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Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
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eviltween
Re: ppour en finir avec le silence
Avé,
Aux uns et aux zotres,
Il est étonnant de voir que la moindre approche se distinguant par une forme quasi absurde soit simplement et purement rejetée, dans le milieu du social, réputé pour être créatif. Je ne suis pas un diable usant de cabalistique langagière pour effrayer les moineaux, ni victime du manque d'imagination ou de courtoisie des tchatcheur de ce post. Mais tout de même je suis surpris du nombre de "j'ai pas compris Patrice c'est qu'il est trop alambiqué dans son discours" (et idem pour wam; plutôt que de lui demander seulement à quoi il fait référence.
Plus inquiétant, le peu d'envie de rebondir ou d'approfondir le sujet ouvert pour se limiter à la forme....
Certains se permettent de se poser en donneur de leçon, à mon tour (si je ne l'ais pas déjà fait): c'est pas parce que l'on comprend pas qu'il faut brûler le porteur du message! Un acte intelligent serait peut-être de demander des clarifications, car il est possible qu'à l'origine ce qui a été dit n'était pas fait pour être immédiatement ingéré/digéré mais pour obliger à réfléchir( en employant justement une forme peu ordinaire voir complexe).
Dans mes copies en formation, j'ai parfois usé de ce stratagème afin de vérifier que l'on m'avait lu... Et pourquoi pas? Mon objectif n'était pas de seulement rendre des comptes mais d'offrir un débat de sorte que moi aussi je pourrais tirer un enseignement des corrections et pas seulement une validation/invalidation. Parfois je me suis demandé si mes formateurs "n'apprenaient" pas plus de leurs élèves qui ne leurs livraient leur pensée (plutôt que de fournir celle du bulletin officiel, sans âme).
Ici il est question d'échange, avant tout. Alors soit on ammène quelque chose soit on va fouetter d'autres chats.
Qu'est-ce qu'on s'en tamponne du nombre d'années d'expériences (surtout quand c'est pris pour servir d'argument béton style: ça fait dix ans que je suis dans le boulot alors je sais de quoi je cause- hé ouai mon gars çà peut vouloir dire aussi que depuis dix ans tu fais de la daube...). Comme le niveau d'étude ou l'appartenance sexuelle, on s'en contrefout. D'autant que caché derrière son écran il est bien difficile de connaitre l'identité, cela devrait, en vérité, permettre de prendre des risques: emmettre des opinions, des idées qu'on oserait jamais évoquer en réunion, au boulot, en formation...
Donc,
D'abord merci à toi collègue David pour ton ajout. Et je me demande s'il n'y a pas moyen de s'inspirer de votre expérience.
Je pense qu'en effet notre métier est en réalité fondé sur un échange. Une transaction relationnelle professionnalisée. Elle serait jalonnée de nos expériences pratiques et théoriques; mais ce lien manque de cohérence entre ce qui est théorique (parfois notre seul discours) et ce qui est pratique (comment nous appliquons notre discours).
De fait écrirais-je, on ne peut avoir une totale adéquation entre la parole et les actes. En outre cela n'est pas le but puisque rien dans l'humain n'est fondamentalement pré-établi, comme tu le démontres, en quelque sorte Yoann. Mais il y a des lignes directrices comme l'évolution cognitive, ce que nous enseigne Piaget, il y a une théorie de l'appareil psychique et de son fonctionnement suivant Freud, il y a des lois sociales disait Bourdieu (je ne fais que du général, mais essentiel).
Nous travailleurs ce que l'on retire de ces sciences c'est un savoir pratique: comment on les fait intervenir chaque jour.
Or pour cela je crois que l'on manque de trois espaces: primo, de formation continue (depuis nos structures avec des réunions efficaces, qui vont de pair avec l'abandon massif de lecture post-étude) ; deuzio, de points d'échanges interprofessionnels en dehors du cadre reservé de notre emploi (à l'image de ton processus david); et troizio, de bilan (essentiellement écrit mais pourquoi pas vidéo) de ces échanges afin de les évaluer et avec le temps les reprendre.
Comme on ne pose pas de jalons lisibles ou regardables de nos pratiques, de nos ambitions, de notre projet de société, on est invisible aux yeux de la masse (entre autre d'électeurs mais surtout d'élus).
Pour soi, on est invisible! Je prend pour seul exemple, qu'à l'école d'ES le seul modèle de professionnel que nous ayons c'est ceux de professeurs qui eux-même sont d'anciens éducs (et enore rarement) qui aprés des études poussées emploient souvent une langue autre que celle de l'éduc de terrain (du fait de leur complémentaire de formation). Ensuite nous avons nos tuteurs de stages, mais eux sont la tête dans le guidon, souvent ; rare ils sont à être en reflexion et nous faire partager leur doute...
Ne serait-il pas possible que des formateurs soient encore éduc en fonction, de sorte qu'ils auraient l'approche clinique et scientifique de terrain nécessaire pour offrir quelque chose à réflechir, à se positionner plutôt que de systématiquement s'appuyer sur nos expériences de novices (dans la plupart des cas nouveaux dans le domaine, nous pouvons dificilement élaborer sur nos propres expériences alors qu'en revanche poser une opinion sur quelque chose de déjà construit cela peut aider).
Aprés bien entendu ce travail ne remettrait pas systématique en question celui de nécessaire déconstruction dont se vante toutes les ecoles (au contraire il l'alimenterait). Lesquelles formations sont silencieuses sur le travail de construction ("çà c'est du ressort personnel! ais-je entendu, et moi qui croyait qu'ES était une profession co-construite, je ne garde que les trois première lettres du terme?!).
