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complexe d'oedipe et homosexualité

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Pampamousse

complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par Pampamousse » 11 janv. 2009 14:36

bonjour,

On dit qu'au moment du complexe d'oedipe, l'enfant grâce au père peut se séparer de la mère...mais comment cela se passe-t-il pour les familles monoparentales n'en ayant pas le sexe opposé dans l'environnement proche de l'enfant? et comment cela se manifeste-t-il lorsque l'enfant vit dans avec deux parents du même sexe? l'enfant parvient-il à trouver son identité sexuelle? le complexe d'oedipe peut il s'établir malgré tout?
si vous avez des réponses à ces questions, c'est avec plaisir que je vous lirai! pampamousse

zeugma

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par zeugma » 11 janv. 2009 19:20

Bonsoir,

Et si le complexe d'oedipe n'existait que sous forme de shema plutot que sous forme de vérité.

Zeugma

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par Zeugma » 11 janv. 2009 19:23

Et si le complexe d'oedipe était un shema qui convenait au début du vingtième siecle, dans le cadre d'une famille stable et bisexuée. Aujourd'hui, peut être faudrat'il suivre d'autres shema (comme le dit Roudinesco)

Fred

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par Fred » 12 janv. 2009 15:43

Alors pour rester un peu théorique, ce que j'ai retenu de mes cours c'est que s'il n'y a pas de présence masculine directe dans l'entourage de l'enfant, l'image du "père" se trouve dans l'environnement social de la mère (un oncle, un ami...)
Quand ce sont 2 parents du même sexe, je crois que l'un des deux porte inconsciemment cette image du père pour l'enfant.
Il semblerait que l'homosexualité puisse apparaître au moment du complexe d'Oedipe, le petit garçon ne souhaitant pas ressembler à son père mais plutôt à sa mère...


Bon, c'est plus ou moins ce que j'ai compris des cours, c'est certainement plus compliqué que ça de plus je suis toujours un peu sceptique par rapport à la psychanalyse, certains éléments me paraissent parfois un peu trop tirés par les cheveux.

Je trouve intéressante l'idée amorcée par Zeugma dans son 2ème message. Je ne connais pas Roudinesco, mais l'idée de remettre en cause certains concepts qui ont déjà une centaine d'année est certainement à creuser pour mieux maîtriser le sujet.

James59

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par James59 » 12 janv. 2009 17:27

Je ne sais pas dans quel centre de formation et qui a osé te dire en cours que "Il semblerait que l'homosexualité puisse apparaître au moment du complexe d'Oedipe, le petit garçon ne souhaitant pas ressembler à son père mais plutôt à sa mère..." mais c'est l'une des plus grosses énormité que j'ai pu entendre sur la psychanalyse !!!
Si j'étais toi, je vérifierai l'ensemble de mes cours pour voir si il n'y aurait pas certains passages qui diraient que la délinquance se jouerait pendant le complexe d'oedipe, parce que l'enfant est dans une position de rivalité par rapport à son père... ou encore que l'echec scolaire se jouerait pendant le complexe d'oedipe, que le fait d'aimer plus le salé ou plus le sucré se jouerait pendant le complexe d'oedipe, que l'amour de l'art et de la musique se jouerait pendant le complexe d'oedipe etc etc... Il n'y a pas d'origine déterminée de l'homosexualité, même en psychanalyse... et l'emploi de "il semblerait que... puisse" est tellement vague et incertain qu'il ne mériterait pas d'apparaître dans un cours en tout cas d'un cours "sérieux"...

Pampamousse

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par Pampamousse » 12 janv. 2009 19:40

merci à tous pour avoir pris la peine de me répondre...! pampamousse

Fred

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par Fred » 13 janv. 2009 15:21

Salut James,

Quelques précisions sur mon cours quand même, je l'ai sous les yeux :

On nous a indiqué que ce fameux complexe traversait tout enfant entre 3 et 5 ans, qu'il a un rôle fondamental dans le choix de l'objet d'amour définitif, la constitution du surmoi, l'accès à la génitalité et à la différenciation des générations. L'enfant passe d'une relation fusionnelle duelle à une relation triangulaire entre lui, son objet d'amour (souvent la mère) et le porteur de la loi (souvent le père): interdit de l'inceste.
A travers ce processus, on nous a indiqué qu'il se produisait des mouvements affectifs ayant plusieurs versants :
- le versant direct > le petit garçon a du désir sexuel pour sa mère mais rencontre un rival, le père, n'étant pas à la hauteur, il va le jalouser et chercher à lui ressembler
- le versant indirect > le petit garçon est attiré par son père et écarte la mère.

