Bonjour Elodie,
Voici ma petite expérience qui peut-être t'éclairera, te confortera dans ce que tu as pu ressentir, lire et de ce que tu peux déjà penser en envisageant le concours et la formation. Deux aspects de ta préparation, la méthode pour les épreuves du concours et la réflexion sur le métier et surtout les moyens que tu possèdes pour subvenir à tes besoins le temps de la formation :
En ce qui me concerne, la préparation au concours (au sein d'un GRETA) a été très importante pour la méthodologie de l'écrit, méthodologie que je ne possédais pas : épreuves écrites où le jury demande selon les écoles de rédiger une synthèse de documents, une argumentation, un résumé, etc.. Ce genre d'épreuves ne s'improvise pas et la méthode est spécifique à chaque exercice (pour ta préparation, demande le contenu des épreuves auprès de l'école que tu envisages d'intégrer). Une préparation au concours demande un travail personnel et l'avantage principal d'intégrer un centre de formation dans le lieu d'habitation ressemble au coup de pied aux fesses salutaire car tu dois travailler et rendre un travail à corriger.. Je ne me sentais pas assez courageuse de passer par le CNED et le concours approchant, je manquais de temps. Certaines préparations sont très chères.
La phase plus abstraite est la vision du métier, les motivations, les différents champs d'action d'un ES.
Pour vérifier mon projet, j'ai pris contact avec l'ANPE et d'organismes de formation impliqués dans le social ou les préparations aux différents concours dans le monde sanitaire et social (IFSI, AS, ES, etc)
Pour le "terrain", ta connaissance du milieu éducatif est essentiel en tant que futur professionnel, candidat et pour le jury, j'ai pu faire deux stages en structures grâce à une EMT (Évaluation en Milieu de Travail) au sein d'un foyer éducatif et dans le cadre d'une pré-professionnellisation (avec un stage en Classe d'Intégration Scolaire).
En matière d'investissement durant tes stages, tu n'auras pas les responsabilités d'un éducateur spécialisé bien sûr. Donc, tout dépend de ton implication personnelle, mais de "simple" observatrice, tu pourras prendre des initiatives : organiser une sortie pour les jeunes, soulager l'encadrant pédagogique, jouer avec les jeunes. Je parlerai de mettre la casquette de l'ES : entre écoute, soutien, poser des limites. Tout dépend bien sûr de la structure d'accueil. Après la phase d'observations (observations qu'il faut toujours avoir..), jette-toi à l'eau et pose des questions en gardant à l'esprit que chaque éducateur est différent. C'est, entre autres, ce qui fait la richesse de ce métier que je comparerais à un accordéon du fait de sa diversité.
Personnellement, j'avais besoin de rencontrer des professionnels dans les différents champs de l'éducation spécialisée : autistes, déficients intellectuels, AEMO, SESSAD, etc.
Toutes ces belles rencontres, les stages, mes réflexions (motivations, capacités, limites,..) m'ont confortée dans mon projet professionnel et ont nourri les entretiens lors épreuves des oraux. La question : suis-je faite pour ce métier, ou celui-ci est-il fait pour moi ?

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C'est un investissement personnel, financier, il faut l'avouer. Ne pas regarder sa montre, ni l'horloge de la bibliothèque, aimer rédiger car tu écris beaucoup et selon ses lacunes prévoir davantage : lire, se documenter, écouter et être à l'écoute du monde du social et des maux de notre société et de ceux qui la font. Mais cela fait partie du cheminement personnel et professionnel et de notre futur métier je suppose.
Ah oui, si tu veux être éducatrice spécialisée, tu dois raffoler des sigles et autres acronymes !
Bon courage à toi.
Cathy, Bretagne.
1ère année DEES pour 2008-2009, très, très âgée..

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