Depuis quelque temps déjà je planche sur une idée d'intervention dans les formations : pour que des professionnels puissent offrir un regard de terrain. Je sais cela n'est pas nouveau, ce qui l'est c'est le cadre de l'animation: ammener des situation concrètes que le professionnel a travaillé (tant en y intervenant qu'en ayant cherché les tenants et le aboutissants, avec son équipe pluridisciplinaire, en investiguant des points clés, en pouvant conceptualiser la situation...). Accompagné d'un formateur ayant lui aussi planché sur la question, il offrirait une connaissance d'entreprise et un positionnement (les rapports et enjeux internes, un fonctionnement-voir dysfonctionnement-, le résaux, des choix, une éthique...). De sorte que les étudiant auraient une vision (un instantané) appronfondie du métier. Ils pourraient discuter avec plus de soutien et de profondeur que les sinistres réunions d'approfondissement de stage.
Ps à Yoann, que proposerais-tu ou que t'inspire la réflexion des outils proposés pour ne pas se trouver coincé par la question complexe de l'humain et du langage afin de d'expliquer notre fonction, notre rôle et notre manière de faire?
eviltween "de l'échange nait la différence et donc de la différence nait l'échange; ce qui implique que de l'échange nait la diférence d'où de la différence nait l'échange et donc de l'échange nait la différence..." gloups!
Aux uns et aux zotres,
Il est étonnant de voir que la moindre approche se distinguant par une forme quasi absurde soit simplement et purement rejetée, dans le milieu du social, réputé pour être créatif. Je ne suis pas un diable usant de cabalistique langagière pour effrayer les moineaux, ni victime du manque d'imagination ou de courtoisie des tchatcheur de ce post. Mais tout de même je suis surpris du nombre de "j'ai pas compris Patrice c'est qu'il est trop alambiqué dans son discours" (et idem pour wam; plutôt que de lui demander seulement à quoi il fait référence.
Plus inquiétant, le peu d'envie de rebondir ou d'approfondir le sujet ouvert pour se limiter à la forme....
Certains se permettent de se poser en donneur de leçon, à mon tour (si je ne l'ais pas déjà fait): c'est pas parce que l'on comprend pas qu'il faut brûler le porteur du message! Un acte intelligent serait peut-être de demander des clarifications, car il est possible qu'à l'origine ce qui a été dit n'était pas fait pour être immédiatement ingéré/digéré mais pour obliger à réfléchir( en employant justement une forme peu ordinaire voir complexe).
Dans mes copies en formation, j'ai parfois usé de ce stratagème afin de vérifier que l'on m'avait lu... Et pourquoi pas? Mon objectif n'était pas de seulement rendre des comptes mais d'offrir un débat de sorte que moi aussi je pourrais tirer un enseignement des corrections et pas seulement une validation/invalidation. Parfois je me suis demandé si mes formateurs "n'apprenaient" pas plus de leurs élèves qui ne leurs livraient leur pensée (plutôt que de fournir celle du bulletin officiel, sans âme).
Ici il est question d'échange, avant tout. Alors soit on ammène quelque chose soit on va fouetter d'autres chats.
Qu'est-ce qu'on s'en tamponne du nombre d'années d'expériences (surtout quand c'est pris pour servir d'argument béton style: ça fait dix ans que je suis dans le boulot alors je sais de quoi je cause- hé ouai mon gars çà peut vouloir dire aussi que depuis dix ans tu fais de la daube...). Comme le niveau d'étude ou l'appartenance sexuelle, on s'en contrefout. D'autant que caché derrière son écran il est bien difficile de connaitre l'identité, cela devrait, en vérité, permettre de prendre des risques: emmettre des opinions, des idées qu'on oserait jamais évoquer en réunion, au boulot, en formation...
Donc,
D'abord merci à toi collègue David pour ton ajout. Et je me demande s'il n'y a pas moyen de s'inspirer de votre expérience.
Je pense qu'en effet notre métier est en réalité fondé sur un échange. Une transaction relationnelle professionnalisée. Elle serait jalonnée de nos expériences pratiques et théoriques; mais ce lien manque de cohérence entre ce qui est théorique (parfois notre seul discours) et ce qui est pratique (comment nous appliquons notre discours).
De fait écrirais-je, on ne peut avoir une totale adéquation entre la parole et les actes. En outre cela n'est pas le but puisque rien dans l'humain n'est fondamentalement pré-établi, comme tu le démontres, en quelque sorte Yoann. Mais il y a des lignes directrices comme l'évolution cognitive, ce que nous enseigne Piaget, il y a une théorie de l'appareil psychique et de son fonctionnement suivant Freud, il y a des lois sociales disait Bourdieu (je ne fais que du général, mais essentiel).
Nous travailleurs ce que l'on retire de ces sciences c'est un savoir pratique: comment on les fait intervenir chaque jour.
Or pour cela je crois que l'on manque de trois espaces: primo, de formation continue (depuis nos structures avec des réunions efficaces, qui vont de pair avec l'abandon massif de lecture post-étude) ; deuzio, de points d'échanges interprofessionnels en dehors du cadre reservé de notre emploi (à l'image de ton processus david); et troizio, de bilan (essentiellement écrit mais pourquoi pas vidéo) de ces échanges afin de les évaluer et avec le temps les reprendre.
Comme on ne pose pas de jalons lisibles ou regardables de nos pratiques, de nos ambitions, de notre projet de société, on est invisible aux yeux de la masse (entre autre d'électeurs mais surtout d'élus).
