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Quel avenir pour le métier

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aurelie

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par aurelie » 18 nov. 2010 14:43

Bonjour,

Les réformes voulues de la cc66 ne sont pas dans l'idée d'une meilleure convention plus juste pour tous, mais bien d'une convention à la baisse.
Ils(les syndicats patronaux) veulent la disparition des C.T pour les remplacer par 5 ou 6 jours de C.A qui pourront être pris au bout de deux ans d'anciennetés.
De plus, il ya volonté de créer des nouveaux postes avec peu de qualifications.Ex: le poste d’accompagnateur de rue qui est de niveau 5 (BEPC) (et qui coûtera donc bien moins cher qu’un éducateur spécialisé travaillant en prévention). Et ceci n'est pas dans l'idée:"ouvrons le travail aux peu ou non diplômés et formons-les" mais bien "faisons de économies".
De même, les salaires, pas vraiment élevés dans la profession, progresseront moins avec cette nouvelle réforme. l'ancienneté sera bcp moins favorable(même si le point sera supérieur en début de carrière). Sauf pour les cadres qui gagnent avec cette réforme au niveau de l'ancienneté et du salaire.

Pour moi, cela est politique car la politique ce n'est pas seulement ce qui réservée aux élus, mais ce sont les directions, les choix et les logiques avancés et qui engagent les personnes dans une manière de faire et de travailler.
Notre secteur fait partie des secteurs touchés par la politique de rigueur budgétaire et par les nouvelles tendances entrepreunariales. Les petites assos ferment ou fusionnent avec les plus grosses. Les économies se font sur le personnel( moins et moins formés) et bien sûr, cela se répercute sur les personnes que l'on est sensé (bien) accompagner.

Alors quel avenir pour le métier? Si les travailleurs-ses sociaux-ales continuent à ne pas faire le lien entre ce qui se passe de manière globale et ce qui se passe dans leurs professions, alors très probablement nous en arriverons à perdre la "richesse" du travail social pour en arriver à des formes d'exercices du social façon "service clientèle précaire" chapeautée par des grosses institutions avec surprésence de logiques managériales, d'évaluations quantitatives et individuelles et autres joyeusetés.
l'avenir du secteur social est pour moi dans l'engagement des travailleurs-ses sociaux-ales dans la défense d'une qualité d'accompagnement ainsi que dans la défense d'une reconnaissance de leur travail(formation, salaire..)et bien sûr , dans un engagement plus global, social et politique.

Kerguiduf

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par Kerguiduf » 18 nov. 2010 15:03

Doni a dit:d'une part, l'octroi des CT ne dépend pas du fait d'être en internant,
Ok mais cela a été une des raisons
Doni a dit:
, je crois savoir que les CT ont été attribués aux établissements pour enfants au regard de la question des vacances scolaires, et non pas celle d'une prétendue pénibilité.

La non plus cela n'a rien a voir avec les congés scolaires ,relisez la CC66 ,vous verrez qu'ils ont été mis en place pour faire face aux rythmes de travail(en decalé) la prise en charge H 24 etc...la penibilité etait deja implicitement reconnue

une passante

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par une passante » 18 nov. 2010 15:32

intéressant votre débat, je ne suis pas de la partie donc je ne discute pas du morceau, mais j'aimerais comprendre. Que veut dire CT ? je crois comprendre que cela a un rapport avec des congés, ça serait gentil de m'éclairer
merci

donni

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par donni » 18 nov. 2010 15:45

Bjr,

A vous lire un peu tous, je crois qu'il y a confusion sur la manière d'appréhender la question : pour ma part, je ne m'exprime pas sur "quelle rénovation de la CCNT66 SOUHAITABLE pour les ES?" mais "quelle réforme de la CCNT66 POSSIBLE pour l'ensemble de ses salariés".

Aurélie, vous insinuez que les employeurs veulent une CCNT66 à la baisse : c'est totalement faux! C'est probablement le souhait du gouvernement et des conseils généraux (qu'ils soient de droite ou de gauche) car les finances publiques sont aux abois mais certainement pas celui des employeurs, lesquels, a minima, travaillent sur une option à coût constant (pour une convention plus juste, ce qui, en effet, se traduit par des efforts demandés à certains et des avancées pour d'autres) et une option qui impliquerait des surcôûts (maintien des acquis actuels et avancées pour les moins favorisés de la CCNT66).

La difficulté de la deuxième option, c'est que les employeurs ne maîtrisent pas les ressources budgétaires puisque notre secteur dépend essentiellement de fonds publics.

