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educ libéral, on l'a fait
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Tibo
Re:
Salut à vous, Camarades !
@oco :
Oui, je prends comme exemple les gamins de riches et les bénéficiaires du RSA... mais tu n'as pas l'air de m'opposer d'argument là-dessus, préférant changer d'exemple...
Pour les personnes âgées vieillissantes, c'est justement un manque d'imagination de penser que seul le libéral peut s'occuper de ce public... Montez vos propres assos, chers collègues. Ou alors assumez le fait que le SEUL but est de gagner plus qu'un salaire dans l'associatif... Au moins, je n'aurai plus qu'à me taire... Mais ne dîtes pas que c'est pour le bien des personnes que vous allez accompagner et à qui vous demanderez un chèque à la sortie... Car comme je l'ai déjà dit plus haut, OUI, les gens coûtent, mais ce n'est pas à eux de régler la note ! Sinon, où est l'égalité ? Seuls les riches pourront payer ! C'est votre vision du travail social ?
Ensuite, je ne suis pas sûr que l'ES ait son rôle auprès des personnes âgées. Ce n'est pas une affirmation, mais une véritable interrogation... Pour celles-ci qui sont en situation de handicap, je m'interroge également : l'ES a-t-il un rôle à jouer ? Peut-être, c'est à mon avis une grande question qui mériterait un débat à elle seule. Je serais prêt à me laisser convaincre par de bons arguments... Par contre, il me semble que dans le secteur du handicap, il y a d'autres combats à mener avant, comme le statut des travailleurs en ESAT qui ne peuvent ni se syndiquer, ni faire grève, ni toucher les Assedic parce qu'ils ne cotisent pas et DONC ne peuvent pas toucher de retraite...
@ Pak :
C'est vraiment marrant cette habitude de penser que la seule réponse à l'immobilisme, la seule évolution qui pourra "sauver notre métier", est le néo-libéralisme... Le jour où le social aura baissé les bras face au capital, le jour où même les éducateurs contribueront à déserter ce service public qu'est (et que devrait rester) le travail social, je me barre, mais je ne demanderai jamais un chèque à la personne accompagnée, question d'éthique...
Et je suis désolé, mais ça me fait rire de voir un ES qui écrit avec tant de fautes d'orthographe s'inquiéter des gens "sans formations, ou moins former que nous" (recopié comme tel, AVEC les fautes...) Dois-je préciser que l'ES est LE travailleur social compétent pour rédiger des écrits professionnels ? (cf. référentiel métier 2007) Un conseil, si tu cherches un taf, fais relire tes lettres de motiv' ;o)
Socialement,
@oco :
Oui, je prends comme exemple les gamins de riches et les bénéficiaires du RSA... mais tu n'as pas l'air de m'opposer d'argument là-dessus, préférant changer d'exemple...
Pour les personnes âgées vieillissantes, c'est justement un manque d'imagination de penser que seul le libéral peut s'occuper de ce public... Montez vos propres assos, chers collègues. Ou alors assumez le fait que le SEUL but est de gagner plus qu'un salaire dans l'associatif... Au moins, je n'aurai plus qu'à me taire... Mais ne dîtes pas que c'est pour le bien des personnes que vous allez accompagner et à qui vous demanderez un chèque à la sortie... Car comme je l'ai déjà dit plus haut, OUI, les gens coûtent, mais ce n'est pas à eux de régler la note ! Sinon, où est l'égalité ? Seuls les riches pourront payer ! C'est votre vision du travail social ?
Ensuite, je ne suis pas sûr que l'ES ait son rôle auprès des personnes âgées. Ce n'est pas une affirmation, mais une véritable interrogation... Pour celles-ci qui sont en situation de handicap, je m'interroge également : l'ES a-t-il un rôle à jouer ? Peut-être, c'est à mon avis une grande question qui mériterait un débat à elle seule. Je serais prêt à me laisser convaincre par de bons arguments... Par contre, il me semble que dans le secteur du handicap, il y a d'autres combats à mener avant, comme le statut des travailleurs en ESAT qui ne peuvent ni se syndiquer, ni faire grève, ni toucher les Assedic parce qu'ils ne cotisent pas et DONC ne peuvent pas toucher de retraite...