Pour soi, on est invisible! Je prend pour seul exemple, qu'à l'école d'ES le seul modèle de professionnel que nous ayons c'est ceux de professeurs qui eux-même sont d'anciens éducs (et enore rarement) qui aprés des études poussées emploient souvent une langue autre que celle de l'éduc de terrain (du fait de leur complémentaire de formation). Ensuite nous avons nos tuteurs de stages, mais eux sont la tête dans le guidon, souvent ; rare ils sont à être en reflexion et nous faire partager leur doute...
Ne serait-il pas possible que des formateurs soient encore éduc en fonction, de sorte qu'ils auraient l'approche clinique et scientifique de terrain nécessaire pour offrir quelque chose à réflechir, à se positionner plutôt que de systématiquement s'appuyer sur nos expériences de novices (dans la plupart des cas nouveaux dans le domaine, nous pouvons dificilement élaborer sur nos propres expériences alors qu'en revanche poser une opinion sur quelque chose de déjà construit cela peut aider).
Aprés bien entendu ce travail ne remettrait pas systématique en question celui de nécessaire déconstruction dont se vante toutes les ecoles (au contraire il l'alimenterait). Lesquelles formations sont silencieuses sur le travail de construction ("çà c'est du ressort personnel! ais-je entendu, et moi qui croyait qu'ES était une profession co-construite, je ne garde que les trois première lettres du terme?!).
Depuis quelque temps déjà je planche sur une idée d'intervention dans les formations : pour que des professionnels puissent offrir un regard de terrain. Je sais cela n'est pas nouveau, ce qui l'est c'est le cadre de l'animation: ammener des situation concrètes que le professionnel a travaillé (tant en y intervenant qu'en ayant cherché les tenants et le aboutissants, avec son équipe pluridisciplinaire, en investiguant des points clés, en pouvant conceptualiser la situation...). Accompagné d'un formateur ayant lui aussi planché sur la question, il offrirait une connaissance d'entreprise et un positionnement (les rapports et enjeux internes, un fonctionnement-voir dysfonctionnement-, le résaux, des choix, une éthique...). De sorte que les étudiant auraient une vision (un instantané) appronfondie du métier. Ils pourraient discuter avec plus de soutien et de profondeur que les sinistres réunions d'approfondissement de stage.
Ps à Yoann, que proposerais-tu ou que t'inspire la réflexion des outils proposés pour ne pas se trouver coincé par la question complexe de l'humain et du langage afin de d'expliquer notre fonction, notre rôle et notre manière de faire?
eviltween "de l'échange nait la différence et donc de la différence nait l'échange; ce qui implique que de l'échange nait la diférence d'où de la différence nait l'échange et donc de l'échange nait la différence..." gloups!
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marie
Re: ppour en finir avec le silence
Oui tout a fait d'accord eviltween!
un professionnel de terrain qui amène des situations auprès des "novices" et, on chercherait ensemble les tenants et les aboutissants on conceptualiserait en quelques sortes.
Mais maintenant que j'y pense (que je pense) tu nous en offres un regard de terrain: "la situation du cinéma....avec le guichetier! qui somme toute applique le réglement... qui, à la limite, en demandant un formulaire évite toute stigmatisation.... qui, peut-être débutant, voulait éviter de déranger son chef qui lui avait demandé d'appliquer le réglement!
faire un scandale, parce que finalement le formulaire, tu l'avais pas et que dans les textes il est écrits : réduction sous réserve du formulaire 2212 BWW k! et que par habitude (attention je ne dis pas habitus!!!)on l'enmène pas le formulaire... parce que il n'y en a qu'un et qu'un éduc l'a envoyé au lave linge avec son jean's!
En temps que futur éduc, j'aime pas trop qu'on me reconnaisse avec un groupe. Parce que demain ce groupe de cinq , qui en fait est une fratrie ira avec son père ou sa mère au cinéma et le stigmate du placement (qui est un déplacement) collera à leur peau... alors je préfère la discrétion ou la négociation. aujourd'hui discrètement je présente conformément à l'usage la carte de réduc groupe et demain conformément à l'usage Monsieur ou Madame X présentera sa carte famille nombreuse ou chômeur longue durée.... On n'est pas au dessus des règles et je tente en modeste élève éducatrice de transmettre ces valeurs aux jeunes qui sont accueillis. Et puis, j'ai une pensée pour le guichetier... stagiaire, remplaçant, jeune embauché, ancien ayant 10 ans de boîte mais à qui on vient de remonter les bretelles pour prendre des initiatives de laisser passer des groupes qui n'en sont pas!!!! bref pas besoin de lire stigmate de Gaufmann, pas besoin d'avoir en tête un auteur illustre.... et des mots compliqués... peut-être juste du bon sens.... ha oui j'y pense... si pas le tarif réduit... pas de cinéma... et un groupe en colère parce que l'éduc n'a pas pris soins de penser au "multipass"... du coup des jeunes frustrés.... oh la vite je file à la recherche d'un concept.... alors la frustration... bla bla bla bla...
un professionnel de terrain qui amène des situations auprès des "novices" et, on chercherait ensemble les tenants et les aboutissants on conceptualiserait en quelques sortes.
Mais maintenant que j'y pense (que je pense) tu nous en offres un regard de terrain: "la situation du cinéma....avec le guichetier! qui somme toute applique le réglement... qui, à la limite, en demandant un formulaire évite toute stigmatisation.... qui, peut-être débutant, voulait éviter de déranger son chef qui lui avait demandé d'appliquer le réglement!
faire un scandale, parce que finalement le formulaire, tu l'avais pas et que dans les textes il est écrits : réduction sous réserve du formulaire 2212 BWW k! et que par habitude (attention je ne dis pas habitus!!!)on l'enmène pas le formulaire... parce que il n'y en a qu'un et qu'un éduc l'a envoyé au lave linge avec son jean's!
