Bonjour, j'entame ma troisième année de formation d'éducateur spécialisé et je commence à me pencher serieusement sur le mémoire.
Je pense travailler sur l'opposition entre le versant social et le versant juridique du travail en CADA..
Social / Juridique
Sujet / Demandeur d'asile
ES apporte une aide / ES représentant de la contrainte
Autonomie / Dépendance à l'isnstitution
Acteurs de leurs prise en charge / Assignes a une situation administrative
Accomapgnement d'individus soinguliers / Politique categorielle
Demande individuelle / Commande politique.
J'en suis la mais je ne parviens pas à trouver une question de départ et une problématique
Quelqu'un a des suggestions ? Merci beaucoup
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Mémoire Demande d'asile
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eviltween
Re: Mémoire Demande d'asile
Avé,
Tu définis des constats: c'est-à-dire en partant du plus direct au plus large (sur toi, sur les personnes que tu rencontres, les professionnels, sur le public, l'institution, le quartier, la ville, la poltique en vigeur, les textes de lois...) tu pose des questions, de la plus banale pourquoi/comment ça marche, à est-ce utile/est-ce efficace?
Je vais prendre l'exemple de là où je bosse.
Il a été décrété que les mineurs que j'accompagne sont dans une dynamique d'abandonisme (si j'ose dire), pourquoi? Comment cela fontionne? Qu'est-ce que cela me fait? Quelle définition en donne la psy? Socialement comment est-arrivé?...
Tout en cheminant, en observant et agissant, je m'apperçois que c'est qu'une partie du problème: ils vivent dans le rejet depuis leur naissance. Et d'où qu'ils se tournent ils ne connaissent que le conflit (y compris interne, ce sont des ados). Alors comment envisager de travailler ave eux, sur eux, pour eux, par eux, avec moi, l'équipe, l'établissement...
On met en place le non-renvoie et la rencontre. Plus je travaille, plus je m'apperçois que le rejet dont ils ont acteur passif/actif est difficilement jugulable par le seul conflit (argument mssue de la boite,il y a peu il y avait même chez nous une pédagogie du conflit!). Mais offrir des alternative, négocier, comme garder une position ferme, permet d'établir un contact (pacifique comme violent) et d'élaborer progressivment une relation.
Et je ne suis même pas encore dans une démarche d'intégration je suis à la base de la socialisation: la rencontre.
Je constate donc que pour permettre une intégration, seul le lien me permet d'accompagner le jeune.
Et je n'ai donc plus qu'à creuser encore ce mot en parallèle de ceux d'Intégrations et d'Indépendance, par exemple.
Vois-tu selon comment tu présentes le CADA j'ai l'impression qu'il s'agit d'une administration traitant des données. Ce qui n'est sans doute pas le cas. Mais tu définis peu le public, les spécifités des personnes qui ont besoin du CADA et celles qui l'animent.
Or le propre de toute action sociale, il me semble, c'est de répondre à un besoin social (certes une commande de l'Etat parfois, mais avant tout une difficulté présentée par des personnes).
Alors que si tu pars de tes "usagers" (en raison des besoin induits/réels/conditionnés, de la commande sociale et de ton rôle)et du service (accueil, missions...) tu peux offrir une lecture (même si encore partielle) du travail effectué. Cette évaluation du travail en fonction des crytères que tu présentes peuvent alors te faciliter la tâche pour poser une question.
Par ailleurs, je crois que les distinctions, entre domaine social et juridique, obéissent à des approches ne se rencontrant que partiellement.
Je trouve que le Droit est une altération de la réalité pour l'ordonner, alors que la réalité, hé bien, elle EST, par evidence, ele est inaccessible/ insaisissable/ incessible et en même temps furieusement bordélique.
Bien sur il y a des points où l'une et l'autre convergent comme par exemple en la personne de l'éduc. Mais quelqu'un disait qu'il s'agissait d'un metier impossible, sans doute est-ce lié à cette convergence de paradoxes en seul corps. Cela me parait bien compliqué comme base de ta réflexion, toutefois c'est ton mémoire.
Alors pourquoi te compliquer la tâche en partant de cette difficulté plutôt que de partir de constats qui te sont propres et que tu pourras d'autant plus facilement argumenter qu'il seront les tiens.
eviltween "Même si on ne se connait qu'imparfaitement, plus le temps jouant, on se connait mieux que n'importe qui d'autre..." Kurt Welliber
Tu définis des constats: c'est-à-dire en partant du plus direct au plus large (sur toi, sur les personnes que tu rencontres, les professionnels, sur le public, l'institution, le quartier, la ville, la poltique en vigeur, les textes de lois...) tu pose des questions, de la plus banale pourquoi/comment ça marche, à est-ce utile/est-ce efficace?
Je vais prendre l'exemple de là où je bosse.
