salut Lau,
Je suis dans la même situation que toi, je te comprends, c'est pas évident à gerer.
D'ailleurs, ce sujet est tellement présent dans ma vie que je vais faire mon mémoire sur l'alcoolisme. Je prépare le DE par le CNED en 2 ans, cette année je me consacre au mémoire mais pas évident de trouver la problématique.
Bref, n'hésite pas à me contacter si tu veux discuter,j'aurai plus facilement accès à internet à partir du 5 septembre.
Conseil, pour évacuer ton stress et partager tes souffrances, tu peux aller en réunion al-anon, j'ai assister à une de ses réunions pour mon mémoire mais elle m'a plus servi dans ma vie personnelle.
COURAGE
elodie (elodieorse@hotmail.com) :bye:
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sos alcoolisme
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Lau
Re: sos alcoolisme
Me voilà de retour chez moi...
En 2 semaines "juste" un triste épisode d'abus de boisson, ce qui veut bien dire qu'il ne peut tenir sans.
Mais la semaine suivante, c'était mon papa de tj, gentil, rigolo, intelligent et tout et tout...
Alors que faire? quelle attitude adopter?
Je vais écrire une lettre juste pour dire "je sais que tu as bu tel et tel jour", parce que sinon, qd ma mère lui dit, il dit que c elle qui délire.
Je n'ai pas du tt envie de le faire, mais ce n'est sans doute pas l'aider que de faire comme si je n'avais rien vu...
merci à toutes celles qui m'ont répondu!
Laurence
En 2 semaines "juste" un triste épisode d'abus de boisson, ce qui veut bien dire qu'il ne peut tenir sans.
Mais la semaine suivante, c'était mon papa de tj, gentil, rigolo, intelligent et tout et tout...
Alors que faire? quelle attitude adopter?
Je vais écrire une lettre juste pour dire "je sais que tu as bu tel et tel jour", parce que sinon, qd ma mère lui dit, il dit que c elle qui délire.
Je n'ai pas du tt envie de le faire, mais ce n'est sans doute pas l'aider que de faire comme si je n'avais rien vu...
merci à toutes celles qui m'ont répondu!
Laurence
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carine
Re: sos alcoolisme
Salut Lau,
Je sais par où tu passes car je l'ai vécu il y a eu 3 ans.
Mon père a eu un problème alcoolique (je préfère ce terme parcequ'il avait un réel problème avec l'alcool qui faisait irrémédiablement partie de sa vie au quotidien) durant environ 20 ans.
C'est difficile de quantifier mais j'ai 33 ans et j'ai toujours vu mon père saoul régulièrement.
Ma mère croisait les doigts tous les soirs lorsqu'il rentrait à la maison et remerciait le ciel lorsqu'il marchait droit dans l'allée du jardin.
Inutile de te dire à quel point c'est dur lorsqu'on est enfant....
Bref. IL y a 3 ans,un week end, il est tombé malade : il se vidait de son sang par en haut et en bas(pardon pour les détails) et soutenait à ma mère et mon frère présents (moi j'avais un peu coupé les ponts avec lui ayant conscience de son problème et ayant des difficultés de communication) qu'il irait chez le médecin le lundi. Ma mère m'appelle très inquiète m'expliquant qu'il y avait des trâces noires charbon dans les toilettes. Je travaillais dans le secteur médical à l'époque et j'ai tout de suite compris ce qu'il se passait. Le samu est venu le chercher et il a fait 3 semaines d'hôpital.
Heureusement, il est solide. Mais ce séjour a eu l'effet d'un électro-choc pour tous le monde. Ma mère et mon frère ont enfin compris qu'il était alcoolique et moi j'ai compris que j'aimais mon père. Un psychiatre spécialiste en addictologie était passé le voir lui expliquant qu'il fallait qu'il soit suivi mais lui niait toujours qu'il était alcoolique.
Je l'ai accompagné durant tout le séjour à l'hostaud. Je venais manger avec lui et lui donner la béquet avec un grand sourire (le sevrage est très dur physiquement et affaiblie considérablement l'organisme). Au fil des jours, il allait de mieux en mieux et a appris à manger correctement et à se passer d'alcool.