En temps que futur éduc, j'aime pas trop qu'on me reconnaisse avec un groupe. Parce que demain ce groupe de cinq , qui en fait est une fratrie ira avec son père ou sa mère au cinéma et le stigmate du placement (qui est un déplacement) collera à leur peau... alors je préfère la discrétion ou la négociation. aujourd'hui discrètement je présente conformément à l'usage la carte de réduc groupe et demain conformément à l'usage Monsieur ou Madame X présentera sa carte famille nombreuse ou chômeur longue durée.... On n'est pas au dessus des règles et je tente en modeste élève éducatrice de transmettre ces valeurs aux jeunes qui sont accueillis. Et puis, j'ai une pensée pour le guichetier... stagiaire, remplaçant, jeune embauché, ancien ayant 10 ans de boîte mais à qui on vient de remonter les bretelles pour prendre des initiatives de laisser passer des groupes qui n'en sont pas!!!! bref pas besoin de lire stigmate de Gaufmann, pas besoin d'avoir en tête un auteur illustre.... et des mots compliqués... peut-être juste du bon sens.... ha oui j'y pense... si pas le tarif réduit... pas de cinéma... et un groupe en colère parce que l'éduc n'a pas pris soins de penser au "multipass"... du coup des jeunes frustrés.... oh la vite je file à la recherche d'un concept.... alors la frustration... bla bla bla bla...
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eviltween
Re: il est pas silencieux, il hurle!
Avé, Marie
Mais qui a décrété que j'avais raison, lorsque je prend la situation du guichetier, j'explique seulement comment dans cette situation j'interviens, peut-être aurais-je du faire profil bas, payer plein pot, retourner au foyer à 15 minutes chercher un justificatif auprés du chef de service d'astreinte, peut-être en effet. Peut-être que le guichetier avait eu lui aussi une sale journée et qu'il n'avait pas envie de rendre service... Cela fait beaucoup de peut-être.
Ce qui est sur c'est que j'ai fait le choix de faire entendre la voix de ma raison, qui en vaut bien une autre. J'ai choisi de réclammer pour faire valoir notre droit, qui n'est pas écrit, qui n'est que le résultat d'une coutume (d'un échange de bon procédé) entre le commerçant qui nous accueille pas cher contre le fait qu'on aille que chez lui (et en plus il a peut-être la bonne conscience d'accueillir des cassos). Or ce soir là, on remet en cause cette coutume, j'ai juste de quoi payer les billets avec réduction (j'aurais toujours pu user de ma carte bleu et me faire rembourser ensuite).
Mais il y a un mais, je ne suis pas avec un groupe de jeunes qui passe innaperçus, je ne les accompagne pas pour qu'il rentrent dans le rang (un peu quand même). Je les ammène au cinéma pour partager des expériences: l'accés payant aux loisirs, voir un film en entier, en discuter ensuite (bien sur ils peuvent toujours se barrer avant ou refuser d'en parler). De la même manière qu'on choisi le film pour le groupe (on ne se sépare pas et j'entends qu'on passe la séance ensemble), j'encadre cet espace pour qu'ils s'expriment en tant qu'individu, qu'ils participent à la vie sociale. Et en ce cas d'epèces qu'ils défendent un avantage même si l'on ne tient pas compte suffisemmant du guichetier qui n'a pas mérité çà. C'est quelque chose dont ils sont privés en général.
Alors, sans doute je n'aurais pas dû fracasser le nez du guichetier contre la vitre de sa cabine, arracher les affiches et foutre ensuite le feu au cinoch'... Non au lieu de çà il s'en est sorti par une engueulade afin de voir son supérieur, qui l'a couvert alors que je ne réclamais que l'application d'une coutume. C'est la première fois qu'un groupe de mon foyer devait présenter un justificatif, justement parce que le patron l'avoua: " ce serait discriminatoire si à chaque fois il fallait présenter un billet plutôt que de dire que l'on vient de C. (Et en quoi c'est discriminatoire d'avoir une réduction?)
Ou est-ce que je réclame un passe droit, Marie?
Rend moi mon jean , voleuse, avec le formulaire 2212 BWW k! qui n'existe pas!
Ce n'est même pas moi qui le dit. Car en manière de discrimination, je trouve bien plus difficile de gober l'idée que l'on a à avoir honte de paraitre ce que l'on est. Faire son possible de ne pas réclammer un avantage parce que l'on a un handicap, qu'on est considéré comme cas social?... Ne pas demander ces réductions c'est lutter contre la stigmatisation? Ha bon, et dire que je croyais que c'était le regard de l'autre qui stigmatisait. En outre, cela n'empechera pas pour autant que cet autre me stigmatise, je crois qu'au contraire c'est de lutter contre ce regard qui peut réduire la stigmatiation: en ayant plus de personne a mobilité reduite dans notre PAF(paysage audiovisuel français), en aceptant la différence mais en la faisant valoir (pas en voulant les réduire, les rendre politiquement correctes). Car de toute façon cela ne se peut. Les décalages, les écarts, les handicaps seront toujours présents.
Par rapport aux jeunes que j'accompagne qui manquent d'une assise (rejet, difficulté avec le faisceau d'expression verbal accepté, passage à l'acte, gestion de la frustration, projection...), je suis un exemple de personne,tout a=à fait ordinaire, donc potentièlement stupide.
Toutefois, je crois encore, même aprés t'avoir lu et réflechi, que si jamais je ne les poussais pas à s'exprimer, faire entendre leur différence tout en employant des moyens admis (la discussion et l'engueulade sont acceptés voir le râlage un sport national) je les abandonnerais.