@ Pak :
C'est vraiment marrant cette habitude de penser que la seule réponse à l'immobilisme, la seule évolution qui pourra "sauver notre métier", est le néo-libéralisme... Le jour où le social aura baissé les bras face au capital, le jour où même les éducateurs contribueront à déserter ce service public qu'est (et que devrait rester) le travail social, je me barre, mais je ne demanderai jamais un chèque à la personne accompagnée, question d'éthique...
Et je suis désolé, mais ça me fait rire de voir un ES qui écrit avec tant de fautes d'orthographe s'inquiéter des gens "sans formations, ou moins former que nous" (recopié comme tel, AVEC les fautes...) Dois-je préciser que l'ES est LE travailleur social compétent pour rédiger des écrits professionnels ? (cf. référentiel métier 2007) Un conseil, si tu cherches un taf, fais relire tes lettres de motiv' ;o)
Socialement,
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oco
Re: educ libéral, on l'a fait -RDV-
Que d'agressivité !!!
On s'en fout des fautes.. par contre vérifies tes sources. Tu as tout faux en ce qui concerne les travailleurs handicapés en ESAT ils touchent bien une retraite avec une complémentaire. Je suis bien placée pour le savoir puisque je monte les dossiers avec eux.Ils ont 60 ans, sont jeunes, vivent en couple et la retraite c'est une nouvelle vie. Ah bon pourquoi ne serait plus aux educs d'accompagner ce public parce-qu'ils ont changés de statut ?
Je prend cet exemple parce que je le connais tout simplement et parce-que j'ai fais des constats.Et les personnes en difficultés psychiques de plus de 60 ans on les laisse tomber aussi ? Maintenant ça ne remet pas en causes les établissements ou structures existantes ni le travail qui y est fait il y a des structures qui resteront, qui évolueront aussi.
Je ne met pas la rentabilité (ce n'est pas cette voie qu'il faut prendre pour gagner des sous) en ligne de conduite mais l'envie de mettre en avant ma profession là ou il y en a besoin, là ou personne n'est encore allé.
Je ne cherche pas à te convaincre c'est mort je crois, c'est juste mon avis mais il faudra toujours des educ pour travailler en structures.
On s'en fout des fautes.. par contre vérifies tes sources. Tu as tout faux en ce qui concerne les travailleurs handicapés en ESAT ils touchent bien une retraite avec une complémentaire. Je suis bien placée pour le savoir puisque je monte les dossiers avec eux.Ils ont 60 ans, sont jeunes, vivent en couple et la retraite c'est une nouvelle vie. Ah bon pourquoi ne serait plus aux educs d'accompagner ce public parce-qu'ils ont changés de statut ?
Je prend cet exemple parce que je le connais tout simplement et parce-que j'ai fais des constats.Et les personnes en difficultés psychiques de plus de 60 ans on les laisse tomber aussi ? Maintenant ça ne remet pas en causes les établissements ou structures existantes ni le travail qui y est fait il y a des structures qui resteront, qui évolueront aussi.
Je ne met pas la rentabilité (ce n'est pas cette voie qu'il faut prendre pour gagner des sous) en ligne de conduite mais l'envie de mettre en avant ma profession là ou il y en a besoin, là ou personne n'est encore allé.
Je ne cherche pas à te convaincre c'est mort je crois, c'est juste mon avis mais il faudra toujours des educ pour travailler en structures.
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cedric
Re:
Pour suivre oco, content de voir que d'autres éducs pensent au devenir des personnes qui passent dans leurs établissements. Et pourquoi pas évidemment penser un accompagnement adapté à des personnes vieillissantes ou âgées. En fait je travaille déjà dans cette situation: c'est à dire en libérale à domicile chez une personne agée handicapée, je me forme c'est passionnant.