Donc, on pourrait se faire plaisir entre syndicats et employeurs en négociant une nouvelle CCNT66 impliquant une augmentation de la masse salariale de 10%, tout en sachant qu'elle ne serait jamais agréée par l'Etat

ou, on peut se mettre autour d'une table et, en attendant des jours meilleurs propices à de nouvelles avancées sociales, adapter la CCNT66 à nos réalités d'aujourd'hui.

Malheureusement, le dialogue social en France n'est qu'une question de posture et de défense d'acquis (chacun dans son camp), que ceci soient légitimes ou pas. Le résultat, c'est l'IMMOBILISME complet, le maintien voire l'accroissement des inégalités et une CCNT66 d'un autre temps, génératrice de conflits inutiles.

Salutations,

donni

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par donni » 18 nov. 2010 16:21

Kerguiduf,

Désolé, mais le seul critère de la CCNT66 ayant une incidence sur l'octroi des CT concerne le fait d'être en établissement pour enfant ou non. Que vous ayez des conditions de travail difficile ou non ne rentre pas en ligne de compte. Donc, je vous invite vous à relire sérieusement la CCNT!

Et, pour en connaître les raisons (pourquoi les établissements pour enfants et pas les autres), vous ne trouverez pas la réponse dans la CCNT66 mais dans l'historique des négociations successives.

Salutations,

NB : "une passante" ==> CT = Congés Trimestriels. Pour faire simple, un éduc spé bossant en IME aura droit à 18 jours de congés (6 jours x 3 trimestres), le même éduc spé bossant en ESAT, auprès du même public, sauf qu'ils sont adultes aura droit à .... 0 CT. Sauf lorsque les employeurs (comme quoi ils ne sont pas tous des "casseurs" d'acquis sociaux contrairement à ce que certains voudraient laisser croire ici) ont décidé d'octroyer de manière volontaire tout ou partie de ces droits.

toto

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par toto » 18 nov. 2010 16:34

« il y a volonté de créer des nouveaux postes avec peu de qualifications… » dit Aurélie.
Combien elle a raison, aujourd’hui n’importe qui s’improvise éducateur et c’est pourquoi on constatera de + en + de dérives du type de l’affaire Driancourt. Des associations comme Vagabondage qui recrutent de pseudos éducateurs pour des séjours de rupture à l’étranger, éducateurs qui ont plus un profil de maton tortionnaire… Bonjour les dégâts !

la passante

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par la passante » 18 nov. 2010 17:06

Merci donni

sambres

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par sambres » 19 nov. 2010 01:38

Dommi, il est parfois interessant pour mieux comprendre un point de vue, de savoir de où ce point de vue est exprimé, si cela ne te derange pas peu tu te presenter ? j'entend biensur professionnelement, (poste et secteur d'activité).

Moi je suis ES en foyer de vie pour adulte handicapés.

Pour la remarque sur les baisses de qualification on ne peu pas nier cela, juste a regarder le grand frêre a la TV qui se dit educateur et qui est juste rien .... je shematise pas tant que cela ME c'est comme ES dans bien des boites sauf que un peu moins de formation et donc un peu moins de salaire ...

donni

Re: Quel avenir pour le métier

Message non lu par donni » 19 nov. 2010 11:05

Sambres,

Je crois que quelquesoit sa place et sa fonction, cela n'interdit pas de prendre un peu de "hauteur" au regard de problématiques complexes.

Les analyser de sa seule place, c'est la porte ouverte à la défense d'intérêts uniquement corporatistes et personnels, et non dans le cadre de "l'intérêt général".

Enfin, que l'émission de TF1 (Le Grand Frère) interpelle quant à l'évolution du système médiatique, voire de notre société, je veux bien, mais faire un parallèle avec la "déqualification" dans notre secteur, que je reconnais bien volontiers, me paraît plus que tiré par les cheveux, et je pèse mes mots!

Salutations,

sambres

Re:

Message non lu par sambres » 19 nov. 2010 12:36

Non je ne pense pas que ce soit tiré par les cheveux cette comparaison ; je m'explique :

J'ai travailler en prevention pendant 5 ans, j'ai travaillé avec des mediateurs et animateurs de centre social ; chacune de ses professions est diférentes et complementaire, cependant dans l'esprit du public et de NOTRE public, ceci n'est pas différent ! Les animateurs se voient souvent educateur et ligitimé dans cette fonction par leurs connaissance des quartier ; on sera d'accord sur le fait que d'avoir vecu en quartier ne suffit pas ...

Le grand frêre fait exactement ce qui est fait dnas la société, il intervient auprés des jeunes avec une image d'educateur sans formation, nombre de professionnel du secteur sont dans la meme demarche. simple raison : financiere ; raison invoqué : donner la chance aux non diplomés ...

nier cette sous evaluation de nos competences pour des raisons strictement economique et parfois politique serait nefaste a notre metier.

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