Evidement chaque posture éducative n'est qu'imparfaite, tanpis si le guichet ramasse. Je ne suis pas missionné pour son confort à lui, et je n'en tire aucune gloire de lui avoir cassé les roubignoles. C'est sur je ne prend aucun plaisir à passer de longues minutes à me tapper la discute avec cet agent borné (parfois le costume rend bête). Et encore moins à me mettre en colère histoire que le boss intervienne, pendant que les jeunes font le planton, - genre on nous voit pas. Mais je préfère de loin ce conflit que l'action lâche que j'ai l'impression que tu me proposes.
Faire profil bas (je ne me rappelais pas que Gofman conseillait de se débiner, mais plutôt disait que l'interaction sociale est guidée par le souci de ne pas perdre la face).
Essayer de nier son profil ne serait pas en quelque sorte perdre la face?
Ne pas se faire remarquer?
Mais dans quel but éducatif?
Peut-être voulais-tu me proposer du blablabla (ha non pardon c'est en référence à mes arguments).
Alors donne moi une leçon, au regard de mon public, car en ce qui concerne ta famille si cela tombe sous le sens, pourquoi pas, chez wam je suis pas sur.
Ce n'est pas une honte que d'être placé, en tout cas ce n'est pas le sentiment premier que me font valoir ces personnes. En général il est plus question de déchirement entre famille et foyer, l'image que l'on donne passe aprés. Par ailleurs j'ai remarqué que lorsque l'éduc se met en scène, les stigmates du jeune s'estompent devant le spectacle donné (voir il vient canaliser, deviendrait-t-il éduc à son tour?).
Alors promis, Marie je ne choquerait plus les ambitions de confort d'un employé maltraité juste pour faire valoir ma supériorité devant mes jeunes (qui n'ont pas à se plaindre ils sont au cinoch' tout de même!).
Oui, je ferais mieux mon boulot. Je me renseignerais mieux la prochaine fois ne me limitant pas à la parole de mes collègues (ces ignares qui ne connaisent même pas le formulaire 2212 BWW k!). Et plus jamais je ne répondrais mal, ne plus faire de vagues. Quand j'irais dans des administrations, où l'on considère nos public comme une denrée négligeable, je l'accepterais, vu que de toute façon il n'y a rien à changer.
eviltween "admettre ce que l'on est dans le regard de l'autre, ce n'est que prendre une argument de plus, afin de pouvoir s'en saisir, au besoin, contre cet autre" Kurt Welliber.
Mais qui a décrété que j'avais raison, lorsque je prend la situation du guichetier, j'explique seulement comment dans cette situation j'interviens, peut-être aurais-je du faire profil bas, payer plein pot, retourner au foyer à 15 minutes chercher un justificatif auprés du chef de service d'astreinte, peut-être en effet. Peut-être que le guichetier avait eu lui aussi une sale journée et qu'il n'avait pas envie de rendre service... Cela fait beaucoup de peut-être.
Ce qui est sur c'est que j'ai fait le choix de faire entendre la voix de ma raison, qui en vaut bien une autre. J'ai choisi de réclammer pour faire valoir notre droit, qui n'est pas écrit, qui n'est que le résultat d'une coutume (d'un échange de bon procédé) entre le commerçant qui nous accueille pas cher contre le fait qu'on aille que chez lui (et en plus il a peut-être la bonne conscience d'accueillir des cassos). Or ce soir là, on remet en cause cette coutume, j'ai juste de quoi payer les billets avec réduction (j'aurais toujours pu user de ma carte bleu et me faire rembourser ensuite).
Mais il y a un mais, je ne suis pas avec un groupe de jeunes qui passe innaperçus, je ne les accompagne pas pour qu'il rentrent dans le rang (un peu quand même). Je les ammène au cinéma pour partager des expériences: l'accés payant aux loisirs, voir un film en entier, en discuter ensuite (bien sur ils peuvent toujours se barrer avant ou refuser d'en parler). De la même manière qu'on choisi le film pour le groupe (on ne se sépare pas et j'entends qu'on passe la séance ensemble), j'encadre cet espace pour qu'ils s'expriment en tant qu'individu, qu'ils participent à la vie sociale. Et en ce cas d'epèces qu'ils défendent un avantage même si l'on ne tient pas compte suffisemmant du guichetier qui n'a pas mérité çà. C'est quelque chose dont ils sont privés en général.
Alors, sans doute je n'aurais pas dû fracasser le nez du guichetier contre la vitre de sa cabine, arracher les affiches et foutre ensuite le feu au cinoch'... Non au lieu de çà il s'en est sorti par une engueulade afin de voir son supérieur, qui l'a couvert alors que je ne réclamais que l'application d'une coutume. C'est la première fois qu'un groupe de mon foyer devait présenter un justificatif, justement parce que le patron l'avoua: " ce serait discriminatoire si à chaque fois il fallait présenter un billet plutôt que de dire que l'on vient de C. (Et en quoi c'est discriminatoire d'avoir une réduction?)
Ou est-ce que je réclame un passe droit, Marie?
Rend moi mon jean , voleuse, avec le formulaire 2212 BWW k! qui n'existe pas!
Ce n'est même pas moi qui le dit. Car en manière de discrimination, je trouve bien plus difficile de gober l'idée que l'on a à avoir honte de paraitre ce que l'on est. Faire son possible de ne pas réclammer un avantage parce que l'on a un handicap, qu'on est considéré comme cas social?... Ne pas demander ces réductions c'est lutter contre la stigmatisation? Ha bon, et dire que je croyais que c'était le regard de l'autre qui stigmatisait. En outre, cela n'empechera pas pour autant que cet autre me stigmatise, je crois qu'au contraire c'est de lutter contre ce regard qui peut réduire la stigmatiation: en ayant plus de personne a mobilité reduite dans notre PAF(paysage audiovisuel français), en aceptant la différence mais en la faisant valoir (pas en voulant les réduire, les rendre politiquement correctes). Car de toute façon cela ne se peut. Les décalages, les écarts, les handicaps seront toujours présents.