J'exerce notre métier en libérale depuis 1an et demi , quelles expériences mes amies(s).
Que de souffrance loin des zones bien balisées par l'état et leur représentant ( association établissement ..).
Et quand je vois les dérives de dirigeants et leurs politiques humaines, je préfère largement refuser les missions d'états et répondre plus directement aux besoins et aux désirs des personnes.
Vous me diriez, tu travaille seul, la toute puissance, pas d'équipe... Baratin. Il y a toujours une équipe : la personne , la famille, l'orthophoniste, l'infirmier, le medecin... La chance que j'ai, c'est de voir changer d'équipe pour chaque personne.
Et l'argent, les personnes seraient des usagers, des clients. Mais arrêtons les beaux discours c'est déjà le cas. Qui peut croire à la gratuité des soins ou des prises en charges éducatives. La seul différence c'est le rapport qu'entretiennent les personnes avec ce coût et le choix d'une action à la carte.
Je travaille parallèlement à la construction d'une plateforme pour les éducateurs spécialisés: il s'agit pour moi de créer une éspèce d'agence d'interim afin de mettre en relation des éducateurs avec des familles et ou des institutions en recherche ou demande de prise en charge.
Il s'agit de proposer une structure entreprise moins contraignante que le libéral ( c'est vrai que c'est raide quand même). Les personnes pensants que mon travail consiste uniquement à traire mes vaches à lait n'ont cas venir passer une journée avec moi( je prends des stagiaires) pour comprendre que le boulot est fatiguant et peu rémunérer.
Alors libéral, capital, je m'en fou royalement j'ai choisi ce métier pour le rapport avec l'autre et la relation d'aide mais sans illusion de type idéologique.
Le don de soi, l'abnégation, tout ces discours me font un peu vomir, c'est ce type de discours qui a bâti le colonialisme.
PS. J'écris comme un pied, je sais c'est même surement bourré de faute pas le temps de relire vous me comprendrez j'espère . Je reponds plus facilement sur mon portable que je donne quand on me mail.
J'exerce notre métier en libérale depuis 1an et demi , quelles expériences mes amies(s).
Que de souffrance loin des zones bien balisées par l'état et leur représentant ( association établissement ..).
Et quand je vois les dérives de dirigeants et leurs politiques humaines, je préfère largement refuser les missions d'états et répondre plus directement aux besoins et aux désirs des personnes.
Vous me diriez, tu travaille seul, la toute puissance, pas d'équipe... Baratin. Il y a toujours une équipe : la personne , la famille, l'orthophoniste, l'infirmier, le medecin... La chance que j'ai, c'est de voir changer d'équipe pour chaque personne.
Et l'argent, les personnes seraient des usagers, des clients. Mais arrêtons les beaux discours c'est déjà le cas. Qui peut croire à la gratuité des soins ou des prises en charges éducatives. La seul différence c'est le rapport qu'entretiennent les personnes avec ce coût et le choix d'une action à la carte.
Je travaille parallèlement à la construction d'une plateforme pour les éducateurs spécialisés: il s'agit pour moi de créer une éspèce d'agence d'interim afin de mettre en relation des éducateurs avec des familles et ou des institutions en recherche ou demande de prise en charge.
Il s'agit de proposer une structure entreprise moins contraignante que le libéral ( c'est vrai que c'est raide quand même). Les personnes pensants que mon travail consiste uniquement à traire mes vaches à lait n'ont cas venir passer une journée avec moi( je prends des stagiaires) pour comprendre que le boulot est fatiguant et peu rémunérer.
Alors libéral, capital, je m'en fou royalement j'ai choisi ce métier pour le rapport avec l'autre et la relation d'aide mais sans illusion de type idéologique.
Le don de soi, l'abnégation, tout ces discours me font un peu vomir, c'est ce type de discours qui a bâti le colonialisme.