Il a été décrété que les mineurs que j'accompagne sont dans une dynamique d'abandonisme (si j'ose dire), pourquoi? Comment cela fontionne? Qu'est-ce que cela me fait? Quelle définition en donne la psy? Socialement comment est-arrivé?...
Tout en cheminant, en observant et agissant, je m'apperçois que c'est qu'une partie du problème: ils vivent dans le rejet depuis leur naissance. Et d'où qu'ils se tournent ils ne connaissent que le conflit (y compris interne, ce sont des ados). Alors comment envisager de travailler ave eux, sur eux, pour eux, par eux, avec moi, l'équipe, l'établissement...
On met en place le non-renvoie et la rencontre. Plus je travaille, plus je m'apperçois que le rejet dont ils ont acteur passif/actif est difficilement jugulable par le seul conflit (argument mssue de la boite,il y a peu il y avait même chez nous une pédagogie du conflit!). Mais offrir des alternative, négocier, comme garder une position ferme, permet d'établir un contact (pacifique comme violent) et d'élaborer progressivment une relation.
Et je ne suis même pas encore dans une démarche d'intégration je suis à la base de la socialisation: la rencontre.
Je constate donc que pour permettre une intégration, seul le lien me permet d'accompagner le jeune.
Et je n'ai donc plus qu'à creuser encore ce mot en parallèle de ceux d'Intégrations et d'Indépendance, par exemple.
Vois-tu selon comment tu présentes le CADA j'ai l'impression qu'il s'agit d'une administration traitant des données. Ce qui n'est sans doute pas le cas. Mais tu définis peu le public, les spécifités des personnes qui ont besoin du CADA et celles qui l'animent.
Or le propre de toute action sociale, il me semble, c'est de répondre à un besoin social (certes une commande de l'Etat parfois, mais avant tout une difficulté présentée par des personnes).
Alors que si tu pars de tes "usagers" (en raison des besoin induits/réels/conditionnés, de la commande sociale et de ton rôle)et du service (accueil, missions...) tu peux offrir une lecture (même si encore partielle) du travail effectué. Cette évaluation du travail en fonction des crytères que tu présentes peuvent alors te faciliter la tâche pour poser une question.
Par ailleurs, je crois que les distinctions, entre domaine social et juridique, obéissent à des approches ne se rencontrant que partiellement.
Je trouve que le Droit est une altération de la réalité pour l'ordonner, alors que la réalité, hé bien, elle EST, par evidence, ele est inaccessible/ insaisissable/ incessible et en même temps furieusement bordélique.
Bien sur il y a des points où l'une et l'autre convergent comme par exemple en la personne de l'éduc. Mais quelqu'un disait qu'il s'agissait d'un metier impossible, sans doute est-ce lié à cette convergence de paradoxes en seul corps. Cela me parait bien compliqué comme base de ta réflexion, toutefois c'est ton mémoire.
Alors pourquoi te compliquer la tâche en partant de cette difficulté plutôt que de partir de constats qui te sont propres et que tu pourras d'autant plus facilement argumenter qu'il seront les tiens.
eviltween "Même si on ne se connait qu'imparfaitement, plus le temps jouant, on se connait mieux que n'importe qui d'autre..." Kurt Welliber
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alice
Re: Mémoire Demande d'asile
salut!
Je fais actuellement un stage d'éduc-spé en CADA, je suis assez perturbée par la découverte du logiciel Dispositif Nationale d'Accueil (DNA) de l'OFII financé par...le ministère de l'immigration... question éthique ça suppose beaucoup de questions, notamment une et pas des moindres: le personnel associatif CADA est il amené a devenir fonctionnaire de l'état en lui soumettant des informations sur les demandeurs d'asile, nominativement, sur lequel on demande aussi religion, numéro de chambre...etc Au jour d'aujourd'hui et vue la politique sociale du gouvernement au sujet des immigrés je m'interroge sur le fond de ces fichiers lesquels je trouve ressemblent bien a des " fichiers EDVIGE". Les CADA que je pensais dissociables du ministère ne le sont finalement pas puisque l'on doit répondre à ses directives et lui en rendre compte. Doit on rester professionnel et répondre aux demandes de la direction ou bien ne devrait on pas s'y refuser dans un principe éthique voir de citoyen? Si quelqu'un a un avis là dessus ça m'intéresse beaucoup, parce que vraiment ça me perturbe et m'intéresse...
Je fais actuellement un stage d'éduc-spé en CADA, je suis assez perturbée par la découverte du logiciel Dispositif Nationale d'Accueil (DNA) de l'OFII financé par...le ministère de l'immigration... question éthique ça suppose beaucoup de questions, notamment une et pas des moindres: le personnel associatif CADA est il amené a devenir fonctionnaire de l'état en lui soumettant des informations sur les demandeurs d'asile, nominativement, sur lequel on demande aussi religion, numéro de chambre...etc Au jour d'aujourd'hui et vue la politique sociale du gouvernement au sujet des immigrés je m'interroge sur le fond de ces fichiers lesquels je trouve ressemblent bien a des " fichiers EDVIGE". Les CADA que je pensais dissociables du ministère ne le sont finalement pas puisque l'on doit répondre à ses directives et lui en rendre compte. Doit on rester professionnel et répondre aux demandes de la direction ou bien ne devrait on pas s'y refuser dans un principe éthique voir de citoyen? Si quelqu'un a un avis là dessus ça m'intéresse beaucoup, parce que vraiment ça me perturbe et m'intéresse...