Par rapport aux jeunes que j'accompagne qui manquent d'une assise (rejet, difficulté avec le faisceau d'expression verbal accepté, passage à l'acte, gestion de la frustration, projection...), je suis un exemple de personne,tout a=à fait ordinaire, donc potentièlement stupide.
Toutefois, je crois encore, même aprés t'avoir lu et réflechi, que si jamais je ne les poussais pas à s'exprimer, faire entendre leur différence tout en employant des moyens admis (la discussion et l'engueulade sont acceptés voir le râlage un sport national) je les abandonnerais.
Evidement chaque posture éducative n'est qu'imparfaite, tanpis si le guichet ramasse. Je ne suis pas missionné pour son confort à lui, et je n'en tire aucune gloire de lui avoir cassé les roubignoles. C'est sur je ne prend aucun plaisir à passer de longues minutes à me tapper la discute avec cet agent borné (parfois le costume rend bête). Et encore moins à me mettre en colère histoire que le boss intervienne, pendant que les jeunes font le planton, - genre on nous voit pas. Mais je préfère de loin ce conflit que l'action lâche que j'ai l'impression que tu me proposes.
Faire profil bas (je ne me rappelais pas que Gofman conseillait de se débiner, mais plutôt disait que l'interaction sociale est guidée par le souci de ne pas perdre la face).
Essayer de nier son profil ne serait pas en quelque sorte perdre la face?
Ne pas se faire remarquer?
Mais dans quel but éducatif?
Peut-être voulais-tu me proposer du blablabla (ha non pardon c'est en référence à mes arguments).
Alors donne moi une leçon, au regard de mon public, car en ce qui concerne ta famille si cela tombe sous le sens, pourquoi pas, chez wam je suis pas sur.
Ce n'est pas une honte que d'être placé, en tout cas ce n'est pas le sentiment premier que me font valoir ces personnes. En général il est plus question de déchirement entre famille et foyer, l'image que l'on donne passe aprés. Par ailleurs j'ai remarqué que lorsque l'éduc se met en scène, les stigmates du jeune s'estompent devant le spectacle donné (voir il vient canaliser, deviendrait-t-il éduc à son tour?).
Alors promis, Marie je ne choquerait plus les ambitions de confort d'un employé maltraité juste pour faire valoir ma supériorité devant mes jeunes (qui n'ont pas à se plaindre ils sont au cinoch' tout de même!).
Oui, je ferais mieux mon boulot. Je me renseignerais mieux la prochaine fois ne me limitant pas à la parole de mes collègues (ces ignares qui ne connaisent même pas le formulaire 2212 BWW k!). Et plus jamais je ne répondrais mal, ne plus faire de vagues. Quand j'irais dans des administrations, où l'on considère nos public comme une denrée négligeable, je l'accepterais, vu que de toute façon il n'y a rien à changer.
eviltween "admettre ce que l'on est dans le regard de l'autre, ce n'est que prendre une argument de plus, afin de pouvoir s'en saisir, au besoin, contre cet autre" Kurt Welliber.
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Moi comprendre
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Bonjour,
J'aimerais d'abord m'excuser d'avoir compris, m'excuser d'avoir étudier avec passion et m'excuser d'avoir un peu de culture professionnel. Je me rend bien compte que ça peut enerver le fainéant.
C'est toujours la même chose, Patrick: tu t'ennuis dans le choix de tes mots. Tu recherches une stylistique ethéstique (pardon pour ces mots outrageant, mille fois pardon)pour exprimer dans le beau langage ton sujet, et voila deux ou trois ingrats qui te reprochent de ne pas considérer suffisament leur ahurissement.
Apprenez messieurs et dames que voiloir simplifiez le complexe pour l'expliquer revient à rendre compte de l'obscurité en l'éclairant.
Maintenant,pour comprendre veuillez simplifier en un mot "épistémologie".
Patrick choisi ses mots de manière fine, il a même une vononté littéraire.
Continuez de refuser d'ouvrir un simple dico, continuez de refuser l'effort,continuez de niveler par le bas et vous contribuerer sans même vous en apercevoir à l'indiférenciation des masses qu'évoque Patrick.
Vous reclamez de la vulgarisation avec une grande vulgarité.
Patrick écrit pour des professionnels. Il écrit pour les professionnels en capacité d'écrire.
J'aimerais d'abord m'excuser d'avoir compris, m'excuser d'avoir étudier avec passion et m'excuser d'avoir un peu de culture professionnel. Je me rend bien compte que ça peut enerver le fainéant.
C'est toujours la même chose, Patrick: tu t'ennuis dans le choix de tes mots. Tu recherches une stylistique ethéstique (pardon pour ces mots outrageant, mille fois pardon)pour exprimer dans le beau langage ton sujet, et voila deux ou trois ingrats qui te reprochent de ne pas considérer suffisament leur ahurissement.
Apprenez messieurs et dames que voiloir simplifiez le complexe pour l'expliquer revient à rendre compte de l'obscurité en l'éclairant.
Maintenant,pour comprendre veuillez simplifier en un mot "épistémologie".
Patrick choisi ses mots de manière fine, il a même une vononté littéraire.
Continuez de refuser d'ouvrir un simple dico, continuez de refuser l'effort,continuez de niveler par le bas et vous contribuerer sans même vous en apercevoir à l'indiférenciation des masses qu'évoque Patrick.