Selon la prof, c'est une explication que Freud donnait à l'homosexualité.

Alors bien sûr, je ne prends pas ça pour parole d'évangile et je ne suis pas suffisamment calée en psychanalyse pour en dire plus. Il s'agit peut-être d'une position que Feud aurait prise à un moment de sa carrière ? je ne sais pas...

D'ailleurs le complexe d'oedipe s'explique bien plus facilement avec les petits garçons qu'avec les petites filles. Un concept qui ne s'applique qu'à la moitié de la population a quand même de quoi provoquer des doutes non ?

Mais c'est aussi par rapport à ça que je suis toujours un peu sceptique comme je l'ai dit par rapport à la psychanalyse. On peut en effet mettre tout les évènements de la vie sur le dos du complexe d'oedipe ou de toute autre concept psychanalytique du moment qu'on l'argumente correctement.

Comment faire le tri alors avec les corrélations plausibles et celles qui ne sont que "bonnes coincidences" ?

Lorsque la prof a abordé ce sujet, j'ai demandé comment cette histoire de versant direct/indirect pouvait se déterminer, mais elle n'avait pas plus d'infos à ce sujet.

A sa décharge, je crois que c'est un peu le piège quand on demande à une prof de faire un cours sur le développement psychanalytique de la personne en 3 jours. Comment résumer en une dizaine d'heures ce que certains mettent des années à étudier et à comprendre ? Les raccourcis et les résumés sont dans ce cas forcément dangereux.

Fred

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par Fred » 13 janv. 2009 15:58

Une conversation sur ce lien :
http://www.psychasoc.com/ezphorum/phoru ... 517,page=1

Je n'ai fait que la lire en diagonale ; entre deux j'ai parcouru d'autres conversations, sur d'autres forum.

Tout cela n'est pas toujours facile à lire, à comprendre. D'autant plus que, la plupart du temps, chacun s'exprime en fonction de ce qu'il a compris, de ce avec quoi il est d'accord...
Et surtout il y a tellement de différence entre ce que l'autre dit, ce que j'en comprends, ce que je retranscris...

Je crois qu'il faut prendre en considération que la psychanalyse tente de définir les "fondements" de l'homosexualité. Après, on peut être d'accord ou pas, il ne s'agit que d'une théorie non ?

Personnellement je n'en pense pas grand chose... le sujet (l'homosexualité vue par la psychanalyse) est trop complexe pour moi et je n'ai pas envie de m'y pencher plus sérieusement (en termes théoriques je veux dire).

zeugma

Re: complexe d'oedipe et homosexualité

Message non lu par zeugma » 13 janv. 2009 23:14

Bonsoir,

Pour faire court, Freud considérait l'homosexualité comme une perversion.

Dans les années 80, lors d'un congrès international de psychanalyse (si vous voulez je pourrais rechercher les lieux et dates exacts) les psy étaient tellement mal avec cette histoire. Qu'ils ont décidé de voter pour savoir si l'homosexualité était une perversion ou non (si, si, vous avez bien lu!) 80% des personnes présentes ont répondues que non l'homosexualité n'était pas une perversion. Tout ceci veut dire deux choses. La première c'est que les psychanalystes ont inventé la première science "démocratique" ou ce sont les gens qui décident sur telle ou telle "théorie"???, et pas l'étude et l'expérience. La deuxième c'est qu'à l'époque, il y a 20 ans (qu'en est il aujourd'hui?) un psychanalyste sur cinq considérait l'homosexualité comme une perversion.

Fred la psychanalyse n'est pas complexe, elle est compliquée, enchevêtrée, contradictoire, basé sur des théories qui reposent sur du vent.

Ce qui est terrible c'est que les centres de formation ne dispensent pratiquement que des cours de psychanalyse qu'ils appellent cours de psycho. Mais les étudiants d'aujourd'hui, ou entendent ils parler de cognitivisme (rien que pour la comparaison et l'affinement du regard critique), des neurosciences, des théories du changement, des approches brèves, des theories de la motivation, de l'approche utilisationnelle, de l'approche contextuelle, de l'approche narrative, solutioniste...?
Tout cela résulte de travaux de psy reconnus internationalement et tout cela est très utile pour les TS qui les utilisent. En tout cas bien plus que certaines théories surannées qui sont limites en terme d'efficacité et qui se posent là en terme de diagnostique.

a+

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