Le jour de sa sortie, je l'ai déposé chez lui et je l'ai pris entre 4 yeux. Je lui ai expliqué par où il était passé, par où on était tous passé (j'avais volontairement demandé à ma mère et mon frère de me laisser faire, la communication n'étant pas trop leur fort et mon père étant très faible à ce moment là). Je lui ai dit qu'on l'aimait et à quel point on était tous fier de lui, qu'on continurait à le soutenir s'il faisait le choix d'une vie sans alcool.
Sinon, il risquait sa vie, seul, sans sa famille.
Il m'a écouté, les yeux embués de larmes et à la fin de mon monologue, il m'a dit qu'il avait compris, qu'il allait se faire suivre à l'hôpital de jour.
Depuis, il a appris à apprécier les jus de fruits, il boit environ 2 L d'eau par jour mais reste accro aux bierres sans alcool.
Une dépendance est très difficile à faire passer et est souvent compensée par autre chose. Le problème avec l'alcool, c'est que dans notre société, l'alcool est souvent associé à la fête et l'alcoolique fait rire.
Au début, à sa sortie d'hôpital, mon père avait du mal à aller boire l'apéritif chez qqu'un et lui dire qu'il ne voulait pas d'alcool car le côté virilité de l'homme est mise en jeu à ce moment là.
Je t'ai expliqué mon vécu pour que tu t'apperçoives bien qu'il faut parler à ton père et surtout si tu es proche de lui.
J'étais allée à une réunion à l'hôpital de jour ou il était suivie et une psy nous expliquait que l'important c'est de faire prendre conscience à la personne dépendante que c'est une maladie.
Mon père a bien compris que c'est une maladie et il se dit malade mais je ne l'ai jamais entendu dire "je suis alcoolique".
Débrouille toi pour te retrouver seule avec lui. Explique lui tout ce que tu ressents, que tu te fais du souci pour lui, que tu l'aimes et que tu veux comprendre ce qu'il vit.
Ca te fera un bien fou et certainement à lui aussi car il saura qu'il n'est pas seul.
Si c'est un problème de couple, il réagira peut être. Si c'est un autre problème, il t'en parlera peut être.
Une lettre c'est vite lu et surtout vite mis de côté.
Je te souhaite beaucoup de volonté. Ce sont les premiers mots qui sont durs à sortir, après ça va tout seul.
Tiens moi au courrant.
Je sais par où tu passes car je l'ai vécu il y a eu 3 ans.
Mon père a eu un problème alcoolique (je préfère ce terme parcequ'il avait un réel problème avec l'alcool qui faisait irrémédiablement partie de sa vie au quotidien) durant environ 20 ans.
C'est difficile de quantifier mais j'ai 33 ans et j'ai toujours vu mon père saoul régulièrement.
Ma mère croisait les doigts tous les soirs lorsqu'il rentrait à la maison et remerciait le ciel lorsqu'il marchait droit dans l'allée du jardin.
Inutile de te dire à quel point c'est dur lorsqu'on est enfant....
Bref. IL y a 3 ans,un week end, il est tombé malade : il se vidait de son sang par en haut et en bas(pardon pour les détails) et soutenait à ma mère et mon frère présents (moi j'avais un peu coupé les ponts avec lui ayant conscience de son problème et ayant des difficultés de communication) qu'il irait chez le médecin le lundi. Ma mère m'appelle très inquiète m'expliquant qu'il y avait des trâces noires charbon dans les toilettes. Je travaillais dans le secteur médical à l'époque et j'ai tout de suite compris ce qu'il se passait. Le samu est venu le chercher et il a fait 3 semaines d'hôpital.
Heureusement, il est solide. Mais ce séjour a eu l'effet d'un électro-choc pour tous le monde. Ma mère et mon frère ont enfin compris qu'il était alcoolique et moi j'ai compris que j'aimais mon père. Un psychiatre spécialiste en addictologie était passé le voir lui expliquant qu'il fallait qu'il soit suivi mais lui niait toujours qu'il était alcoolique.