Vous reclamez de la vulgarisation avec une grande vulgarité.
Patrick écrit pour des professionnels. Il écrit pour les professionnels en capacité d'écrire.
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marie
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
bonjour eviltween
merci pour cet échange de réflexion qui vient éclairer une analyse de pratique. Finalement la problèmatique relève du droit et en particulier le droit coutumier.
De même en bon éducateur, l'idée de rester centré sur sa mission et son mandat. Ainsi:
"je ne suis pas missionné pour son confort à lui", du coup, tout les coups son permis.
Je file mettre mon costume de majorette et, ce soir (job du samedi) je retournerais comme guichetière dans mon cinoch histoire de continuer le financement de mes études... puis, toujours respectueuse j'accepterai de me faire incendier par des éducs que dis-je des super éducs.
Pendant la pose, je discuterais avec le stagiaire (pas payé) qui a réussit grace à son super éduc à décrocher un poste (il déchire les billets et annonce le numéro de salle) oui, on échangera sur les attitudes irrespectueuses de certains clients... pas content!
à la fermeture , on négociera avec le patron quelques affiches de film qu'on a aimé ou qu'un pot nous a demandé en avant première. Puis, on enlèvera notre costume pour entrer dans le théâtre de la vie.... le client est roi.... respect.
merci pour cet échange de réflexion qui vient éclairer une analyse de pratique. Finalement la problèmatique relève du droit et en particulier le droit coutumier.
De même en bon éducateur, l'idée de rester centré sur sa mission et son mandat. Ainsi:
"je ne suis pas missionné pour son confort à lui", du coup, tout les coups son permis.
Je file mettre mon costume de majorette et, ce soir (job du samedi) je retournerais comme guichetière dans mon cinoch histoire de continuer le financement de mes études... puis, toujours respectueuse j'accepterai de me faire incendier par des éducs que dis-je des super éducs.
Pendant la pose, je discuterais avec le stagiaire (pas payé) qui a réussit grace à son super éduc à décrocher un poste (il déchire les billets et annonce le numéro de salle) oui, on échangera sur les attitudes irrespectueuses de certains clients... pas content!
à la fermeture , on négociera avec le patron quelques affiches de film qu'on a aimé ou qu'un pot nous a demandé en avant première. Puis, on enlèvera notre costume pour entrer dans le théâtre de la vie.... le client est roi.... respect.
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Baleste
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Eviltween et Patrice, nous nous sommes rencontrés, je crois, sur d'autres forums.
La question que pose patrice est excellente.
Je me demande depuis longtemps pourquoi les éducs laissent les autres parler pour eux ?
Pourquoi une telle soumission aux propos des psys et autres spécialistes ?
Merci d'avoir posé la question qu'il fallait.
Faites vivre votre post. (au besoin en écartant les "toujours contre ce qui est pour et pour ce qui est contre").
A plus tard...
La question que pose patrice est excellente.
Je me demande depuis longtemps pourquoi les éducs laissent les autres parler pour eux ?
Pourquoi une telle soumission aux propos des psys et autres spécialistes ?
Merci d'avoir posé la question qu'il fallait.
Faites vivre votre post. (au besoin en écartant les "toujours contre ce qui est pour et pour ce qui est contre").
A plus tard...
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eviltween
Re: Pourquoi l'éducatrice répond pas aux questions?
Avé, Maria
Ce tu fais là s'appelle de la victimisation, il me semble. En un sens cela fait partie du métier en ce que l'on a tendance à plaindre les personne que l'on accompagne. Mais leur donner ce costume de victime c'est renforcer ce stigmate.
Certes tu parles d'abord de professions contact de super éducateur quien prenne plein la gueule. Mais je te rappelle pour la dernière fois qu'il ne s'agissait d'un employé ordinaire, mais d'un emmerdeur à qui je refusais le droit de nous emmerder. Alors peut-être que s'engueuler n'est pas pour toi un outil éducatif. Est-c' une raison pour devenir le porte drapeaux de tous les guichetiers qui se font emmerder par les clients récalcitrants?
Si tu fais la propagande des vicitmes, n'oublie pas les personne que l'on accompagne, parce que mis à part vouloir jouer dans le sentimentalisme ou la victimologie, tu ne m'offre pas beaucoup de pistes de reflexion, c'est même le néant. Je veux bien remettre en question ma pratique mais au regard d'arguments tangibles, fondés et qui prenne origine dans la nécessité vis-à-vis d'un public. Par deux fois j'ai justifié ma conduite (qui vaut pour ce qu'elle vaut je te le concède) au regard d'objectifs éducatifs. A chacune de mes explications tu réponds par le méchant éduc qui embète le pauvre guichetier, mais point d'allusion aux jeunes accompagnés, aucune motivation éducative dans ton propos.
Je vais être probablement dur pardon), mais si c'est seulement ton coeur qui guide tes jugements, tu oublies l'essentiel: être dans une posture professionnelle. Laquelle n'a rien de confortable, ni d'évident et encore moins valeur de vérité absolue.
Et une dernière chose le politiquement correcte, le "il faut être gentil avec tout le monde", je pense que cela n'aide pas les publics en difficulté, cela ne fait que valider notre sentiment de bien-être (comme la compassion). Comme le fait de donner aux restos du coeur tout en refusant de descendre dans les manifs de chomeurs, c'est de l'apparence d'altruisme.