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js
Re: Mémoire Demande d'asile
Bonjour,
Je n'ai pas vraiment la réponse à ta question. Peut-être en terme de responsabilité civile on peut t'obliger à donner ces infos.En même temps à moins d'être toujours derrière le dos de la personne accueillie et de l'espionner pour connaître les rituels qu'elle pratique, rien ne permet d'affirmer quelque chose de leur culte. T'as qu'à dire qu'il sont athées, zoroastriens ou jedi... Je suis en 2ème année d'ES et j'aimerais bien faire mon stage de 3ème année en CADA ou CAUDA. Pourrais tu me donner des infos sur le rôle de l'éducateur en CADA en quoi il diffère de celui d'un autre travailleur social,....est-ce que ça reste de l'éducatif. Et où sont accueillis les mineurs? Voilà merci
Je n'ai pas vraiment la réponse à ta question. Peut-être en terme de responsabilité civile on peut t'obliger à donner ces infos.En même temps à moins d'être toujours derrière le dos de la personne accueillie et de l'espionner pour connaître les rituels qu'elle pratique, rien ne permet d'affirmer quelque chose de leur culte. T'as qu'à dire qu'il sont athées, zoroastriens ou jedi... Je suis en 2ème année d'ES et j'aimerais bien faire mon stage de 3ème année en CADA ou CAUDA. Pourrais tu me donner des infos sur le rôle de l'éducateur en CADA en quoi il diffère de celui d'un autre travailleur social,....est-ce que ça reste de l'éducatif. Et où sont accueillis les mineurs? Voilà merci
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alice
Re: Mémoire Demande d'asile
Bonjour!
Pour ce qui est de l'éducatif, je ne vois pas trop, ce sont des personnes autonomes et tu n'agis pas concrètement dans leur vie quotidienne et "l'insertion" pour les demandeurs d'asile, c'est délicat puisque les personnes sont dans l'attente de la décision de leur demande, aucune démarche concrète d'insertion (dans le sens travail, logement...etc) n'est possible, c'est une période de transit, d'attente et du coup c'est difficile de mettre un projet en place dans ce contexte. En tant que travailleur social, le travail est beaucoup autour de l'accompagnement administratif et l'orientation vers le réseau de partenaires (médical, avocat, associations caritatives, cours de français...etc) je n'en suis qu'a 6 semaines de stage mais ma sensation c'est être un peu comme une boussole, les orienter au bon endroit pour répondre à leurs besoins, leur permettre d'être le plus autonome possible dans un pays étranger et les aider à supporter l'attente qui est source d'angoisse. Mais je n'y suis que depuis peu alors je suis très loin d'avoir fait le tour du travail auprès des demandeurs d'asile et mes constats sont un peu primaires.
J'ai entendu dire que courant 2010 la charge des CADA ne relèverait plus de l'ADASS mais des préfectures... (je ne trouve pas de doc à ce sujet alors l'info n'est pas avérée) futurs centres de rétention donc? les travailleurs sociaux y auront ils tjrs leur place? et sinon laquelle?
Pour ce qui est de l'éducatif, je ne vois pas trop, ce sont des personnes autonomes et tu n'agis pas concrètement dans leur vie quotidienne et "l'insertion" pour les demandeurs d'asile, c'est délicat puisque les personnes sont dans l'attente de la décision de leur demande, aucune démarche concrète d'insertion (dans le sens travail, logement...etc) n'est possible, c'est une période de transit, d'attente et du coup c'est difficile de mettre un projet en place dans ce contexte. En tant que travailleur social, le travail est beaucoup autour de l'accompagnement administratif et l'orientation vers le réseau de partenaires (médical, avocat, associations caritatives, cours de français...etc) je n'en suis qu'a 6 semaines de stage mais ma sensation c'est être un peu comme une boussole, les orienter au bon endroit pour répondre à leurs besoins, leur permettre d'être le plus autonome possible dans un pays étranger et les aider à supporter l'attente qui est source d'angoisse. Mais je n'y suis que depuis peu alors je suis très loin d'avoir fait le tour du travail auprès des demandeurs d'asile et mes constats sont un peu primaires.
J'ai entendu dire que courant 2010 la charge des CADA ne relèverait plus de l'ADASS mais des préfectures... (je ne trouve pas de doc à ce sujet alors l'info n'est pas avérée) futurs centres de rétention donc? les travailleurs sociaux y auront ils tjrs leur place? et sinon laquelle?