PS. J'écris comme un pied, je sais c'est même surement bourré de faute pas le temps de relire vous me comprendrez j'espère . Je reponds plus facilement sur mon portable que je donne quand on me mail.
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fab
Re:
bonjour
votre discution est interessante et je souhaiterais converser avec vous
je suis interessée par le travail en libéral
je suis éduc spé + éduc sportive et + de 15 ans d'expérience en institution
je voudrais en sortir car cela ne correspond plus à mes attentes professionnelles (l'usager n'est plus au centre du travail)
j'ai des idées de "reconversion" mais j'ai besoin de conseil
je suis en midi pyrennées
merci
ps razemotte@live.fr
votre discution est interessante et je souhaiterais converser avec vous
je suis interessée par le travail en libéral
je suis éduc spé + éduc sportive et + de 15 ans d'expérience en institution
je voudrais en sortir car cela ne correspond plus à mes attentes professionnelles (l'usager n'est plus au centre du travail)
j'ai des idées de "reconversion" mais j'ai besoin de conseil
je suis en midi pyrennées
merci
ps razemotte@live.fr
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Tibo
Re:
Salut à vous, Camarades !
@ Oco :
C'est bizarre, mon précédent message a été écrit à tête reposée sur mon canap', comme quoi l'écrit peut véhiculer des choses. Parce qu'en fait, je suis juste en désaccord total, c'est tout. C'est dommage de considérer l'opposition d'arguments comme de l'agressivité... Tout au plus, je suis passionné dans ce message.
Tout d'abord, non, on ne s'en fout pas des fautes ! Qu'on le veuille ou non, faire une réflexion sur le manque de formation de nos collègues tout en ne maîtrisant pas la règle des participes passés, ça bouffe notre crédibilité à nous tous car on ne peut pas prendre cette personne au sérieux. Et c'est dans tous les domaines pareil, ce n'est pas une lubie personnelle...
Le sujet des travailleurs d'ESAT est un sujet que je connais mal, en effet, donc je te fais entièrement confiance, sur leurs retraites. Il n'empêche qu'ils n'ont pas les mêmes droits que tout travailleur français (cf. autres exemples que j'ai cité après celui-ci qui était erroné).
Pour les personnes de plus de 60 ans, j'ai dit que j'étais prêt à me laisser convaincre par de bons arguments. Là, tu soutiens la thèse qu'il est important de ne pas les lâcher et de continuer un accompagnement... OUI ! Je suis d'accord ! Seulement, l'éducateur n'est tout de même pas le seul travailleur social qui existe, si ? Et nos collègues, les autres (sous-)formations (selon Pak) ? Moi la question que je me pose, c'est en quoi la spécificité de l'éducateur spécialisé est-elle pertinente avec ces personnes... Convainquez-moi...
Oco, tu dis ne pas mettre en avant la rentabilité dans ton travail. Honnêtement, je te crois ! Cédric, tu dis que ton métier en libéral ne consiste pas à traire des vaches à lait et que tu bosses dur. Je te crois aussi ! Je suis même PERSUADE que vous travaillez avec une bonne intention. Sauf que vous me parlez tous les uns après les autres de vos tafs, mais personne ne répond à mes questions :
- Pourquoi le libéral plutôt que de monter une asso ? Si ce n'était qu'une question de liberté, votre propre asso vous permettrait cette latitude non ? A moins qu'il y ait des arguments financiers ?
- Quid de l'égalité si on fait payer les prestations par l'usager ?
- Comment vous en sortirez-vous éthiquement quand votre boite sera en difficulté financière : vous augmenterez les presta parce que quand même, il faut bien manger, ou bien vous fermerez votre boite, parce que votre déontologie vous interdis de demander plus aux "usagers" ?
- Comment vous sentez-vous quand vous demandez un chèque à une famille ?
- Avez-vous prévu une grille de tarifs, du genre "Inscription dans une école ordinaire : XXX €" ou bien "Remplissage d'un dossier pour la retraite : XXX €" ?