Je répondrais encore à tes sollicitations sous réserve que tu argument en termes éducatifs, si tu souhaites juste te plaindre des injustices ou du malhêtre social, je ne suis pas compétant. Je peux qu'argumenter ma posture éducative. Et par décence intellectuelle et minima de communication tu pourrais faire l'effort de répondre aux questions que je te pose: concernant le fait que pour eviter le stigmate tu proposes la fuite? (c'est ainsi que je le présente, probablement que tu en as une toute autre définition) Faut-il accepter de vivre dans la honte du placement? Ne pas profiter d'avantage inhérant à sa situation est-ce vraiment un stigmate négatif? N'y-a-t-il que des stigmates douloureux à porter?
Et là peut-être seras-tu raccord avec le thème du post.
eviltween «Politiquement correct : les femmes qui refusent la fellation, on les appellera désormais les non-d’une-pipe.»
Ce tu fais là s'appelle de la victimisation, il me semble. En un sens cela fait partie du métier en ce que l'on a tendance à plaindre les personne que l'on accompagne. Mais leur donner ce costume de victime c'est renforcer ce stigmate.
Certes tu parles d'abord de professions contact de super éducateur quien prenne plein la gueule. Mais je te rappelle pour la dernière fois qu'il ne s'agissait d'un employé ordinaire, mais d'un emmerdeur à qui je refusais le droit de nous emmerder. Alors peut-être que s'engueuler n'est pas pour toi un outil éducatif. Est-c' une raison pour devenir le porte drapeaux de tous les guichetiers qui se font emmerder par les clients récalcitrants?
Si tu fais la propagande des vicitmes, n'oublie pas les personne que l'on accompagne, parce que mis à part vouloir jouer dans le sentimentalisme ou la victimologie, tu ne m'offre pas beaucoup de pistes de reflexion, c'est même le néant. Je veux bien remettre en question ma pratique mais au regard d'arguments tangibles, fondés et qui prenne origine dans la nécessité vis-à-vis d'un public. Par deux fois j'ai justifié ma conduite (qui vaut pour ce qu'elle vaut je te le concède) au regard d'objectifs éducatifs. A chacune de mes explications tu réponds par le méchant éduc qui embète le pauvre guichetier, mais point d'allusion aux jeunes accompagnés, aucune motivation éducative dans ton propos.
Je vais être probablement dur pardon), mais si c'est seulement ton coeur qui guide tes jugements, tu oublies l'essentiel: être dans une posture professionnelle. Laquelle n'a rien de confortable, ni d'évident et encore moins valeur de vérité absolue.
Et une dernière chose le politiquement correcte, le "il faut être gentil avec tout le monde", je pense que cela n'aide pas les publics en difficulté, cela ne fait que valider notre sentiment de bien-être (comme la compassion). Comme le fait de donner aux restos du coeur tout en refusant de descendre dans les manifs de chomeurs, c'est de l'apparence d'altruisme.
Je répondrais encore à tes sollicitations sous réserve que tu argument en termes éducatifs, si tu souhaites juste te plaindre des injustices ou du malhêtre social, je ne suis pas compétant. Je peux qu'argumenter ma posture éducative. Et par décence intellectuelle et minima de communication tu pourrais faire l'effort de répondre aux questions que je te pose: concernant le fait que pour eviter le stigmate tu proposes la fuite? (c'est ainsi que je le présente, probablement que tu en as une toute autre définition) Faut-il accepter de vivre dans la honte du placement? Ne pas profiter d'avantage inhérant à sa situation est-ce vraiment un stigmate négatif? N'y-a-t-il que des stigmates douloureux à porter?
Et là peut-être seras-tu raccord avec le thème du post.
eviltween «Politiquement correct : les femmes qui refusent la fellation, on les appellera désormais les non-d’une-pipe.»
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Jean Christophe
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Bonjours Marie, je trouve tes remarques trés limit. T'es sur de te poser en tant qu'éducatrice, et pas en Zorro. Je suis d'accord avec la manière de faire d'eviltween, même si je pense pas que j'y arriverais sérieusement.
En plus tu l'attaques sans même toi te mettre danger en racontant comment tu ferais mieux certainement.
La critique est aisée, l'art est difficile!
Pour Patrice, j'assiste à des conf' et pour eviltween je suis syndiqués.
Mais dans les deux cas je ne me fais pas d'illusion: les éducs manquent de courage, je prend exemple sur moi.
Pour sur j'ai de la gueule, je sais l'ouvrir, mais quand il s'agit d'avancer des solutions, je suis aux abonnés absent. Ce n'est pas par lacheté, mais parce que je suis un "suiveur".
Je en sais pas trop comment faire.
Mais par bonheur en lisant le forum parfois, on trouve des perles. Je remercie les collègues comme vous, qui se mouillent, qui se racontent et proposent des choses simples mais évidentes: sur la formation, sur leur posture, sur les cafés philo...
Merci à eux.
Et vous qui trouvez à redire, continuez de gronder et mordre la main de l'intelligence, bande de râleurs!
Bye
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revival
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Ouah çà fait du bien de te lire Evitween. Patrice s'approche du but avec la question d'apanage; de l'hurlement au silence, l'éducateur spécialisé dans l'humain oeuvre à côté, rarement sur le devant de la scène, car la scène est médiatique et se police dans un milieu ambiant. Nous travailleur de l'ombre, nous nous efforçons de métaboliser de façon digérable pour nos protégés, ce milieu ambiant, qui reste conforme à la chaîne alimentaire de notre espèce, celle de la loi du plus fort, et les armes ont changées... Evitween, tu as déjà publié(e) ? Parce que tu devrais..
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moi comprendre
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Patrice je te prie de bien vouloir excuser mon erreur à l'endroit de ton prénom. Il s'agit bien sur de Patrice et non de Patrick.
Désolé
Désolé