suis posée une question : de quel désir parle-t-elle? celui de l'usager ou du sien? Si c'est du tien, ce n'est pas tant la notion de désir que tu dois étudier mais celles de transferts, d'intériorisation des normes sociales et d'interactions sociales. Car dans la réflexion que tu veux mener sur ta relation à l'autre, le plus important c'est pas de savoir ce que tu as désiré (en plus, faut être psy pour relever ce qui est du désir conscient et inconscient) mais quelle as été le degré d'influence de ta présence sur les actes des usagers (pour biblio voir domaine de la psychologie et de la psychologie des groupes).
Byebye

TheD

Re: le desir dans la relation educative : autisme

Message non lu par TheD » 04 mars 2005 20:44

La réflexion objective n'est qu'un orgasme simulé, si vous me permettez cette expression. Il est clair, à mes sens, que le désir tient toute sa place dans un cadre éducatif, et se trouve être à la source même de la formulation de toutes théories.

"Comment introduit-on le désir dans la pensée"

N'est qu'une malformulation de la nature pensante. On n'introduit pas le désir dans la pensée, le désir lui même naît la pensée. L'émotion et la pensée ne sont pas opposés, l'intellectuel est un coeur pensant.

La société productive de déplaisir tente de redresser la barre dans le processus d'illusions. Tout ne s'articule pas autour des émotions. Cela n'est pas encore assimilé par les nouvelles normes à défricher. Il y a encore du temps à laisser venir pour ne plus refouler l'être tabou, mais cependant cela advient progressivement. Le désir n'est pas la maladie de la pensée, tout comme le dialecte subjectif existe l'objet. Si la théorie n'est du sujet, l'objet qu'elle devient ne rassemble que le subjectif au plus proche de celui ci.

Pour parler directement, voilà selon mon n'oeil comment je distingue la naissance de troubles mentaux.



"Un jour, Sensei m'a dit : `` Vous bandez en zazen ? '' J'ai répondu : `` Oui, ça m'arrive. Des fois je pense à des jolies filles, à Lucette. '' Il m'a dit : `` Mais non ! Ce n'est pas ça. Est-ce que vous bandez sans penser ? '' C'est très important. Évidemment, ce n'est pas réservé aux hommes de bander. Les femmes aussi bandent. Ça, c'est aussi un joyau du trésor. Le désir souillé par la pensée n'est pas libre. Il m'a dit : `` Vous ne devez pas penser à Lucette. '' Souvent Sensei, dans ses calligraphies, dessinait des postures de zazen comme un sexe en érection. C'est le désir qui crée la vie éternelle. Le désir absolu. La bonne énergie sans souillure, sans avidité. La véritable source vive, la véritable révolution intérieure. C'est un point extrêmement important. On parle toujours dans les préceptes de bonne sexualité. Qu'est-ce que la bonne sexualité ? Dans les temps anciens, quand on demandait l'ordination de moine, on devait prendre un bain avec le maître. Il devait vérifier si on bandait. Celui qui ne bandait pas ne pouvait pas devenir moine. Ça n'a rien à voir avec le fait d'être un obsédé sexuel. Sensei disait aussi : `` La mauvaise sexualité est plus dangereuse que la bombe atomique. '' Quand j'ai entendu ça, j'ai pensé : `` Il délire ! ''"


Il y a là, dans ce texte, la source même des conflits que la pensée se lance pour se vouloir libre et posséder un sexe propre. Le fait même de dire : "vous ne devez pas penser", "vous devez penser ou désirer", enclive l'esprit dans une guerre, une lutte entre l'humain et l'être.


Bon, ne prenez pas pour crédible mes propos bien entendu.

Plus que le désir dans la relation éducative, j'aborde cette question :

"Comment faire aimer ?"

Je pense qu'il faut "faire aimer" le sujet, donc qu'il se "fasse aimer" lui même, voilà peut-être l'abordage du désir nécessaire. C'est ce "faire aimer" alors, peut-être, ce "faire" plus précisément qui devient alors l'acte.

Je rejoinds toutefois néné sur "projection" dans la "relation", et de mesurer son degrés d'implication, ce que l'on suscite comme influence.

Vous me faites penser à des magiciens qui produisez des tours sans trucages. Moi, je suis juste un peu out, mais je participe, histoire d'actualiser le sujet(passionnant).

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