@ Cédric :
On ne peut pas décemment critiquer les dérives des politiques de nos dirigeants tout en se mettant en libéral. Pourquoi ? Parce que ce gouvernement ultra-libéral ne souhaite rien d'autre que ce que tu es en train de faire : déserter les assos pour que l'État n'ait plus à les subventionner. En fait, tu marches main dans la main avec lui, vers un monde où le travail social sera privatisé. De plus, tu lui fournis des arguments bétons pour la suite. On verra dans quelques années la droite dire : "Le social, ça ne fonctionne plus, regardez tous ces éducs qui sont partis en libéral. Si même ces gauchos s'y mettent, c'est que c'est la bonne solution, non ?" Et BAM ! Plus de travail social, mais de la rentabilité (parce que quand les grands groupes auront créé leur filiales, c'est ce qui se passera). Finalement, on est tous en train de construire le monde de demain, mais toi, que ce soit ton souhait ou pas, tu contribues à développer une société capitaliste libérale où la valeur-référence est l'argent.
Ensuite, sache que ce que tu mentionnes comme ton équipe (médecin, orthophoniste, infirmier, personne, famille) n'en est pas une ! Et ce n'est pas moi qui le dit mais les textes ! Ce sont tes partenaires ! Alors c'est très très bien d'en avoir, hein, au contraire ! Mais quand tu es sur ton lieu de travail, tu n'as pas d'équipe, mais bien des partenaires. Les mots ont une importance, parce que ce ne sont pas les mêmes rapports qu'on entretient avec l'une ou avec les autres. Mais rien ne t'empêche de devenir patron et d'embaucher d'autres éducs qui deviendront alors tes collègues...
Enfin, je ne suis pas du tout dans un discours, quant à ce métier, de "don de soi, l'abnégation", etc... Je ne suis pas prêtre et ne travaille pas par vocation pour le plaisir d'avoir des sourires en retour. Je suis un professionnel qui a des compétences et qui se fait rémunérer pour elles dans le cadre d'une mission prédéfinie. Ne déformons pas mes propos. Cependant, j'admets que la solidarité (par exemple) est une valeur importante pour moi sans laquelle je ne pourrais exercer ce travail. Pardon.
Socialement,
@ Oco :
C'est bizarre, mon précédent message a été écrit à tête reposée sur mon canap', comme quoi l'écrit peut véhiculer des choses. Parce qu'en fait, je suis juste en désaccord total, c'est tout. C'est dommage de considérer l'opposition d'arguments comme de l'agressivité... Tout au plus, je suis passionné dans ce message.
Tout d'abord, non, on ne s'en fout pas des fautes ! Qu'on le veuille ou non, faire une réflexion sur le manque de formation de nos collègues tout en ne maîtrisant pas la règle des participes passés, ça bouffe notre crédibilité à nous tous car on ne peut pas prendre cette personne au sérieux. Et c'est dans tous les domaines pareil, ce n'est pas une lubie personnelle...
Le sujet des travailleurs d'ESAT est un sujet que je connais mal, en effet, donc je te fais entièrement confiance, sur leurs retraites. Il n'empêche qu'ils n'ont pas les mêmes droits que tout travailleur français (cf. autres exemples que j'ai cité après celui-ci qui était erroné).
Pour les personnes de plus de 60 ans, j'ai dit que j'étais prêt à me laisser convaincre par de bons arguments. Là, tu soutiens la thèse qu'il est important de ne pas les lâcher et de continuer un accompagnement... OUI ! Je suis d'accord ! Seulement, l'éducateur n'est tout de même pas le seul travailleur social qui existe, si ? Et nos collègues, les autres (sous-)formations (selon Pak) ? Moi la question que je me pose, c'est en quoi la spécificité de l'éducateur spécialisé est-elle pertinente avec ces personnes... Convainquez-moi...