Je l'ai accompagné durant tout le séjour à l'hostaud. Je venais manger avec lui et lui donner la béquet avec un grand sourire (le sevrage est très dur physiquement et affaiblie considérablement l'organisme). Au fil des jours, il allait de mieux en mieux et a appris à manger correctement et à se passer d'alcool.
Le jour de sa sortie, je l'ai déposé chez lui et je l'ai pris entre 4 yeux. Je lui ai expliqué par où il était passé, par où on était tous passé (j'avais volontairement demandé à ma mère et mon frère de me laisser faire, la communication n'étant pas trop leur fort et mon père étant très faible à ce moment là). Je lui ai dit qu'on l'aimait et à quel point on était tous fier de lui, qu'on continurait à le soutenir s'il faisait le choix d'une vie sans alcool.
Sinon, il risquait sa vie, seul, sans sa famille.
Il m'a écouté, les yeux embués de larmes et à la fin de mon monologue, il m'a dit qu'il avait compris, qu'il allait se faire suivre à l'hôpital de jour.
Depuis, il a appris à apprécier les jus de fruits, il boit environ 2 L d'eau par jour mais reste accro aux bierres sans alcool.
Une dépendance est très difficile à faire passer et est souvent compensée par autre chose. Le problème avec l'alcool, c'est que dans notre société, l'alcool est souvent associé à la fête et l'alcoolique fait rire.
Au début, à sa sortie d'hôpital, mon père avait du mal à aller boire l'apéritif chez qqu'un et lui dire qu'il ne voulait pas d'alcool car le côté virilité de l'homme est mise en jeu à ce moment là.
Je t'ai expliqué mon vécu pour que tu t'apperçoives bien qu'il faut parler à ton père et surtout si tu es proche de lui.
J'étais allée à une réunion à l'hôpital de jour ou il était suivie et une psy nous expliquait que l'important c'est de faire prendre conscience à la personne dépendante que c'est une maladie.
Mon père a bien compris que c'est une maladie et il se dit malade mais je ne l'ai jamais entendu dire "je suis alcoolique".
Débrouille toi pour te retrouver seule avec lui. Explique lui tout ce que tu ressents, que tu te fais du souci pour lui, que tu l'aimes et que tu veux comprendre ce qu'il vit.
Ca te fera un bien fou et certainement à lui aussi car il saura qu'il n'est pas seul.
Si c'est un problème de couple, il réagira peut être. Si c'est un autre problème, il t'en parlera peut être.
Une lettre c'est vite lu et surtout vite mis de côté.
Je te souhaite beaucoup de volonté. Ce sont les premiers mots qui sont durs à sortir, après ça va tout seul.
Tiens moi au courrant.
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Anne-Lise
Re: sos alcoolisme
Bonjour,
J'ai fait un mémoire sur l'alcoolisme pour le DE qui m'a permis de rencontré des professionnels mais aussi les AA.
Il existe un groupe spécifique rattaché au AA pour la famille des personnes alcooliques.
Ca ne peut pas aider ton père, mais peut-être que ta mère serai contente de pouvoir parler de sa situation à des personnes qui sont dans la même configuration qu'elle.
Bon courage pour la suite !!!
Anne-Lise
J'ai fait un mémoire sur l'alcoolisme pour le DE qui m'a permis de rencontré des professionnels mais aussi les AA.
Il existe un groupe spécifique rattaché au AA pour la famille des personnes alcooliques.
Ca ne peut pas aider ton père, mais peut-être que ta mère serai contente de pouvoir parler de sa situation à des personnes qui sont dans la même configuration qu'elle.
Bon courage pour la suite !!!
Anne-Lise
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virginie
Re: sos alcoolisme
coucou,
j'ai effectué mon mémoire sur l'alcoolisme et notamment sur la place que la conjointe pouvait avoir dans cette problématique.
le seul conseil que je pourrais te donner est que toi, tu parle de ce problème; des groupes de paroles sont réservés pour les enfants et/ou conjoint: il s'agit du groupe al anon, c'est un groupe des AA qui fonctionne sur le même mode.
