Bonjour à toutes et à tous,
Je prépare un mémoire sur l'insertion professionnelle des sortants de prison n'ayant pas bénéficié d'aménagement de peine. Je rencontre un gros problème pour rencontrer des professionnels ou d'anciens détenus.
Je lance donc un appel à toutes les personnes qui pourraient partager leur expérience avec moi.
En vous remerciant.
Vous pouvez me contacter à l'adresse suivante: rebecca.ryssen@laposte.net
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mémoire
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cindy
Re: mémoire
J'ai travaillé en CHRS avec des personnes qui avaient été incarcérées. Ce sont des personnes fragiles au niveau psychologique, un suivi est nécessaire. Cela dépend bien entendu des personnalités et de la durée de la peine. Plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte.
En ce qui concerne plus directement l'insertion pro, le retour à la vie active est difficile et nécessite parfois un transit par des chantiers d'insertion ou par des emplois précaires (CDD à temps partiel, intérim). Le suivi social et le soutien a une grande importance dans le devenir de ces personnes. La proximité de la famille est primordiale. Malgré cela, beaucoup de freins surviennent : manque de préparation à la sortie au niveau administratif, absence de ressources, absence de sécurité sociale (frein le plus important). L'insertion pro varie en fonction du domaine d'activité mais la plupart des sortants de prison s'orientent vers les boites intérimaires. Rares sont les postes à responsabilité après un passage en prison. J'espère avoir répondu
En ce qui concerne plus directement l'insertion pro, le retour à la vie active est difficile et nécessite parfois un transit par des chantiers d'insertion ou par des emplois précaires (CDD à temps partiel, intérim). Le suivi social et le soutien a une grande importance dans le devenir de ces personnes. La proximité de la famille est primordiale. Malgré cela, beaucoup de freins surviennent : manque de préparation à la sortie au niveau administratif, absence de ressources, absence de sécurité sociale (frein le plus important). L'insertion pro varie en fonction du domaine d'activité mais la plupart des sortants de prison s'orientent vers les boites intérimaires. Rares sont les postes à responsabilité après un passage en prison. J'espère avoir répondu
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rebecca
Re: mémoire
Bonjour,
Merci beaucoup pour votre réponse.
Après avoir discuté du sujet, plusieurs remarques sont remontées comme notamment le grand nombre de récidives malgré le bénéfice d'aménagement de peine. Ces personnes (professionnels du milieu carcéral) ont souvent parlé du fait qu'il faille casser les repères des détenus pour leur éviter de "rechuter". Qu'en pensez-vous et est-ce qu'au sein de votre CHRS, un travail particulier était mis en place pour ce public?
En vous remerciant.
Merci beaucoup pour votre réponse.
Après avoir discuté du sujet, plusieurs remarques sont remontées comme notamment le grand nombre de récidives malgré le bénéfice d'aménagement de peine. Ces personnes (professionnels du milieu carcéral) ont souvent parlé du fait qu'il faille casser les repères des détenus pour leur éviter de "rechuter". Qu'en pensez-vous et est-ce qu'au sein de votre CHRS, un travail particulier était mis en place pour ce public?
En vous remerciant.
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cindy
Re: mémoire
Je suis tout à fait d'accord, mais en nuançant un peu. Je dirai plutôt qu'il faut recréer des repères car ceux-ci ont été perdus. Le cadre d'une structure collective est un bon moyen afin de retourner dans la vie sociale car des repères sont mis en place (heures de repas, horaires de sortie, obligations, règles de vie collective). Au niveau du travail réalisé avec ce public, je ne pense pas que cela soit spécifique à l'incarcération enfin pas seulement. On ne pourra pas travailler de la même manière avec deux sortants de prison car les vécus sont différents. Mais il est évident qu'un travail est effectué au niveau individuel principalement sur les difficultés d'insertion sociale et professionnelle liée à la perte des repères sociaux et à la méfiance des employeurs à offrir un emploi à un ancien détenu.
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rebecca
Re: mémoire
Bonjour,
Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faille recréer des repères et c'est d'ailleurs le thème de mon mémoire.
Pensez-vous que le développement des placements extérieurs collectifs pourraient favoriser cela ? Cela se fait -il beaucoup ? En quoi le collectif pourrait permettre une meilleure réinsertion que les placements extérieurs individualisé ? Pour ma part, je pense que le partage, la vie en "micro-société" et le fait qu'il n'y ai plus de barreaux ainsi que le travail éducatif fait par des travailleurs sociaux (autre que les CIP) pourrait y contribuer.
Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faille recréer des repères et c'est d'ailleurs le thème de mon mémoire.
Pensez-vous que le développement des placements extérieurs collectifs pourraient favoriser cela ? Cela se fait -il beaucoup ? En quoi le collectif pourrait permettre une meilleure réinsertion que les placements extérieurs individualisé ? Pour ma part, je pense que le partage, la vie en "micro-société" et le fait qu'il n'y ai plus de barreaux ainsi que le travail éducatif fait par des travailleurs sociaux (autre que les CIP) pourrait y contribuer.
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cindy
Re: mémoire
Je pense que le placement extérieur collectif est une solution qui s'avère très efficace. Ce n'est pas encore très développé mais cela dépend beaucoup des régions. La plupart des structures d'accueil collectif type CHRS n'ont pas conclu de convention ou sont réticentes à l'accueil d'un détenu. Mais je pense que c'est un bon moyen étant donné que ça permet à la personne de s'intégrer à un groupe hétérogène. Bien sûr le travail éducatif est nécessaire et favorise l'insertion sociale et professionnelle. La mise en place d'activités est incontournable mais ce n'est pas fait dans toutes les structures. Cela peut constituer un frein car les autres résidents sont libres de faire les activités de leur choix, au moment voulu, la personne en peine aménagée a des horaires prédéfinis.
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rebecca
Re: mémoire
Lorsque je parle de placement extérieur collectif je pense plus au "prison ouverte" car lorsque les personnes sont en CHRS il rentre à la prison le week end. Ce qui n'est pas le cas dans ce genre dans les "prisons ouvertes" mais elle s sont encore bien plus rares. En fait mon hypothèse serait de favoriser l'employabilité des détenus en fin de peine pour permettre l'insertion professionnelle et diminuer les risques de récidive.
Qu'e pensez-vous ?
Qu'e pensez-vous ?