Oco, tu dis ne pas mettre en avant la rentabilité dans ton travail. Honnêtement, je te crois ! Cédric, tu dis que ton métier en libéral ne consiste pas à traire des vaches à lait et que tu bosses dur. Je te crois aussi ! Je suis même PERSUADE que vous travaillez avec une bonne intention. Sauf que vous me parlez tous les uns après les autres de vos tafs, mais personne ne répond à mes questions :
- Pourquoi le libéral plutôt que de monter une asso ? Si ce n'était qu'une question de liberté, votre propre asso vous permettrait cette latitude non ? A moins qu'il y ait des arguments financiers ?
- Quid de l'égalité si on fait payer les prestations par l'usager ?
- Comment vous en sortirez-vous éthiquement quand votre boite sera en difficulté financière : vous augmenterez les presta parce que quand même, il faut bien manger, ou bien vous fermerez votre boite, parce que votre déontologie vous interdis de demander plus aux "usagers" ?
- Comment vous sentez-vous quand vous demandez un chèque à une famille ?
- Avez-vous prévu une grille de tarifs, du genre "Inscription dans une école ordinaire : XXX €" ou bien "Remplissage d'un dossier pour la retraite : XXX €" ?
@ Cédric :
On ne peut pas décemment critiquer les dérives des politiques de nos dirigeants tout en se mettant en libéral. Pourquoi ? Parce que ce gouvernement ultra-libéral ne souhaite rien d'autre que ce que tu es en train de faire : déserter les assos pour que l'État n'ait plus à les subventionner. En fait, tu marches main dans la main avec lui, vers un monde où le travail social sera privatisé. De plus, tu lui fournis des arguments bétons pour la suite. On verra dans quelques années la droite dire : "Le social, ça ne fonctionne plus, regardez tous ces éducs qui sont partis en libéral. Si même ces gauchos s'y mettent, c'est que c'est la bonne solution, non ?" Et BAM ! Plus de travail social, mais de la rentabilité (parce que quand les grands groupes auront créé leur filiales, c'est ce qui se passera). Finalement, on est tous en train de construire le monde de demain, mais toi, que ce soit ton souhait ou pas, tu contribues à développer une société capitaliste libérale où la valeur-référence est l'argent.
Ensuite, sache que ce que tu mentionnes comme ton équipe (médecin, orthophoniste, infirmier, personne, famille) n'en est pas une ! Et ce n'est pas moi qui le dit mais les textes ! Ce sont tes partenaires ! Alors c'est très très bien d'en avoir, hein, au contraire ! Mais quand tu es sur ton lieu de travail, tu n'as pas d'équipe, mais bien des partenaires. Les mots ont une importance, parce que ce ne sont pas les mêmes rapports qu'on entretient avec l'une ou avec les autres. Mais rien ne t'empêche de devenir patron et d'embaucher d'autres éducs qui deviendront alors tes collègues...
Enfin, je ne suis pas du tout dans un discours, quant à ce métier, de "don de soi, l'abnégation", etc... Je ne suis pas prêtre et ne travaille pas par vocation pour le plaisir d'avoir des sourires en retour. Je suis un professionnel qui a des compétences et qui se fait rémunérer pour elles dans le cadre d'une mission prédéfinie. Ne déformons pas mes propos. Cependant, j'admets que la solidarité (par exemple) est une valeur importante pour moi sans laquelle je ne pourrais exercer ce travail. Pardon.
Socialement,
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cedric
Re: educ libéral, on l'a fait -RDV-
Oco je te remercie de ta réponde brève . J'apprécie beaucoup la dialectique que tu nous permets d'installer.
Je suis d'accord avec toi sur le statut d'association pourquoi pas. A condition d'en mon cas d'avoir des associés et d'associer les personnes. Je ne veux pas de toutes ces pseudos associations/Entreprise en fait qui ne défendent plus un modèle humain mais économique.
Donc la dessus d'accord avec toi.