j'ai moi même été touché par l'alcoolisme de mon père et si j'ai bien quelque chose à te dire c'est d'éviter les comportements de contrôle, inquisiteur sur ton père car cela ne résout rien
la solution, s'il y en a une, c'est d'après mon expérience et mes recherches de leur montrer qu'on les aime, sans les accabler plus encore car l'alcool est une vrai "merde" dont il est difficile de se sortir
les soutenir en en parlant, en essayant de oui, leur faire prendre conscience du mal qu'ils se font et qu'ils font à leur entourage..
n'hésite pas à me contacter si tu veux en discuter
bon courage et a bientôt
virginie
j'ai effectué mon mémoire sur l'alcoolisme et notamment sur la place que la conjointe pouvait avoir dans cette problématique.
le seul conseil que je pourrais te donner est que toi, tu parle de ce problème; des groupes de paroles sont réservés pour les enfants et/ou conjoint: il s'agit du groupe al anon, c'est un groupe des AA qui fonctionne sur le même mode.
j'ai moi même été touché par l'alcoolisme de mon père et si j'ai bien quelque chose à te dire c'est d'éviter les comportements de contrôle, inquisiteur sur ton père car cela ne résout rien
la solution, s'il y en a une, c'est d'après mon expérience et mes recherches de leur montrer qu'on les aime, sans les accabler plus encore car l'alcool est une vrai "merde" dont il est difficile de se sortir
les soutenir en en parlant, en essayant de oui, leur faire prendre conscience du mal qu'ils se font et qu'ils font à leur entourage..
n'hésite pas à me contacter si tu veux en discuter
bon courage et a bientôt
virginie
-
lau
Re: sos alcoolisme
encore et toujours merci pour ces témoignages, les filles
dur de trouver la "bonne" solution...
courage à vous également
dur de trouver la "bonne" solution...
courage à vous également
-
Emilie
Re: sos alcoolisme
Salut,
Laurence, je te souhaite beaucoup de courage. Ce n'est pas facile à vivre, on se sent souvent impuissant face à cette maladie. Je connais le problème, si tu veux en parler, contacte moi sur mon mail. Courage.
Yos,
Je suis en 3éme année et j'ai effectué mon mémoire sur l'alcoolisation dans le milieu professionnel. Pourrais tu m'envoyer ta documentation, cela pourrais enrichir mon oral de septembre? Merci beaucoup.
Bonne chance pour toutes celles qui passent leurs oraux et pour celles qui commencent la formation.
Emilie
Laurence, je te souhaite beaucoup de courage. Ce n'est pas facile à vivre, on se sent souvent impuissant face à cette maladie. Je connais le problème, si tu veux en parler, contacte moi sur mon mail. Courage.
Yos,
Je suis en 3éme année et j'ai effectué mon mémoire sur l'alcoolisation dans le milieu professionnel. Pourrais tu m'envoyer ta documentation, cela pourrais enrichir mon oral de septembre? Merci beaucoup.
Bonne chance pour toutes celles qui passent leurs oraux et pour celles qui commencent la formation.
Emilie
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mel
Re: sos alcoolisme
salut lau,
je pense qu'aller lui parler droit dans les yeux est une bonne solution. Je sais c'est pas évident de le faire. si tu ne t'en sens pas capable, je crois qu'une lettre est aussi bien. je ne pense pas que ça sera mis au oubliette, parfois une trace écrite au contraire permet de ne pas oublier...
à mon avis, tu dois réagir en lui expliquant la situation, sans pour autant voulir l'infantiliser et donc lui faire la morale. jepense qu'il a plusbesoin d'aide, de sentir que vous êtes là pour l'aider, et que vous l'aimez.
en tout cas, je te souhaite bon courage et j'espère que la situation s'améliorera...
mel
je pense qu'aller lui parler droit dans les yeux est une bonne solution. Je sais c'est pas évident de le faire. si tu ne t'en sens pas capable, je crois qu'une lettre est aussi bien. je ne pense pas que ça sera mis au oubliette, parfois une trace écrite au contraire permet de ne pas oublier...
à mon avis, tu dois réagir en lui expliquant la situation, sans pour autant voulir l'infantiliser et donc lui faire la morale. jepense qu'il a plusbesoin d'aide, de sentir que vous êtes là pour l'aider, et que vous l'aimez.
en tout cas, je te souhaite bon courage et j'espère que la situation s'améliorera...
mel