Pour l'argument financier , j'assume bien de vouloir correctement gagné ma vie. Le salaire ordinaire de l'éducateur est tout simplement scandaleux. Si les subventions étaient mieux gérer par les assos peut-être que la répartition serait plus équitable pour les travailleurs.(Ras le bol des frais de siège bidon, des arrangements bizarre, et oui à l'évaluation du travail des cadres).
Donc bien gagner ma vie est important tout en préservant mes valeurs et ma vie de famille.
Question de rentabilité et d'éthique là on arrive dans le coeur du sujet.
Pourquoi opposer entreprise et éthique .
C'est le projet et ceux qui le mettent en oeuvre qui concoururent à l'éthique d'une action.
Je suis d'accord pour les tarifs, je maintiens un tarifs stables que je fais variés en fonction des revenus des personnes mon tarifs horaires varie entre 18 et 25 euros de l'heure. L'objectif c'est de monter une équipe pour réduire les côut pour les familles en augmentant le nombre d'heures total.
Mais tu as raisons de soulever ce point, la réalité c'est que beaucoup de boîte de service à la personne se lance sur ce "marché" juteux sans aucune compétence, résultat les familles ne gardent pas les mauvais prestataires quand elles ont le choix du service à tarif égal.
Quid du désengagement de l'état dans le champs médico-social c'est une honte. Mais c'est à nos professionnels
(pour moi pas de sous métiers j'ai démarré tout en bas des marches et aujourd'hui mon équipe est pluriprofessionnelle)
d'organiser notre travail autrement au bénéfice des personnes. L'Etat financera toujours mais pas comme aujourd'hui.
S'adapter n'est pas toujours vendre son âme au diable en tout cas je me bats.
Pas de problème pour me faire rémunérer, comment fait l'orthophoniste, le médecin, l'assistante maternelle. Il y a même des aides de l'état.
Merci pour la discussion, à suivre.
Je suis d'accord avec toi sur le statut d'association pourquoi pas. A condition d'en mon cas d'avoir des associés et d'associer les personnes. Je ne veux pas de toutes ces pseudos associations/Entreprise en fait qui ne défendent plus un modèle humain mais économique.
Donc la dessus d'accord avec toi.
Pour l'argument financier , j'assume bien de vouloir correctement gagné ma vie. Le salaire ordinaire de l'éducateur est tout simplement scandaleux. Si les subventions étaient mieux gérer par les assos peut-être que la répartition serait plus équitable pour les travailleurs.(Ras le bol des frais de siège bidon, des arrangements bizarre, et oui à l'évaluation du travail des cadres).
Donc bien gagner ma vie est important tout en préservant mes valeurs et ma vie de famille.
Question de rentabilité et d'éthique là on arrive dans le coeur du sujet.
Pourquoi opposer entreprise et éthique .
C'est le projet et ceux qui le mettent en oeuvre qui concoururent à l'éthique d'une action.
Je suis d'accord pour les tarifs, je maintiens un tarifs stables que je fais variés en fonction des revenus des personnes mon tarifs horaires varie entre 18 et 25 euros de l'heure. L'objectif c'est de monter une équipe pour réduire les côut pour les familles en augmentant le nombre d'heures total.
Mais tu as raisons de soulever ce point, la réalité c'est que beaucoup de boîte de service à la personne se lance sur ce "marché" juteux sans aucune compétence, résultat les familles ne gardent pas les mauvais prestataires quand elles ont le choix du service à tarif égal.
Quid du désengagement de l'état dans le champs médico-social c'est une honte. Mais c'est à nos professionnels
(pour moi pas de sous métiers j'ai démarré tout en bas des marches et aujourd'hui mon équipe est pluriprofessionnelle)
d'organiser notre travail autrement au bénéfice des personnes. L'Etat financera toujours mais pas comme aujourd'hui.
S'adapter n'est pas toujours vendre son âme au diable en tout cas je me bats.
Pas de problème pour me faire rémunérer, comment fait l'orthophoniste, le médecin, l'assistante maternelle. Il y a même des aides de l'état.
Merci pour la discussion, à suivre.
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oco
Re:
cédric, oup's tu as du confondre oco et tibo !
Tibo je voulais juste préciser que je ne me suis pas encore lancée dans cette aventure. Je m'interroge, m'intéresse au débat et y pense mais plutôt sous forme d'associations(educ). Le travail en réseau et la pluriprofession sont aussi important que l'équipe pour l'analyse de pratique. Certains educ sont en institutions mais travaillent sur un réseau très limité.Pour avoir connu les deux j'ai pu observer que lorsqu'on gagne en autonomie dans son travail le réseau se créé petit à petit, à chaque situation nouvelle, de nouveaux partenaires. C'est un regard tout neuf a chaque fois et ça change tellement des réflexions habituelles, des collègues qu'on finit par connaître par coeur au bout de 20 ans.
Les personnes que j'accompagne me paient grâce au prix de journée. J'ai lu quelque part que certains educ en liberal c'étaient mis en relation avec la MDPH qui finançait en partie, la PCH permet déjà de financer certaines prestations. On est déjà là dedans.
Ce que cela me ferait si on me payait par chèque.La même chose je suppose que lorsque je reçoit ma paie par service interposée.
Cédric je suis assez d'accord avec toi.Ton idée d'intérim j'y ai souvent pensé.
Pas le temps de corriger mes fautes non plus.
Tibo je voulais juste préciser que je ne me suis pas encore lancée dans cette aventure. Je m'interroge, m'intéresse au débat et y pense mais plutôt sous forme d'associations(educ). Le travail en réseau et la pluriprofession sont aussi important que l'équipe pour l'analyse de pratique. Certains educ sont en institutions mais travaillent sur un réseau très limité.Pour avoir connu les deux j'ai pu observer que lorsqu'on gagne en autonomie dans son travail le réseau se créé petit à petit, à chaque situation nouvelle, de nouveaux partenaires. C'est un regard tout neuf a chaque fois et ça change tellement des réflexions habituelles, des collègues qu'on finit par connaître par coeur au bout de 20 ans.
Les personnes que j'accompagne me paient grâce au prix de journée. J'ai lu quelque part que certains educ en liberal c'étaient mis en relation avec la MDPH qui finançait en partie, la PCH permet déjà de financer certaines prestations. On est déjà là dedans.
Ce que cela me ferait si on me payait par chèque.La même chose je suppose que lorsque je reçoit ma paie par service interposée.
Cédric je suis assez d'accord avec toi.Ton idée d'intérim j'y ai souvent pensé.
Pas le temps de corriger mes fautes non plus.
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fab
Re:
salut
je suis trés interessée par ton expérience
serais tu d'accord pour en discuter et me donner des conseils car j'envisage moi aussi cette "orientation" professionnelle
mon mail : razemotte@live.fr
je suis trés interessée par ton expérience
serais tu d'accord pour en discuter et me donner des conseils car j'envisage moi aussi cette "orientation" professionnelle
mon mail : razemotte@live.fr
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DUDU
Re: educ libéral, on l'a fait -RDV-
Dans ce beau débat il est indispensable de garder à l'esprit la définition de la profession libérale, puis de faire le lien avec les fondements de l'éducation spécialisée et son rôle dans la société...Je me questionne beaucoup sur cette nouvelle tendance et ses dérives...
A quoi répond cette initiative?
Super Nany, le grand-frère.... gardons à l'esprit là où on veut nous mener...enfin si nous y allons, que ce soit de la manière la plus éclairée possible et la moins isolée.
A quoi répond cette initiative?
Super Nany, le grand-frère.... gardons à l'esprit là où on veut nous mener...enfin si nous y allons, que ce soit de la manière la plus éclairée possible et la moins isolée.
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rouch christelle
Re: educ libéral, on l'a fait
bonjour j'habite sur montauban et je souhaite m'installer en libéral je suis allée a lanpe a lursaff a la mdph ta proposition de rencontre mintéresse mes coordonnées sont le 06 64 62 14 07
merci
merci